4 mars 2009

  • ou comment la bouche s’embrasse elle-même ; relisez.

    [ 4 mars 2009 / 14 octobre 2009 ]

    +
    n’importe quoi, qui n’obéit à aucune loi connue.

    +

    Si, comme je le soutiens, “fais n’importe quoi” est bien un impératif catégorique, alors il faut aller plus loin et dire que l’universel est impossible, ou que l’impossible est aujourd’hui la modalité de l’universel.

    La phrase “fais n’importe quoi” ne donne pas le contenu de la loi, seulement le contenu de la maxime. Et encore ce contenu est-il quelconque et ne devient-il déterminé que par l’action qui met la maxime en pratique.

    Cela ne prescrit qu’une forme conforme à l’universel dans les conditions radicales et finales de la finitude.

    Et cela signifie : conforme à l’impossible.

    Thierry de Duve (Au nom de l’art, “Fais n’importe quoi”) cité dans format standard » la neuvième heure

    +

    ça fait longtemps que je m’interroge sur le n’importe quoi. c’est thierry de duve qui m’avait mise sur cette piste.

    n’importe quoi, voie royale
    de l’inconscient.

    Dites n’importe quoi, il en sortira toujours quelque chose…
    Lacan J.

    +

    Eh bien moi, la première fois que j’ai couché avec maman, …
    496 – Le blog de L’autofictif

    +

    peter_paul_rubens_rup023

    +

    via www.die-neue-sammlung.de

    via www.die-neue-sammlung.de

  • ~ provoke a frenzy in me and my love provoke a frenzy in

    [ 4 mars 2009 ]

    photo0035

    Dans une maison à une grande distance brille la lumière d’une fenêtre. Je la vois, et je me sens humain des pieds à la tête. Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux via folie m i n u s c u l e

     

    photo0036


    Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant. Baudelaire, Le Spleen de Paris, “Les fenêtres” via folie m i n u s c u l e

    photo0027