{"id":57,"date":"2008-03-15T11:29:43","date_gmt":"2008-03-15T10:29:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/au-matin-invasions-de-pensees"},"modified":"2008-11-24T10:27:02","modified_gmt":"2008-11-24T09:27:02","slug":"au-matin-invasions-de-pensees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/2008\/03\/au-matin-invasions-de-pensees\/","title":{"rendered":"au matin, invasions de pens\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p>d&rsquo;abord un r\u00eave, qui a curieusement trait \u00e0 un texte \u00e9crit il y a quelques temps et que je viens de rendre public sur <em>disparates<\/em>.<\/p>\n<p>intitul\u00e9 <a title=\"enferm\u00e9e dans la chambre (venue aux faits)\" href=\"https:\/\/disparates.org\/format-standard\/2007-05-12\/enfermee-dans-la-chambre-venue-aux-faits\/\" target=\"_blank\">enferm\u00e9e dans la chambre (venue aux faits)<\/a>, la publication de ce texte m&rsquo;avait parue impossible et, bloqu\u00e9e, j&rsquo;avais ferm\u00e9 le blog. r\u00e9cemment, au moment de cr\u00e9er ce blog-ci, j&rsquo;ai rouvert <em>disparates<\/em> au public et j&rsquo;ai laiss\u00e9 le texte, sans trop r\u00e9fl\u00e9chir et sans m\u00eame le relire, sans vouloir le relire.<\/p>\n<p>le r\u00eave de cette nuit touchait directement \u00e0 ce que j&rsquo;y \u00a0\u00bb\u00a0r\u00e9v\u00e9lais\u00a0\u00bb, des trucs dont je vois mal qu&rsquo;ils puissent se dire ailleurs que dans  l&rsquo;intimit\u00e9 d&rsquo;un cabinet d&rsquo;analyste, quand seulement ils y arrivent.<\/p>\n<p>il se trouve \u00e9galement que les faits que j&rsquo;y raconte, je doute qu&rsquo;ils puissent influer encore sur ma vie aujourd&rsquo;hui, je ne peux pas le croire, je ne comprends seulement pas qu&rsquo;ils continuent de me poursuivre. c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;avais ferm\u00e9 <em>disparates<\/em>. je racontais l\u00e0 quelque chose qui en devient une histoire, qui est devenu une histoire, une histoire \u00e0 laquelle semblent me ramener certains de mes sympt\u00f4mes actuels, sans que j&rsquo;accepte de reconna\u00eetre le lien qui les lie, pour la raison que ce lien me parait trop facile. <strong>traumatisme <span style=\"font-size: 18pt\"><span style=\"font-size: 18pt\">\u2192<\/span><\/span> cons\u00e9quences.<\/strong> <strong>petite histoire <span style=\"font-size: 18pt\"><span style=\"font-size: 18pt\">\u2192<\/span><\/span> cons\u00e9quences. <\/strong>(\u00a0la question devient donc: puisqu&rsquo;un lien persiste, ne f\u00fbt-ce qu&rsquo;au travers de mes r\u00eaves, quelle est la nature de ce lien?)<\/p>\n<p>(\u00a0actuellement, je peux (il est dans mes possibilit\u00e9s de) croire que l&rsquo;enjeu du r\u00eave tourne autour :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>du sexe tout de m\u00eame <\/strong>quand m\u00eame bien s\u00fbr et d&rsquo;abord, comme si \u00e7a n&rsquo;\u00e9tait pas d&rsquo;ailleurs toujours \u00e7a,<\/li>\n<li><strong>de ce qui supporte de s&rsquo;\u00e9crire<\/strong> (et dont il semble que  l&rsquo;inconscient aime \u00e0 s&#8217;emparer) : les petites histoires, ce qui supporte de devenir une petite histoire, avec des personnages, des protagonistes, des m\u00e9chants, des bons, un bourreau, sa victime &#8211; le fantasme ou son \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/homepages.ulb.ac.be\/~pmarage\/vide_court.html\" target=\"_blank\">horreur du vide<\/a>\u00ab\u00a0,<\/li>\n<li><strong> du quoi faire de ce qu&rsquo;on dit, a dit, dirait \u00e0 un psychanalyste<\/strong>,<\/li>\n<li><strong>du trop grand prix que j&rsquo;accorde \u00e0 mes pens\u00e9es, que je n&rsquo;arrive pas \u00e0 d\u00e9valuer. <\/strong>ce serait elle qui les aime, les petites histoires.)*<\/li>\n<\/ul>\n<p>(\u00a0je refuse de me faire enculer, l&rsquo;homme prend une autre femme alors. ils le font. je suis \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du b\u00e2timent (\u00a0c&rsquo;est un b\u00e2timent d&rsquo;\u00e9cole, les dames de marie, \u00e0 bruxelles, \u00e9cole qu&rsquo;aurait fond\u00e9e mon arri\u00e8re-grand oncle, raison pour laquelle on m&rsquo;y avait inscrite, j&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 re-r\u00eav\u00e9 de ce b\u00e2timent dans le r\u00eave <a href=\"https:\/\/disparates.org\/format-standard\/2007-05-12\/enfermee-dans-la-chambre-venue-aux-faits\/\" target=\"_blank\">\u00e9galement repris dans le texte susmentionn\u00e9<\/a>), o\u00f9 ils sont, le font, je vois un professeur arriver, je les pr\u00e9viens, attention, attention. ils sortent, mais : <strong>drame, il y a drame, grand drame, tr\u00e8s grand drame<\/strong>, le professeur s&rsquo;en occupe, de la femme (\u00a0la tout juste encul\u00e9e) en grand danger, que s&rsquo;est-il pass\u00e9 : elle, la femme, est atteinte d&rsquo;une maladie qui l&#8217;emp\u00eache absolument d&rsquo;\u00eatre encul\u00e9e, sous peine d&rsquo;en mourir. elle me dit que si elle s&rsquo;est laiss\u00e9e faire, c&rsquo;est qu&rsquo;elle l&rsquo;aimait (!) j&rsquo;essaye de convaincre l&rsquo;homme qu&rsquo;il ne doit plus jamais le faire, mais ce n&rsquo;est pas s\u00fbr que j&rsquo;y arrive.)<\/p>\n<p>* il m&rsquo;appara\u00eet que je n&rsquo;ai pas grand chose vraiment \u00e0 faire avec l&rsquo;\u00e9criture : je suis seulement trop encombr\u00e9e de pens\u00e9es, pens\u00e9es qui \u00ab\u00a0NE CESSENT PAS DE S&rsquo;ECRIRE\u00a0\u00bb &#8211; ainsi que j&rsquo;ai essay\u00e9 de le traiter par le pass\u00e9 dans <strong><em>to be or<\/em><\/strong> (dont on aura quelques traces dans  ce texte : <a href=\"https:\/\/disparates.org\/to-be-or\/2005\/06\/23\/la-pensee\/\" target=\"_blank\">l&rsquo;a-pens\u00e9e<\/a>, que ma paresse m&rsquo;a pouss\u00e9 \u00e0 rechercher, histoire de n&rsquo;avoir pas une fois de plus \u00e0 r\u00e9inventer la roue.)<\/p>\n<p>c&rsquo;est pourquoi il faut que je trouve le moyen de pouvoir <strong>renoncer \u00e0 mes pens\u00e9es<\/strong>, dont il faut bien dire, aussi encombrantes soient-elles, qu&rsquo;elles me passionnent, que je les trouve passionnantes, que je ne trouve pas grand chose qui puisse leur faire concurrence, mais dont le motif  est HONTEUX, donc, puisqu&rsquo;il y s&rsquo;agit <strong>de croire et de faire croire<\/strong> que TOUT pourrait s&rsquo;\u00e9crire, alors qu&rsquo;on sait bien, tous autant qu&rsquo;on est, <strong>que le rapport sexuel ne s&rsquo;\u00e9crit pas<\/strong>. d&rsquo;o\u00f9 il d\u00e9coule que l&rsquo;effort que je fais, que je ferais, d&rsquo;\u00e9crire dans ce blog, est un HONNETETE, puisque j&rsquo;y mets \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve une CROYANCE, laquelle ne devrait en sortir que VAINCUE (\u00a0terrass\u00e9e)**- moi de m\u00eame par la m\u00eame occasion. j&rsquo;ajoute : de croyance ne voulons pas, nous conviennent seules les certitudes. (\u00a0je suis \u00e0 peu pr\u00e8s persuad\u00e9e qu&rsquo;autour de tout cela, j&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 tourn\u00e9 aussi bien dans disparates que dans <a href=\"https:\/\/disparates.org\/to-be-or\/\" target=\"_blank\">to be or<\/a>, \u00e7a ne servit donc \u00e0 rien, puisque je ne peux m&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;y revenir. sommes-nous donc condamn\u00e9s \u00e0 tourner en rond, condamn\u00e9s?)<\/p>\n<p><strong>autre autre autre question annexe : mais que faire de tout cet or ces p\u00e9pites <\/strong>qui s&rsquo;accumulent dans l&rsquo;intimit\u00e9 d&rsquo;un cabinet d&rsquo;analyste quand <strong>d&rsquo;analyste on ne se destine pas (plus?) \u00e0 embrasser<\/strong> la profession? question CRUCIALE s&rsquo;il en est.<\/p>\n<p>** je ne dis pas qu&rsquo;ils ne soient pas nombreux <span style=\"font-size: 16px\">de-par-l&rsquo;internet<\/span>, \u00e0 y arriver, \u00e0 \u00e9crire, sans en sortir, de cette illusion <span style=\"font-size: 16px\">qu&rsquo;on-pourrait-tout-\u00e9crire<\/span> et <span style=\"text-decoration: line-through;\">sans<\/span> s&rsquo;en sortir tr\u00e8s bien, et m\u00eame tr\u00e8s tr\u00e8s bien; quant \u00e0 moi : non, je ne veux pas, m&rsquo;en sortir, non, c&rsquo;est vaincue que je me veux, c&rsquo;est vaincue que je dois \u00eatre (et m\u00eame incessamment sous peu, car je commence \u00e0 en avoir un peu marre).<\/p>\n<p>(\u00a0la suite du r\u00eave, vous la voulez? non, eh bien vous devriez, la voil\u00e0 : je trouve en fait que cet homme, qui a \u00e9t\u00e9 coucher avec cette autre femme, aurait mieux fait de rester avec moi, j&rsquo;avais pens\u00e9 qu&rsquo;\u00e9ventuellement \u00e7a me donnerait plus de prix, \u00e0 ses tendres yeux, si je refusais de me faire enculer, mais on dirait bien que non. je pense que s&rsquo;il apprenait que j&rsquo;ai un enfant, son int\u00e9r\u00eat pour moi augmenterait, je cherche mon enfant, mais je ne le trouve plus, d&rsquo;ailleurs en fait, ce n&rsquo;est pas mon enfant que je cherche, mais mon chat, ma chatte, M\u00e9lusine, mais je ne la trouve plus, je la cherche partout dans l&rsquo;\u00e9norme grenier (\u00a0grand-maternel), il y a d&rsquo;autres chats, mais d&rsquo;elle, il n&rsquo;y a pas. je m&rsquo;inqui\u00e8te pour sa vie.)  je cause encore un coup avec celle donc qui d&rsquo;\u00eatre encul\u00e9e mourrerait, qui me dit que ce n&rsquo;est peut-\u00eatre pas de cette maladie-l\u00e0 qu&rsquo;elle est malade, mais d&rsquo;une autre, comment v\u00e9rifier. je cause, prends par le bras un homme encore autre, grand, massif, on s&#8217;embrasse, il m&rsquo;entra\u00eene \u00e0 sa suite vers un autre grenier, plus petit, o\u00f9 se niche un nid d&rsquo;amour, il veut faire l&rsquo;amour avec moi, je lui explique que ce n&rsquo;est pas possible parce que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 fait l&rsquo;amour avec un autre ce jour-l\u00e0, et que \u00e7a me ferait une mauvaise r\u00e9putation, laquelle d&rsquo;ailleurs d\u00e9j\u00e0 me poursuit, il me dit que \u00e7a n&rsquo;a pas d&rsquo;importance. je pense qu&rsquo;il sera secr\u00e8tement triste de coucher avec moi, moi couchant avec lui comme s&rsquo;il \u00e9tait n&rsquo;importe qui. il essaye de m&rsquo;entra\u00eener donc dans un lit qui est le mien, qui se trouve en haut d&rsquo;une \u00e9chelle, \u00e9chelle de laquelle je faille tomber dans le vide, mais non. c&rsquo;est la fin du r\u00eave, l&rsquo;homme est dans le lit, m&rsquo;attend, r\u00e9solu, moi, je suis en haut de l&rsquo;\u00e9chelle,  non-tomb\u00e9e.)<\/p>\n<p>\u00e9ventuellement, j&rsquo;ajoute, petit passage par Kert\u00e9sz : ce qui m&rsquo;aura \u00e9poustoufl\u00e9e, renvers\u00e9e, le pas qu&rsquo;il entonne et dans lequel j&rsquo;aurai voulu m&rsquo;insinuer : sa r\u00e9ponse, via l&rsquo;\u00e9criture, \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9ratif que comporte, \u00e0 mes yeux, le r\u00e9el, d&rsquo;en rendre compte.<\/p>\n<p>il fut un temps o\u00f9 j&rsquo;imaginai cette image, probablement scandaleuse, impossible : <a href=\"http:\/\/pleine-peau.com\/\" target=\"_blank\">les grilles fa\u00e7on camp de la mort, dans lesquelles il y aurait ces mots, non pas \u00ab\u00a0Arbeit macht frei\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Jedem das Seine\u00a0\u00bb<\/a> mais \u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas de rapport sexuel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>je veux donc dire que je peux pas croire au \u00ab\u00a0traumatisme\u00a0\u00bb que rapporte ces r\u00eaves, mais que je crois \u00e0 celui qui implique que le rapport sexuel ne pourrait s&rsquo;\u00e9crire (ne cesse pas de ne pas s&rsquo;\u00e9crire). raison ici raisonnante, \u00e0 laquelle mes r\u00eaves ne semblent pas vouloir plier.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d&rsquo;abord un r\u00eave, qui a curieusement trait \u00e0 un texte \u00e9crit il y a quelques temps et que je viens de rendre public sur disparates. intitul\u00e9 enferm\u00e9e dans la chambre (venue aux faits), la publication de ce texte m&rsquo;avait parue impossible et, bloqu\u00e9e, j&rsquo;avais ferm\u00e9 le blog. r\u00e9cemment, au moment de cr\u00e9er ce blog-ci, j&rsquo;ai [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[70,145],"tags":[203,206,207,75,86,57,108,71,73,59,72],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=57"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=57"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=57"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/delta\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=57"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}