lundi 3 novembre 2014 @ 10h26

ce qui s’est passé depuis qu’il a été décidé, par moi y compris, que je chercherais du travail et que je trouverais du travail,

ce qui s’est passé
depuis qu’il a été décidé, par moi y compris, que je chercherais du travail et que je trouverais du travail, ça ! à quoi je m’étais résolue ! qui s’offrait même à mes yeux comme un nouveau départ, un bien donc ; et qu’alors j’aie de l’argent, et qu’alors je ne sois plus dépendante et puisse dépenser de l’argent, de l’argent d’abord pour ma beauté, mon apparaître, ressortir dans le monde avec figure humaine et
désirable. or
cette décision primaire primate primale a bientôt été suivie par celle de faire une formation. celle d’éducatrice spécialisée d’abord, mais un peu plus tard celle de secrétaire, de direction même, car – plus rapide (1 an contre 4) plus efficace plus sûr mieux en rapport d’ailleurs avec ma mentalité d’esclave ; et oui, eh oui, je me suis réjouie
un moment de faire secrétaire et d’avoir à me confronter plier à ce semblant là, l’apparence le modèle d’une secrétaire, je pourrais prendre ça du côté du jeu voilà je jouerais à la secrétaire ; à ce moment-là, probablement, du point de vue des médicaments, je devais avoir pris exactement ce qu’il fallait pour que je puisse penser ça, et est-ce que j’avais également renoncé à tout? tout
le reste,
je ne sais pas, où j’en étais, dans quelle décision de ce côté-là, comment à ce reste je lui avais réglé son compte,
ce reste,
l’écriture la psychanalyse la révolution possible, dans quel renoncement sagesse je me promenais je me demande après coup. est-ce que ça n’aura été qu’une question de médication, comment savoir. je me tue à tout le temps changer de sentiment comme ça.  ça aura été aussi une peur de l’avenir, une peur de me retrouver à la rue, avec le manque d’argent dans la maison, le ras-le-bol du contrôle dans la maison, un réalisme, mais maintenant,
maintenant, aujourd’hui,
si je veux avoir un peu de gaieté, il faut que je me dise eh bien tant pis pour la rue, tant pis, si je me retrouve à la rue il sera toujours temps à ce moment-là de me suicider, puisque je n’ai pas d’autre issue que celle-là. mais j’avance trop vite. il faut que je retourne en arrière, je rembobine, j’ai donc voulu faire une formation, et je pensais que c’était bien, je rentrais dans une enveloppe, je me timbrais je m’adressais, je me pliais au jeu, c’était ok. si ce n’est que là ou je voulais me faire former (Ifocop), dans l’établissement qui aurait pu me fournir une formation, ils ont voulu que je récite mon cv,
or mon cv
c’est une plaie, je l’avais oublié. j’y avais pas pensé,
je m’étais pas préparée. et ils n’ont pas voulu que je leur parle en premier de mes espoirs de mon demain, mais que je commence d’abord par le passé. j’aurais dû me montrer sûre de moi, maquiller
mes échecs mes errements,
j’ai pas trouvé comment ; je voulais faire une formation justement pour retrouver confiance en moi
mais, ils ont pas voulu comprendre ça, que je n’aie pas confiance en moi, ou ils ont tout compris, ils ont compris que ces échecs ces années je les aimais et que je ne les troquerais pas si facilement pour un cv bidon, peut-être que c’est de ça qu’ils ne voulaient pas, de la jouissance de ça, de la probable jouissance de l’échec et qu’à cette jouissance je ne ne sois pas prête à renoncer aujourd’hui, mais non, pas la jouissance de l’échec, ça n’est pas ça, c’est l’amour de mon histoire, de mon passé, de ces difficultés d’antan,  l’amour mon amour de la vérité – elle cette vraie plaie – / et ma capacité à ça , la vérité, son exercice –  la vérité de ces années que j’ai pris l’habitude de dire, au cours des années de psychanalyse, jusqu’à ce que ce soit ce que je présente de mieux de moi, ces vieilles difficultés, mais s’ils m’ont trouvée naturelle -et drôle jusqu’à un certain point même, ce qu’ils trouvaient bien-, ils ne supportaient pas que je ne sois toujours pas assez sûre de moi, pas assez consciente de mes qualités et de tout ce que j’avais fait, or, mon départ c’est ça, je leur ai dit, je ne suis pas sûre de moi et je ne me dis pas que ça a été bien, ces années de merde, ça a été moi mais ça n’a pas été bien, ça a été dur
et moi qui étais prête complètement à conquérir le monde du travail, complètement prête à jouer le jeu et voir ce que ça donnerait, je me suis plantée dès le premier pion que j’ai joué, et je me suis fait avoir, par quelqu’un que je n’ai pas su persuader, qui aurait voulu que je nie mente mon passé pour avoir du futur, mais moi, j’ai pas voulu, j’ai pas pu mettre de vernis sur mon passé, et donc j’ai encore une fois trébuché
ils m’ont pas prise parce qu’ils ont pas cru que je pourrais me vendre
après, j’ai cru, je me suis dit, bon, c’est ça, faut que je me plie à ça, faut pas seulement mettre du semblant sur le présent mais aussi sur le passé, faut renoncer à toutes les vérités que je connais à propos de ce passé, qui les intéresse pas, faut se plier, leur donner le passé qu’ils veulent et qui se plie d’ores et déjà à ce qu’ils veulent pour demain, que je devienne une bonne travailleuse, un bon pion.
que je sois plus fondamentalement pion et travailleuse qu’eux, que je sois finalement plus d’accord avec moi-même qu’aucun d’entre eux ne le sera jamais
enfin, bref, je me suis fait avoir, j’ai été rattrapée par mon passé, une fois de plus,
maintenant, je ne peux plus, plus du tout, maintenant la pensée du suicide est revenue, c’est pour ça que j’écris, pour m’en débarrasser ou pour m’excuser à l’avance pour que mon fils m’excuse. non pas m’excuse, mais. ma vie a été si difficile. je voudrais qu’elle devienne plus facile, je le voudrais de toutes mes forces, en ce moment elle n’est pas spécialement difficile, je suis protégée de tout par les médicaments, mais j’ai raté le coche, je ne suis pas arrivée à retourner dans le monde des travailleurs
je peux encore me dire que j’essaierai de le faire ce cv positif, menteur, que je pourrais, essayer de le faire
mais je dois d’abord sortir de mon complet désespoir

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lundi 17 novembre 2014 @ 14h14

my friends are shy Nov. 11, 2014 at 7:15 PST

my friends are shy Nov. 11, 2014 at 7:15 PST

je me sens toujours si bien à donn. ce qui est important ce serait de découvrir pourquoi. il y a bien sûr l’immense jardin, le parc. dans la maison, il y a l’espace, les grands espaces, le confort de ça. la chaleur, la profondeur de la baignoire. les meubles auxquels un usage clair est assigné. les choses à leur place. et qu’il ne s’agisse pas de mes propres meubles, peut-être, mais de ces meubles anciens, d’un autre confort, destinés à traverser les âges plutôt qu’à faire une mode. peut-être, peut-être, peut-être. cela n’est pas certain. j’avais pris des photos le week-end dernier, pensant essayer de saisir, ce qui. mais. non, pas vraiment. oui, je suis d’accord avec toutes les décorations, tous les objets, les cadres. seuls peut-être la tête de sanglier et et celle du cerf empaillés me heurtent-ils un petit peu.

et dans la cuisine aussi, je me sens bien.  tout à l’heure, dans la cuisine de paris, je me disais, essayons, essayons d’aimer ici comme là-bas, à quoi ça tient. il faut chercher la beauté, la guetter, être disponible, s’accorder avec les murs, la lumière. je me demandais s’il fallait que je cherche à décorer l’endroit. l’entretien, certainement aide pour la proximité d’avec les objets. l’attention. pourquoi faut-il que me me sente tellement mieux dans les meubles d’un autre. que je sois dans un tel dégout des lieux où ma patte est en cause, soit perçue malgré mes efforts pour l’effacer. je ne supporte strictement pas que rien se décèle de mon désir. il est totalement impératif qu’il soit caché.

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