L'heure de nulle part

Catégorie: la vie du blog

/ hello hello / ( je travaille beaucoup plus que 5 heures par jour/ après, je m’écroule /)

(du coup, le besoin la tentation du tout écrire, coucher sur ne se fait plus sentir

(je croyais que ça
me permettrait de me (re)mettre au travail, d’en finir, avec des trucs. j’en ai fini, mais pas de la façon dont je le croyais.
rien de terminé, emballé. alors considérer que d’une certaine façon, terminé ça l’est : dans la mesure où l’obsession m’en est passée. oui, je pourrais presque dire / je dirais / de ce que j’ai fait : ça m’suffit / rester dans la bribe : au moins ça : la bribe. la bribe et le vent. / ou garder le cap sur la prairie. la pairie. probablement, vaudrait-il la peine que je rejette des_coups_d’œil_en_arrière. me relise.

or ça, il faut que j’ajoute également : mon corps. il y a eu ce moment où je n’ai plus voulu pour lui – où ça s’est insinué en moi, ça m’a pris corps  -  qu’il passe des heures devant un écran. et je cherche en ce moment, le moyen, ma façon, qui me permette de travailler autrement. je parle de ce travail que je fais « pour moi » – les trucs que j’essaie ici, en écrivant. je voudrais / chercherais / qu’il se construise ailleurs que dans du virtuel – c’est peut-être juste une question d’état d’esprit, à modifier. oui, c’est important, ça, ce refus qui s’est fait, en moi. un désir de concrétude. comme si l’écran n’y suffisait pas. non pas comme si : parce que l’écran ne me suffit plus. (d’où, ce que j’y fais en ce moment : le minimum, me suffit).

Définition / Détail du mot APPAREILLEE

Définition issue du mot APPAREILLER

Verbe

. Assortir, accoupler.
. Equiper d’une prothèse.
. Tailler des pierres en vue de les utiliser dans la réalisation d’une construction.
. Partir, pour un navire.
Le mot APPAREILLEE est constitué

. des 11 lettres AAEEEILLPPR
. dont 6 voyelle(s) et 5 consonne(s)

toutes sortes de raisons font qu’il m’est difficile de continuer à écrire ici, dans ce blog. également le fait d’avoir, une fois de plus, retravaillé à la mise en page et créé ce thème, Letters but Images, qui comporte toutes ces photos prises par moi et dont il m’a semblé qu’elles pourraient offrir un contrepoint, nécessaire peut-être,  à l’âpreté, la teneur presque honteusement « solitaire » de mes propos. à chaque page, c’est une nouvelle image qui se charge, au hasard, en fond d’écran.

c’est la troisième ou quatrième fois déjà que je change la mise en page, ici, depuis l’ouverture. c’est quelque chose qui m’arrive à chaque fois que je tiens un blog. je sors de l’écriture pour m’attacher, m’acharner à la mise en page et à ses problèmes techniques.

-

et si j’ai par le passé développé l’idée que je ne pouvais m’empêcher de m’atteler à n’importe quel travail, je commence à me demander s’il ne s’agit pas plutôt de m’atteler à mon ordinateur. mon ordinateur, mon attelage. le mot « appareiller » que lacan utilise parlant de la pulsion conviendrait probablement également. attelée, appareillée. (j’ai certainement déjà dû approcher cette idée.)

( La «vie privée» n’est rien d’autre que cette zone d’espace, de temps, où je ne suis pas une image, un objet. C’est mon droit politique d’être un sujet qu’il me faut défendre.)

Parenthèse de Roland Barthes dans La chambre claire, p. 32

où roland barthes parle d’une façon très très proche de celle de gérard wajcman, qui lui il est vrai parlait de l’intime :

… l’espace où le sujet peut se tenir et s’éprouver hors du regard de l’Autre. Un espace en exclusion interne, une île, ce qu’on nomme à l’occasion le chez-soi, où le sujet échappe à la supposition même d’être regardé. C’est la possibilité du caché. [...] Je dirais qu’il n’y a de sujet que s’il peut ne pas être vu.

11:56 – changer d’heure, passer à la dernière, car

13:00 – comme très souvent j’ai beaucoup trop de choses à faire que je ne fais pas. c’est difficile non, de faire ce qu’on doit faire ? certaines personnes n’ont pas le choix. moi bien. j’ai le choix.

je ne sais pas pourquoi je ne fais pas ce que je dois faire. je ne suis pas d’un naturel rebelle. loin de là. loin s’en faut. c’est peut-être simplement ennuyant. peut-être que les choses que j’ai à faire sont simplement ennuyantes. j’en serais contente.

13:41 – je suis seule, je suis triste.

13:47 – la tristesse est un péché

14:06 – il faut fermer son cerveau, et y aller, le faire

je change de titre. c’était « la première heure », ça devient « petite honte ».

c’est à la lecture de zen habits – eh oui, faut-il qu’il m’arrive de désespérer,  soit : d’être débordée – que j’avais choisi d’appeler ce blog «  la première heure« .

j’avais découvert les GTD (Getting Things Done), m’y appliquais, m’en amusais, leur trouvais une sorte d’efficacité rassurante. me pliais, obéissais. dressais, triais, barrais, recopiais, projetais, analysais, comparais, en face regardais,  différais. jusqu’à ce que je tombe sur Zen habits.

Zen habits préconise de  DETERMINER dans la liste de choses à faire que les GTD vous auront amené à dresser,  CELLE qui pour vous compte le plus.  troublante lecture.  car je n’avais pu m’empêcher de penser à l’écriture. troublante lecture.  et dont je sortis déprimée quelques jours.

l’auteur lui-même, de Zen habits, s’était  donné pour but de quitter son travail et de ne plus faire qu’écrire, dans son blog -  ce à quoi il était arrivé, et en direct, LIVE! il s’y était attelé avec méthode et continuité, en prenant soin de ne commencer chacune de ses journées que par ce qui pour lui comptait le plus : écrire, donc. d’où mon titre : la première heure. je m’étais dit que je pouvais tenter cela, que cela valait le coup, que j’étais bien forcée d’admettre qu’écrire était pour moi le plus important, mais que je n’étais arrivée jusque là qu’à postposer, à faire passer après toutes les autres tâches ( ces autres tâches m’en protégeant et n’étant pas loin de m’acharner à les multiplier). j’avais bien quelques doutes quant à la possible efficacité d’un programme de management contre un symptôme aussi coriace que le mien, mais cela valait la peine d’essayer, aurai-je pensé.

je rechange de titre de blog.
ça a été la première heure, c’est devenu petite honte, ça devient l’heure de nulle part – qui est peut-être un peu prétentieux.
historyze.org n’existe plus, je ne l’ai pas ré-enregistré. page qui se tourne? je n’aimais pas que ça soit en anglais. mais je n’aime pas beaucoup disparates non plus. il faut bien un nom.

je suis arrivée à reprendre un RV avec le psychanalyste (appelé).

- HEUR : la définition du dictionnaire Littré… Lire la suite »

il est neuf heures vingt-six. 9 h. 26. i know i should’nt come here, write here, i won’t stay. spend too much time here.
changed the template completely, again, yesterday. added an image or two, to the first post, this one.
c’est incroyable, puisque j’aurai également passé le week end à adapter le précédent template (hemingway).

qu’est-ce qu’un template? un modèle wordpress? c’est la partie visuelle du site, les fichiers qui commandent à la partie image, habillage. le précédent s’appelait Hemingway, n’était pas de moi. celui-ci est de moi, c’est to-be-or, le template de mon premier blog, dont il porte le nom. il ne fonctionne pas bien sur internet explorer. je rêve donc de le refaire, mais je dois m’en empêcher.

aujourd’hui, 17 novembre, je rajoute : mise en page, habillage, recherche d’une corps-respondance. cette impossible image. (et entre-temps le blog a changé de template un nombre devenu incalculable de fois. celui-ci, j’espère, c’est le bon.)

boulot boulot : zéro.

attention  : 45

je change 1  x de plus le template ici.

je l’avais changé hier également.

je suis folle.

demain, je travaille.

affiche de Naked Lunch de Cronenbergje copie/colle:



L’inhibition a un double versant : dépendante du corps, de ses fonctions et de son image, elle semble liée à l’imaginaire. En tant qu’elle indique une limite et un arrêt dans la symbolisation, elle touche au réel. Elle résonne donc avec tout ce qui chez le sujet ne peut trouver un appui dans la représentation. [...] Elle est donc ce qui produit de nouvelles représentations à partir de l’imaginaire du corps. L’arrêt même du sujet, dans l’inhibition, lui sert à se « faufiler » sous forme d’image pour figurer, prendre place là où il ne devrait pas être parmi les signifiants.
Dès le début des années soixante, Lacan situe l’inhibition et le désir à la même place.
La Sagna P., Revue la cause freudienne n° 68,   « L’inhibition à savoir ».

Eh bien, je me dis, vous voyez bien, avoir une idée, ce n’est pas de l’ordre de la communication, en tout cas. Et c’est à ça que je voudrais en venir, parce que cela fait partie des questions qui m’ont été très gentiment posées. Je veux dire à quel point tout ce dont on parle est irréductible à toute communication. Ce n’est pas grave. Ca veut dire quoi ? Cela veut dire, il me semble que, en un premier sens, on pourrait dire que la communication, c’est la transmission et la propagation d’une information. Or une information, c’est quoi ? C’est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c’est un ensemble de mots d’ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes sensés devoir croire. En d’autres termes : informer c’est faire circuler un mot d’ordre.
Gilles Deleuze, « Qu’est-ce qu’un acte de création ? »

ceci est mon corps livré pour vous et pour la multitude. vous reverrez cela, en mémoire de moi.

amen (c’est nouveau tout chaud tout beau / blink, blink, blink)

(hm, il faudrait que ça reste comme ça, hm, voir même que ça se réduise, régime, élimination – je parle du corps, lié juste au dessus)

bonjour,

avi s – j’ai réparé le fil RSS, je crois.

j’ai mis un [asc] [desc] [MOD], là au-dessus. asc, c’est l’inhabituel sens des blogs; desc, c’est l’habituel (du plus neuf au plus vieux); MOD, c’est mon mod, à moi, l’ordre chronologique inversé des billets modifiés – du plus récemment modifié au moins récemment modifié.

j’ai également fait hier une très belle nouvelle page d’archives, dont je suis très contente.

(et zut, la version 2.6.5 de wordpress est sortie. fatigue.)

bien à vous,

mai 2008 sur l'heure de nulle part, à la date du 28 novembre 2008

j’ai revu le mois de mai, 2008, il est là : http://www.disparates.org/delta/2008/05/

j’en ai changé la mise en page également (tant qu’à faire). drôle de bouche boucle. d’1 titre à l’autre. une catastrophe. un enfant à venir. le fantôme de l’amour. annie ernaux, les années. xanax. et rendez-vous repris.

mais que faire, de tout ça, qu’en penser ?

se relire c’est bien je trouve.

au fond ce que je devrais faire, c’est programmer la publication de mes billets UN MOIS après que je les ai écrits. un mois ou deux.

un an, vous dites?

pf

je deviendrais véronique müller.

- pause-money.

)et je compte)

(mercredi 3 décembre: 1 heure d’ici, 1 heure de rien, de liens, (=surf).  le chant du coq, 1  fois déjà, et puis bientôt. voilà, c’est là, il est là, son cri stupide, je file d’ici. il ne chantera pas 3 x.  » Je meurs d’envie
De sauter la haie
De te prouver par a plus b
Que la flemme d’un énergumène
N’est qu’un dédale de simagrées
 »
après, c’est encore boulot boulot:

(“Tout problème en un certain sens en est un d’emploi du temps.”
G. Bataille, Méthode de méditation (1947))