mardi 5 mars 2013 @ 19h57

Entretien avec Jean Clair – Eloge du désarroi

Emission « Les énigmes partagées, psychanalyse et neurosciences »

Avec Jean Clair, interviewé par François Ansermet, pychanalyste, membre de l’Ecole de la Cause freudienne, et Pierre Magistretti,  spécialiste du métabolisme cérébral.

art – science – psychanalyse

1895, date clé

  • synchronie ahurissante

L’esquisse de Freud, les travaux sur l’hystérie

véritable rupture épistémologique

  • rayon-X_DR

    découverte des rayons X par Röntgen –> influence sur littérature, ex Thomas Mann, La montagne magique, stupéfaction du héros quand il découvre les poumons de sa bien aimée réduits à une photographie spectrale

  • cinéma

  • découverte des géométries pluridimensionnelles, qui rendent les perspectives traditionnelles complètement caduques
  • neurologie : les premières études sur le cortex cérébral – avortons de Penfield sensoriels et moteurs (homoncules)

nouvelles incursions dans le domaine de la forme / figure (imaginaire) ;  choses qui n’ont jamais été vues qui sont vues pour la première fois –> surgissement de l’invisible

lien art science psychanalyse se fait autour de l’invisible

désarroi absolu de l’artiste

jusque là corpus visuel de normes de lois de canons de proposrtion de symétries et même au MA un iconographie extrêmement précise (cohortes d’anges, nombre de plumes fixées sur les ailes…). corpus extremement défini. nombré, harmonisé. plus d’anatomie plus de règles, plus de foi, à quoi sert un tableau? ne sert plus non plus à réjouir regard des puissants de ce monde. déroute totale des syst de représentations

bricolage, nouvelles géométries, anatomies

les archives les plus intéressantes sur duchene de boulogne se trouvent sont à l’école des Beaux-Arts de Paris… idem pour Marais, Brichet (la salpétrière),

  • invention de l’hystérie – « l’hystérie ignore l’anatomie », plasticité nouvelle du corps.

« expérimentations pathétiques » du futurisme, du cubisme, vont tenter créer nouvelles règles nouveaux canons (Braque, Gris). bricolage, n’aboutit à un code de perception tel que l’anatomie de Léonard à la Renaissance. Cubisme dure 5 ans (par rapport à histoire du Maniérisme.)

[Giacometti, L’objet invisible, La pointe à l’oeil – ce qui reste, le rocher qui ne bouge pas, c’est le visage, est-ce qu’on peut encore représenter un visage? ]

abstraction, chose extrement différentes; au début de l’abstraction 1905, 6

duchamp découvre gémotries pluridimensieonnelles

 

 

bibliographie: Ubris de Jean Clair

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lundi 11 mars 2013 @ 9h12

. Ce que je veux

 Lundi onze mars 2013

Est-ce que je ne sais pas ce que je veux ?

De façon ultime ? Non –

Vivre ce lien unique avec la psychanalyse, en me passant de l’analyste.

Il ne me semble pas que je m’éloigne à aucun moment en aucun endroit de la psychanalyse, que je ne me sois éloignée d’elle à aucun moment en aucun endroit.

Ça ne peut pas être l’ultime vœu.

Peut-on vouloir ça ?

Que peut-on vouloir ?

Il peut s’agir de cela : vivre – aller se placer dans son feu. Se faire griller par elle. La psychanalyse en toaster. Est-ce ce que je vis ? C’est ce que je veux. Est-ce vivable ? Ça l’est du moment que beaucoup d’autres vies aient lien en même temps, car c’est là aussi que se tient la psychanalyse, dans la multiplicité des vies leurs superpositions. Hélas, vie trop en pensée. Ça a son coût, de pensées. Lourd. Excessif.  Heureusement la pensée est loin d’être la seule matière de la psychanalyse.

Vivre la psychanalyse (à défaut d’en vivre…)

La psychanalyse est un lien à la vie, qui la scrute. Mais pas seulement.

Que veux-tu ? Vivre. Et cela est tout ? Je n’en sais pas plus. Qu’est-ce qu’écrire ? Un espace une voix une lettre mouvante.

La psychanalyse est un filtre à tout ce qui se perçoit. S’agit-il jamais que d’un filtre de mots ? de pensées ? Il est 9 heures : repos –stop.

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jeudi 21 mars 2013 @ 12h09

sans famille

I. L’épicerie italienne

[toc]

Rêve du 13 au 14 mars 2013

Titi  et mes parents vont venir chez moi, avenue Paul Deschanel.1  Mes deux frères viendront probablement également. Je prévois que nous mangerons au restaurant le premier soir et que le lendemain je ferai une recette italienne. Puisque je vais cuisiner, je dois faire des courses. Je suis dans le quartier de la rue Waelhem (la maison de mes parents). Je trouve une épicerie italienne.2 Je décide d’y acheter tout ce dont j’ai besoin pour la recette. A l’intérieur, je me rends compte que je l’ai oubliée. J’en parle à l’épicière, la décris comme très longue, lui dis mon intention d’en acheter chez elle tous les ingrédients. Elle s’y intéresse, voudrais la voir.

Quand je retourne au magasin avec la recette, j’en profite pour (oser) la lire. Je m’aperçois qu’elle n’est pas si difficile que ça : essentiellement composée de 4 sortes différentes de pâtes, et de crevettes qu’il faut décortiquer – en quoi consiste finalement la seule difficulté de la recette. Je laisse la recette à l’épicière. Lui achète également 2 bouteilles de vin. Quand j’y retournerai, elle aura déjà cuisiné et mis le plat en vente, dans des barriques.

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Notes:
  1. C’est mon premier appartement,  où j’ai commencé à lire Lacan. []
  2. Dans une rue inventée par le rêve, un quartier où, en rêve, je retourne souvent. []
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vendredi 29 mars 2013 @ 16h23

non, je ne sais pas écrire, j’essaie. et non, la forme courte ne me convient pas.

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vendredi 29 mars 2013 @ 18h57

Fer

Il s’agira également de rapprocher cet usage et son « déjà » de Lagandré, du readymade de Duchamp. Pour Duchamp, la chose est déjà faite, la peinture est déjà en tube, elle n’est plus à faire. Et qu’elle ne soit plus à faire est ce qui rend l’artiste impuissant. Lui rend  impossible d’encore faire de l’art. Puisqu’il est fait. Puisque les machines l’ont déjà fait.

Les choses ne sont plus à faire. L’industrie s’en occupe.

Il n’y a plus rien à faire. Il y a bien des travailleurs spécialisés, encore, des ouvriers. Mais ils ne font que ce qu’ils font, dans le cadre de leur travail, et en dehors de leur travail ils consomment également des objets qui leur arrive tout-faits. Déjà faits.

Alors, ce n’est donc pas seulement le parler qui s’est perdu, mais le faire, tout court.1  D’où, le jeu de mots de Duchamp sur « L’impossibilité du fer ». Le fer est fait et n’est plus à faire. D’abord il s’est agi du chemin de fer, des tours Eiffel en fer. Maintenant, il y a l’homme de fer. Entre-temps, bien sûr, il y a eu la dame de fer. Et moi.

 

 

Notes:
  1. A ce stade on peut d’ailleurs se demander si le parler n’a pas été perdu de ce que le faire l’était. []
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