ce qui serait juste ce serait de n’avoir jamais qu’un seul livre sur sa table de nuit (si la lecture est bien comme l’amour).

calami

déménagement – sur une caisse j’écris livre d’OR au lieu d’écrire livre d’ART

on va se revoir, quand on se manquera


déménagement : starts becoming difficult because il n’y a plus que des trucs plics plocs

reaching the end of Lost, season 1


dream, cette nuit :

étais probablement grosse, parce que vois anne, qui est beaucoup plus grosse qu’en réalité, anne w., et elle a une sorte de choc, m’explique-t-elle par la suite, elle a un mouvement de rejet, de ma personne, parce que me voyant, elle s’est vue, du fait que je suis devenue aussi grosse qu’elle1

je me demande si c’est vrai, dans le rêve, si je suis vraiment aussi grosse que ça. je sais que je suis grosse, que j’ai grossi, mais je ne me rendais pas compte que c’était autant que ça. je sais aussi que je n’ai pas d’image juste de moi-même. et qu’il est possible qu’anne également ait une mauvaise image / image fausse, de moi. je me dis que je dois chercher à savoir ce qu’il en est.2 peut-être en cherchant d’autre gens, qui me renvoient une autre image. je ne sais pas. nous sommes chez quelqu’un.

après, je me retrouve dehors, avec l’homme auquel la maison où j’étais appartient, il a quelque chose de séduisant pour moi, il est plus âgé, c’est un chef. il travaille dans un business d’imprimerie ou stuff like that. il ressemble un peu à l’acteur de lost in translation. nous faisons des courses dans un grand magasin3, il y a des escalators.  il m’achète un truc, je lui achète un truc. je ne sais pas s’il veut de moi. moi, j’aimerais bien de lui. il fait penser à cl. lambert. du point de vue de la mentalité / imprimerie sérigraphie anarchie (alcool?) / pas physiquement. on se quitte, on se dit qu’on va se revoir, quand « on se manquera », il dit que ça va arriver, qu’on va se manquer. il me donne un petit carnet, bloc-notes, de feuilles reliées avec des anneaux comportant son logo = son nom, en bleu, et plus tard, je réalise, qu’il y a aussi son numéro de téléphone. il est possible que nous étions avec jules.

je retourne plus tôt que prévu à la maison de l’homme. je ne veux pas chercher à le voir, je veux récupérer qq chose, peut-être son nom, ou son numéro de téléphone, ou autre chose. je tombe à nouveau sur anne w. puis, un autre homme. il me voit ou m’a vue avec le premier. il est plus jeune. beau, mince, handsome. nous sommes debout, très très proches l’un de l’autre, l’un contre l’autre. je crois qu’il me demande si je l’aime, non pas lui, mais l’autre homme, plus âgé. je dis qu’il y a quelque chose de très important que je dois lui dire : c’est que je ne quitterai jamais frédéric. que je resterai toujours avec lui. je lui dis quelque chose à propos de ma sexualité, je lui dis que je suis qq qui même quand il y a qq chose de très facile à donner, ne le donne pas. je ne sais pas si ce que je dis à propos de cet aspect de ma personne peut séduire cet homme ou pas. plus tard, je croise le premier homme, il me dit que je ne lui manquais pas encore mais qu’il avait décidé de m’écrire le soir même, il me dit qu’il vient  d’emménager dans cette grande maison et qu’il ne peut envisager d’y vivre seul, encore vivre seul. je lui dis que justement je devais lui dire ça, que je ne quitterais jamais frédéric, jamais. que je pouvais juste avoir une aventure. je me demande si ça me rapproche de l’autre homme, du deuxième. je ne sais pas s’il veut une aventure.4

je pense partir, mais il est question de dîner, je me demande si je vais manger avec les autres, dîner là. c’est le premier homme qui prépare à manger, celui qui ressemble à lambert, l’imprimeur, celui à qui appartient la maison,  les gens vont passer à table. anne me dit de rester. elle m’emmène dans un salon de coiffure privé, à l’intérieur de la maison. je sui sravie, ravie de pouvoir me faire faire les cheveux avant d’aller manger.5 je peux y prendre un bain. je la remercie, elle a été chez le coiffeur la veille, donc il trouve qu’elle n’a pas besoin d’être coiffée, mais est ravi de pouvoir me couper les cheveux. je me demande s’il va me faire une couleur, aussi. je me lave, mais je n’ose pas enlever mon tee-shirt devant anne. j’achète un savon. je ne prends pas de savon liquide, de bain mousse, mais un savon dur, naturel. j’ai la vague idée que c’est meilleur pour la nature / écologique. ce savon sent très bon. le vendeur me dit de noter sa senteur : ambre. il me dit de façon à la retenir, et pouvoir en essayer d’autres, et alors, choisir. je pense que je n’ai pas besoin d’en essayer d’autres, que celui-là me convient très bien. j’espère qu’il ne laisse pas de traces sur la paroi de la baignoire ou de la douche.


Notes:
  1. vrai que pour le moment j’ai grossi et me demande à quoi je ressemble, et peut-être deuxième nuit de suite que rêve que suis si grosse, obèse []
  2. hier pensais à ça, que je ne crois pas du tout à l’objectivité de ma beauté, que je sais être belle dans par le regard de l’un ou de l’autre, homme ou femme. aussi, n’avais pas compris que me sois fait dragué hier de façon si éhontée par ce type, dans la rue, alors que justement, me trouve si grosse []
  3. bientôt anniversaire de f []
  4. lost, hier, le jeu du je n’ai jamais, « je n’ai jamais eu d’aventure sans lendemain« , qui se termine sur  » je n’ai jamais tué quelqu’un » – « at least, we have something in common » (ils ont tous les deux tué quelqu’un []
  5. j’avais pensé à ça récemment, que je devrais plus m’apprêter quand je sortais manger, même et aussi quand je voyais les parents de f. []

vacance des caisses à remplir


mercredi

matin

marre, soif

musik / pour m’encourager, mets noir désir, des visages des figures

fait  partie de « mes disques »,  que je ne mets jamais. je n’ai jamais mis beaucoup de musique. je n’ai jamais eu beaucoup de musique. j’ai du mal à interrompre ce que je fais, ce dans quoi je suis, pour mettre de la musique. et même la musique, il m’est difficile d’en « avoir« . il faut que je la reçoive. mais ça m’est arrivé d’aimer beaucoup une musique, et alors de l’écouter… énormément. mes disques, je pense que je les connais tous vraiment par cœur…. des visages, des figures, c’est l’époque d’Ex Machina. Anne me l’avait enregistré. Non pas Anne W. Je n’ai pas connu qu’une seul Anne. J’allais à ce moment au boulot à vélo. une demi-heure, je crois bien, tous les matin. Et je l’écoutais au walkman. au boulot, aussi, on s’était mis, à écouter de la musique au casque. ça nous aidait. Fred a trop de musique pour moi.

régime/ envie  de devenir végétarienne (d’un régime, d’un contrôle, d’une maîtrise, toujours envie)

( on va pas s’en sortir et quel jour sommes-nous, combien de jours nous séparent du jour du

mise en caisse / comme hébétée. dix minutes, un quart d’heure, une demi-heure entre chaque caisse de vide

après-midi

amour / f me fait l’amour, longtemps

// vide


jeudi

– mur chambre jules

– repassage

– écrire FL

donner rien


mail idiot / dans la sorte d’ennui, de vacance, de ces caisses à remplir, j’avais, l’avant veille du rêve narré hier,  écrit au dispariteur un mail idiot qu’il a publié sur son blog – parmi il est vrai les x autres mails qu’il a reçus à propos d’avignon.  cela m’apprendra / ou m’apprendra rien du tout, puisque j’oublie tout et  que tout flatteur vit au dépens de … /  ah, ce sentiment d’humiliation.  bon on s’en en remet, mais faudrait que j’oublie plus, cette fois-ci.

du bonheur pour moi de jeter / ce qui me déçoit dans ce déménagement : j’aurais espéré pouvoir me débarrasser d’un maximum de trucs // ou être ou avoir – on n’a pas nécessairement le choix – l’issue : faire ? (jouissance d’être privé, être le phallus de la mère, hamlet et son to be or, positions féminines de l’être d’éric laurent, comment tout ça tient-il ensemble)

sur le génie /  je pense que ceux que je considère comme des »génies » sont avant tout des personnes non affectées par l’inhibition – rendant l’inhibition d’autant plus passionnante à mes yeux. c’est ce que je ressens, face à des gens que j’admire  : qu’ils sont osé, avant tout. qu’ils assument qui ils sont, qu’ils n’hésitent pas à aller dans la voie de ce qu’ils sont, qu’ils n’hésitent pas dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas, à l’élaborer,


vendredi une semaine avant le déménagement.

clotilde / lecture d’un article de clotilde leguil dans le nouvel âne1, proposition pour une nouvelle éthique « Agis de telle sorte que le sens de ton action ne puisse jamais être réduit à un pur calcul par toi-même ou par autrui. »


lundi crash / je craque

plus tard que je n’avais pas pris mon médoc hier


Notes:
  1. «  »La technicisation de l’éthique »,  LNA n° 8 []

Agis de telle sorte que le sens de ton action ne puisse jamais être réduit à un pur calcul par toi-même ou par autrui.

« Ainsi nous proposons, après Kant, après Lacan, après Jonas, de reformuler encore une fois l’impératif de la moralité dans ce contexte d’infiltration généralisée du chiffrage dans tous les domaines de l’existence : ‘Agis de telle sorte que le sens de ton action ne puisse jamais être réduit à un pur calcul par toi-même ou par autrui.' »

… que fais-je quand le matin je me pèse …

« L’orientation éthique au sein du monde de la technique devrait consister à faire valoir le point de vue de la non-quantification, le point de vue de l’expérience humaine comme irréductible à toute mise en forme mathématique. La pensée éthique devrait avoir pour tâche aujourd’hui de faire barrage à l’évaluation de l’humain. »
Clotilde Leguil, « La technicisation de l’éthique », LNA n°8, février 2008