lundi 2 avril 2007 @ 12h30

matinée dehors.

toujours cette fatigue.

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mardi 3 avril 2007 @ 14h38

« C’est toi même que tu détruis ; voilà ce qu’il aurait fallu lui faire reconnaître »

L’analyse de Bouvet ne repose que sur l’imaginaire de l’envie de pénis et de la castration masculine. Or ce cliché n’a rien de discriminant quand au choix de la névrose. À la place, Lacan fait pivoter la cure non pas sur l’envie de pénis et le désir d’être un homme, mais sur le désir de la mère et du phallus comme signifiant du désir. Dans l’enfance, la personne a été l’objet du désir de la mère : de nombreuses scènes décrivent sa dépendance à la fois vitale et passionnelle.
Ce qu’elle détruit, c’est cette dépendance à l’image phallique désirée par la mère. En effet, elle est en rivalité non avec le père, ni avec la mère, mais avec un désir d’au-delà d’elle qui est le phallus. Lacan applique la loi générale du désir obsessionnel : « Détruire les signes du désir de l’Autre » ; dans ce cas, c’est elle même qu’elle détruit en tant qu’identifiée à ces signes. « C’est toi même que tu détruis ; voilà ce qu’il aurait fallu lui faire reconnaître »
Serge Cottet, A propos de la névrose obsessionnelle féminine (pdf)

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mardi 10 avril 2007 @ 10h34

to be or not, obsessionnelle

10:30

[zut, j’ai grossi. pris 3 kg. en combien de temps exactement, je ne sais pas, devrais vérifier. nouvelle chaise dans bureau ; ça tire en de tous autres endroits dans mon corps – je ne sais pas si c’est bien, c’est étrange. fort occupée par aérophagie et constipation, ces 3 derniers jours !!! quelle honte, d’écrire ce genre de choses. il me manque du café. bon, cette semaine, je me surveille, poids, et on voit. dois vérifier aussi quand j’aurai mon prochain rendez-vous psychiatre. écris tout ceci parce que devrais écrire autre chose que je remets tous les jours d’écrire depuis vendredi passé.]

j’avais lu un texte, de serge cottet, sur la névrose obsessionnelle, qui m’avait fort découragée parce qu’il m’avait semblé y lire que je n’étais pas obsessionnelle. c’est idiot. c’est quelque chose dont je n’ai jamais parlé en analyse, cela fait des années maintenant que je me demande si je ne suis pas obsessionnelle, et qu’en réalité, je pense que je le suis – sans en parler à un analyste. le premier, YD, m’ayant un jour, il y a très longtemps, au tout début de mon analyse fait comprendre, signifié, que certainement, non, je n’étais pas obsessionnelle.

j’ai relu ensuite l’article, deux jours après, et me suis disputée à son propos avec frédéric. c’est la dispute qui est intéressante. c’est là que j’y ai compris, vu certaines choses. là que j’ai compris comment cet article malgré tout me disait obsessionnelle. mais la dispute qui est difficile à écrire. il faut que je fasse réparer mon vélo. au cours de cette dispute je me suis vu reprocher à frédéric d’empêcher la conversation pour un motif qui n’en constituait pas un du tout. je me demande si j’arriverai à expliquer ça à l’analyste, plus facilement que ce que je n’y arrive ici. il était mentionné dans l’article que l’obsessionnel faisait taire l’analyste, que l’obsessionnel ne supportait pas « le signifiant de l’Autre », et moi, qui pensais à ces choses, j’ai crié à frédéric de se taire – ce qui était à l’état brut, ce dont il s’agissait. et j’ai vu que ce qui s’était passé, c’était qu’en vérité, c’était moi qui avait empêché la conversation, arrêté la conversation, tout en l’en accusant. on hésite à mettre à plat certaines choses, parce qu’elle peuvent alors apparaître fort plates. il y a très peu de choses que je doive ajouter à ce que je viens d’écrire, qui paraitra fort court. pourtant je crois pouvoir dire que ma vie s’en est trouvé changée,

« […] l’affirmation par la patiente de la toute-puissance du phallus est tout à fait corrélée à son insurrection contre le savoir supposé de son analyste : elle le fait taire.
L’intolérance au signifiant de l’Autre, notamment à la volonté maternelle, masque en même temps une haine du père qui n’a rien de prégénital. »

que c’était quelque chose de central, dans ma vie : que l’autre se taise. ou dois-je écrire, devenu central. mais que l’angoisse vient de là, l’angoisse telle qu’elle s’est présentée, s’est montrée ces dernières années, les années avec frédéric.

je n’arrive pas à continuer.

15:11

Jules à la halte. Il fait très beau. Moi, faudrait que je me remette au boulot, et comme à chaque fois. Coincée sur la chaise, je me demande si je vais m’y faire.

16:08

misère, viens de manger tout mon hibou en chocolat. misère

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jeudi 12 avril 2007 @ 12h11

after

jeudi, treize heures, jules au lit malade, s’est recouché à midi, faut que je me remette au boulot, ça n’était pas facile du tout, olala, olala, de parler à l’analyste, ce matin. dû, n’ai pas pu faire autrement, faire l’aveu de ce que je me croyais « obsessionnelle ». j’avais passé 2 jours à déborder de tous côtés de toutes sortes de choses à lui dire, de révélations, etc. et là, subitement plus rien.

tout s’en est allé. et il y aurait eu moins encore, si je n’avais relu mes notes d’ici, juste avant la séance. ai-je tort, raison d’écrire, là n’est pas la question.

je lui ai dit que j’empêchais frédéric de parler, que je m’étais rendu compte, que c’était moi, non lui, qui empêchais. comme rien de plus ne me venait, j’ai ajouté donc que j’avais lu un article sur l’obsession, et que…

après ça, c’était fini, n’ai plus rien pu ajouter. bah.

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lundi 16 avril 2007 @ 11h01

journal

depuis samedi, jour où j’ai vu le dr. g., je ne prends plus de somnifère. ça a l’air ok. j’espérais me réveiller plus facilement le matin, mais ça n’est pas encore le cas. je rêve énormément le matin, des rêves très longs, qui se succèdent sans discontinuer. quand je me force à me lever vers 10heures, quand véritablement je m’arrache à l’un de ces rêves, il me faut une heure pour émerger.

j’ai remaigri… de 300 grammes… en réalité, je pèse moins en ce moment que ce que j’ai pesé en moyenne tout au long de ma vie. c’est après l’accouchement que j’ai beaucoup maigri.

je ne fume plus. évidemment, stan sera là, ces jours-ci, et je ne sais pas, si je fumerai de ses cigarettes ou si j’essaie de m’en empêcher. je pense que fumer un peu n’est pas grave.

c’est lundi, la fenêtre du bureau est ouverte, c’est très agréable.

je ne sais pas si nous irons florence. j’ai surmonté ma peur hier et commencé à lire le guide que frédéric a acheté.

les voyages m’angoissent terriblement.

une fois que je suis partie, c’est ok.

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lundi 16 avril 2007 @ 11h18

le matin, il faudrait que je me lève plus t ôt.

dans l’ensemble, désœuvrée plutôt qu’ennuyée.

là, je vais essayer de me mettre au boulot: je déteste.

traîner, j’adore.

en une semaine, les arbres se sont couverts de feuilles. aussi le lierre sur le mur en face de moi.

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lundi 16 avril 2007 @ 13h07

journal (qu’on n’aille pas croire que)

je préférerais que f. ne s’aperçoive pas que je lis des choses sur florence, qu’il n’aille pas croire que je voudrais y aller, et que ça ne rende pas plus sûr encore notre départ. malheureusement, hier, il a vu que je lisais le guide. et ce soir, je crains qu’il ne découvre le livre que j’ai sorti, sur la renaissance. autant d’un signes qui pourraient donner à croire que j’aimerais y aller. je préférerais ne pas y aller.

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mercredi 18 avril 2007 @ 15h09

l’habit, le monde, et la séparation

ce qui me sépare du monde, c’est que je ne sais pas comment m’habiller. voilà, c’est tout. c’est terrible, et c’est tout.

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jeudi 19 avril 2007 @ 10h02

imp……. sort

incroyable difficulté donc à sortir, toujours elle, plus éclatante en ce moment que l’été revient et qu’il est question que nous partions en vacances. ce que je ne souhaite pas, redoute, peut-être, probablement, certainement, uniquement parce que je ne sais vraiment pas quoi prendre dans la valise, quels vêtements, aucun ne me semble convenir, pas le moindre, et alors comment faire, puisqu’en vacances, on n’est jamais chez soi, où l’on ne peut pas se retrancher quand on ne sait comment s’habiller, se montrer, sortir.

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jeudi 19 avril 2007 @ 10h24

sauvage!

mais, le téléphone non plus, je n’aime pas. j’évite. quand il sonne, il m’est parfois impossible de décrocher. et cela n’a rien à voir avec les vêtements. je suis devenue sauvage, je suis devenue sauvage.

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jeudi 19 avril 2007 @ 10h34

hier je ne serai finalement pas sortie. mes vêtements

ne me satisfaisaient pas et je ne suis pas arrivée non plus à faire cette chose simple qui aurait consisté à repasser celui qui m’aurait mieux convenu. c’est que parfois je ne sais pas quoi faire. certaines idées me frôlent, mais je n’arrive pas à les retenir. j’ai pensé un moment tenter de m’asseoir et de les mettre par écrit, mais cette idée-là non plus n’a pu fixer mon attention. le temps a passé, et j’ai fini par attendre le retour de frédéric.

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jeudi 19 avril 2007 @ 10h38

téléphone

je viens d’avoir le coup de fil redouté. je n’avais pas le choix, décrocher, il le fallait. pourtant il peut se dire des choses intéressantes au téléphone, importantes même. maintenant, malheureusement, j’en attends un autre. le résultat d’un autre coup de fil que j’ai demandé qu’on passe à ma place. j’ai connu quelqu’un qui avait plus peur encore que moi, de répondre. qui n’y arrivait pas du tout.

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vendredi 20 avril 2007 @ 9h19

par esseuse pa rais seuse

pa raishier et aujourd’hui, avons dû nous lever tôt, jules et la moi, parce qu’il devait aller à la garderie. à la garderie, il pleurait, ne voulait pas rester. curieux. probablement la fatigue. il se couche de plus en plus tard.

devenue paresseuse. il faudrait maintenant que je travaille. la fenêtre est ouverte, c’est agréable, ça, très. mon nouveau siège paraît me convenir. je me demande par quel bout je vais traiter le fait que je ne sache jamais comment m’habiller. il était question du « se donner à voir » des obsessionnels dans le dernier article que j’ai lu, sur l’obsession, de serge cottet. je pense qu’il se référait à un article de e. solano-suarez. il faudrait vérifier, chercher ensuite cet article, éventuellement aller à la bibliothèque de l’école. mes nouvelles chaussures me font mal aux pieds, j’ai mis une veste verte aujourd’hui, sur mon pull bleu. pas de crème sur le visage, peau tire. dehors, les pleurs d’un enfant résonnent. je me suis pré-inscrite par internet à l’assédic, il y a deux jours. malheureusement, le rv qui m’a été fixé, le 25, est celui du rv de la réunion de l’ecf. misère.

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vendredi 20 avril 2007 @ 9h56

p a t + carreaux du BU

il faudrait que je demande à patricia de nettoyer les carreaux du bureau, ici, de sorte qu’il fasse aussi clair quand les fenêtres sont fermées.

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lundi 23 avril 2007 @ 8h59

bonnes intentions

je vais essayer cette semaine de me lever plus tôt (réveil mis à huit heures). ce matin suis arrivée à me lever à 8h20! enfin, être levée, ne veut encore rien dire et à cette heure, si je suis lavée, si j’ai fait de la gymnastique, et si jules est levé, je ne suis toujours pas habillée, pas plus que je ne suis au travail.

j’ai décidé d’essayer d’éveiller jules aussi, plus tôt. d’ordinaire je le laisse dormir de façon à pouvoir en profiter. or, le soir, il se couche tard, trop tard, et ne veut pas de sieste l’après-midi. ce matin, compromis, lendemain d’élections aussi, ai-jee mis la radio dans la cuisine, pensant que ça le réveillerait. il l’est maintenant, a pris son biberon, et m’a l’air en forme.

voilà que les oiseaux se sont tu.

le plus chiant, c’est de se mettre au boulot.

je fais d’incroyables rêves dont je ne me souviens en rien.

eh oui, de la gym! j’en ai fait hier, mais hier, c’était dimanche, et j’ai pensé, sans y croire nullement, que je pourrais en faire tous les matins; m’en rappelant ce matin, aussi parce que mes muscles, mon corps s’en souvenait, également à cause de mon immense fatigue, j’en ai refait, mais sans illusion (quant à la possibilité que je m’y astreigne tous les jours).

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lundi 23 avril 2007 @ 9h39

to do?

un carnet dans lequel je noterais tout ce que je devrais/souhaiterais faire. qui me suivrait partout. je crois parfois que ça serait la solution, mais elle n’est pas applicable.

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lundi 23 avril 2007 @ 9h52

comment s’habiller

quoi faire pour toujours avoir de quoi s’habiller? là, en cas d’urgence, j’ai la robe (urgence = sortie) qui se boutonne devant. mais, peut-être que pour plus de sûreté, ou pour prendre un peu d’avance, je ferais mieux d’en laver une autre, d’autant que celle-là, pour le moment, est un peu trop petite…

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lundi 23 avril 2007 @ 17h31

journal

fait quantités de choses, mais j’ai toujours pas travaillé. il est 6 heures vingt-sept. je suis arrivée à endormir jules. j’ai mis quelques photos de lui sur son blog. je me demande combien je pèse. 65, 1, je parie. zut, ça, zut. je suis contente de m’être « levée tôt » ce matin, huit heures vingt, ça n’est pas vraiment tôt. je suis contente qu’il soit dix-huit heures trente. je suis contente du temps qu’il fait.

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mardi 24 avril 2007 @ 9h52

to do (mardi)

c’est idiot, ce matin, mon réveil n’a pas sonné. la batterie de mon portable, que j’utilise comme réveil, est tombée à plat! c’est dommage. j’avais vraiment apprécié hier d’être arrivée à me lever. oh, il n’était qu’une heure plus tard, quand j’ai ouvert l’œil, mais, je le regrette. j’ai fait de la gym, oui, sans y croire plus qu’hier et après avoir longuement hésité. et, hélas, j’ai constaté que je pensais 65,5, ce qui est plus que jamais ces deux dernières années et très regrettable. il est possible que ce soit un effet du solian, mes seins étant également très gonflés, douloureux, ces deux symptômes – prise de poids et montée de lait – faisant partie des effets secondaires de ce médicament. je ne fume toujours pas, non plus, malgré que je continue d’en avoir très envie. il me faut une heure, une heure et demi, le matin, pour sortir du ralenti. il fait beau. il faudrait que j’arrive à faire régime – régime aujourd’hui. aussi que je me dise que je dois attendre la fin du traitement solian pour savoir où ça en est réellement. j’ai deux causes possbibles de grossissement : le solian et l’arrêt de la cigarette.

  1. ophtalmo (en trouver un)
  2. écrire pat, couvertures
  3. rechercher vitamines oubliées chez médecin (téléphoner avant)
  4. il faudra aussi récupérer le réveil à la mairie
  5. 16 heures quart : épilation à l’institut
  6. appeler école pour inscrire jules
  7. tél. à jardin d’enfants
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mardi 24 avril 2007 @ 10h06

gym

ce serait marrant d’arriver à le faire, quand même, de la gym, tous les jours. je me suis souvent dit que je faisais partie des gens qui n’y arrivaient pas. il y a les gens qui y arrivent, qui le font. je ne sais pas ce qui différencient ces deux types de personnes. ce doit être peu de choses. enfin, après être arrivée à en faire deux jours d’affilée, cela ne laisse vraiment présager de rien. l’expérience passée me rappelle que 2 fois, c’est très peu. très très peu.

piscine : j’y ai renoncé. là aussi, il y a les gens qui y vont, à la piscine.

la gym, pendant toutes ma scolarité, j’ai essayé d’y échapper. à cette époque il s’agissait de timidité, d’une peur atroce d’évoluer, et peu vêtue, devant les autres. s’il n’y avait eu, ette peur d’être vue, j’aurais beaucoup aimé la gym. je n’aimais pas le sport non, le volley, parce que cela se faisait en groupe, et que le groupe me faisait peur. j’observais chez les autres complicité, cris, rire, et je n’en faisait pas partie.

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mercredi 25 avril 2007 @ 9h00

Mercredi, 25 avril 2007

Je n’ai plus d’accès à la base de donnée du blog. Je suis dans Word… Ce matin, Julos réveillé à huit heures moins le quart, et nous a réveillés. Réveil sonné à huit heures. Moi, finalement levée à huit heures vingt – pas mal. La catastrophe est la suivante : je pèse 65,8 kg. Pourquoi, Bon Dieu, pourquoi ??? C’est vrai que hier, j’ai le soir mangé, une petite crème de riz, mais cela ne mérite pas une prise de poids de 300 grammes, me semble-t-il. Bon, trêve de jérémiades, poursuivons cette observation, voyons, attendons, voir. Mail de Meda, hier, qui me demande des nouvelles et des nouvelles du blog. Faut que je réponde. Je voudrais répondre. Là, je combats les restants de fatigue et souhaite mettre la journée en place. Quel dommage que je n’ai plus accès à la base de données. Bah. Jules qui s’est réveillé si tôt et s’est endormi hier si tard, risque d’être embêtant aujourd’hui.

  • première chose : préparer papiers pour inscription aux Assédic tout à l’heure (14 h.)
  • gym
  • ophtalmo (appeler)
  • vérifier où se trouve le 151 rue de Bercy
  • retrouver le code de FL
  • me remettre au boulot inscriptions
  • m’habiller, habiller Jules
  • acheter le rouge à lèvres que j’ai essayé hier ou avant-hier chez Yves Rocher, lorsque je me ‘y suis fait épiler
  • manger à midi trente. partir à une heure et quart
  • rechercher vitamines oubliées chez médecin
  • récupérer le réveil laissé à la mairie
  • DEROXAT
  • penser à ce que vais mettre demain
  • soir, poncer pieds
  • couper ongles de la main droite
  • prendre RV Yves Rocher mains

(Les voisins du dessus arrosent leurs plantes d’une si extraordinaire façon, que j’ai cru qu’il pleuvait, qu’il faisait beau et qu’il pleuvait. Je me suis rapprochée de la fenêtre, j’ai invité Jules à me rejoindre pour découvrir l’arc-en-ciel….)
(Je lis en ce moment Hélène Bessette, en attendant de trouver ça bien et en pensant que je le relirai une deuxième fois, parce que probablement, je le lis mal, trop vite, et que je dois rater quelque chose. Duras : Lisez Hélène Bessette. Je l’ai découverte récemment sur un site internet qui lui était consacré. J’ai été séduite, intriguée, par la correspondance que j’ai y ai lue, qu’elle a entretenue avec Queneau, très admirateur également, qui l’a beaucoup soutenue. )
(Il est neuf heures trente, dehors, il y a toujours du bruit. Est-ce que j’écris ici pour me réveiller ? Oui. Aussi.)

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mercredi 25 avril 2007 @ 15h29

mercredi 25 avril suite

j’ai fait des milliards de trucs. maintenant, il faut absolument que je travaille. ai-je envie de mettre les virgules au bon endroit? en fait, oui. les maujuscules, non, trop lent. mais les virgules. les virugles, c’est où je veux. pas la grammaire. enfin, cesser d’y penser, sinon, ça ne sera plus du tout naturel. je doist ravailler. travailler. jules dort, ça tombe bien, il a fait très chaud, ça s’améliore, là, on dirait. bises, bises.

j’ai fait des milliards de trucs. je pense que cette fois, je resterai contente du rouge à lèvres que j’ai acheté, de sa couleur. je vais me faire un café. c’est très agréable d’entendre les bruits du dehors, quand ce bruit n’est pas celui de machines électriques. oiseaux. cris d’enfants. voix de femme. voix d’homme. bruits de vaisselle (le resto en bas). je dois travailler. je vais me faire un café.

cette façon d’agir, de m’organiser est assez incr agréable. évidemment, je ne travaille pas beaucoup mais.

  • copie des bulletins de paie EURL
  • enveloppe
  • poste
  • vérifier où se trouve l’anpe
  • feuilleter le dossier qu’on m’a donné
  • voir le film de manoel de oliveira

décidement, demain, je n’aurai pas beaucoup de temps pour travailler. zut. partie la matinée. anpe l’après-midi. j’avais oubli que demain matin je ne pourrais pas travailler.

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mercredi 25 avril 2007 @ 16h54

je ne sais pas si c’est de fumer que j’ai envie ou

plutôt d’arrêter de travailler.

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mercredi 25 avril 2007 @ 18h01

Mercredi, 25 avril 2007 (3)

Vendredi, je n’ai pas de RV !

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vendredi 27 avril 2007 @ 9h14

vendredi 27

épuisée hier, douleur dans les jambes et les bras et le haut du dos, par course vers l’anpe pour arriver à temps + poussette (35 min. à l’aller, une heure au retour)

école des enfants: sympa, très. jules beaucoup amusé, nous aussi. barbecue hier où nous étions invités pour faire connaissance. seul hic: c’est loin, injoignable en transport en commun, sinon à prendre 3 bus. possibilité d’y aller à vélo, traverser le bois de vincennes, ce qui en fait est un grand bien – mais fatiguant, difficile.

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dimanche 29 avril 2007 @ 11h50

dimanche 29 avril

moins chaud, courbaturée toujours, 200 grammes de perdu, ah, et ne prends plus de solian (censé me faire grossir, gonfler mes seins et avoir provoqué l’arrêt de mes règles). vu hier le dernier film de oliveira, sommes ensuite allés boire un verre, fort agréable en terrasse, où nous avons vraiment bu et beaucoup parlé.

je ne sais pas comment je vais me conditionner pour arriver à écrire autour de la dernière séance.

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dimanche 29 avril 2007 @ 20h43

Avril, 28 ou 29, dimanche, 16h28, 2007

Je voudrais arriver à écrire à propos de la dernière séance, de jeudi, mais je ne me souviens de rien. J’écris au porte-mine, dans un carnet de dessin, c’est plaisant. Je suis couchée sur le lit, la fenêtre de la chambre est ouverte. On attend l’orage. Malgré le bruit qui persiste, j’aime le calme des dimanches. Jules m’embête, il n’a pas voulu faire sa sieste, il est joliment habillé, d’un short vert et d’un petit sweat rayé, dans les verts également. Il s’est installé sur mon dos. Frédéric, lui, est dans la salle, lit ; cela ne lui arrive pas souvent. Il faudra que je lui demande ce qu’il lit. Ca sent le dimanche à plein nez. Avec cette chance que demain ce soit congé. Congé ? Vraiment ? Frédéric prend-il congé ? Fait-il le pont – c’est le premier mardi – Fête des travailleurs. Mamyline probablement nous enverra du muguet. J’ai aujourd’hui planté des fleurs dans la jardinière de la fenêtre de la chambre et réparé une porte d’armoire cassée dans la cuisine. Dimanche, encore, dimanche toujours. Je crois que par la fenêtre derrière moi, Jules regarde dehors des enfants rouler à vélo. Retour à séance ? Ou l’oubli vaut-il mieux ? (Jamais, je n’aurai le courage de recopier tout ceci dans le blog ; je trouve mon écriture vieillotte).

Séance. Je dis que les habits sont ce qui me sépare du monde – les habits, les difficultés que j’éprouve à m’habiller, les angoisses que ça cause, le temps que ça prend, le temps que ça prenait, beaucoup plus avant, les retards où ça me mettait, à l’école, au travail plus tard. La recherche où j’étais d’un vêtement auquel je colle. Mon renoncement, ma perte aujourd’hui, de ce vêtement avec lequel je fasse une.

Il me demande si je me souviens de la première fois où j’ai eu ces doutes vestimentaires. Je suis obligée de lui répondre que non. Je n’en m’en souviens, souvenais pas. Il me semble que c’est de toujours. (Je me rends compte que ce qui a provoqué l’oubli de cette séance-là, c’est l’abondance même des souvenirs qu’elle a provoquée).

Je suis amenée à parler du « viol », que je ne fais que mentionner en précisant que je déteste ce mot, utiliser ce mot pour ce qui s’est passé. Il y a eu ça, puis d’autres choses dont je n’ai pas le cœur à parler – ces choses donc après lesquelles, il se dessine que mon rapport aux vêtements aurait changé.

Avant, les sorties, les vêtements provocants (il dit « le défi au père »). Le shopping, seule, les achats, les vols dans les magasins, l’argent volé à mes parents. Et si déjà j’y mettrais du temps, je finissais toujours par trouver comment m’habiller. Et je sortais, guerrière.

Après, finalement Roger, le théâtre, puis le déménagement. J’habite seule. Et petit à petit, je n’ai plus su, comment m’habiller. Et petit à petit, ça s’est précisé, je n’arrivais plus à m’habiller, je n’arrivais plus à acheter de vêtements. Je ne sortais pas faute de savoir comment m’habiller. L’orage est attendu. Il fait sombre. Jules a quitté la pièce. La difficulté de plus en plus grande à acheter des vêtements. Ceux autour desquels je tournais pendant des heures, jusqu’à ce que je m’en retourne chez moi, dépitée, de tristesse morte. Idem pour le coiffeur. L’excuse prise de l’argent que je n’avais pas. De l’argent, je ne parle pas en séance, je ne m’en souviens qu’après. En même temps, je maigris. Je cesse d’être boulimique. Mes réponses, toujours les mêmes quand on m’invite à sortir : je ne sais pas comment m’habiller. L’impossibilité de sortir seule, l’impossibilité d’être belle. Si d’aventure, il m’arrive de malgré tout acquérir un vêtement que j’aime vraiment – à l’ancienne, à la façon d’avant – le vêtement aussitôt donné. Donné à une autre femme. Donné à l’autre femme.

Enfin, je lui parle de l’angoisse quand le weekend arrive et qu’il va falloir sortir – donc s’habiller. Cette angoisse qui me rend agressive, à laquelle j’échappe en me terrant dans mon lit. Je parle de ce à quoi j’ai renoncé – être bien habillée, l’image avec laquelle, je serais totalement en accord, je ne ferais qu’une.

D’avant à après, il y aurait la séduction devenue impossible. Le vêtement, c’était le sexe, la femme. Après, ça aurait été l’insupportable de ça – l’insupportable du désir de l’autre.

Je ne sais pas si ça peut être réduit comme ça. On entend les roulements de tambour du tonnerre. Jules fait des bêtises.

J’aime en été, la fraîcheur et le calme avant l’orage.

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lundi 30 avril 2007 @ 14h10

lundi 30 avril

Je ne prends donc plus de somnifères et je dors. Mon sommeil est guéri.

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