11 novembre 2017

Percussion du signifiant dans le corps à l’entrée et à la fin de l’analyse
— Hélène Bonnaud

Extrait :

Ce fait est d’une importance cruciale. Il indique que la vie, la reproduction de la vie n’est pas une transmission du germen à travers les générations de corps, mais que – et cela n’est attesté que par la psychanalyse, donner la vie ne va pas tout seul. On a l’idée que la reproduction de la vie est conditionnée par la parole, par le signifiant, dans l’espèce humaine. Cela provoque le fait qu’il n’y a pas d’automatisme à la reproduction humaine qui peut prendre toutes les formes du refus de la reproduction, qu’elle soit consciente ou inconsciente. Au point que Lacan pouvait dire que, « dans l’espèce humaine, la lettre est l’analogue du germen »1 , que pour que le germen se transmette à travers les générations, il faut qu’un certain type de signifiant, qu’il appelait la lettre – et donc il insiste sur la matérialité de ce signifiant – soit transmis2 On retrouve donc toujours cette idée que le signifiant est avant le corps, qu’il le précède, que la lettre est l’analogue du germen, c’est dire qu’elle équivaut à ce qui est à l’origine de la reproduction.

La rumeur maternelle

Dans mon témoignage d’AE, j’ai indiqué la valeur traumatique de ma naissance pour l’Autre maternel. Une grande partie de mon analyse a consisté à me déprendre de la place d’objet a que j’ai pu être dans le fantasme maternel. L’enfant venait en place d’être la cause de la douleur maternelle. Certes, l’absence de mon père qui ne s’est pas déplacé pour accueillir son enfant, trop déçu qu’il était par l’annonce d’une nouvelle fille, a certainement cristallisé la déception maternelle autour de cet événement de corps qu’est l’allaitement. L’enfant était nourri aux larmes et cris maternels. C’est la plainte de ma mère racontant les affres de son allaitement à qui voulait l’entendre, qui a ravagé mon enfance. Je ne comprenais pas le sens des mots mais sa voix a résonné comme une trace intolérable, délivrant son message négatif. Elle était devenue la voix du reproche. Reproche d’être née.

Comme je l’ai dit, il m’a fallu faire de nombreux tours d’analyse jusqu’à atteindre l’idée que ma mère avait sa jouissance propre, sa jouissance à dire l’insupportable de cet événement et, une fois cela accompli, j’ai pu m’en détacher. J’étais la cause, mais de fait, je n’étais pas en cause. Éric Laurent, lors du Congrès de l’AMP, a assigné à la plainte maternelle incompréhensible, la valeur d’une rumeur. La rumeur de lalangue maternelle qui a ombragé l’enfance du sujet. Cette lalangue « je l’écris en un seul mot, pour désigner ce qui est notre affaire à chacun, lalangue dite maternelle »3 , dit Lacan. Il indique ainsi que c’est lalangue maternelle qui est au départ, avant le signifiant. Elle n’est pas faite pour la communication, pour le dialogue. « Le langage sans doute est fait de lalangue. C’est une élucubration de savoir sur lalangue. Mais l’inconscient est un savoir, un savoir-faire avec lalangue. »4

Ainsi, je peux établir que l’analyse m’a permis de produire cette élucubration de savoir sur lalangue maternelle. Elle m’a permis de faire quelque chose avec cette rumeur innommable et persécutante. J’ai déjà utilisé l’adjectif dont Lacan use pour qualifier cette lalangue maternelle, quand il dit « qu’elle est une obscénité »5 et qu’il la rapporte à l’Autre scène freudienne, à la parenté. Cela convient bien à ce que j’ai pu en entendre du côté de l’obscène, de l’Autre scène. À partir de la répétition de cette lalangue traumatique, j’ai pu construire le symptôme lié à la pulsion orale qui s’est manifesté à l’adolescence. C’est ce symptôme qui a creusé la première demande d’analyse. Plusieurs rêves ont montré l’importance de la relation à la mère sur le mode de l’objet perdu, a , qui, de façon répétée, rejouait cette perte, laissant invariablement le sujet dans l’angoisse. Un dernier rêve rend compte de la sortie de cette aliénation. « Je souffre d’une douleur dans la gorge et on me prélève, à l’aide d’une seringue, un liquide blanc. » Ce prélèvement a valeur de séparation. On retire le produit toxique. On l’extrait du corps. L’intoxication a fini par laisser place à la toxicomanie comme mode de jouissance de la parole dans l’analyse. Pour sortir de l’intoxication maternelle, le traitement par la parole s’est joué sur le mode de la jouissance à se désintoxiquer. Sur ce point, je considère que la psychanalyse a été la réponse à mon symptôme, sur un mode sinthomatique. Elle consiste dans cet usage singulier du dire jusqu’au point où la répétition conduit à son extrême limite, ce que j’ai qualifié d’un trop. Cette jouissance à dire n’est peut-être que la substitution de la fonction de lalangue et de son Autre scène, car la psychanalyse est l’Autre scène que je me suis choisie. Mais ce qui m’intéresse ici, c’est que, comme le dit Lacan, le « Un incarné dans lalangue est quelque chose qui reste indécis entre le phonème, le mot, la phrase, voire toute la pensée »6 . « Cet Un est l’ordre signifiant en tant qu’il s’instaure de l’enveloppement par où toute la chaîne subsiste »7 .

Avec la rumeur maternelle, je fais l’hypothèse qu’il s’est agi de ce Un de l’ordre signifiant qui s’est instauré de l’enveloppement par où toute la chaîne subsiste. Ce Un prend deux S 1 qui se sont entendus – « sein », et « naissance » – et de façon collapsés, ont incarné ce Un dans lalangue du sujet. D’ailleurs, si on veut faire équivoquer ces deux signifiants, on a beaucoup à dire, ce que je n’ai pas manqué de faire. Il me semble que l’enveloppement dont parle ici Lacan marque bien le côté absorption par l’enfant de cette lalangue primordiale. L’enfant, en effet, est enveloppé par ce Un du signifiant. C’est fondamental pour qu’il entre dans le langage. C’est à partir de cet enveloppement qu’aura lieu l’opération de la Bejahung primordiale.

Cette rumeur de lalangue maternelle, c’est l’effet même de cet état du signifiant qui est antérieur au langage, c’est son bruit, les vibrations du son qui l’animent, la voix comme induction même de la trace laissée par ce qu’on appelle le ton, le ton de la voix qui détermine l’effet négatif de sa portée sur l’enfant, bien avant qu’il ne sache parler, et comprendre. D’ailleurs, comprendre ne m’est pas immédiat. Je dois d’abord passer la ligne du son et de ses nuances. C’est une petite faille, un reste qui marque chez moi, l’antécédence de lalangue sur le sens.

Dans la psychanalyse, nous dit Jacques-Alain Miller dans « Choses de finesse », nous avons affaire à une jouissance qui relève du signifiant en tant qu’il serait la cause de la jouissance dans le corps. C’est cette jouissance proprement humaine qu’il a appelée la jouissance bis et qu’il oppose à la jouissance antéprédicative de tout corps vivant, puisque de celle-ci, on ne peut rien dire. C’est cette jouissance bis qui prend consistance et se fixe à partir de l’incidence du signifiant. C’est pourquoi, dans la psychanalyse, nous avons affaire à une jouissance traumatisée. C’est la jouissance qui est causée par le signifiant. C’est une jouissance déplacée. La question est évidemment de saisir comment cette jouissance touche au corps, a des effets jouissants dans le corps. Lacan dit « que le savoir affecte le corps de l’être qui ne se fait être que de paroles, ceci de morceler sa jouissance, de le découper par là jusqu’à en produire les chutes dont je fais le a , à lire objet petit a […] »8. Le signifiant affecte le corps en morcelant la jouissance du corps, et ces morceaux, ce sont les objets a .

C’est ainsi que j’interpréterai les effets de lalangue maternelle dans le symptôme oral.

Le savoir illisible de la parole maternelle a affecté le corps du petit sujet, en morcelant sa jouissance, en découpant le corps, et en fixant la jouissance dans la zone orale, puisque c’est elle qui a été traumatisée au départ de la vie. Ainsi, je considère que la parole maternelle, toute mauvaise qu’elle ait pu me paraître dans mon analyse, a été le vecteur d’une jouissance morcelée certes, mais qui a pu se fixer dans un seul point du corps, sur un bord, la zone orale. C’est là une chance, car c’est là que les signifiants-maîtres rencontrés ont pu s’écrire dans ma lalangue. C’est une chance que ma mère ait pu parler de sa souffrance, mettre des mots sur ce qu’elle a éprouvé dans son corps et qu’elle a vécu comme l’irruption d’une jouissance insupportable. C’est une chance parce qu’en effet, ça a pu s’écrire et se faire entendre de telle façon que l’enfant en a attrapé quelques bribes de savoir qui ont affecté sa jouissance en se fixant sur la zone orale, et cela, de façon très primaire, dès le début de la vie.

Ainsi, au point où j’en suis arrivée de ma réflexion sur la différence entre la rumeur maternelle comme cause réelle de la jouissance orale, et le sinthome comme « arrachement », comme mode de jouir qui s’est écrit, lui, à partir de la phrase paternelle dont je redis ici la formule incongrue « si c’est une fille, on la jettera par la fenêtre », j’identifie la rumeur maternelle comme ayant fait trace de jouissance sur un bord du corps car, quoi qu’on en dise, la parole maternelle a troué le corps de l’enfant, et sa répétition a agi comme une vérité pour le sujet. L’analyse a permis de mettre en série les S 1 collapsés de la mère et de s’en détacher.

Le hors-sens de la phrase paternelle

Venons-en maintenant à la phrase paternelle. Est-ce du registre de lalangue paternelle ? Oui, elle l’est d’avoir été énoncée avant même la naissance de l’enfant. Elle contient d’ailleurs un conditionnel ce qui indique que l’événement attendu devait être un garçon. « Si c’est une fille » introduit la condition de l’acte qui s’en suivra. Mon père n’a jamais proféré cette phrase après ma naissance, mais elle est restée si troublante pour ma sœur aînée qu’elle me l’a répétée dans mon enfance, sans doute pour me faire entendre à quel point mon existence était peu désirée par mon père, et sans doute par elle aussi ! De ne l’avoir jamais mise au travail dans mon analyse est en soi une énigme. Quel statut donner à ce mécanisme précisément ? Ce n’est pas du refoulement car je l’ai toujours sue. Aucun sens ne pouvait s’en dire. Elle est donc restée vide, ni oubliée ni sue. Elle est restée comme une lettre qu’on ne veut pas décacheter car on ne saurait savoir ce qu’elle contient. Elle est restée lettre blanche, impossible à lire.

Peut-être est-elle restée hors sens pour me permettre d’exister comme fille malgré elle ? Il me semble que de ne pas l’avoir mise en circulation dans la chaîne signifiante est manifeste d’une défense contre le réel qu’elle recèle. Il est évident qu’elle n’est pas passée à la communication à l’Autre, elle n’a pas pu s’hystoriser dans la dialectique du discours analysant. Elle est restée fixe. D’une certaine façon, cela montre déjà la différence avec la rumeur maternelle que le sujet n’a pas cessé de vouloir analyser, comprendre et symboliser et qui a reçu une réponse dans l’inconscient transférentiel. Là, il y a comme un trou. La phrase s’est fixée comme un élément qui ne pouvait pas faire passer la vérité au réel car elle n’a pas pris sens comme vérité. Indicible, elle n’est pas entrée dans la chaîne symbolique du sujet. Elle est restée hors de sa dimension d’histoire. J.-A. Miller parle d’élément inhistorisable dans son cours sur les Us du laps9 . Il explique qu’à partir du moment où nous essayons d’élaborer la théorie de l’inconscient du dernier Lacan, une théorie qui n’est pas articulée à partir de l’hystérie et de l’histoire, mais à partir de la psychose, cela change tout. Il prend appui sur le commentaire de la Verneinung de Lacan , notamment l’hallucination du doigt coupé de l’Homme aux loups. L’hallucination est un phénomène qui échappe à l’histoire et au remaniement historique, subjectif, sémantique de la vérité. Elle met en question le primaire de l’historisation, indiquant une faille dans l’historisation primaire. Pour être historisé, un élément doit avoir été symbolisé. Il n’y a d’historisation primaire que s’il y a symbolisation primaire. En s’appuyant sur la lettre du texte de Freud, il en déduit que revient, dans l’hallucination, un contenu qui n’a pas été symbolisé, qui a échappé à la symbolisation primaire, et qui est, par là, inhistorisable.

La Ververfung freudienne, c’est l’expulsion, le refus, le retranchement, la forclusion. Là où l’histoire suppose qu’il y a une symbolisation primaire, la négation prenant la forme du refoulement tandis que le réel est la conséquence de l’opération de la forclusion. D’un côté, nous avons le mécanisme de la névrose, de l’autre, celui de la psychose.

Dans ce même texte, J.-A. Miller expose l’opposition que fait Lacan entre la remémoration et la réminiscence. Il y a remémoration quand un élément retrouve son articulation symbolique, alors que le sentiment d’irréalité « répond aux formes immémoriales qui apparaissent sur le palimpseste de l’imaginaire »10 . Formes immémoriales veut dire ici que nous ne sommes pas dans le registre de la mémoire, mais au contraire dans quelque chose qui est déjà là tout seul. Ces formes immémoriales apparaissent « quand le texte s’interrompant » – hors du texte symbolique – laisse à nu le support de la réminiscence ». Alors le sujet ne peut pas élaborer une vérité à partir de son expérience. La remémoration se situe du côté des réseaux signifiants, des chaînes qui se forment du symbolique, la réminiscence étant, elle, laissée en blanc.

Cette différence entre remémoration et réminiscence, m’ouvre une lecture de la façon dont la phrase paternelle s’est figée dans un hors temps, trace d’un réel impossible à dire. Je ne dis pas qu’il y a eu forclusion de la phrase paternelle, ni qu’il s’agit d’un mécanisme de forclusion, mais j’utilise quand même cette orientation vers le réel pour dire qu’elle a été maintenue dans une zone entre refoulement et rejet et que, de ce fait, ne pouvant entrer dans le circuit signifiant, elle s’apparente à une forme immémoriale, avec sa forme d’irréalité, retranchée comme un un tout seul . C’est le signifiant jeter qui s’est répercuté dans le corps du sujet. Certes, ce signifiant est un S 1 que j’ai dialectisé et mis en série dans les événements de ma vie, et spécialement dans la reconstruction de la parole maternelle qui s’était écrite comme une parole rejetante. Mais je ne l’avais jamais attaché à l’effet de chute du corps éprouvé depuis toujours et qui m’a permis de déduire qu’une fois sortie de son isolement, la phrase en fait résonner le symptôme dans le corps. D’une certaine façon, cette phrase vient comme une réponse du réel, elle résonne avec le réel du symptôme de chute. Cette phrase s’est inscrite dans le corps, non pas sur un bord comme j’ai pu le montrer avec la rumeur maternelle, mais là, de façon itérative, sans que le sujet n’ait jamais pu en déchiffrer la cause, comme un événement de corps submergeant et angoissant. Ce sentiment de chute, de vertige, qui oblige à aller chercher au plus profond de soi, le mouvement inverse pour en émerger, pour s’arracher à la chute, pour se tenir hors de l’éjection, je l’ai appelé « l’arrachement du réel »11 .

Cet arrachement indique comment le signifiant paternel « jeter par la fenêtre » a opéré comme S 1 dans le corps, par pure percussion du signifiant dans le corps. Celui-ci est alors un objet laissé tombé, éjecté du monde en quelque sorte, éjecté de son corps comme avoir. Il démontre que le corps, en effet, on l’a puisqu’on peut le perdre. On l’a d’autant plus qu’on craint qu’il ne nous lâche. L’expérience de ce sinthome, c’est justement ce corps qui lâche, sensation qui laisse le sujet au bord de son trou. Ainsi, si l’inconscient savoir est une élucubration sur lalangue, l’inconscient réel est une élucubration de savoir sur le réel. L’une participe de la vérité menteuse, l’autre du sinthome en tant qu’il itère, n’a pas de sens, et ne se traverse pas. C’est une jouissance qui prend dans sa parenthèse la vie entière. Le sinthome n’est pas un retour du refoulé, ça ne s’apaise pas avec la vérité, avec du sens. C’est une jouissance qui se produit dans le corps et qui exclut l’Autre de la vérité. Le corps, dans cet exemple, est ordonné à sa jouissance propre. Lorsque Lacan réduit le sinthome à Y’a d’l’Un , il dégage comme son réel essentiel l’itération, comme noyau, comme centre, comme ce qui reste de l’articulation signifiante. Il voulait dire qu’il n’y a pas de deux. Il n’y a que le un qui se répète dans l’itération. Mais cet Un n’est pas le corps. Il y a le Un et le corps. C’est pourquoi Lacan a fait entendre que l’Autre du signifiant, c’est le corps. Au- delà du signifiant, il y a le corps et sa jouissance. L’analyse permet d’en chercher la causalité réelle, et d’en attraper un bout. Car le réel ne se résout pas. Il se démontre ce qui n’est pas du même registre. La démonstration, c’est ce qui guide mon travail d’AE. Je poursuis avec la même ténacité, mon désir d’en savoir encore. C’est ce qui m’a-nime et cela me va puisque anima veut dire donner la vie, le souffle. Ça dit qu’en effet, on n’en finit pas de s’animer pour vivre et que la psychanalyse est en quelque sorte mon parasite , mon un tout seul, mon élucubration singulière.

Hélène Bonnaud

source : Conférences – L’inconscient et le corps, L’a graphe, Section Clinique de Rennes 2012-2013

Notes:
  1.   Lacan J., Le Séminaire , livre XX , Encore , Paris, Seuil, 1975, p. 89.  []
  2. Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. Choses de finesse », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII , cours du 20 mai 2009, inédit. []
  3.   Lacan J., op. cit., p. 128. []
  4.  15 Ibid., p. 127. []
  5.  16 Lacan J., « Vers un signifiant nouveau », Ornicar ? 17-18 , p. 12.  []
  6. 17 Lacan J., ibid ., p. 131. []
  7.  18 Lacan J., ibid.  []
  8.  19 Lacan J., « …ou pire », Autres écrits , Paris, Seuil, 2001, p. 550.  []
  9. Miller J.-A., « L’esp d’un lapsus, L’esp d’une hallucination ». Quarto n° 90, juin 1990, p. 14. []
  10. Lacan J., « Réponse au commentaire de Jean Hyppolite sur la Verneinung de Freud », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 391-392.  []
  11.  22 Bonnaud H., « L’arrachement du réel », La Cause du désir n° 80, février 2012. []
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