pourquoi cette envie hier soir d’offrir à l’analyste que je ne veux plus voir le livre que je lisais, que f. m’a offert, Le businessman de thomas disch.
j’ai arrêté l’analyse en même temps que le cours de miller.
- reprendre transfert sites
bon sang annick
- gym
- une lessive par jour vous sauvera du chaos –> 90° // recommandé mais pas indispensable
- cours 15 – 15 juin (peut-être pas possible aujourd’hui. à mettre tout en bas de la liste)
trouver ce foutu code de porte
annuler rv (ah de quelle rencontre le travail nous protège)
TRAVAIL JP
transfert sit muller?
compléter insc j théa
s’habiller de la tête aux pieds le mercredi je ne dois m’habiller au réveil parce que fr conduit ju au centre de loisirs. je pourrais alors rester en pijama toute la journée, enfin, jusqu’au moment où j’ai à rechercher jules à l’école, mais je devrais aujourd’hui avoir la visite de la voisine qui doit continuer le traitement de sa phobie prescrit pas son psychiatre en repassant tout à l’heure et cette fois avec une coupelle de nourriture (seigneur cette dernière idée vient de moi, cette histoire minuscule m’amuse).
- se dépêcher

Jacques Muller, 1996, Memorial de Wounded Knee
Quinze jours plus tard, alors que j’étais chez ma grand-mère, vers le petit matin, j’ai fait un rêve. … Dans mon rêve, j’étais revenue dans une autre vie. J’avais vu des tipis, des Indiens blottis autour d’un feu qui, l’air heureux, faisaient cuire de la viande de bison, puis soudains, des soldats blancs à cheval pénétraient dans le campement, tuaient femmes et enfants, violaient, éventraient. C’était si réel, beaucoup plus réel qu’un film – la vision, les sons, l’odeur : un spectacle que je ne voulais pas voir, mais auquel j’assistais contre ma volonté; les hurlements des enfants que je ne voulaient pas entendre, mais qui me parvenaient quand même. J’étais incapable de faire autre chose que de pleurer.
Mary Crow Dog, Lakota woman, p. 117-118
Rêves et visions sont très importants pour nous, peut-être plus que tout autre aspect de la religion indienne. J’ai rencontré des Indiens d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale, du Mexique et du cercle Arctique. Tous étaient en quête de vision, « imploraient un rêve », comme disent les Sioux. Certains y parviennent en jeûnant pendant quatre jours et quatre nuits dans une fosse de voyance au sommet d’une colline isolée, d’autres en jeûnant et en souffrant pendant les longues journées de la Danse du Soleil, le regard tourné vers sa lumière aveuglante. Les danseurs des Esprits tournent sans répit dans un cercle en psalmodiant jusqu’à ce qu’ils tombent en syncope, quittant leurs corps, quittant la terre, pour errer parmi les étoiles et la Voie lactée. Quand ils reprennent connaissance, ils racontent ce qu’ils ont vu. On dit que certains trouvent de la « chair d’étoile » et des roches lunaires dans leurs poings serrés. D’autres reçoivent leurs visions de l’éclair et du fracas du tonnerre. Les membres de certaines tribus y parviennent grâce aux champignons sacrés ou à la stramoine. D’autres encore les trouvent dans la vapeur fulgurante de la hutte de sudation. Crow Dog reçoit ce que j’appelle, faute de mieux, des éclairs de révélation aussi bien durant une quête de vision que lors d’un peyotl.
Ibid., p. 119-120
son « rêve » . le mien . passage . de génération .