pour y revenir

(à quoi je ne reviens jamais)

Kertesz, le destin

[ 24 mars 2008 / 1 avril 2008 ]

est une autre question importante, pendante. le destin.

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ce qu’il dit parfois

[ 23 juin 2008 / 9 octobre 2008 ]

– oh, les fesses chaudes !
[…]
– pourquoi, faut pas dire ça?

( pré liminaires – images amusent-gueule

[ 25 juin 2008 / 1 février 2009 ]

apéritif, amuse-gueule
j’apprécierais les images, certaines.  certaines images. certaines images. lesquelles? un ton, une fluidité,

certaines qui touchent directement à mon histoire (ex : TRAIN)
d’autres où /et / partout beau le monde devient partout beau. n’importe quoi. tout. et le corps aussi deviendrait partout. aussi, si ça trouve. alors le monde vient / je suis couchée, je suis nue, sur le dos / se glisse sous les paupières, et je l’y rejoins. tu es là. tu viens.

l’après-coup des images. des vagues, j’accueille.

c’en est UNE des façons bien sûr. ça n’est pas LA. il y a le hasard


the art of memory, trains in cinema, part 5

 

bien vu mal dit (jupiter et io)

[ 1 septembre 2008 / 9 mars 2016 ]

il y a quelque chose entre les images et moi, mais je ne sais toujours pas quoi.

certaines pourraient être de prédilection. à d’autres, il suffirait l’abondance, la profusion; qu’elles s’offrent les unes après les autres, les unes avec les autres, mais dans une sorte de continuité. elles peuvent revenir alors, se glisser sous les paupières, s’y réinventer, se mouvoir. danser. m’accompagner silencieuses, se montrer à moi, dans ce don qu’elles ont d’évanouir/effacer les mots, quand il est bon/meilleur qu’ils s’effacent. ces moments où (je vous laisse imaginer. je crains que votre imagination ne soit suffisamment, cependant. des précisions, me semble-t-il, détruiraient).1

cela m’est particulièrement difficile, de faire taire les mots.

jamais,
ne me suis-je évanouie,
jamais

(je note qu’aussi, les langues, je les aime. me. surtout les étrangères. vous laissent seulement la voix.)

je vais maintenant vous mettre une image. (ces images dont je parle ici, très mal,  fonctionnent avec la jouissance, je veux dire celle de plein-emploi)2 .

voilà, une image,

Jupiter et Io

Notes:
  1. mais oui,
    mais oui,
    mais, oui,
    vous savez bien, vous savez bien, vous savez bien
    qu’il est
    des moments
    où il vaut mieux
    ne plus
    penser. []
  2. celle dite par lacan de « plein-emploi », celle du lit pour deux personnes. []
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de la conti nu i té au continu (1)

[ 16 octobre 2008 / 9 mars 2016 ]

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de la conti nu i té au continu (2: façon_japon)

[ 16 octobre 2008 / 9 mars 2016 ]

[ … ]

 

Parce que la coupe émerge de la continuité.

Et parce que la notion de continuité est ce qui prime dans l’expérience du quotidien au Japon. [ … ] la primauté du flux – un flux sans écoulement – homogène : continu. [ … ]

Cette sensation est l’effet de déterminations de nature différente :
– Sociales : le “pas de vague”, l’exigence de consensus unanime, l’ordonnancement millimétré des êtres [ … ]
– “Spatio-culturelles” : [ … ] Parce que la sensation produite est celle non pas d’habiter une maison, un home, mais un espace, un paysage, un milieu.

[ … ]

L’espace comme fond diffus cosmologique. Où tu ne te vis pas comme étoile. Mais jouis paisiblement de participer à la galaxie.

*

Et l’art émerge de la coupe.

*

きれい = 切れ
Kirei : kire.
Le Beau, la coupe.

*

[ … ] les mouvements des corps des japonais, si robotiques, plus paradigmatiquement encore dans la danse, coupant l’espace comme des kata de Karaté, sont aussi des moyens de communier, par le rituel, avec le groupe, avec le passé, avec l’intemporel.

Autrement dit : couper le spontané pour jouir de se fondre dans le groupe.

*

Si l’art exige la coupe, la coupe est tout un art.

Parce qu’introduire du discret dans le continu, c’est prendre le risque de faire surgir un intervalle dont la caractéristique n’est pas d’être vide (無, le vide, est l’espace des dieux, une dimension positive) mais d’être divisible par deux.

Or la division par deux produit l’horreur absolue pour un japonais : un centre de symétrie.

[ … ]

L’esthétique japonaise est donc nécessairement verlainienne – la rime en moins.

Et pour cela préfère l’Impair


Plus vague et plus soluble dans l’air,


Sans rien en lui qui pèse ou qui pose

SOURCE : http://www.tropiques-japonaises.fr/2008/07/31/discretion-dans-le-continu/

une difficulté cependant par rapport à

ce « pas de vague »,
cette « exigence de consensus »,
ce « pas de star » mais la galaxie :

quid du désir ? dès lors quid du désir et de sa particularité ? sa « condition absolue » ?
sacrifice, aveuglement, déni?

et s’il n’y a pas un moment où il importe de renoncer à la totalité, voire au totalitarisme du nous ?

si le désir n’exige pas la solitude ?

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de la conti nu i té au continu (3 _du_désir_d_être_castrée_?)

[ 16 octobre 2008 / 9 mars 2016 ]

http://disparates.org/to-be-or/2005/09/05/du-desir-detre-castree/

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11 septembre

[ 11 septembre 2009 ]

comme j’écris cette date, du 11 septembre, je me souviens que c’était hier la naissance de la deuxième petite fille de mon frère, Jean Pierre

bien venue LOU
au monde

je dois travailler. j’ai vraiment beaucoup de travail en retard mais comme
j’ai tellement l’impression d’avoir encore quelque chose à écrire.  je n’arrive à rien faire, du tout. et c’est dans ce genre de situation que je préfèrerais dormir. car je n’écrirai pas non plus (obéissance).

eva hesse contingence

eva hesse : contingence

je me force: j’ai passé la journée d’hier à
sur facebook auquel je me suis réinscrite, après une désinscription d’une semaine, la journée d’hier à,
lire
mais quoi donc
des textes glanés
qui tournent autour
de cette phrase de freud (ici paraphrasée)
« puis est venu Bentham avec
cette idée que si
la quantité de plaisir
à jouer à…  je ne sais plus quel jeu, un jeu que je ne connais pas,
est égale à celle qu’il y a à lire de la poésie, alors
pourquoi l’un vaudrait-il mieux que l’autre? » ( et voilà qu’arrive Bentham et son « jouer à la punaise vaut bien lire de la poésie si la quantité de plaisir est la même »)

j’ai recopié cette phrase sur Facebook ( curieuse de ses éventuels échos)
où j’ai récolté 2 bravos. l’un de la part de quelqu’un dont ça ne m’a pas étonné, à qui je cherche depuis des années à répondre, dont le leitmotiv est
l’art c’est n’importe quoi et c’est tant mieux,
l’autre de la part de Frédéric. dont ça ne m’étonnait pas tellement non plus, mais

qu’est-ce qui dans cette phrase de Bentham choque Freud?

ce n’est pas qu’il soit question de plaisir, de jouissance qui pose problème, c’est
l’élision de la qualité

peut-on faire l’économie de la qualité.

qu’est-ce que la qualité.

(à ce propos, probablement, lire, l’homme sans qualités, de musil)

quel est le rapport de
la jouissance et
de la quantité,
du nombre,
du chiffre.

dira-t-on
la jouissance est chiffrage
le désir
déchiffrage.

(quand Jules
fait son
exposition dans
mon
bureau.
s’assoit à côté de son « œuvre » qu’il nous a invitées à regarder, contempler.
il nous interroge:
alors, quel est le chiffre
où est le chiffre
vous le voyez? c’est quoi
le chiffre?
(ici, c’est probablement une interprétation qui est demandée. au moins, cette demandue, je l’ai entendue.)

à s’en tenir au chiffre, toutes les équivalences
sont permises. toutes comparaisons équivalentes.

est-ce que quand il demande quel est le chiffre
Jules déjà déchiffre
ou plutôt nous demande
de déchiffrer.
serions-nous ceux-là, celles-là en l’occurence, puisqu’il s’agissait de ma mère et moi, qui
connaissons le chiffre.

et le chiffre ici, n’est déjà plus n’importe quel chiffre. c’est le chiffre.

et lui, le sait-il le chiffre?
(son chiffre)

chiffre/déchiffrer
défricher.

et à quoi tient-elle la qualité. elle est en tout cas ce qui fait obstacle à l’équivalence universelle.

1 = 1
1 pomme ≠ 1 poire
1 pomme a le prix d’une poire
1 euro = 1 euro
mais 1 pomme n’est pas 1 poire

la pulsion est acéphale – l’obsession – l’obsessionnalisation du monde contemporain – l’addiction

la différence, la différentiation

qu’apporte la notion de qualité. devenue si difficile à saisir, retenir. par quelle voie? quel moyen?

écrit avec tendresse1

Notes:
  1. je continuerai, plus tard, à recopier ici mon doux mois d’août. là, il faut vraiment que je travaille. je suis arrivée à la dernière page de mon carnet, d’ailleurs, mon carnet d’août. []

pour mémoire

[ 15 février 2010 / 30 mars 2010 ]

trouver les films dont Krzysztof Komeda a fait la musique.

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