mardi 2 janvier 2007 @ 11h46

cailloux choux, genoux (607)

que je me réveille la nuit continue de me désespérer. surtout quand il s’agit alors de n’éprouver rien d’autre qu’un sentiment de fin du monde.

sommes de retour à paris. n’ai pas osé rester seule à bruxelles avec jules – d’un peu de tristesse seulement peux m’en trouver affectée, que j’observe profonde et menue – ce dernier trait faisant sa force, aussi la mienne, ce pourquoi même ma colère de cette nuit n’aurait pas dû naître; or et en quoi franchement ces insomnies ne se justifient pas, il me semble, sont à combattre (aussi hardiment que possible) (et je pourrais devrais également vous donner des chevaliers tracés à l’encre noire sur blanc papier, d’une blancheur qui évoquerait celle de mon sein, point final).

*

nouvel an par moi promu promis à l’art de la conversation à quoi je le contraire que j’excelle, à quoi je suis très piètre, ce d’autant plus que ces dernières années m’y ont vu de moins en moins m’exercer, que les mots semblent n’avoir plus d’autre motif que celui de me quitter, je veux dire que je les perds et qu’ils vivent de plus en plus nombreux sur le bout de ma langue où le confort ne prime pas (banlieue).

il s’agira d’anlayser ce que.

grand A : l’art de la conversation requiert des partenaires, à tout le moins à ça on ne peut.

mon art de la conversation requerra, soit que je trouve le moyen de faire passer dans la parole la matière première de mes pensées et surabondante, soit que que je trouve le moyen de m’intéresser aux choses, et de partager ce nouvel intérêt, qui a priori ne m’intéressent pas.
et a foritiori intéressent d’autant moins mon surmoi. – ce dont la pensée m’est venue au fil de l’écriture de l’avant-précédent post (le recouvrement du surmoi et de la parole pensée, dont la voix ne s’entend que dans la tête).

il pourrait donc s’agir de reprendre sur mon surmoi le pouvoir (voeu 3° donc) – s’il se trouve avère que c’est bien de ce vilain que je suis la victime accablée.

si ça se trouve, je pousuivrai ici la liste de mes bonnes intentions, plus tard.

bas, je vous salue,

nous voilà quittant l’hiver, la couleur pourpre et les épices, les reflets et les soupes,

kiss kiss,

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mardi 2 janvier 2007 @ 15h02

(bijou, chou, suite)

dans mes intentions, rentre également de circuler dans la ville de paris – aussi froide puisse-t-elle être (hivernal), aussi parce que j’ai un fils (qui n’eut pas la moindre plainte tant que nous fûmes à bruxelles où notre temps passâmes à grimper, dévaler des rues pavées ainsi qu’à pousser de battantes portes de tavernes, et à qui je ne souhaite les miennes de difficultés de circulation ) / dans mon combat contre (mutisme? solitude?), plus sûr allié : culture, qui ne le sait ? les révoltés du / évidemment, toutes pieuses intentions passées quoi faire que penser comment ré, dès qu’une fois tête levée seul bordel est observé et s’obstinent sempiternelles ritounelles julesques // dans l’oral aveu de mes voeux, le 31 décembre de l’année dernière, à mon frère jean-françois le grand, je dis d’abord, parlai, d’intention de bavardage. dans le passage à l’écrit, hier, ce voeu prit le grade d’art // le soir du réveillon, presque rude discussion autour du cynisme – qui trouva à rapidement s’emboutir dans une définition du dictionnaire, robert, robert // à noël, toi, tu m’as offert un disque de jac berrocal, fatal encounters – sur la couverture un homme, torse nu, que j’ai d’abord pris pour une femme, pointe un revolver sur

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mercredi 10 janvier 2007 @ 10h49

silhouette de 2 jeunes femmes dans l’entrebâillement d’1 porte (journal)

jules dort encore, je me réveille à peine. pris un médicament hier, et voilà – comment c’est que j’ai dormi ! les yeux bouffis comme jamais, au point que je me demande si jules me reconnaîtra…

mes efforts pour bavarder :

au moins 1/2 heure hier avec Patricia… qui me conseille (elle ne sait pas ce qu’elle dit) de sortir, ne fût-ce qu’un tout petit peu (enfin, au bout d’une 1/2 heure en sommes arrivées à la conclusion que ce qu’il me fallait c’est de la « déprogrammation ».)

nuit d’avant-hier pratiquement toute blanche, m’avait épuisée, cette conversation m’a fait du bien, rendu quelques forces – et bonne humeur -, j’ai pu travailler, sans faire de conneries (productif, le bavardage).

avec les dames de la halte, la halte garderie, aussi, me suis montrée très souriante et fait de grands efforts pour combattre ma « parano ». raconté « spontanément » la visite du matin à la ménagerie du cirque (lequel déjà, ah zut, celui dont je ne sais pas pourquoi il ne s’appelle plus le cirque Jean Richard, parce qu’il est mort probablement, ça commence par un P : PINDER), où jules a eu peur des chevaux (mais les stalles étaient sombres et je viens juste d’essayer de lui apprendre/montrer/mimer/dessiner comment les chevaux hennissent et se cabrent. ça, à cause d’une petite boîte ronde que je lui ai trouvée/offerte, d’où sort le son d’un hennissement), a eu peur des éléphants, qui pourtant n’étaient pas très énormes mais en contrepartie avaient quelque chose que je qualifierais d’extrêmement réel : gris, sales et râpés – c’est de l’ordre de ce que jules cherche chez les animaux, enfin, c’est ce que j’imagine, crois, ce qui le fascine, leurs cris, leurs poils, qu’ils fassent peur, peur un peu, là, c’était trop. idem, pour les chameaux, en plus drôle, de mon point de vue, incongru. les tigres, et lion et panthère, étaient eux extrêmement beaux, impressionnants, et m’ont de fait plus effrayée que jules, à qui je n’arrêtais pas de répéter, que non, ce n’étaient pas des chats – le bond que j’ai fait, en arrière quand 2 tigres se sont rués l’un sur l’autre, debout tous les deux, rugissants. de loin, la lionne nous a regardé droit dans l’os, belle, se léchant les babines. enfin, tout ça, j’ai raconté aux dames ! (ce point d’exclamation me rappelle ce livre que je lis en ce moment, de Pamela Des Barres, qui reprend de nombreux extraits de son journal d’adolescente).

jules se réveille à son tour. 10h49.

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samedi 13 janvier 2007 @ 15h35

dernière nuit d’insomnie (« l’incroyable soulagement »)

cette nuit d’insomnie fut la dernière.

jeudi dernier, l’analyste m’a conseillé (« excusez-moi mais je vais vous donner une leçon»)… de prendre des médicaments pour dormir ( » le corps d’un côté, la pensée de l’autre, et quand le corps ne fonctionne plus, faut agir sur le corps, pensée n’y pourra rien, horloge biologique, etc. ») le soulagement qui fut le mien. quelque chose d’incroyable. je ne sais pas très bien ce qui a été touché. mais, même ici cela s’observe, même dans ce blog, cela fait si longtemps que j’ai des problèmes de sommeil que je m’escrime à vouloir prendre comme un symptôme, que je cherche à traiter à force de raison raisonnante. alors voilà de cela, simplement, je vais être soulagée.

c’est le psychanalyste lui-même, au cours de la dernière séance, qui a téléphoné, pour moi au docteur G, que je remettais d’appeler depuis 2005. j’en ai été bouleversée.

est-ce que tous les problèmes, toutes les façons, enfin sont-elles si nombreuses, que j’ai eu de traiter la pensée, d’aborder les problèmes que mes pensées me posaient, puisque c’est elles que j’accusais de mes insomnies, d’être à l’origine de mes insomnies, est-ce que ces problèmes, ce problème que j’ai avec la pensée, s’en évaporera pour autant ? c’est ce qu’on verra. c’est un peu curieux, parce que ça a été l’objet principal, me semble-t-il, enfin maintenant, de ce que j’ai pu exposer analyser observer ici (dans le blog).

cette nuit d’insomnie donc fut la dernière puisque j’ai vu ce cher docteur g, ce matin-même.

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dimanche 14 janvier 2007 @ 11h55

. et puis cette nuit, réveillée à 5h30 par voisins qui rentraient chez eux. sortie à vélo vers 8h30. au-delà du carrefour de de la conservation, suivi un ruisseau (soleil bas loin devant, vapeur blanche à la surface de l’eau) qui m’a finalement menée jusqu’à l’allée royale.)

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dimanche 14 janvier 2007 @ 15h45

avant-dernière (4.I.2007)

il aura également été question du bavardage. là que j’ai pu/dû dire qu’il me fallait rappeler le psychiatre (j’aurais pu/dû l’écrire tout de suite, cette séance, je n’en avais pas envie, je ne sais pas pourquoi. )

j’aurai dû vouloir dire mon sérieux, mon trop de sérieux quand il s’agit de parler. que la parole ne puisse être le lieu que de sujets graves. de sujets auxquels je tienne. auxquels il soit très difficile de toucher. et comment, depuis que je connais f., ce trait s’est atténué. l’exemple alors que j’ai voulu donner. de sujet grave. le mot que je n’arrivais même pas à dire. je pensais « shoah ». le dire, impossible – je pensais à f., qui ne supporte pas qu’on utilise ce terme dont il dit qu’il fut apporté, qu’il s’est imposé, dans le discours courant, par un film, celui de lanzmann.

Shoah est aussi le titre d’un film documentaire de neuf heures trente réalisé en 1985 par Claude Lanzmann et portant sur la Shoah. Composé de témoignages, ce film est exempt de tout document d’archives. Il évoque les événements avec une précision verbale implacable et montre aussi l’actualité toujours vivace du danger antisémite. C’est ce film qui a imposé en français l’usage du nom Shoah après le choix du réalisateur pour le mot hébreu qu’on trouvait déjà par exemple dans le texte hébreu de la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël de 1948.
Voir la page de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Shoah#_note-0

et aussi vrai que je ne comprends pas les raisons qu’il m’a mille fois données, f., que je soupçonne de simplement recouvrir, chez lui comme chez moi, une difficulté à nommer ces « événements-là », je ne suis pas moi-même, au cours de cette séance, arrivée à prononcer ce mot. j’ai tourné autour – j’aurai cité « les camps », mais qu’est-ce que ça veut dire, j’aurai dit, peut-être, « la guerre », ou « les juifs ».

hm. continuerai ça plus tard.

ou est-ce que j’essaie encore de noter en vitesse : je n’ai pas manqué de m’étonner un peu de ce que voulant parler de ma difficulté de à parler (dit-on « difficulté de parler », dit-on « difficulté à parler « ? c’est le genre de doute qui me prend ces derniers-temps et qui pourrait m’empêcher de dire une phrase à laquelle je pense, faute de / à l’anlayste je dis que les mots qui me manquent sont les « mots de transition » / peut-on les appeler ainsi ? et quand ce genre de doute vous atteint, vous allez chercher où, la réponse? grammaire? / décidément, je pense qu’on dit plutôt « difficulté à »)… je disais donc que je me suis étonnée de ce que voulant parler de ma difficulté à parler je prenne comme exemple du sérieux pour moi de la parole un événement qui pour moi fut majeur, dans l’histoire, et à propos duquel il m’est même difficile d’écrire.

toutes les fois qu’il a été question de ce sujet, mon coeur s’est emporté, mon âme. c’est une souffrance, ou ça l’était, ça le serait devenu moins, j’aurais pris de la distance, mais ça a été une souffrance réelle, un emportement, quelque chose qui me fait sortir de moi-même, qui me poursuit des jours durant, qui m’a poursuivie des jours durant. si d’aventure, quand d’aventure je me trouvais conforntée à des paroles qui d’une façon ou d’une autre « attaquaient » ce sujet-là, voulaient le prendre autrement qu’avec les pincettes, la componction d’usage (mais là, c’est moi qui). (tu dis que tu es « ironique », que tu te reconnais dans la définition du dictionnaire). ainsi quand s. a remis en cause l’existence même des camps. (l’arrachement à l’intérieur, cette sorte de cri, ça a duré des jours, des semaines, de tourmentes.)

enfin tout ça pour dire qu’on n’a peut-être pas à s’étonner d’avoir des difficultés à parler, si parler signifie parler de cette chose pour laquelle on n’a soi-même pas de mot.

comment trouver la bonne distance?

(plus tard, y revenir, à l’ironie.)

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lundi 15 janvier 2007 @ 9h08

(monday morning, vraiment)

vraiment dormi, cette fois, toute la nuit. à plusieurs reprises réveillée, à partir de 5h30, mais rendormie à chaque fois dans les 5 mnutes. il me semble que j’ai beaucoup de choses à faire aujourd’hui :

  • rassembler déclarations d’impôt bruxelloises
  • rassembler fiches de salaire parisiennes
  • téléphoner à la halte, demander si
  • dessiner un plan pour pat.
  • lui téléphoner

est-ce que vraiment, une fois ça fait, ça serait fini? j’ai peine à le croire.

  • il y a les cheveux aussi
  • et la préparation de la réunion de mercredi

et alors, vraiment, ça s’arrêterait là? je n’ai plus qu’à m’y mettre?

  • m’arranger pour que jules ait un pantalon demain
  • poste
  • paiement partena

il n’y a vraiment pas de quoi s’en faire?

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mardi 16 janvier 2007 @ 16h25

névrosé de guerre

séance. invitée à parler de mon père. en sortant je pense à ce fait, qu’il ne serait jamais arrivé qu’il ne parle pas de la guerre. quelle qu’était la personne qu’il rencontre, il fallait toujours qu’il lui parle de la guerre. (le jour où il lut un bouquin de freud et m’annonça gravement : je suis un névrosé de guerre.)

mon père, lui, parlait de la guerre.
mon père parlait sans difficulté.
il pouvait parler avec n’importe qui.
il parlait de l’histoire, il parlait des actualités, il parlait de l’art, il parlait de la guerre.
il était d’un commerce agréable, ne manquait pas d’humour, et avait toujours qq chose à vous apprendre à propos de la guerre.
c’est une chose presque étrange, pas désagréable, de se retrouver à dire de son père qu’il était un homme sympathique.
mon père était un homme vraiment sympathique. il faut bien le dire.

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