{"id":416,"date":"2006-05-08T12:08:09","date_gmt":"2006-05-08T11:08:09","guid":{"rendered":"http:\/\/historyze.org\/disparates\/?p=416"},"modified":"2011-11-06T19:35:32","modified_gmt":"2011-11-06T18:35:32","slug":"reve-le-cargo-demi-tour-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/2006\/05\/reve-le-cargo-demi-tour-2\/","title":{"rendered":"r\u00eave, le cargo demi-tour (2)"},"content":{"rendered":"<p>bon, je n&rsquo;ai pas encore trouv\u00e9 sur internet d&rsquo;image de l&rsquo;agrafe par le sinthome<br \/>\nmais:<\/p>\n<blockquote><p><strong>L\u2019\u0153uvre (de Joyce) avait-elle besoin d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9e ? Pas n\u00e9cessairement. Le sinthome oui, le n\u00e9cessitait.<\/strong> Que Joyce ait voulu sa publication, c&rsquo;est une question qui a pu rendre perplexe Lacan. D\u00e8s lors, elle est une agrafe ( elle fait le quatri\u00e8me) qui \u00e9pingle le sympt\u00f4me comme social, lui laissant enfin une entr\u00e9e. C&rsquo;est ce que Joyce appelle son tour de farce. Son dire magistral est plut\u00f4t pour Lacan tour d&rsquo;\u00e9crou qui lib\u00e8re et serre en ses tours la r\u00e9serve, montrant ainsi qu&rsquo;un nouage est possible sans p\u00e8re, \u00e0 cette condition bien s\u00fbr de s&rsquo;en \u00eatre charg\u00e9. A la force du d\u00e9nouage et renouage, le sinthome (\u00e9crivons-le de sa derni\u00e8re \u00e9criture), \u00e9l\u00e8ve la condition d&rsquo;artiste \u00e0 ce paradigme: se faire fils n\u00e9cessaire.<br \/>\n<a title=\"LOM du XXI si\u00e8cle, MH Roch\" href=\"http:\/\/www.lacanian.net\/Ornicar%20online\/Archive%20OD\/ornicar\/articles\/182roc.htm\">\u00ab\u00a0LOM du XXI si\u00e8cle\u00a0\u00bb, MH Roch<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><!--more-->et de marie-h\u00e9l\u00e8ne roch, encore :<\/p>\n<blockquote><p>L\u2019int\u00e9r\u00eat maintenant est d\u2019examiner ce qui lui a permis de rabouter en place de cette f\u00ealure, de r\u00e9duire et tasser le glissement de l\u2019imaginaire, c\u2019est-a-dire du rapport au corps. Il n&rsquo;est pas Joyce qui, lui, produit une \u00e9criture comme sinthome pour r\u00e9parer le d\u00e9tachement de l\u2019ego, mais il pourra prendre cong\u00e9 du lien \u00e0 l\u2019analyste sans que cela se d\u00e9noue pour autant, avec une agrafe (pur produit de l\u2019analyse).<\/p>\n<p>Du fait m\u00eame qu\u2019il m&rsquo;en propose le plastron, parmi les autres, au cours de sa d\u00e9rive, et que je m\u2019en saisisse rapidement, le lui d\u00e9signant comme un enjeu, <strong>il va se dire et se faire\u00a0<em>maverick<\/em>. Ce mot anglais d\u00e9signe, au sens propre, un animal non marqu\u00e9 au fer, c\u2019est-a-dire d\u00e9tach\u00e9 du troupeau, comme pourrait l\u2019\u00eatre un veau ou un cheval ; au sens figur\u00e9, il signifie anticonformiste.<\/strong> Maverick, c\u2019est l\u2019homme libre. Ce plastron est un peu plus souple que les autres, et pr\u00e9sente l\u2019avantage (je l\u2019apprendrai dans le recueil de ses effets) de rassembler une s\u00e9rie m\u00e9tonymique et de nommer sa jouissance avec un mot de la langue anglaise (langue de la branche paternelle de sa famille). Il marque sa position de sujet libre. Il va m\u00eame s&rsquo;en tatouer. Une fa\u00e7on, dira-t-il, de tatouer la mort et de trouver le mors, le frein dans la langue. Il s\u2019en fait un blason sur une chevali\u00e8re qu\u2019il porte au doigt, de sorte que lorsqu&rsquo;il la tourne d\u2019un certain c\u00f4t\u00e9, c\u2019est le signe pour les jeunes femmes qu\u2019il est \u00e0 prendre (il est ainsi chevalier de la dame) ; retourn\u00e9e de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, principe de mesure, cela signifie qu\u2019il est d\u00e9j\u00e0 pris. Ce blason dont il invente lui-m\u00eame le dessin, fait contrepoids entre un p\u00e8re d\u00e9class\u00e9 et une famille maternelle d\u2019origine noble. <strong>C\u2019est un S1 qui agrafe r\u00e9el et symbolique, liant l\u2019imaginaire. C\u2019est un capiton dans le texte de lalangue.<\/strong> Il va se dire, se faire maverick, et il ne sera plus fou.<\/p>\n<p>A partir de ce nom qui fixe sa jouissance et sa position de sujet libre, il va pouvoir rassembler les faits de son histoire, sa dispersion ; ce nouveau nom va borner l\u2019instabilit\u00e9 du signifiant. Il va se maintenir dans un lien social, non plus en chassant les reflets, mais en devenant surveillant dans un lyc\u00e9e priv\u00e9. Ce nouveau nom a l\u2019avantage de l\u2019inclure tout en le laissant libre puisque c\u2019est son choix insondable. Il lui permet de d\u00e9samorcer la pulsion de mort, la jouissance qui insiste jusque dans son patronyme (il est compos\u00e9 de deux syllabes paradoxales, l\u2019une \u00e9voquant la mort, l\u2019autre (anglaise), la fuite, la libert\u00e9) qui restera toujours son nom social, mais d\u00e9barrass\u00e9 du r\u00e9el de l\u2019imp\u00e9ratif. Avec maverick, il trouve le jeu de pouvoir continuer \u00e0 \u00eatre cheval sans identification rigide, sans licou puisque c\u2019est le sujet libre, mais il n\u2019est plus sans mors, sans principe d\u2019arr\u00eat. D\u2019un sans marque, il a fait sa marque. C\u2019est pourquoi je dis que <em>maverick<\/em> est une invention, un pur produit de l\u2019analyse qui l\u2019a am\u00e8ne \u00e0 se passer du lien a l\u2019analyste, au bout de sept ans d\u2019efforts.<br \/>\n<a title=\"Se briser \u00e0 la pratique des noeuds, MH Roch\" href=\"http:\/\/www.lacanian.net\/Ornicar%20online\/Archive%20OD\/ornicar\/articles\/165roc.htm\">Se briser \u00e0 la pratique des noeuds, MH Roch<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>maintenant, chercher l&rsquo;image.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>bon, je n&rsquo;ai pas encore trouv\u00e9 sur internet d&rsquo;image de l&rsquo;agrafe par le sinthome mais: L\u2019\u0153uvre (de Joyce) avait-elle besoin d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9e ? Pas n\u00e9cessairement. Le sinthome oui, le n\u00e9cessitait. Que Joyce ait voulu sa publication, c&rsquo;est une question qui a pu rendre perplexe Lacan. 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