mardi 7 juin 2011 @ 13h15

(what’s in) a cat’s life :

aujourd’hui teste les bouchées thon carottes carrefour

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mardi 7 juin 2011 @ 20h32

Prospero:

Our revels now are ended. These our actors,
As I foretold you, were all spirits, and
Are melted into air, into thin air:
And like the baseless fabric of this vision,
The cloud-capp’d tow’rs, the gorgeous palaces,
The solemn temples, the great globe itself,
Yea, all which it inherit, shall dissolve,
And, like this insubstantial pageant faded,
Leave not a rack behind. We are such stuff
As dreams are made on; and our little life
Is rounded with a sleep.

The Tempest Act 4, scene 1, 148–158

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mercredi 8 juin 2011 @ 2h57

le nom de cette femme, Ornelle

avec qui Fred me trompe.

  • être trompée
  • ornelle, or not
  • ornelle, orner
  • corneille, corps né lien (choix)
  • cornelia – deuxième prénom de ma mère ANNA IDA CORNELIA
  • je disais autrefois n’aimer pas les corneilles

seul l’éléphant trompe énor

en réalité, je ne déteste pas taquiner l’idée qu’il me trompe. Qu’existe la déesse K.

ou encore

qu’il me trompe et que je m’expulse

que tout s’ex pulse

la grande ex pul sion

le tralali lala

  • oreille
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jeudi 9 juin 2011 @ 15h14

portrait 87

a year ago my mother sold this portrait, she told me on the phone, i sold a portrait, well, i called it « portrait », but i don’t even know if it’s a portrait , she said,  the face does remind of something, but… i don’t know who, and then she said you should see it, you know, you should come over here.

so, i came and i saw it, ha ha ha, and  i said to myself, waouw that’s me ! (and that’s sold!) (and my mother, ha ha ha, she did not believe me, ha ha ha).

oh, my fahter died, you know, so

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jeudi 9 juin 2011 @ 18h11

j’aurais voulu être
analyyyyysteuh

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mardi 14 juin 2011 @ 8h21

dans la nuit du douze au treize juin j’ai été si triste

– que fais-tu avec ton analyste?
– je célèbre l’existence de l’inconscient. mais la psychanalyse n’est pas à la hauteur de l’inconscient.

– que faisais-tu avec ton analyste?
– je célébrais l’existence de l’inconscient.
– et maintenant, tu vas faire quoi?
– continuer (dans un souffle).

(il m’est si difficile d’être proche de ce dont je suis proche. si difficile, si rare, et ces instants bientôt promis à l’oubli.)

c’est fini.

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jeudi 16 juin 2011 @ 21h44

« life itself is conceived as a sort of listening »

encore un moment veux-tu restons tristes

« Il me semble alors que mon corps se compose de chiffres qui me donnent la clef de toute chose, ou bien que nous pourrions créer entre nous et toute l’existence des rapports nouveaux, féconds en pressentiments, si nous nous mettions à penser avec le cœur. Mais quand cet étrange enchantement me quitte, je ne puis rien en dire ; je pourrais aussi peu exprimer en paroles sensées en quoi a consisté cette harmonie entre moi et le monde entier et comment elle m’est devenue sensible, que je saurais fournir des indications précises sur les mouvements intérieurs de mes entrailles ou les arrêts de circulation de mon sang. »

« life itself is conceived as a sort of listening »

« Et même l’image précise d’un objet absent peut, d’une façon tout incompréhensible, être élue pour se remplir jusqu’aux bords, avec une soudaine douceur, du flot montant d’un sentiment divin. »

 

 
« Il est là, et ce n’est l’affaire de personne que de s’occuper de sa présence. Il est là, et sans bruit il change de place ; et il n’est rien qu’oeil et qu’oreille, et il prend la couleur des objets sur lesquels ses sens se posent. Il est le spectateur, non il est le compagnon caché, le frère silencieux de toute chose, et le changement de ses couleurs lui est un intime tourment. Il souffre de toute chose, et tandis qu’il en souffre, il en jouit. Cette faculté de jouir douloureusement, c’est là tout le contenu de sa vie. Il souffre à force de sentir les choses, et il souffre de la chose individuelle tout autant qu’il souffre de l’ensemble ; il souffre de ce que chacune a d’unique, et il souffre du lien qui les relie toutes. Ce qui est élevé et ce qui est sans valeur, ce qui est sublime et ce qui est vulgaire, il en souffre ; il souffre de leurs états et de leurs pensées ; oui, de simples êtres de pensée, des fantômes, les produits sans substance d’un temps, le font souffrir comme s’ils étaient des hommes. Car pour lui hommes et choses, pensées et rêves ne sont à la lettre qu’un ; il ne connaît que des apparences qui devant lui émergent, et dont l’apparition le fait souffrir, mais d’une souffrance où il trouve son bonheur. Il voit et il sent, sa connaissance a l’accent d’un sentiment, son sentiment, l’acuité d’une connaissance. Il ne peut rien négliger, il n’a le droit de fermer les yeux sur aucun être, sur aucune chose, sur aucun fantôme, pas même sur le plus fantastique rejeton d’un cerveau humain. C’est comme si ses yeux n’avaient pas de paupières. Nulle pensée qui l’assiège, il ne saurait l’écarter comme appartenant à un autre ordre de choses. Car dans l’ordre de choses qui est le sien chaque chose doit trouver sa place. En lui tout doit et veut se rencontrer. Il est celui qui unit en lui tous les éléments d’un temps. En lui, ou nulle part, réside le Présent. »

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vendredi 17 juin 2011 @ 9h26

comment je suis triste que le cours soit terminé. affectée, profondément. comment j’ai – est-ce une fois encore? – vécu avec, dans, de, par cet enseignement, cette année. et pour l’oubli – faut-il qu’il soit saint,
lui
au moins. je ne suis pas psychanalyste, quelle chose étrange, dont je reviens difficilement.
ai-je fait mes adieux à celui qui me servait d’analyste en raison du peu de cas qu’il m’avait semblé faire de la décision par moi prise de faire la passe.
ai-je dit que je me croyais, moi, de l’outrepasse. avec sire miller en reste sur les bras.
cette tristesse qui m’est tombée dessus,
je ne suis pas même sûre d’arriver à retranscrire son dernier cours, tel est le crève-coeur
à quelle enseigne maintenant?

jules a commencé à écrire à ce cours, il était fier, il prenait note, pour moi, il trouvait que miller parlait vite. il faut absolument que je récupère ces feuilles auprès de la maîtresse, à l’école, où jules avait aux autres montré ses notes, son dessin, et expliqué qu’il avait été à un cours de spychanalyse

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samedi 18 juin 2011 @ 21h27

 
 
 
chester
 
 
 
square saint-vincent de paul mac donald's rue de dunkerke
 
 
 
électricité installation 25 rue condorcet boutique rue condorcet
 
 
 
laverie rue d'Abbeville
 
 
 
façade en face
 
 
 
terrasse caféde la fenêtre
 
 
 
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samedi 18 juin 2011 @ 21h28

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lundi 20 juin 2011 @ 6h41

last sentence

of the dream:

can i have une petite salade de tomates fraîches et une (soupe?) de po-man à partir de po-man?

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lundi 20 juin 2011 @ 8h12

au réveil, café percole, sers à jules ses céréales, pénombre, j’épluche une orange. j’ai bien dormi.

le livre coûtait 50 euros et Frédéric était réticent (50 euros, j’ai pensé que c’était le prix de la séance du lendemain.)

j’ai réalisé que je ne lisais plus.

dans le livre dont ma mère disait que mon père le lisait, les indiens attendent un rêve.

quand je travaillais à la Société nationale terrienne, ce travail, mon premier, quel âge avais-je, que j’avais été « forcée » à prendre par le chômage, je lisais tous les matins quand j’arrivais, la première heure, tant qu’il n’y avait personne. il fallait que j’arrive à huit heures, les autres arrivaient à 9. un séminaire de lacan je lisais.

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vendredi 24 juin 2011 @ 8h21

maintenant je suis juste fatiguée et c’est tout.

dimanche 26 juin 2011 @ 20h36

caveseche

depuis des années, j’habite dans une cave qui offre cet avantage d’être sèche.  j’écris de préférence dans le noir. des mots ce que je préfère c’est la sonorité. les phrases sont des arbres où je circule volontiers. je ne déteste pas non plus le bruit isolé des clapotis. j’adore l’été le soir, certains de ses bruits ralentissant .
au fil des ans, je n’ai plus la nostalgie de la lumière et que la nuit n’est pas encore tombée, je rends grâce. quoi d’autre? what else. d’un 2-roues le son s’éloigne.

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mardi 28 juin 2011 @ 9h34

je te salue, réel

c’est
entre toi et moi
maintenant.

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mercredi 29 juin 2011 @ 9h37

je te salue, réel

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mercredi 29 juin 2011 @ 11h49

longtemps encore je vous dirai adieu

MATIN. recouchée, écris dans le noir,

le crâne me  gratte toujours  autant, m’ai tartinée d’homeoplasmine en vue soulagement.

HIER m’avait baptisée  à l’H2O précieuse

mais n’y fit rien, ça gratte.  si ce n’est que bien sûr suis baptisée, au moins y crus-je,  il m’a paru savoir quelque chose quelque chose de nouveau, et que dans une foi nouvelle je m’engageais,

sans intermédiaire

or l’intermédiaire faisait la chapelle mais la chapelle je peux y retourner il suffit pour cela que je ferme les yeux

pendant longtemps encore je vous dirai adieu cependant que je voudrais que vous gardiez en mémoire que le son seul compte, au moins entre nous.

jeudi 30 juin 2011 @ 12h13

The necessity of loss hits the subject with particular virulence: rather than losing something, the subject sacrifices itself.

In his addendum to the Rat Man case (S.E., X, pp. 253-318), Freud is aware of this paradox. The patient repeatedly addresses prohibitory statements to himself in the form: « What sacrifice am I prepared to make in order to . . . ? » (p. 271). It could not be more succinctly expressed that the suture of the subject demands the sacrifice of jouissance. Greed and austerity paradoxically concur for him who is willing to forego his jouissance for the sake of vindicating the signifier. This attitude qualifies the alienation denoted as « I am not thinking. » It implies a rejection of the unconscious that can be expressed as « I am counting. » Lacan followed Freud’s text verbatim when reading the signifier « rat » as jouissance written off to the signifier: the obsessional posts his jouissance like cash to the ledger.

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