L'heure de nulle part

me tenant lieu de conscience, mon inconscient fait de moi la travailleuse idéale.

L’après-midi a commencé par l’admirable intervention de Jean-Claude Milner. Dans Télévision, Lacan situe l’inconscient par ces mots : c’est un « savoir qui ne pense pas, ni ne calcule, ni ne juge, ce qui ne l’empêche pas de travailler », c’est le « travailleur idéal » dont parle Marx. Ce travailleur idéal est le pur et simple support d’un savoir – un savoir exécuter les ordres. Tout travail peut être ramené en droit à ce travail idéal, dès lors qu’il se retrouve pris dans une machinerie qui le dépouille des différences qui pourraient venir d’une pensée, d’un jugement ou d’une capacité à calculer. Tout travail peut, à ce titre, être évalué de la même manière.
Journal des Journées de l’Ecole de la Cause freudienne, n° 91

travailleuse de l’ombre , travailleuse idéale.

« les notions d’efficacité et de rentabilité guident désormais la politique publique dans des secteurs qui ne sont pas voués par eux-mêmes à la productivité (santé, éducation, justice, recherche). »
- Journal des Journées n° 91

« pourquoi ne leur parlez-vous pas du don d’organes ? » (à des patients suicidaires !)
- JJ n° 91