mardi 3 mars 2009 @ 16h25

le n’importe quoi selon chevillard ; mais lalangue

Je connais la tentation du n’importe quoi, le n’importe quoi comme violence ultime infligée à la langue, à la littérature, à la justification qu’elles (la langue et la littérature) s’efforcent de donner à toute chose, au sens qu’elles ne cessent de chercher et qu’elles inventent à défaut de le trouver, le n’importe quoi alors comme ravage, comme blasphème, comme attentat, comme suicide. J’y cède quelquefois.
495 – Le blog de Éric Chevillard

Mais si la littérature a cherché toujours
à donner ou inventer du sens, n’est-ce pas moins sûr pour la langue. Qu’elle veuille ou cherche à s’accommoder du moindre sens. Dites, si cela vous facilite la vie, la langue maternelle. Dites la-langue-de-la-mère. Si cela vous ouvre des voies. Les ouïes. Écrivez-la lalangue. Voilà comme ça (cela qui écrit ce qui s’entend). La littérature non plus
n’aura pas cessé
de chercher à intégrer la langue / eût-elle eu, eût-elle à
la nettoyer (rape), ou la tourner, 7x, voire davantage, dans son habitacle, ou celui d’un autre, propriétaire d’une autre bouche, langue (la langue parfois dans la bouche d’un autre, non). Quand elle y parvient, à rejoindre ce lieu où la langue désintègre le sens, elle en passerait bien par le n’importe quoi, qui à rien chevillé jouit.

Pour ma part, une maladie a envahi ma bouche. Quittons le savoir des maîtres. Je n’ai trouvé d’autre issue que de dormir. Et encore.

– Moi, moi moi moi, qui ne, cesse, de céder. qui ne cesse. Suicidée perpétuelle,

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mercredi 4 mars 2009 @ 12h39

ou comment la bouche s’embrasse elle-même ; relisez.

+
n’importe quoi, qui n’obéit à aucune loi connue.

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Si, comme je le soutiens, “fais n’importe quoi” est bien un impératif catégorique, alors il faut aller plus loin et dire que l’universel est impossible, ou que l’impossible est aujourd’hui la modalité de l’universel.

La phrase “fais n’importe quoi” ne donne pas le contenu de la loi, seulement le contenu de la maxime. Et encore ce contenu est-il quelconque et ne devient-il déterminé que par l’action qui met la maxime en pratique.

Cela ne prescrit qu’une forme conforme à l’universel dans les conditions radicales et finales de la finitude.

Et cela signifie : conforme à l’impossible.

Thierry de Duve (Au nom de l’art, “Fais n’importe quoi”)

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n’importe quoi, l’autre voie royale
de l’inconscient.

Dites n’importe quoi, il en sortira toujours quelque chose…
Lacan J.

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Eh bien moi, la première fois que j’ai couché avec maman, …
496 – Le blog de L’autofictif

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via www.die-neue-sammlung.de

via www.die-neue-sammlung.de

mercredi 4 mars 2009 @ 13h14

~ provoke a frenzy in me and my love provoke a frenzy in

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Dans une maison à une grande distance brille la lumière d’une fenêtre. Je la vois, et je me sens humain des pieds à la tête. Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux via folie m i n u s c u l e

 

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Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant. Baudelaire, Le Spleen de Paris, “Les fenêtres” via folie m i n u s c u l e

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dimanche 8 mars 2009 @ 22h50

~

postcard-image-9_rgb72postcard-image-8_rgb72
ocean without a shore
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mardi 10 mars 2009 @ 10h43

~chou

(même que j’ai cru m’voir sur la vidéo. j’aime bien un peu de  nostalgie)
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lundi 16 mars 2009 @ 10h30

sans titre (vrac)

mercredi 4 mars

hm. après les urgences de la salpêtrière la semaine dernière, celles de trousseau hier soir. pas mal . attente si longue que jules a le temps de guérir.

jeudi 5 mars

je n’ai pas la moindre méthode de travail. jules au bain. ce matin, parodontiste. arrivée en retard : j’avais oublié de regarder où elle habitait (!)

+
perdu le (beau) livre emprunté à la bibliothèque que j’avais commencé

+

maxime

lettre

Mike Kelley, Monkey Island Travelogue, 1982-83

(lunule, intersection. la lettre, à l’intersection de la vie et du livre. ma barque.)

+

maxime

r u e

+

paradoxe

en vérité, dès que je sors, dès que je suis dans la rue, je me sens prise d’une immense sensation de liberté (air, vent). ne sors en général que pour des rendez-vous, des courses. à chaque fois je me dis, ça y est, je suis dehors, le monde est beau, c’est magnifique, à chaque fois, je me dis que je vais tâcher de prolonger l’escapade, me balader de ça de là au hasard. mais quelque chose d’autre toujours me retient, et je rentre à la maison. où j’essaie de tout faire pour éviter d’avoir à ressortir.
je sors, je suis surprise. à chaque fois.

+

en vérité, je crains qu’après le lave-vaisselle, la chasse d’eau, le robinet de la salle de douche, celui de la salle de bain, le percolateur, la bouilloire électrique, le lave-linge ne nous quitte également.

+

méthode

pour nettoyer

je vide

je jette

+

retrouvaille

retrouvé

ma ceinture

+
économie
méthode
ESSAYER D’UTILISER TOUTE LA JOURNÉE LA MÊME TASSE LE MÊME VERRE
+
perte

perdu

ma crème de jour

+

perte

perdu

ma brosse à dents électrique

+

le blog. l’inhibition. l’écriture de l’inhibition. en ce qui me concerne. l’inhibition même.

+

maxime
blog
en bord de lettre.


vendredi 6 mars 2009

Car Crash Ctudies, Untitled # 7. 2009. Lightbox #2. 127x157 cm. Ed 1/1+1AP.
Car Crash Ctudies, Untitled # 7. 2009. Lightbox #2. 127×157 cm. Ed 1/1+1AP.

 

+
Car Crash Studies, Untitled # 8. 2009. Lightbox #3. 102x127 cm. Ed 1/1+1AP.
Car Crash Studies, Untitled # 8. 2009. Lightbox #3. 102×127 cm. Ed 1/1+1AP.

+

écris-moi

+

retrouvé livre (de bibliothèque, camille laurens), retrouvé crème (de jour)

ma lâcheté, vous n’imaginez pas.

+

Caspar David Friedrich, La Mer de glaces (confondu à tort avec Le Naufrage de l’Espoir).

Caspar David Friedrich, La Mer de glaces (confondu à tort avec Le Naufrage de l’Espoir).

 

le dimanche 8 mars

mes cheveux sont mouillés. je vais encore attraper froid. je lui ai dit que nous devions nous séparer. que nous devions dorénavant envisager la vie depuis ce point de vue-là. qui plus est je lis ni toi ni moi de camille laurens.

+

sensitive: still from Kate Gilmore “Between A Hard Place” (2008)

still from Kate Gilmore “Between A Hard Place” (2008)

+

(via visualixe)

+

après, j’ai dit au secours (à personne)

+

BROXODENT POWER + | Cliniquement prouvé: La meilleure brosse à dents électrique

+

“Un océan sans rives”?

lundi

– le quitter, mais pourquoi?
perte

sensitive: Erwin Wurm dimanche . my god je suis moi-même tellement perdue .

Erwin Wurm . my god je suis moi-même tellement perdue .

+

Cioch (via Martin Isaac via http://ailleursicipresquesanssoleil.tumblr.com/) (papier, marques de pliures, des gris , des blocs -   the isle of skye , scotland)

(papier, marques de pliures, des gris , des blocs – the isle of skye , scotland)

mercredi

cours de jacques-alain miller. faute d’arriver à faire quoi que ce soit d’autre, j’y vais. malade. la gastro de jules.

14 mars

des jours d’envahissement par la maladie

+

lostandfound:  hessianonullo: (via placidiappunti)

+

lostandfound:  fauxchenaux: (via jocelynwildenstein)

hier, dimanche 15 mars 2009

+

au moins je suis sûre de toujours faire le mauvais choix (printemps ce matin)

+

mais j’adore faire les choses à moitié (me conforme sagement au paradoxe de zénon, bonne fille). et enseigne avec enthousiasme cet art à mon fils.

+

nettoyage de printemps.

en profiter pour apprendre à nager à jules.

+

le nettoyage et l’amour. c’est la même chose, c’est la même chose (savourons bref instant certitude)

+

mon père lui, m’offrait des boîtes (« le bijou, c’est elle » quelle patiente de Freud?). des coffrets.

+

+

de toutes façons, comme disait ma grand-mère, faire et défaire c’est toujours

travailler .

tu sais ce que j’en pense moi de ton ready-made , tu veux, que je te dise, moi , ce que j’en pense , de ton ready-made

je suis extrêmement douée pour faire en sorte qu’il reste toujours quelque chose à faire

contre toute espérance, je deviendrais une faiseuse

l’angoisse est dans le faire, ou plus exactement dans la chose faite, autour, tout autour, c’est promenade, prom prom.

petits, les esprits, aussi, se rencontrent.

je suspends le linge. du linge. toute la semaine dernière je suis restée alitée. j’ai gardé la chambre. f. s’est occupé de tout. a pris soin de tout.

+

yes, i shall remake your ready-made (sarment this i solemnly swear)

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(via visualixe)

+

des décalcomanies

décal co ma nies

 

+

(via modernitymuscler)

 

+

(via modernitymuscler)

 

+

le bonheur c’est la décoration.

la bouilloire électrique est réparée. frédéric a réparé la bouilloire électrique.

mardi 17 mars 2009 @ 20h02

(le salut par l’angoisse)

11:17

c’est parce qu’il finit toujours par y avoir quelque chose d’encore plus angoissant à faire que ce que j’ai à faire que je fais ce que j’ai à faire.

11:31

je vais donc maintenant téléphoner à mme V , aux impôts, c’est très facile, et je vais lui demander ce que je dois faire avec ce 2065-k et elle va me répondre.

f. veut que j’appelle le plombier (peur de rien)

hier, je me suis agenouillée. je ne dis pas ça pour me  vanter ou pour jouer à plus mystique que je ne suis mais. je me suis tout de même demandée si ça n’allait pas changer quelque chose. le fait d’avoir pris cette position, physiquement. il s’agissait de rendre grâce aux difficultés auxquelles je faisais face. (vouloir ce qui vous arrive, même ce qui vous fait mal.) je l’écris ici, mais je ne l’ai pas dit à l’analyste, hier. parlé de jpd dont j’avais rêvé. me suis étonnée d’en parler avec autant d’aménité, de rancoeur. étonnée aussi qu’il me suive, l’analyste. qu’il abonde. je dénonce des collègues.

14:22

pendant 20 minutes perdu puis retrouvé, mon bilan long cône.

18:51

oublié le bilan long cône à la maison. pris le métro dans le mauvais sens en revenant.

Belessed (détail) - Ray Cesar

vendredi 20 mars 2009 @ 23h55

20 mars 2009

09:49. hier c’était le 1er mars.

09:45. commencement du jour.   Stitching is good for what you havemettre un chèque dans une enveloppe. un nom sur une autre.

09:41. il y a une limite c’est votre corps c’est la seule moi je ne supporte pas qu’on me touche parfois quand on le fait je hurle.

Agenda Bétonsalon09:35 il était écrit : tout est à vendre. et j’ai trouvé ça triste. il était écrit  qu’avez-vous acheté aujourd’hui? et j’ai trouvé ça triste.

abraham a mis un commentaire. il a écrit : lu. (je n’ai pas trouvé ça triste). je m’arrache.

en fait, j’en ai assez.

je ne lis presque pas de blogs, vous savez.

en ce moment, les gens sont malades ou ont des ennuis. comme moi.

je sors. je vais prendre la 6, puis la 4. je vais déposer une enveloppe chez le dentiste. acheter un agenda. ah oui, il faut aussi que je passe à la poste. j’ai beaucoup marché hier, mes jambes sont fatiguées. il faisait beau. des flics, et la gendarmerie aussi, partout. vraiment partout (manif). ah oui, j’ai cette enveloppe à envoyer au labo. j’ai du travail, j’ai peur. abs a publié quelque chose. je ne sais pas si elle est vraiment partie. si elle est en hollande.  frédéric n’a pas connu mon père et il a l’air de s’en méfier. il a vraiment tort.

contre toute attente le livre que je lis en ce moment me plaît. c’est un livre d’umberto eco. de lui c’est le premier livre que je lis. pas le premier que j’achète (!) un homme a perdu la mémoire. un homme de 60 ans a perdu la mémoire. il ne se souviendrait de rien de ce qui l’a/l’aurait touché. il dit qu’il n’a que des souvenirs de papiers. j’aime assez ses souvenirs et ses re-découvertes. la maison de son enfance pleine d’images. le grenier. c’est bien, un grenier. jules. a demandé à goûter à la maison.

it says everything is on sale.

The Horror of it Allnevver:  The Horror of it All

chez Le Tigre : Tentative de réorganisation chronologique de l’affaire dite « de Tarnac »

treize heures seize. ce matin, j’ai fait toutes ces choses et je n’ai pas donné tous ces coups de fil, que j’ai, à donner.  ah, je ne sais pas pourquoi1 /  il faisait très froid, ensoleillé mais  /  l’a.m.  ça va mieux / aujourd’hui, je le dis, c’est le premier jour du printemps.

qu’est-ce que je pourrais faire à manger dimanche pour ma belle-fille et son ami?

dynamicdata:    ffffound:  Eames at 100: Evolving the Legacy

16:40 jules a préféré gouter chez son copain salomon (au 295 de la rue, soit à côté, exactement,  d’ici.). c’est la première fois qu’il va chez un copain.

But to me nothing — the negative, the empty — is exceedingly powerful

but does it float

(via FFFFOUND! | but does it float)
The Strange Attractor














17 heures 41
i’m just a follower.

i’m just a follower. [ i understand
the world.

oui, je ne sais pas pourquoi. je le vois, le monde. et toutes ces/ses images – je parle aussi de ces images que je reprends ici. et je le comprends.]

je dis ça mais en réalité; je fais partie des gens qui disent  « ah oui, moi aussi! »
je suis une suiveuse.
je dis “ah oui, ah oui, (comme c’est drôle), moi aussi”.
ceci, pour revenir sur ma lâcheté.

à bientôt,

vrm vrm

Notes:
  1. ce qui est totalement faux, je sais. je dis le contraire de c e qui est. il ne faut jamais en avoir fini. []
lundi 23 mars 2009 @ 17h26

21 (saturday night)

21:11
bad day ou pas jvais mcoucher déjà
( quand jules met sa main sur mon bras je hurle certainement pas. f au concert, jvoudrais fumer, la gorge me gratte. seigneur keskon a trop mangé. quelle drôle de journée. tout ça parce que c’est si difficile entre f et moi. et probablement entre moi et n’importe quel homme de la terre. fumer me satisferait. no télé tonight (je ne sais pas pourquoi). )
et demain no bouchées (à la reine) car nina a annulé. et demain no bouchées.
21:49
boire alors,beness_1100867088_picon
22:28
video0000j’ai essayé de poster un film. mais ça n’a pas marché. bon. j’envoie le texte qui allait avec:
j’ai filmé ces gens qui m’émouvaient. chacun ces souvenirs. à une certaine époque, j’ai passé vraiment beaucoup de temps dans les bistrots, j’avais seize ou dix-sept ans. beaucoup de temps. je ne buvais pas vraiment, même si c’est là que j’ai commencé, appris. cest idiot. mais lalcool était moins cher que l’eau gazeuze. non pas seize ou dix-sept. 22. je me souviens. lambert, qui me demande mon âge. 22. qui rit. qui dit quelque chose sur les flics. il était à sa table de sérigraphie. alors des gens, comme on en voit là, sur cette vidéo, j’en ai beaucoup fréquentés, j’en ai beaucoup regardés, pendant un an ou deux, nuit, après, nuit. et le jour. 7ce soir-là, il s’agissait d’un fils et 213111de sa mère. d’un « mauvais fils ». il était question d’avocat de prison de coups. il était question de coups donnés à la mère. j’avais d’abord remarqué les baskets et les tennis blanches de l’homme, son pantalon de training, blanc, son air un peu endimanché. « les pauvres gens, les prols ». j’ai de l’amour (ou du bonheur à – regarder – « les pauvres gens, les prols » ). je ne sais pas comment le dire d’une façon qui ne soit pas choquante. le fait de parler des « pauvres gens, des prols ». (parfois, l’amour, c’est seulement ça, regarder; n’est-ce pas. je dis l’amour pour dire que je suis là, que je regarde, et que c’est bien.) je suis tordue. à force d’avoir passé du temps avec eux , moi sans rien dire , juste là. lambert disait il faut savoir pouvoir parler avec n’importe qui. claude lambert . il le faisait. lui. parler. vraiment. avec n’importe qui . parler, de cette façon dont on a envie d’entendre parler des choses, à 22 ans. nina, qui ne viendra pas, demain, non pas ce soir, a 22 ans. belle-fille. quand je parle de ma lâcheté, je sais de quoi je parle. mais à cette époque. je pensais qu’ i l suffisait que je sois là. simplement. c’est ce qu’il me semblait. je n’aurais pas pensé à de la lâcheté. j’étais là, avec ma jeunesse, mon corps, mon silence, ma gentillesse, des hommes me suivaient aux toilettes, me faisaient des déclarations enflammées, j’aimais lambert, je buvais avec lui. parfois, je cachais dans mes poches ses gains au jeu – à la passe (le jeu s’appelait comme ça, jeu de dés, très rapide). parfois seuls à table, parfois seuls à une table, nous regardions le monde, nous pleurions. c’est très étrange que j’aie un jour arrêté tout cela (en vérité pas moi, la police – anti-terroriste – ha ha). une page s’est tournée, tout seule. et ce soir je bois un picon vin blanc. santé, lambert.
half-noise: Postcard sent today
23:22
alors aujourd’hui comme les choses glissaient, dérapaient, prenaient plus de temps qu’elles n’auraient dû, et jules, si fatigué, tout d’un coup, j’ai mangé plus, que d’habitude. ce goûter, dans ce lieu, ce glacier italien où, jy pense, les murs repeints me faisaient penser à l’appartement de ma tante, elle que plus tard, j’ai même cru voir arriver, mais en chaise roulante, plus jeune et en moins bon état. j’ai pris une glace énorme, celle dont j’avais vraiment envie, et une noisette; et je sentais que je pourrais me mettre à faire ça, manger, des glaces, des glaces, et encore des glaces, et tous les jours. je pensais à f. qui allait au concert ce soir, et je me disais, je me mangerai des glaces tandis qu’il ira au concert habillé comme un … régisseur de théâtre belge. mais f. m’a fait remarquer que ce n’était pas dans nos moyens (la glace tous les jours). il, frédéric, m’avait fait pleurer, avant ça, au matin. non pas m’avait fait pleurer, avait fait quelque chose qui m’a fait pleurer alors que je passe mon temps à faire des choses qui me feraient pleurer si j’étais une autre que moi, si ce n’étaient pas moi qui les faisait. jules résiste bien, s’en sort bien. le soir quand nina a annoncé qu’elle ne viendrait pas demain j’ai décidé qu’on mangerait aussi ses chips à l’ancienne, sa bouteille de… picon. jules a dit tant pis pour nina. j’ai dit oui. il y a pourtant tellement d’expositions que j’ai putain envie de voir. il ne faut plus aller à la bibliothèque le samedi après-midi, et à trois en plus. j’avais pensé que ce serait bien. maintenant voilà je vais continuer de livre le livre d’umberto eco. la mystérieuse … de loana…
comment cette semaine a-t-elle pu être si fatigante. pourquoi faut-il que j’aie toujours ce sentiment de faire des choses héroïques. j’exagère. tout ça pour oublier que quand on me touche je hurle. revenir sur cette phrase, la sélectionner, la mettre en italiques. les très incroyables rêves de cette nuit. les très incroyables rêves de cette nuit !!!! sauvée tout de même par un homme, très costaud. mon enfant aussi, je crois, sauvé (ou pas?). sauvés par un homme très costaud qui aurait m’achever taillader mettre en pièces et qui ne le fait pas – mon charme – envers et contre le monde qui le lui a commandé pourtant. f. dans ce rêve me trahit. dans ce rêve, eh bien, et pour la première fois de ma vie : le monde entier se retourne contre moi (parce que je ne veux pas participer à une mascarade de relation sexuelle rapport sexuel mise en scène spectaculaire et ridicule comment suis-je arrivée à la dénoncer démontrer démonter,  m’y soustraire, soustraire f et mon enfant, car ces salauds, aussi mon bébé, tâchaient de l’inclure, dans le spectacle rince-l’oeil atroce et télévisuel mais en direct, pauvres cons – car ils la voulaient, leur mise en scène, leur spectacle de merde
enfin, je me suis enfuie, je montais dans un ascenseur, ha ha, j’allais occuper l’appartement, où je ferais je ne sais quoi dont je me réjouissais à l’avance. non, je n’ai pas l’habitude d’avoir le monde contre moi, entier. mais je me suis réveillée, ou jules m’a réveillée.
avoir le monder entier contre soi un monde de cons de salauds et être seule à avoir raison, être vraiment la seule à avoir raison. exaltant et fatiguant. le petit bébé, lui par contre, éliminé.
ici et là, jamais maintenantici et là, jamais maintenant

23:41
je ne sais plus ce que je voulais dire.
23:45
je me suis un petit peu fait draguer au cours de miller mercredi. mais je suis un peu plus jolie cette semaine. je ne sais pas pourquoi. je ne sais plus ce que je voulais dire. au fond, jtrouve que la vie cest de la saloperie.
23:52
si on se regarde dans le miroir et on se dit tiens cest ok, évidemment la vie est un peu plus facile. il lui dit je sais pourquoi les gens aiment tes livres tu n’écris que pour toi-même n’est-ce pas, tu n’écris que pour toi-même. il est totalement affolé par ce qu’elle fait, par son travail, ce qu’elle est. tu te fais terriblement plaisir, tu ne penses à personne . elle répond je ne sais pas, oui peut-être. je ne sais plus où j’ai entendu ce dialogue. pour ce qui est de me trouver un peu mieux que dhab dans le miroir c’est totalement incontrôlable, pour ma part, depuis toujours. surprise, à chaque fois. pour le meilleur ou pour le pire.
00:24
je suis un miroir. je m’arrache au monde perpétuellement il me semble. je m’arrache au monde. je ne suis pas très attachée à la véracité de mes phrases. pas plus qu’à leur vérité. comme elles me viennent comme elles sonnent comme elles me plaisent.  ce que je ne ferais pas pour éviter f, à cause seulement de. parfois, des histoires viennent, non invitées. ex/ j’entends une voix me dire (imaginaire, la voix) fais attention, tu pourrais le perdre. rapport à cette situation où f. sort tout le temps. tout le temps est totalement exagéré, c’est l’histoire qui s’invite, de ça que je parle. ce à quoi je pense : fais attention, tu pourrais le perdre, je sais que ça n’a strictement rien à voir avec ma situation, avec notre situation. mais voilà, cette histoire s’invite, vient se greffer à la situation. cette histoire toute faite et si souvent racontée de par le monde. je ne suis pas claire. j’ai l’impression d’une histoire qui remonte jusqu’à autant en emporte le vent. oui, qu’il l’emporte, le vent. qu’il l’emporte. je crois pourtant que f. ne fait pas suffisamment attention. en vérité, c’est plutôt ça. l’inverse.
mardi 24 mars 2009 @ 10h59

chou, genoux

o_mann_10

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(The physically divided are also the conquered and the controlled) becca mann:née à los angeles en 1980 où elle réside_img 1 : Seascape, 2008, Graphite on paper, 28.6 x 29.8 cm ; img 2 : April, oil on canvas, 60 x 60 cm

[24 mars, 10 h. 59m.] j’ai expliqué à jules qu’avant1 les gens s’agenouillaient pour prier dieu. et que, petite, il m’arrivait donc, parfois, de m’agenouiller. je lui ai montré comment. en échange et contre toute attente, il m’a demandé comment il fallait faire pour devenir dieu. je n’ai su que répondre. je lui ai conseillé de demander à son père.

je garde de ma foi religieuse le goût de la prière aux lieux d’abord où elle était douce – où elle est un acquiescement et donne à votre corps cette figure du deux qui est une posture juste et correspondant à une vérité. je garde d’elle son sens de l’au-delà, sa connaissance du désir. le goût du rien (un évanouissement, etc.)

(et parfois jules et moi nous payons-nous une petite tranche d’agenouillement, à deux, au sol, nous dessinons. je dis ça, c’est juste pour l’image. au delà, rien. j’ai bien conscience que cet enfant me rend souvent très heureuse. je me doute que cela ne durera pas. à seize ans, moi-même, j’a i hurlé à ma mère, dans les escaliers, dans la cage d’escalier, que je la haïssais.)

Notes:
  1. évidemment, c’est une sorte de facilité de parler ainsi, de parler d’avant []
mardi 24 mars 2009 @ 22h49

a scheme is not a vision / verossity / Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison.

+ S Z U G Y I C Z K Y + (velocity) (férocity, verosity)

Mar 24th, 2009 11:17am

j’aime beaucoup vous montrer des images. les images qui sont qu’il est à ma portée de vous montrer. les images que je vous montre sont des images qui

je ne sais pas si elles sont à proprement parler n’importe qu’elles images, je ne le crois pas, en fait, mais dans ces images compte également, et indépendamment d’elles, de façon extrinsèque, cette qualité qu’elles acquièrent – du moins à mes yeux – du fait que je vous les montre. elles comportent également ceci : que j’aimerais également physiquement les faire, qu’à mon tour, ma façon, les fabriquer me plairait. (et qu’elles sortent de l’ordinateur) (l’ordinateur, la virtualité étant, restant suspecte).

(via modernitymuscler) quality toys papier colle et camionsMar 24th, 2009 12:13pm

des fois peut-être je veux dormir pour mettre de l’eau sur le feu. mais parfois ça fait comme si c’était de l’huile.

à propos de ce rêve,
l’ayant raconté à celui que dorénavant je ferai l’effort d’appeler mon analyste, ce rêve où je suis seule contre la bande de cons du monde, il me dit :  » aaah ! aaah ! aaah ! » (en trois quatre fois, de façon très appuyée, comme si ça faisait longtemps qu’on l’attendait, celui-là, ce rêve-là). et après, quand j’ai eu fini de parler, il dit plusieurs fois « très très très très très bien… « 

mon analyste donc, c’est aussi celui à qui quand je dis que je veux quitter f me dit le quitter mais pourquoi ce qui me suffit pour que je veuille plus le quitter du tout en effet pourquoi

Ben Schumacher (Symbolic Registration n° 2)

Le bonheur est une monstruosité ! punis sont ceux qui le cherchent.

G. Flaubert

voyager, c’est compliqué, c’est trop compliqué. développez.

accident

il faut que j’aille à bruxelles voir mon petit frère hospitalisé

grave


velocity
veros,sity
verocity verosity
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dimanche 29 mars 2009 @ 14h18

~brüxL,

bxl, 29 mars, près de chez ma mère (les blocs)

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