1er janvier

à la laverie

From Evernote:

1er janvier

bon jour pour la laverie et surtout anniversaire de jules.
allons au resto tout a l’heure, à trois. au resto italien, tout
près de son école. ecris sur mon téléphone, ça ne marche pas
mal, meme si je ne sais pas encore où sont les accents. voudrais
me promettre de ne plus faire d’internet cette annee, ce voeu,
mais c’est même pas sûr que sois pas occupée à en faire pour
l’instant…
sais pas trop où j’en suis, me sens jouée par les médicaments et
la nicotine dont je ne cesse d’essayer de sevrer.

l’inconscient tellement encombrant

l’inconscient tellement

encombrant

/

comment pourrais-je espérer

léguer

ça ?

/

qu’est-ce qui m’inquiète

encore ?

jules

seulement jules.

ce que je vais lui laisser. ce que je peux lui donner. comment ne pas l’empoisonner. moi qui le suis tant, poisonnée.

//

pourquoi vouloir écrire, sinon pour espérer que ça l’aide un jour, l’allège, qu’il comprenne – mais lui assignai-je ce destin-là : qu’il me comprenne, qu’il soit celui qui me comprenne ? est-ce cela que je fais ? ce n’est pas ce que je veux. pas du tout. c’est qu’il me semble que si peu est dit, de ce qui est. si peu je dis, de ce qui m’est. et l’inconscient, justement, et cette expérience-là, dont il me semble que rien, dans le monde, finalement, ne témoigne, de façon distincte. qui me semble partout renié.

/

étudier la grammaire. retourner aux basics.

/

que retiendra-t-il des cris qui ont été les miens, hier. ou avant-hier. mauvaise humeur, crise. inopinée, inattendue, venue de nulle part. que j’assume pourtant, qui est pleine d’histoire, d’histoires, de travail. que f. assume également. supporte.

le cri seulement lui restera-t-il, la haine d’un moment ?

(photos prises au resto, aujourd’hui, ou plutôt hier, premier janvier 2011, jour du 6è anniversaire de jules)

//

(f, l’autre jour : mais tu parles tout le temps de toi, racontes toujours ta vie. moi : mais c’est ce que j’ai de mieux…)

désastre (la chute de la maison ..)

j’habite la cave de la rue waelhem. côté gauche, normalement inhabité.

quelque chose se passe, se casse, un mur se divise, des plaques s’ en effondrent.

je crois que je monte prévenir mes parents. mon père est encore en vie.

je redescends avec ma mère. sommes en haut des escaliers de la cave. elle me parle d’aller voir de l’autre côté, du côté où j’habitais avant, dans la « cuisine-cave ».   ca me fait penser au garage de la rue tiberghien. il y a peut-être des toiles dedans, des œuvres de mon père. les murs continuent à s’effondrer. ça m’effondre également. je suis très inquiète. ma mère descend.  elle me fait savoir qu’effectivement des choses horribles sont arrivées. je descends.

l’endroit me paraît dévasté, sans que je sache vraiment en quoi consiste cette dévastation. dans un état déplorable. quelqu’un habite là.  un sdf ou un drogué mais qui n’est pas là. une de ces personnes que mes parents avaient coutume d’accueillir, de loger chez eux avec nous. je râle que mes parents aient laissé faire ca (m’aient « remplacée » par ce sdf, aient laissé ces lieux se dégrader de cette façon, ces lieux qui étaient miens).  je râle très fort. les murs sont dénudés, arasés, troués. en dehors d’un lit peut-être, au milieu de la pièce, un matelas au sol, les pièces sont vides.  j’essaie de comprendre de grands écorchures circulaires dans le mur entre les deux fenêtres. je me demande si des signes y sont à lire.

plus tard.

il semblerait que le reste de la maison continue de s’effondrer. qu’elle soit complètement pourrie, qu’il ne doive bientôt plus rien en rester. des toiles non plus.

je suis vraiment affolée. je dis à quelqu’un qui passe que mes parents n’auront jamais les moyens de retrouver un endroit où loger. que c’est une catastrophe. ma mère a l’air de penser de même.



f.  hier dit que c’est vrai mon blog est bizarre, comme je tentais d’expliquer à j. ce qu’est internet, ce qu’est un blog, le fait que j’aie un blog, et que j’en aie honte, que je ne l’assume pas du tout, que je ne suis jamais contente de moi. ah oui, il dit.



chers amis, sortez vos minuteurs et… EN AVANT!

Aujourd’hui, vous allez passer 15 minutes dans l’entrée de votre maison. Prenez tout le courrier, les chaussures et les vestes et rangez-les. Je suis toujours très surprise de la quantité d’objets qui semble s’accumuler dans ce coin! C’est un endroit qui, lorsque vous vous en occupez et le rangez complètement, vous renvoie un grand sentiment d’accomplissement car c’est ce que vous voyez en premier lorsque vous passez la porte!

better

tonnes d’ADJUVANTS en « ine »–> vu docteur G – certifie que tout ça c’est l’œdipe, simplement (je dis HA) et que ça ne peut aller que pour/vers 1 mieux.

de nouveau pas pu dormir

où j’en suis.

journée d’hier finalement bien passée, une fois que jules et moi nous sommes levés. jules très joyeux – gai on dit en belge. avons traîné ici, à faire plus ou moins rien. traîné au lit, ordinateur, un peu d’aspirateur pour moi, une mini sieste aussi pour moi, « je vais dormir un peu. ah oui, pourquoi? » pas lui dire que c’est histoire de trouver le courage de m’habiller. de redémarrer. il a ensuite pris un bain très long, où  je lui ai servi des crêpes. après, avons fait des courses au g20. j’en fais une lavette.

alors, accuser les hormones? c’est ça? et ce travail que je n’arrive pas à faire.

ah oui, toute la journée aussi me suis dit : ah oui, ranger tout de suite, ah oui, ranger tout de suite. puis au g20 j’avais acheté un collier pour le chat et je savais bien que et…

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il y du mieux


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depuis jeudi passée à paroxetine (deroxat) et bromazepam…

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– une cigarette

– tête occupée seulement par des listes

– et toujours cette phrase qui résonne : ranger tout de suite.

derrière le masque d’une colonne, il nous reste encore à boire à ma mère et à moi

« Suis au restaurant avec ma mère, un restaurant italien. Je lui explique la différence entre grand A et grand A barré.

Le patron du restaurant intervient. Il veut qu’on parte parce qu’on ne consomme plus rien. Or, il nous reste à boire. Cependant, me dis-je, d’où il est, il ne voit peut-être pas nos verres, masqués par une colonne.

Le patron s’adresse à ma mère. Je me lève et lui dis qu’il se comporte très mal. »

qu’un analyste n’ait pas vu, ou risque de ne pas voir, qu’il nous reste encore à boire, à ma mère et à moi.

soutenir l’effort d’équivoque généralisée…

je ne sais pas comment j’ai fait, ni pourquoi, mais j’y suis allée, hier, à la  conf. d’E. Laurent, Les noms et la nomination. C’était passionnant. Et je me suis dit, que c’était ça, que je voulais, parler, entendre parler, de ces choses-là.

faut dire que le local de l’ACF s’est avéré tout près de mon nouveau chez moi. Ça facilite, grandement, me facilite, grandement, j’y vais à pied.

 » soutenir l’effort d’équivoque généralisée » comment ça m’ a fait penser à frédéric

« De ceci, dit le sujet, je ne me rappelle pas ». – Soit : à l’appel d’un signifiant dont il faudrait « qu’il me représente pour un autre signifiant », je ne réponds pas.. « présent », pour la raison que de l’effet de cet appel, je ne me représente plus rien. je suis une chambre obscure où l’on a allumé : plus moyen que s’y peigne par son trou d’épingle l’image de ce qui se passe au dehors.
L’inconscient n’est pas subliminal, faible clarté. Il est la lumière qui ne laisse pas sa place à l’ombre, ni s’insinuer le contour. Il représente ma représentation là où elle manque, où je ne suis qu’un manque du sujet.
D’où le terme dans Freud de : représentant de la représentation.


Lacan, « La Méprise du sujet supposé savoir »