janvier 2006
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mal aux transitions
[ 10 janvier 2006 / 30 janvier 2009 ]or – je ne sais faire que ça : chercher, en pensée, comment je l’écrirais, ce qui a lieu, et ça, jusqu’à ce que, comme on dit, les caresses se fassent plus précises. alors. alors. ce vide-à-dire qui s’ouvre, abrupt. ce trop brusque passage de la pensée possible à l’impossible pensée. l’impossible transition (dont je retiens le cri).
il y a un rapprochement que je ne peux pas opérer, entre nous, une distance que je dois maintenir : la distance à moi. je nous maintiens à distance de moi. en observation de moi. et je t’observe, te débrouiller avec moi, moi qui entretiens l’illusion de disposer, in fine, de ce léger avantage sur toi que ce corps (quelle que soit la nature de la distance qui m’en sépare) n’en reste pas moins de moi. si léger, l’avantage – tandis que tu disposerais de celui de n’avoir pas, pour m’atteindre, à traverser mes pensées, elles qui seulement matérialisent la perte où je suis de moi, ce moment où ça ne pense plus, qui dès lors, d’ailleurs, ne s’opère pas, se dressant comme un mur entre moi et une distance abolie.
(nous avons de nouveaux préliminaires à inventer. nous aurions, à inventer, des préliminaires.)
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Le parlêtre adore son corps parce qu’il croit qu’il l’a
[ 16 janvier 2006 / 30 janvier 2009 ]Le parlêtre adore son corps parce qu’il croit qu’il l’a. 1
plutôt tu vois, je nous aurais vus, toi et moi, ensemble adorant ce corps, en tiers, ce corps de moi, et cette adoration venant recouvrir ce qu’il est pour nous comme corps-de-femme, parlerait de cette distance, séparation où nous serions maintenus, toi et moi, de lui. tu vois, je vois, je ne suis pas vraiment sûre non, de l’avoir ce corps, ce corps-là que j’adore comme dora adorait la femme de celui qu’elle gifle, quand il lui fait l’aveu, de ne l’aimer pas tant que ça, sa femme, elle qui est sa madone à elle, dora. sa madone, madame K. ce-corps ≡ corps-de-femme ≡ madone ≡ madame K
est-ce que je suis bête ou quoi?
Notes:- Jacques Lacan, Séminaire XXIII, Le Sinthome, Le Seuil, Paris 2005, p. 66. [↩]
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la distance à elle
[ 17 janvier 2006 / 11 septembre 2009 ]en observation d’elle.
elle la donne à qui la prend . 1
il y a un rapprochement que je ne peux pas opérer, entre nous, une distance que je dois maintenir. c’est la distance à elle. je nous maintiens à distance d’elle. en observation d’elle. et je t’observe, te débrouiller avec elle, moi qui n’ait plus le moindre avantage sur toi. tandis que tu conserves celui de n’avoir pas, pour m’atteindre, à traverser mes pensées, elles qui sont seulement le faux mur de moi à elle.
ah bêtises, que tout cela, faux mur ça c’est sûr, mais cet elle, encore, ça ne veut rien dire.
ce faux mur, aussi, de mes souvenirs, ceux qui me viennent quand. pourquoi est-ce que j’y tiens tant, que je les évoque, ainsi. toutes sortes de souvenirs, dont certains pires. qui me reviennent quand. ça a été quoi, mon adolescence. pourquoi est-ce que j’en reste, à cette marque? non, mes premiers pas dans la sexualité non pas été spécialement drôles, mais franchement, je n’en suis plus là. alors quoi? et celui d’hier, de souvenir, n’était pas spécialement triste, étrange, peut-être, insistant probablement, mais qu’est-ce qui y insiste, pourquoi, ça veut continuer à revenir (sur la scène). peut-être seulement, justement, parce que ça fait histoire, ça fait scène, scène pour ce qui aujourd’hui souffrirait d’en manquer. conjectures, conjectures, conjectures. en finir. en finir. en finir. (il y a 15 jours, j’ai repris une analyse.)
Notes:- duras marguerite, je ne sais plus où [↩]
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Le symptôme femme par contraste, c’est d’être symptôme d’un autre corps.
[ 17 janvier 2006 / 23 juillet 2010 ]Ça continue:
« LOM du XXI siècle », Marie-Hélène Roch, Onicar? digital