(si l’art n’a plus, pour en être, que son nom d’art, alors il s’agit de savoir ce qu’on pourra y mettre, derrière ce nom d’art.)
(le nom propre de l’art, si l’art était un nom propre, t. de duve)

copy/right-left

vous savez pourquoi je m’en fous de ces histoires de copyright copyleft, c’est parce qu’il faut bien qu’il continue d’y avoir des lois non-écrites. hein. de la cité les lois non-écrites. que la possibilité encore me soit laissée de faire ma petite antigone – à moi, à tous.

adressé rapidement

l’asperge était seule et elle était sur le bord de la table

enfin, je me laisse à vous lire à vous lire vous lire légèrement en survol vous qui me tombez sous les yeux – aussi légèrement que ce je vous écris en ce moment

légèrement lue votre lourde prose

vous dites : que la vie devînt de chacun l’oeuvre – vous dites d’art – l’oeuvre d’art . je vous le disais, votre lourde prose .

(j’entends une voix qui s’éloigne : detached detached)

alors voilà, voilà , que je m’alourdisse à mon tour et vous rejoigne : que l’oeuvre sera cela dont vous vous serez détaché.

lourdement j’ajoute, cela justement auquel vous aurez renoncé.

lourd lourd lourd . si lourd.


je vous ra j oute : c’est gentillesse ce que je vous dis c’est gentillesse – car enfin la faire la-chose , ça doit vous causer bien des angoi s ses . cessez cessez cela , cessez donc d’y c r oi r e / brave .

et puis voilà j’ai lu j’étais dans le noir

Quand je marche dans une rue, il y a parfois plusieurs sources de lumières, qui m’habillent de différentes ombres, et elles bougent et me suivent, il arrive qu’elles me fassent peur, car souvent, quand cela se produit, elles peuvent avoir des mouvements imprévus. Elles me cernent.
Il y a le corps aussi. J’avais peur de toi M., de mon désir, l’idée d’embrasser, et pourtant je crois que j’aime cela, mais les choses sont parfois enterrées, si profondes, des siècles, des codes, des mots, et alors il faut parler beaucoup pour traverser le langage. Je crois qu’il faut penser beaucoup pour pouvoir écrire un premier mot, je ne sais pas, traverser ou se débarrasser.
Je suis malade, il faudra parler plus, alors que les idées me rongent petit à petit, trop lent que j’ai été. Je crois qu’on se perd aussi dans tout cela, écrire, parler, j’avais dis je ne parlerai plus, je crois que je ne peux rien faire, traverser, comme c’est pesant un corps, tu ne trouves pas ?

j’ai lu j’étais dans le noir je le suis encore il y a eu le matin le travail la ballade de denfert à nation du soleil mince aux maigres feux la tristesse et celle de la télé . demain encore, le travail . ne mourez pas point-virgule ne mourez pas .

a-matière

le surmoi et l’a-matière de la parole pensée.

( )

parfois, j’oublie, que j’ai un enfant

{ be long }

I need to be
long,
longer.

   

I like to be
long

coupe du monde



lavage des cerveaux, c’est au karcher en ce moment.

474

quand j’ai soif , je ne bois pas

Auto

écrit pour n’être ni lu ni relu

dans « auto-publication » il y a « auto- » (il y a « self-« )

le neuf de novembre je reprends une analyse

ce qu’on a, ce qu’on n’a pas

lui : … lacan … l’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas, la fête c’est donner ce qu’on a.

(alors je suis très douée pour l’amour, très peu pour la fête).

~

please, do not
know

à quelqu’un

je voudrais dire que je suis très fatiguée. juste le dire.

alors ,

croire qu’il n’y aurait que le semblant qui permette d’en découdre avec la jouissance?

un canal des lacaux

lettre en g. lettre rêvée.

lettre.en.gère

~

un canal, des canaux. un seul canal. un lacan, des lacaux. canal lacan. lacan triste.

~

en cette étrange ère.  VIVRE LIVRE

les yeux plus curieux que les oreilles (avid)

 

 

 

procras: me suis désinscrite facebook.

internet

– des chips pour la pensée

soif

trè ssoif

l’angoisse est

un bord un seuil une limite; un paillasson rêche qu’aucun de mes doigts ne voudrait effleurer

d’autre  besoin que de la mère

me suis réveillée ce matin me demandant ce qui se passerait si je ne faisais que ce que je n’ai pas envie de faire.

ce qui serait juste ce serait de n’avoir jamais qu’un seul livre sur sa table de nuit (si la lecture est bien comme l’amour).

calami

déménagement – sur une caisse j’écris livre d’OR au lieu d’écrire livre d’ART

oblativité dissimulée…

my life as a to do list



(l’en-faire du devoir)

j’ai grossi

– et toi, bois-tu quand tu as soif?

un beau carré je voudrais. un peu long. juste sous les épaules. et puis, aussi, blonde.

chocolat bleu pâle.

réponses (rapides) à Marie Hélène Brousse :

Question : 1 quelles sont les conséquences symptomatiques de cette montée au zénith du surmoi et de cette chute de l’Idéal  dans le traitement du Réel? –> les addictions diverses et variées

2 quelles modifications entraînent-elles dans la cure et la théorie analytiques sur le statut de l’inconscient par exemple? –> heureusement l’inconscient aussi est addictif

Quelles forces mobiliser dans ce nouvel ordre symbolique contre les forces obscures du SM ?
repartir à zéro (et s’en trouver soulagé), témoigner de la présence réelle de l’inconscient, pointer son goût du jeu, écouter, travailler à la formalisation du symptôme, dénoncer tant que possible les dénis scientifiques

« Il y a dans le mauvais goût le plaisir aristocratique de déplaire » – Baudelaire

(je ne doute pas : je chipote)

(car quand je chipote, je ne doute plus)

// je fais mal fait je fais fais mal je fais fait mal (je me suis mise à la peinture des murs, finalement, et c’est mal fait, je me torture, c’est fait, c’est mal fait //

internet me fait manquer au plus élémentaire de mes devoirs : celui de me regarder dans la glace- pas celle de la salle de bains – celle de

corsp de chair vs corps de lettres

internet miroir de mon corps de lettres

*

blancs mensonges

– une cigarette

– tête occupée seulement par des listes

– et toujours cette phrase qui résonne : ranger tout de suite.

« Longtemps, j’aurai été une angine blanche. »

« Des anges, tu les verras, des anges. »

« Que le blanc est la couleur de la mort. »

  • « les ronds brûlés de la jouissance »
  • du désir de la mère au désir de l’analyste?

il y a que j’aime assez faire secrète-être,  8° cours de jacques-alain miller………

« L’éternité vient dans le temps, l’immensité dans la mesure, le créateur dans la créature… l’infigurable dans la figure, l’inénarrable dans le récit, l’ineffable dans la parole, l’incirconscriptible dans le lieu, l’invisible dans la vision, l’inaudible dans le son… »

La fenêtre ouverte
tout le passé me revient
bien mieux qu’un rêve !
Ryōkan Taigu

 

femme a-journée.

samedi 11:54 – fume une

allume une cigarette, dois chercher livre catherine millot, voudrais en constituer bibliographie. suis occupée à transférer tous les sites, avons changé d’hébergeur. la femme qui disait nous plutôt que je. 

 

– quand j’aimerais avoir l’éternité devant moi. qui me rassurerait. –

Fer

Il s’agira également de rapprocher cet usage et son « déjà » de Lagandré, du readymade de Duchamp. Pour Duchamp, la chose est déjà faite, la peinture est déjà en tube, elle n’est plus à faire. Et qu’elle ne soit plus à faire est ce qui rend l’artiste impuissant. Lui rend  impossible d’encore faire de l’art. Puisqu’il est fait. Puisque les machines l’ont déjà fait.

Les choses ne sont plus à faire. L’industrie s’en occupe.

Il n’y a plus rien à faire. Il y a bien des travailleurs spécialisés, encore, des ouvriers. Mais ils ne font que ce qu’ils font, dans le cadre de leur travail, et en dehors de leur travail ils consomment également des objets qui leur arrive tout-faits. Déjà faits.

Alors, ce n’est donc pas seulement le parler qui s’est perdu, mais le faire, tout court.1  D’où, le jeu de mots de Duchamp sur « L’impossibilité du fer ». Le fer est fait et n’est plus à faire. D’abord il s’est agi du chemin de fer, des tours Eiffel en fer. Maintenant, il y a l’homme de fer. Entre-temps, bien sûr, il y a eu la dame de fer. Et moi.

 

 

Notes:
  1. A ce stade on peut d’ailleurs se demander si le parler n’a pas été perdu de ce que le faire l’était. []

Ce que tu fais

Ton symptôme, ton œuvre,  ce que tu fais.
La nuit,  c’est ce que tu fais.
Le symptôme seul fait.
Il faut toujours être un peu analyste.
Travailler l’obscur, où les lois sont différentes.
Travailler l’obscur. Là où il n’y a pas de loi.
Écrit de nuit.

Tu crains ton absence de persévérance. Ton symptôme au moins ne te décevra pas.

est-ce que vie aura vu    triomphe De jouissance sur      désir. C'est .   L'inquiétude.      

Jouissance triomphe de tout, désir glissé dans lâche enveloppe de présence. Tu vas là 

crachée par grande école.

glory the moments when you have something to do with your body

glory the moments when you have something to do with your body
glory the body
since all sense has left
and nothing is sacred
anymore
but your body
and its movements inside
and its movements outwards
within the air and the world
that is enough
to see
to hear
to walk
the music from within
and the music outside
rythm and
beauty
comes from the sole necessity of life
brother