16 décembre 2008

  • du jour (draft)

    [ 16 décembre 2008 / 16 janvier 2009 ]
    triste depuis le réveil, une de ces tristesses




    avec la mort tout près, d’où ça vient?

    il fait très froid. je veux arrêter d’écrire ici. voilà avec quoi je me réveille. il faut que j’arrête d’écrire ma vie. de vouloir écrire ma vie. il faut que la voix dans ma voix tête e taise.

    ji m’envoie une photo de la crue, chez eux. je lis  un livre. un livre qui me vieillit, je m’en rends compte. alors, j’ai décidé de nettoyer aujourd’hui.
    aptcrue elle m’écrit: tu sais , je ne crois pas qu’on puisse sortir des choses,
    ce sont les choses qui sortent de nous
    elles nous quittent sans vergogne
    parfois très lentement et parfois d’un seul coup
    elles partent de nous, nous laissant les mains vides
    un trou
    on passe sa vie à boucher les trous
    je n’arriverai pas à travailler. je suis très coulante avec moi, trop.
    je ne veux pas me plaindre. j’ai l’impression que cette tristesse n’est pas de moi. cette tristesse pourrait par exemple être due au fait que j’arrête de fumer. dans le livre que je lis, l’héroïne, au début du livre, reste tous  les soirs dans sa salle de bain pendant 3 heures au moins.
    je lisais roland barthes, hier aussi. sur flaubert. et j’ai acheté des cadeaux, plein de cadeaux. des vrais puisque ce sont autant de choses, de livres, que je préfèrerais garder pour moi. des livres sur la langue.
    tu sais , je ne crois pas qu’on puisse sortir des choses,
    ce sont les choses qui sortent de nous
    elles nous quittent sans vergogne
    parfois très lentement et parfois d’un seul coup
    elles partent de nous, nous laissant les mains vides
    un trou
    on passe sa vie à boucher les trous
    img_00041