{"id":51,"date":"2008-03-07T14:11:21","date_gmt":"2008-03-07T13:11:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/les-frontieres-de-lintime-par-gerad-wajcman"},"modified":"2008-12-12T16:02:50","modified_gmt":"2008-12-12T15:02:50","slug":"les-frontieres-de-l-intime-par-gerad-wajcman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/2008\/03\/les-frontieres-de-l-intime-par-gerad-wajcman\/","title":{"rendered":"les fronti\u00e8res de l&rsquo;intime par G\u00e9rad Wajcman"},"content":{"rendered":"<p>Les hasards de l&rsquo;internet m&rsquo;am\u00e8nent \u00e0 cet article, de <strong>G\u00e9rard Wajcman, psychanalyste, membre de l&rsquo;ECF<\/strong>, <em>Intime expos\u00e9, intime extorqu\u00e9<\/em>. J&rsquo;en reproduis ici quelques extraits. L&rsquo;intime est\u00a0 une notion qui m&rsquo;int\u00e9resse beaucoup. Ce qu&rsquo;il en advient aujourd&rsquo;hui, la fa\u00e7on effectivement dont il est, et peut-\u00eatre plus souvent qu&rsquo;\u00e0 son tour, expos\u00e9; les limites, \u00e0 tracer pour chacun, qu&rsquo;imposerait son d\u00e9voilement. <span style=\"text-decoration: line-through;\">Habitu\u00e9e de la psychanalyse, o\u00f9 ce d\u00e9voilement, mais confin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des\u00a0 4 murs du cabinet de l&rsquo;analyste, est convoqu\u00e9, <\/span><\/p>\n<blockquote><p><strong><a href=\"http:\/\/www.lacan.com\/symptom8_articles\/wajcman8.html\" target=\"_blank\">Intime expos\u00e9, intime extorqu\u00e9 \u2022 G\u00e9rard Wajcman<\/a><\/strong><\/p>\n<p>&#8230;<br \/>\nl&rsquo;espace o\u00f9 le sujet peut se tenir et s&rsquo;\u00e9prouver <strong>hors du regard de l&rsquo;Autre<\/strong>. Un espace en exclusion interne, une \u00eele, ce qu&rsquo;on nomme \u00e0 l&rsquo;occasion le chez-soi, o\u00f9 le sujet \u00e9chappe \u00e0 la supposition m\u00eame d&rsquo;\u00eatre regard\u00e9. C&rsquo;est <strong>la possibilit\u00e9 du cach\u00e9<\/strong>.<br \/>\n&#8230;<br \/>\n<strong>Je dirais qu&rsquo;il n&rsquo;y a de sujet que s&rsquo;il peut ne pas \u00eatre vu. <\/strong>Entendons ici le sujet moderne, qui pense, et donc qui est &#8211; autant dire que le sujet regard\u00e9 ne pense pas. Donc, au temps moderne, l&rsquo;intime, le territoire secret, de l&rsquo;ombre ou de l&rsquo;opaque, est le lieu m\u00eame du sujet.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nL&rsquo;intime se d\u00e9coupe sur le fond d&rsquo;un Autre benthamien, au regard importun, intrus ou envahissant &#8211; qui veut tout voir et tout savoir tout le temps. Il s&rsquo;agit alors de dire ce qui peut faire limite \u00e0 ce d\u00e9sir sans limite. On peut invoquer la loi. Mais la loi pr\u00e9serve le priv\u00e9 ; ou, plut\u00f4t, <strong>le priv\u00e9 c&rsquo;est cette part qui peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par la loi<\/strong>.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nL\u00e0 encore, il faut entendre qu&rsquo;on parle de libert\u00e9 r\u00e9elle, de libert\u00e9 mat\u00e9rielle. Parce que, comme le soutient Jean-Claude Milner, la v\u00e9ritable question de la libert\u00e9, c&rsquo;est de dire <strong>comment obtenir que le plus faible puisse \u00eatre effectivement libre en face du plus fort<\/strong>. Si les garanties juridiques et institutionnelles sont pr\u00e9cieuses, elles restent assez illusoires. <strong>C&rsquo;est-\u00e0-dire que, comme l&rsquo;intime, la doctrine des libert\u00e9s, ne se fonde pas sur le droit, mais sur la force.<\/strong> En v\u00e9rit\u00e9, dit Milner, nous sommes tous convaincus d&rsquo;une chose: mis \u00e0 part les contes de f\u00e9es o\u00f9 le faible devient fort (c&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00eave r\u00e9volutionnaire), <strong>il n&rsquo;y a pour les libert\u00e9s r\u00e9elles qu&rsquo;un seul garant: c&rsquo;est le droit au secret, <\/strong>unique limite mat\u00e9rielle au pouvoir de l&rsquo;Autre &#8211; qu&rsquo;on nomme l\u00e0 l&rsquo;\u00e9tat, les institutions ou la soci\u00e9t\u00e9.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nIl ne saurait y avoir de sujet sans secret, autant dire de sujet enti\u00e8rement transparent. Tout r\u00eave de transparence emporte avec la dissolution de toute opacit\u00e9 celle du sujet lui-m\u00eame. La d\u00e9mocratie est bien s\u00fbr anim\u00e9e d&rsquo;un id\u00e9al de transparence, mais elle concerne en principe le pouvoir, non les sujets.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nC&rsquo;est que dans les faits, <strong>notre d\u00e9mocratie para\u00eet anim\u00e9e d&rsquo;une volont\u00e9 parfaitement oppos\u00e9e: d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;Autre tend \u00e0 s&rsquo;opacifier toujours plus et, de l&rsquo;autre, les sujets sont rendus toujours plus transparents.<\/strong><br \/>\n&#8230;<br \/>\nla d\u00e9fense de l&rsquo;intime et du secret est proprement une cause de la psychanalyse.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nConsid\u00e9rons en premier lieu <strong>l&rsquo;acte du pouvoir. Soit le fait que l&rsquo;Autre vient mettre son nez, son \u0153il dans l&rsquo;intimit\u00e9.<\/strong> C&rsquo;est une tendance lourde.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nDans le sens de cette<strong> criminalisation rampante g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9, <\/strong>on peut mettre en lumi\u00e8re certaines proc\u00e9dures actuelles au service d&rsquo;une politique dite pr\u00e9ventive de la criminalit\u00e9. La pr\u00e9vention est devenue un ma\u00eetre mot de l&rsquo;\u00e9poque.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nJe peux parler en particulier du rapport de l&rsquo;Inserm sur la pr\u00e9vention de la d\u00e9linquance, \u00ab\u00a0Troubles des conduites chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adolescent\u00a0\u00bb, une \u00ab\u00a0expertise collective\u00a0\u00bb&#8230;<br \/>\n&#8230;<br \/>\nC&rsquo;est qu&rsquo;il y a donc une autre fa\u00e7on de passer la fronti\u00e8re de l&rsquo;intime: dans l&rsquo;autre sens. <strong>Cela concerne ceux qui, hors de toute contrainte, ouvrent leur intimit\u00e9, qui l&rsquo;avouent ou l&rsquo;exposent. <\/strong>En fait, c&rsquo;est l\u00e0 le sens le plus imm\u00e9diat des \u00ab\u00a0images honteuses\u00a0\u00bb, qui ne sont pas des images vol\u00e9es mais d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment exhib\u00e9es. Il faut entendre qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit <strong>pas pour le sujet d&rsquo;une renonciation au droit au secret, mais, au contraire, d&rsquo;un acte libre, d&rsquo;un certain exercice de ce droit<\/strong>.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nCe qui caract\u00e9rise notre temps, c&rsquo;est que, en plus de se dire dans le secret du cabinet de l&rsquo;analyste, l&rsquo;intime aujourd&rsquo;hui se publie, s&rsquo;\u00e9tale sur les \u00e9crans et s&rsquo;expose sur les murs des mus\u00e9es. <strong>J&rsquo;ajoute: sans honte<\/strong>.<br \/>\n&#8230;<br \/>\napr\u00e8s avoir lu Daniel Arasse, il y aurait quelque cr\u00e9dit \u00e0 tenir <em>La Venus d&rsquo;Urbin<\/em> de Titien pour le paradigme des \u00ab\u00a0images honteuses\u00a0\u00bb. Cette femme nue couch\u00e9e qui se caresse en nous souriant est une image honteuse \u00e0 certains \u00e9gards sans honte. Sauf que, et c&rsquo;est l\u00e0 le point, cette image intime n&rsquo;\u00e9tait alors destin\u00e9e qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;intimit\u00e9 d&rsquo;un seul regard, celui de Guidobaldo della Rovere qui avait command\u00e9 cette <em>pin up<\/em> \u00e0 Titien pour son usage exclusif &#8211; ce qui pose d&rsquo;ailleurs un r\u00e9el probl\u00e8me non pas quant \u00e0 l&rsquo;exposition d&rsquo;une telle peinture aujourd&rsquo;hui, mais \u00e0 son effet de sens dans un lieu public d&rsquo;art. <strong>L&rsquo;intime allait alors \u00e0 l&rsquo;intime. Aujourd&rsquo;hui il va au mus\u00e9e, <\/strong>ce grand lieu de la d\u00e9mocratie du regard,<br \/>\n&#8230;<br \/>\nMon hypoth\u00e8se est que <strong>l&rsquo;actualit\u00e9 de l&rsquo;ostension des images de l&rsquo;intime ne rel\u00e8ve pas seulement de l&rsquo;exercice moderne d&rsquo;une libert\u00e9, <\/strong>mais constitue, paradoxalement, <strong>une r\u00e9ponse \u00e0 la menace sur l&rsquo;intime<\/strong>. Bien s\u00fbr, \u00e0 la menace hypermoderne d&rsquo;un regard illimit\u00e9 sur l&rsquo;intime, on pourrait tenir que le voile est une r\u00e9ponse. Or on assiste dans l&rsquo;art \u00e0 un mouvement aussi de <strong>d\u00e9voilement<\/strong>, ce qui pourra\u00eet \u00eatre apr\u00e8s tout parfaitement en phase avec le d\u00e9sir d&rsquo;omnivoyance du ma\u00eetre moderne. Or les images de l&rsquo;art y font en v\u00e9rit\u00e9 arr\u00eat. Il faut donc dire en quoi, et pourquoi.<br \/>\n&#8230;<br \/>\n<strong> On est tent\u00e9 de penser que ce qui \u00e9tait jadis un attribut divin, l&rsquo;omnivoyance de Dieu, son pouvoir de tout voir sans \u00eatre vu, est devenu aujourd&rsquo;hui un attribut du pouvoir s\u00e9culaire arm\u00e9 par la science et la technique.<\/strong><br \/>\n&#8230;<br \/>\nje suis suppos\u00e9 repr\u00e9senter un discours (de la psyschanalyse) dont on a pu dire que allait lui aussi dans le sens de l&rsquo;extorsion de l&rsquo;intime. Foucault l&rsquo;a dit. Le tout-dire irait droit \u00e0 la confession &#8211; l&rsquo;\u00e9glise et le communisme ont pratiqu\u00e9 \u00e7a.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nTout le probl\u00e8me se circonscrit alors dans deux questions qui impliquent deux barri\u00e8res. La premi\u00e8re est \u00e9thique: si l&rsquo;analyste dispose de l&rsquo;omnivoyance, cela donne toute sa valeur au fait qu&rsquo;il n&rsquo;en use pas. Ce qui ne repose que sur un choix \u00e9thique \u00e0 quoi l&rsquo;analyse est suspendue : <strong>dans sa fonction d&rsquo;\u00e9coute, l&rsquo;analyste est non-voyant<\/strong> (c&rsquo;est peut-\u00eatre ce qui lui conf\u00e8re le pouvoir, comme Tir\u00e9sias, de voir loin). La seconde barri\u00e8re serait r\u00e9elle: <strong>est-ce que du pouvoir de voir tout il suit que tout peut se voir? <\/strong>En v\u00e9rit\u00e9, le probl\u00e8me se joue l\u00e0, parce que cela appelle la question d&rsquo;une limite au regard, fond\u00e9e non sur l&rsquo;interdit, sur un choix ou sur une quelconque contingence, mais sur un impossible, sur le r\u00e9el.<\/p>\n<p>Tout cela ne prend sens que si on met la psychanalyse en perspective dans le si\u00e8cle. Jacques-Alain Miller s&rsquo;y est employ\u00e9 brillamment dans une \u00e9mission de radio r\u00e9cente. Il faut en effet dire que le premier effet de la psychanalyse dans notre monde, c&rsquo;est qu&rsquo;elle a modifi\u00e9 le sens commun en clamant haut sa r\u00e9clame: <strong>tout dire fait du bien. <\/strong>C&rsquo;est en tout cas comme \u00e7a que la soci\u00e9t\u00e9 l&rsquo;a interpr\u00e9t\u00e9e. Aujourd&rsquo;hui, on peut consid\u00e9rer que l&rsquo;id\u00e9e des bienfaits du tout dire est entr\u00e9e dans le sens commun.<strong> Avant, jadis, il y avait des choses qui ne fallait pas dire. Le sacr\u00e9 pouvait \u00eatre offens\u00e9 par un dire. Il faut mesurer que cela donnait du coup au fait de dire toute sa valeur.<\/strong> L&rsquo;instance de la censure a eu du coup au cours des \u00e2ges un r\u00f4le important, et Freud n&rsquo;a pas manqu\u00e9 de reconna\u00eetre cette importance, en donnant \u00e0 la notion de censure une place dans sa th\u00e9orie. Les \u00e9crivains connaissaient le probl\u00e8me, du temps o\u00f9 le fait de dire comptait. <strong>Le partenaire de l&rsquo;\u00e9crivain, c&rsquo;\u00e9tait la censure. <\/strong>C&rsquo;est L\u00e9o Strauss qui a mis en \u00e9vidence le r\u00f4le de la pers\u00e9cution dans l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9crire, qui obligeait \u00e0 une <strong>\u00e9criture de la dissimulation, un \u00ab\u00a0art d&rsquo;\u00e9crire entre les lignes\u00a0\u00bb, de sorte que tous les \u00e9crits devaient \u00eatre des messages chiffr\u00e9s<\/strong>. M\u00eame le Rousseau des <em>Confessions<\/em>, \u00e0 qui j&rsquo;ai fait plus haut allusion, et qui professait une franchise sans limite, avoue qu&rsquo;il emploie un certain art d&rsquo;\u00e9crire afin de ne pas d\u00e9voiler aux m\u00e9chants ce qu&rsquo;il pense vraiment. Reste qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on doit constater que <strong>le tout dire a triomph\u00e9<\/strong>. Nous somme \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;Internet qui va \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence vers le tout dire.<br \/>\n&#8230;<br \/>\nOn peut photographier le fonctionnement intime des organes sexuels, mobiliser pour cela la science et les techniques les plus sophistiqu\u00e9es, cela ne ne risque pas de livrer <strong>le secret du sexe,<\/strong> de comment marche le <em>human desire<\/em> et l&rsquo;\u00e9tonnante machine des sexes dont nul n&rsquo;a les plans. Contrairement \u00e0 la machine \u00e0 caca que, comme par hasard, Wim Delvoye lui-m\u00eame s&rsquo;est attach\u00e9 \u00e0 construire, avec une r\u00e9ussite totale. En sorte que la Cloaca-Turbo (qui donne aussi la vision d&rsquo;un m\u00e9canisme de l&rsquo;int\u00e9rieur du corps) et l&rsquo;image X-Rays d&rsquo;un acte sexuel seraient les pendants inverses l&rsquo;une de l&rsquo;autre: image d&rsquo;une machine qui marche d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, image d&rsquo;une machine qui marche pas de l&rsquo;autre. Plus exactement, je dirais que ces images X-Rays, qui rencontrent le c\u00e9l\u00e8bre dessin anatomique de L\u00e9onard figurant un co\u00eft en coupe, montrent surtout qu&rsquo;<strong>il y a quelque chose qu&rsquo;on ne peut pas voir: comment \u00e7a marche, l&rsquo;amour, ce qui serait le secret de la sexualit\u00e9.<\/strong> C&rsquo;est leur dimension critique: elles s&rsquo;adressent aussi aux m\u00e9decins et \u00e0 tous pour dire: la recherche de la transparence du corps est un fantasme, parce qu&rsquo;il y a quelque chose <strong>qu&rsquo;on ne pourra jamais voir, jamais savoir, et donc jamais maitriser: le rapport sexuel. Vous pouvez radiographier le corps, autopsier le corps, le rendre aussi transparent que vous voudrez, vous ne verrez jamais le secret du rapport sexuel. <\/strong>Voil\u00e0 ce qui au bout du compte r\u00e9siste d\u00e9finitivement \u00e0 la volont\u00e9 du ma\u00eetre que \u00ab\u00a0\u00e7a marche\u00a0\u00bb. <em>Le savoir expert se cassant les dents sur le rapport sexuel<\/em>, ce pourrait \u00eatre le titre de la s\u00e9rie des images de Wim Delvoye.<\/p>\n<p>Il est du coup assez amusant de relever <strong>que la premi\u00e8re image aux rayons X faite par R\u00f6ntgen, inventeur de la radiographie en 1895 &#8211; m\u00eame ann\u00e9e de naissance que la psychanalyse et le cin\u00e9ma -, fut celle de la main de sa femme, et que ce qu&rsquo;on y voit d&rsquo;abord, c&rsquo;est l&rsquo;ombre noire de son alliance. <\/strong>Comme quoi, ce que la premi\u00e8re image de l&rsquo;int\u00e9rieur du corps d&rsquo;une femme r\u00e9v\u00e8le d&rsquo;abord, c&rsquo;est la pr\u00e9sence d&rsquo;un homme, plus exactement d&rsquo;un mari &#8211; pour qui elle ne saurait avoir aucun secret. \u00e7a explique sans doute cette image. On se demande en effet ce que R\u00f6ntgen avait en t\u00eate quand il a d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9alis\u00e9 comme premi\u00e8re image une radiographie du corps de sa femme? On pourrait se dire que Wim Delvoye montre ce que R\u00f6ntgen avait en t\u00eate. Faut pas r\u00eaver.<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les hasards de l&rsquo;internet m&rsquo;am\u00e8nent \u00e0 cet article, de G\u00e9rard Wajcman, psychanalyste, membre de l&rsquo;ECF, Intime expos\u00e9, intime extorqu\u00e9. J&rsquo;en reproduis ici quelques extraits. L&rsquo;intime est\u00a0 une notion qui m&rsquo;int\u00e9resse beaucoup. 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