L'heure de nulle part

Catégorie: images



mais – que nous mourrerons
me fait t’am et désir

nous mourrons
t’am, dés.

Des photos, j’en fais. Parfois beaucoup. (Dont je ne sais que faire.) Et quand, je commence à en faire, comme hier, il a souvent un moment où je me dis « Partout, beau ». Le monde devient partout beau – n’importe quoi.

N’importe quoi, tout.

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voyures & vêtures,








les hommes  . les femmes . les enfants

hasard des jours (et toujours ma chambrette) .

11: 49 plus le temps d’écrire en ce moment, je ne peux.

hier dimanche, in the morning, avec le julos, direction librairie de quartier (petit commerce de proximité), achats pour moi, pour lui (un livre avec l’explication dessinée du comment ça se fait qu’on fait des cacas). moi, primo levi (eh oui, encore), le dernier ernaux, le libraire me dit : très bon livre, moi ah oui, ah bon, j’hésitais, on verra. et un livre de poésie, moi qui ne suis pas très poésie, roubaud, on verra. ensuite, acheté gâteau, desserts, un 3 chocolats pour le julos, choisi par lui, un 3fruits rouge + crumble pour moi, un mangue/pistache pour le fred. rentrés, mangé tous-ensemble tous-ensemble. après-midi, peinture de la maison de jules, jules et moi. puis sieste de jules pour jules, et sieste de fred et moi pour fred et moi, dans lit des parents, lit à deux places, « de plein emploi », dit lacan, dans je ne sais plus quel contexte, ça ne veut pas grand chose dire, dit comme ça, en dehors du contexte, dis donc, enfin lit double, pleinement employé (ou pas loin). je dois écrire très vite, car j’ai du travail. ensuite, le julos et son père : super mario, moi, mini boulot pour cdz (contente de participer, de loin, à son projet). après c’est foire du trône, tous-ensemble, tous-ensemble. 3 tours de manège très rapide (camion, bateau, moto). jules touche le ballon. ensuite, jules, épaules, mes épaules. veut aller sur montagnes russes. je dis avec qui? papa ou maman? papa. bon, tant pis. il y va. ils y vont. tout de même, ce plaisir, là. hein. c’est une montagne russe en forme de… (le mot me manque, pressons, pressons, c’est mon début d’alzheimer). je prends des photos. lumière incroyable – j’aime la pleine de reuilly. ensuite, déjà presque huit heures : il faut rentrer; drame, je dois m’arrêter là. j’arrête.



bon sang, si je m’intéressais à ce qui m’intéresse, en plus de lire cet article jusqu’au bout, probablement je


fait un mini album de photos avec celles prises l’autre nuit.
f. pas là, était à lyon. nous habitons au dessus d’un restaurant portugais. il faisait chaud, les fenêtres de la chambre étaient ouvertes. j’entendais les voix des clients sur le trottoir. je voulais les enregistrer, c’est pour ça que j’ai sorti l’appareil. j’aime assez leurs voix. rien ne dit que leurs dialogues ne valent pas ceux d’un film de manoël de oliveira.
j’ai remarqué que l’appareil prenait bien des photos dans le noir, me suis amusée de l’éclair rouge qu’il y envoie, craignant un peu qu’il me fasse repérer. j’ai en ai pris beaucoup, de chacune des fenêtres de l’appartement. testé toutes les fonctions de l’appareil.
après, je n’ai pas retrouvé les films que j’avais faits et ne savais que faire des photos prises. par hasard j’ai découvert une fonction dans dreamweaver qui fait des albums photos automatiquement (taille les photos, crée les pages.)
il faut que je retrouve les films (pour les voix).
(évidemment il y a trop de photos, beaucoup trop)

[ … ]


 

Parce que la coupe émerge de la continuité.

Et parce que la notion de continuité est ce qui prime dans l’expérience du quotidien au Japon. [ … ] la primauté du flux – un flux sans écoulement – homogène : continu. [ … ]

Cette sensation est l’effet de déterminations de nature différente :
– Sociales : le “pas de vague”, l’exigence de consensus unanime, l’ordonnancement millimétré des êtres [ … ]
– “Spatio-culturelles” : [ … ] Parce que la sensation produite est celle non pas d’habiter une maison, un home, mais un espace, un paysage, un milieu.

[ … ]

L’espace comme fond diffus cosmologique. Où tu ne te vis pas comme étoile. Mais jouis paisiblement de participer à la galaxie.

*

Et l’art émerge de la coupe.

*

きれい = 切れ
Kirei : kire.
Le Beau, la coupe.

*

[ … ] les mouvements des corps des japonais, si robotiques, plus paradigmatiquement encore dans la danse, coupant l’espace comme des kata de Karaté, sont aussi des moyens de communier, par le rituel, avec le groupe, avec le passé, avec l’intemporel.

Autrement dit : couper le spontané pour jouir de se fondre dans le groupe.

*

Si l’art exige la coupe, la coupe est tout un art.

Parce qu’introduire du discret dans le continu, c’est prendre le risque de faire surgir un intervalle dont la caractéristique n’est pas d’être vide (無, le vide, est l’espace des dieux, une dimension positive) mais d’être divisible par deux.

Or la division par deux produit l’horreur absolue pour un japonais : un centre de symétrie.

[ … ]

L’esthétique japonaise est donc nécessairement verlainienne – la rime en moins.

Et pour cela préfère l’Impair


Plus vague et plus soluble dans l’air,


Sans rien en lui qui pèse ou qui pose

SOURCE : http://www.tropiques-japonaises.fr/2008/07/31/discretion-dans-le-continu/

une difficulté cependant par rapport à


 

ce « pas de vague »,
cette « exigence de consensus »,
ce « pas de star » mais la galaxie :

quid du désir ? dès lors quid du désir et de sa particularité ? sa « condition absolue » ?
sacrifice, aveuglement, déni?

et s’il n’y a pas un moment où il importe de renoncer à la totalité, voire au totalitarisme du nous ?

si le désir n’exige pas la solitude ?

 

le christ mort - mantegna

le christ mort - mantegna

le christ mort et les anges - manet

le christ mort et les anges - manet

Andrea Mantegna (Isola di Carturo, vers 1431 - Mantoue, 1506) -  La Pietà

Andrea Mantegna (Isola di Carturo, vers 1431 - Mantoue, 1506) - La Pietà

so, je continue de me
parler à moi-même

DEFINITIONS FONDAMENTALES

IMAGE : Par opposition une image est quelque chose d’impalpable. C’est un signal détecté par l’oeil mais avec lequel on ne peut avoir de contact physique comme nous allons en voir des exemples ci-après.

Les images se classent en deux catégories.

  • Les images réelles sont des images que l’on peut voir et recueillir réellement sur un écran.
    Ainsi une diapositive est un objet non lumineux par lui même. En l’éclairant fortement, il joue le rôle d’un objet lumineux dont on peut faire l’image sur un écran ou sur sa main mais sans ressentir un contact physique.
  • A l’inverse les images virtuelles sont des images perçues par l’oeil mais que l’on ne peut recueillir sur un écran.

Les images télévisées sont des images reçues sur un écran donc des images réelles. Par contre le terme d’image photographique est à proscrire puisqu’elle est palpable. De même on ne doit pas parler d’album d’images à colorier mais de dessins à colorier.

La langue française est assez riche : dessins, esquisses, lithographies, eaux-forte, portraits, tableaux etc… désignent des objets même s’ils représentent quelque chose.

mais c’est trop compliqué.

je suis triste aujourjd’hui

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(see you tomorrow,

v)

je le cherche, je l’attends, je suis très volontaire, pour ce qui est de ça. car ah si vous saviez, cela tout qui se / met en travers / met en travers / je m’en fous, j’avance et i l i l  | h_4_ill_1141465_prado1

|  lui qui a la chance d’aimer quand il aime de ne pas quand il n’aimepas  //  moi qui n’ai de sûr que
l’amour de la psychanalyse (et encore, mais)  et celle de mon f i l s (ça oui)

Le bonheur tout de même ça m’est sacrément égal.

Greta

tod seeliephotographie : tod seelie (Everyday i Live);

faune mordu sculpture : le faune mordu – jef lambeaux

maya de forest (i love here now )photographie : maya de forest (i love here now)