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	<title>l&#039;heure de nulle part &#187; désubjectivation</title>
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	<description>{ fighting against the machine }</description>
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		<title>l&#8217;art constipé (et le sens n&#8217;est pas ce qui donne du sens à la vie)</title>
		<link>http://www.disparates.org/delta/2008/11/lart-constipe-et-le-sens-nest-pas-ce-qui-donne-du-sens-a-la-vie/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 23:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[sur la névrose obsessionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[aliénation / séparation]]></category>
		<category><![CDATA[déchet]]></category>
		<category><![CDATA[désubjectivation]]></category>
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		<description><![CDATA[( infinitisation des processus) j&#8217;avais récemment, ce qui ne m&#8217;arrive JAMAIS, faute de savoir de quel nom signer, fait un commentaire, et même deux,  à un article d&#8217;un certain André Rouillé, sur ParisArt, intitulé &#171;&#160;Refonder l&#8217;art: des choses au processus&#160;&#187;. le premier, par fatigue, je le résumai d&#8217;une courte phrase : &#171;&#160; vous confondez l&#8217;art et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>( infinitisation des processus)</em></strong><br />
j&#8217;avais récemment, ce qui ne m&#8217;arrive JAMAIS, faute de savoir de quel nom signer, fait un commentaire, et même deux,  à un article d&#8217;un certain André Rouillé, sur ParisArt, intitulé &laquo;&nbsp;Refonder l&#8217;art: des choses au processus&nbsp;&raquo;. le premier, par fatigue, je le résumai d&#8217;une courte phrase : <strong>&laquo;&nbsp; vous confondez l&#8217;art et la constipation&nbsp;&raquo;</strong>. le second, écrit dans l&#8217;étonnement que le premier ait été publié, fut plus étoffé  :</p>
<blockquote style="font-size: 13px; font-weight: normal;">
<div class="message"><strong><em>( objet ≠ marchandise</em>)</strong><br />
A partir de quel moment une chose devient-elle une marchandise ?<br />
( dans la mesure où cet article proposait à l&#8217;art de sortir de  la marchandisation en ne produisant plus d&#8217;objet,  en s&#8217;en tenant aux seuls processus)<br />
<strong><em>( la </em>chose<em> freudienne)</em></strong><br />
— Pensez-vous vraiment qu&#8217;il faille qu&#8217;une chose soit matérielle pour qu&#8217;elle en soit une ? N&#8217;est-ce pas précisément LA chose (freudienne, pulsionnelle) qui est à l&#8217;œuvre dans ce que vous indiquez devant faire le futur terrain de l&#8217;art ? la pulsion sans tête sans rime ni raison ou plutôt avec rime mais sans raison, la pulsion qui s&#8217;arrange de n&#8217;importe quel objet et si bien consonne avec la pulsion consommatrice sans loi &#8211; mais avec foi<br />
<strong><em>( de la représentation à la présentation)</em></strong><br />
— <a href="http://disparates.org/format-standard/2006-02-11/de-duve-la-presentation-de-lobjet/">La représentation: il y a bien longtemps que l’art a quitté le terrain de la re-présentation. De Duve écrit là-dessus de fort belles choses. est passé de la <strong>représentation </strong>à la <strong>présentation</strong> ( de l’objet).</a><br />
<strong><em>( le diable, la cause)</em></strong><br />
— Ne simplifions pas. Que diable, l’objet n’est pas le diable. La chose, la cause.</div>
<div class="date">10 nov. 2008</div>
</blockquote>
<p><strong><em>( éthique de la séparation)</em></strong><br />
si je reprends ceci ici, c&#8217;est pour être retombée <a href="http://disparates.org/to-be-or/2006/02/06/lasperge-suite/">sur un vieux billet, de 2006, à propos de ce même sujet, </a>qui m&#8217;a beaucoup obsédé en son temps et  auquel j&#8217;avais beaucoup réfléchi dans <strong><em>to be or</em></strong> ( mon premier blog). dans ce texte j&#8217;ajoutais l&#8217;idée que la séparation d&#8217;avec l&#8217;objet est une question éthique. j&#8217;écrivais : &laquo;&nbsp;<strong>( d’éthique: d’un rendre compte de l’objet, sans se confondre avec lui, en s’en séparant</strong>&laquo;&nbsp;. je partais alors certainement de mon expérience de la psychanalyse, la notion de &laquo;&nbsp;séparation&nbsp;&raquo; chez lacan, ainsi que de ma lecture du texte de de Duve ( dans <em>Voici </em>- catalogue de l&#8217;exposition du même nom qui eut lieu à bruxelles).</p>
<p>entre-temps, mes obsessions se sont déplacées, celles-là se sont apaisées, même si je ne me suis pas encore vraiment formulé l&#8217;idée qui aura permis cette rémission.</p>
<p style="margin: 0pt 0pt 20px 25px; width: 300px; float: right; font-family: 'Times New Roman',Times,serif; font-style: italic; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 140%; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">… tout dernier enseignement de Lacan, met en cause l’interprétation de la psychanalyse comme expérience de vérité<strong> </strong>et semble introduire la psychanalyse comme expérience de satisfaction. La satisfaction n’apparaît pas, n’apparaît plus comme un obstacle à la découverte de la vérité. En particulier, la satisfaction du symptôme n’apparaît plus comme un obstacle à la découverte de la vérité. Mais c’est la satisfaction elle-même qui apparaît comme une fin.<br />
<a href="http://www.disparates.org/delta/?p=79"><em>Jacques-Alain Miller</em></a></p>
<p><strong><em>( d&#8217;une possible réconciliation)</em></strong>je ne suis moi-même, toujours pas sortie du processus. il est certain que je suis la première constipée. or, et, la tentation est telle, de rester dans le processus, de ne pas lâcher l&#8217;objet, que j&#8217;ai fini par m&#8217;apaiser me disant qu&#8217;il y avait lieu également de se réconcilier, tant que faire se peut, avec la jouissance, pulsionnelle. et de continuer à tâcher de faire du symptôme, une force. de croire cela possible. et d&#8217;admettre que le symptôme en sache plus que moi.</p>
<p><strong><em>( se faire l&#8217;objet)</em></strong><br />
il n&#8217;y a pas d&#8217;arrangement entre le désir et la jouissance. ou au contraire, il n&#8217;y a que des arrangements. se confondre avec l&#8217;objet, <a href="http://disparates.org/to-be-or/2006/04/10/a-propos-de-la-honte-2/">c&#8217;est une jouissance aussi, la pire, parfois</a>. l&#8217;analyste, par contre, lui, va se situer volontairement à la place cette place d&#8217;objet, à la place du déchet. c&#8217;est depuis cet endroit que s&#8217;éprouve le désir de l&#8217;analyste. mais c&#8217;est une parenthèse. une parenthèse peut-être d&#8217;importance, parce que les analystes nous apprennent beaucoup, et sont probablement les seuls à le faire, sur le comment y faire avec le désir, la jouissance, le réel.</p>
<p>ailleurs, encore sur le net, j&#8217;ai posé la question suivante : <span style="text-decoration: line-through;">s&#8217;il n&#8217;y a pas la vérité, où est-ce que pourtant la chose connaît cette grâce d&#8217;être univoque. mal dit. </span>si tout est insensé, écrivais-je, si rien n&#8217;a de sens, comment se fait-il, qu&#8217;il y en ait une pourtant, de chose, c&#8217;est un acte de foi, là, de ma part, qui y en ait un, de sens, de n&#8217;en n&#8217;avoir suprêmement aucun. non. ce n&#8217;est pas encore comme ça qu&#8217;il faut poser la question.</p>
<p><strong><em>( une certitude soupçonnée)</em></strong><br />
j&#8217;écrivais : &nbsp;&raquo; <span class="status_body"><strong>- et le seul endroit où il y a du sens c&#8217;est encore du non-sens &#8211; mais là : c&#8217;est bien.</strong>&nbsp;&raquo; en quoi consiste ce &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; dont je parle là &#8211; je ne sais pas. le non-sens est peut-être partout dans la mesure où tout, <em>n&#8217;importe quoi</em>,  peut à un moment donné être manipulé dans des discours, et prendre tantôt telle ou telle valeur &#8211; on se situe là à un niveau symbolique, et cette chose que je veux pointer, eh bien, ce serait celle qui d&#8217;aucun discours ne s&#8217;arrange. le hic. celle qu&#8217;aucun discours ne peut d&#8217;aucune façon inclure. du bavardage, encore, et je m&#8217;en excuse.</span></p>
<p><strong><em>( notre temps)</em></strong><br />
il y a quelque chose dans notre époque qui porte à la constipation, à l&#8217;obsessionnalisation; cela m&#8217;est apparu très clairement, à l&#8217;époque, à la lecture de je ne sais plus quel séminaire de lacan où il dresse le graphe du discours de l&#8217;obsessionnel. si l&#8217;on s&#8217;en tient à ce graphe, et d&#8217;ailleurs simplement au graphe du désir,  la chose est claire  S de grand A barré n&#8217;est pas supporté, est esquivé. <strong>le manque dans l&#8217;Autre, dans le signifiant, est constamment nié.</strong> c&#8217;est quoi ce manque dans l&#8217;Autre ?</p>
<p><strong><em>( ce que je sais / quelle autre façon pour le savoir?)</em></strong><br />
je vais vous le dire : moi je le sais. à force de m&#8217;y cogner, je le sais. et ce sera tout pour aujourd&#8217;hui.</p>
<blockquote><p><span style="font-family: georgia,garamond,times;"><span style="font-family: times;">Opérer ce léger déplacement.<br />
Ne plus craindre son temps.<br />
« Ne pas craindre soin temps est une question d’espace ».<br />
Dans le squatt. Dans l’orgie. Dans l’émeute. Dans le train ou le village occupé.<br />
A la recherche, au milieu d’inconnus, d’une <em class="spip">free party</em> introuvable. Je fais l’expérience de ce léger déplacement. L’expérience<br />
de ma désubjectivation. Je <em class="spip">deviens<br />
</em>une singularité quelconque. Un <em class="spip">jeu</em> s’insinue entre ma présence et tout l’appareil de qualités qui me sont ordinairement attachées.<br />
Dans les yeux d’un être qui, présent, veut m’estimer <em class="spip">pour ce que je suis</em>, je savoure la déception<em class="spip">, sa</em> déception de me voir devenu si commun, si parfaitement<br />
<em class="spip">accessible.</em> Dans les gestes d’un autre, c’est une inattendue complicité.<br />
Tout ce qui m’isole comme <em class="spip">sujet</em>, comme corps doté d’une configuration publique<br />
d’attributs, je le sens fondre. Les corps s’effrangent à leur limite. A leur limite,<br />
s’indistinguent. Quartier suivant quartier, le quelconque ruine l’équivalence. Et je parviens à une nudité nouvelle,<br />
à une nudité <em class="spip">impropre</em>, comme vêtue d’amour.<br />
S’évade-t-on jamais seul de la prison du Moi ?</span></span><br />
<a href="http://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=127">Tiqqun</a></p></blockquote>
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