samedi 7 juillet 2018 @ 7h57

Paris, sur le départ

Paris, sur le départ
Ma merveille, mon exception absolue, mon goitre, le creux de mon rocher, l’imprudence de ma main, mon bois, ma tranchée, mon espace thé, mon sexe, l’oubli, l’écart, doigts et orifices, tes ténèbres, ton chant, ton charme, mon chat. Ta forêt, les nuages de ton sourire où je grimpe et m’installe, ton innocence, ta vérité, la clarté de tes prunelles. Je ne t’aime pas plus que ça.
Mes dents dans ta joue ta peau entre mes doigts la sueur de mes mains de mes pieds à toi dédiée. Tout cet embarras des collines. Ton mensonge. Mon manque adoré, ton sexe long. Toi, blond. Tes solides dents. Tu ouvres la fleur de mon sexe.  Comment tu m’ouvres, comment ça s’ouvre.  Ta confiance, ton attente douce, sur mon sexe la douceur de ton gland, tes baisers, ce rien que tu n’essaies. Je palpe le brouillard de ton absence. Je t’oublie. Te remémore, te chasse, t’oublie encore. Tes cuisses. Mon excavation. Mon antre, ma défaite.
Mon désordre ma haine mon épilation.
Ma beauté soyeuse, mon élan.
Mon éternité, ma gageure, mon hortensia.
Mon vernis. Mon sang, ma tonte.
Mon oncle.
Mon pays.
Ma perte. Mon désespoir. Ma lunette.
Ma chaussette.
Ma femme.
Ma fournée.
Ma brosse à dents de l’extrême.
Torrent, nacre, beauté. Mon fou. Japon étranglé.
Ma ouate.
Non Envoyé.
Publié dans Hélène Parker, Non envoyé, Un amour (a letter . a litter) | Commentaires fermés sur Paris, sur le départ
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