18.2, 7h48

Merci Nin. ​pour ce spectacle. Tu as fait un travail formidable.  Ton texte est très beau, mais ce que tu en fais sur scène est d’une intelligence qui va au-delà des mots, si j’ose dire. J’ai trouvé extraordinaire la façon dont tu arrives à donner vie à la plus petite phrase, à lui donner son espace, son temps,  par tes déplacements,  ton déploiement, la générosité de tes gestes, ton visage d’une mobilité extraordinaire, clair, lumineux,  le temps que tu prends, cette énergie, ce désir de poursuivre, d’aller jusqu’au bout de ce que tu cherches, découvres, questionnes, dénonces, tout ça c’est, à mon sens, et je le découvre par toi, une vraie interprétation.  Tu touches à quelque chose qui va  au-delà du texte, au-delà de la parole, par ton interprétation, par ta mise en scène,  tu touches à quelque chose de très réel qui nous touche à notre tour par la force, la violence de ses contradictions internes, par son énergie (sa folie, sa grandeur), et tu arrives à  nous fait  pleurer et puis rire.  Tu dis certainement quelque chose de cette incroyable difficulté qu’il y a à être une mère, à en avoir une, à devenir une femme, à s’accomplir comme être humain. Et tu fais tout ça avec humour, ingénuité, force et douceur. C’est génial. Et j’espère que tu auras l’occasion d’encore beaucoup jouer ce spectacle. Et de nous en écrire d’autres…. 

Envoyé à Nin, le lendemain de son spectacle. Je ne cite pas ici son nom parce que je doute, qu’elle comme d’ailleurs beaucoup d’autres qu’ici je protège, dont je tais le nom, je doute qu’elle veuille être associée de près ou de loin à aucun de mes délires.

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