Donc l’être est une catégorie de police.

Notes autour de l’article « L’âge de l’anexcitation, par Laurent de Sutter, écrivain et juriste »

Donc l’être serait une catégorie de police.

Pour moi, il me semble que c’est quelque chose que la psychanalyse m’a appris. En tout cas c’est quelque chose que Jacques-Alain Miller a mis en évidence. Ça fait longtemps que je ne lis plus de psychanalyse, mais c’est quelque chose qu’elle m’a enseigné. On trouve cette dénonciation de l’être dans son cours de L’être et l’Un, en 2011.1  L’hénologie contre l’ontologie. Ce qu’il y a contre ce qui est. Ce qu’il y a, dit Miller, c’est du côté de la jouissance, c’est l’Un. Tandis que du côté de ce qui est, du côté …
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« AVANT L’ÊTRE, IL Y A LA POLITIQUE »

Par Mickaël Perre, sur Facebook

Il y a quelques mois paraissait le dernier livre de Laurent de Sutter : L’âge de l’anesthésie – La mise sous contrôle des affects. Grand livre, à la fois puissant et original, nous donnant à lire et à penser autre chose que ce qu’il a l’air d’aborder. Car contrairement à ce que semble indiquer le sous-titre, ce livre n’est pas qu’un livre de « philosophie politique » (même si l’auteur revendique par ailleurs son appartenance à une certaine lignée ou « tradition » philosophique à partir de laquelle se dessine toute une série de positionnements polémiques : Machiavel et La Boétie ; la « psychopolitique » de Byung Chul-han et la « biopolitique
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Est politique tout ce qui procède à l’effondrement de l’être,

Est politique tout ce qui procède à l’effondrement de l’être, tout ce qui en manifeste l’instabilité, la labilité, la perméabilité, l’inconsistance; est politique tout ce qui ne cesse de se soustraire au régime d’ordre par lequel l’être peut être institué ou garanti. Dire qu’il n’y a de politique que de l’excitation équivaut donc à dire qu’il n’y a de politique que du désêtre – il n’y a de politique que de l’amok, de ce qui échappe au contrôle par lequel les sujets se retrouvent contraints dans les limites de l’être. L’idée que la politique serait une affaire rationnelle, dont seraient comptables des sujets soustraits aux mouvements de d’excitation, est le slogan favori du narcocapitalisme – ce qui assure le
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Laurent de Sutter, L’Âge de l’anesthésie. La mise sous contrôle des affects – Premières impressions

Laurent DE SUTTER, L’Âge de l’anesthésie. La mise sous contrôle des affects, Les Liens qui Libèrent, 2017, 156 p., 15,50 €/ ePub : 9.99 €, ISBN : 979-10-209-0508-6

Le narcocapitalisme, selon Laurent de Sutter c’est l’idée que le capitalisme se soit soutenu de l’anesthésie, c’est-à-dire dire d’une volonté de réduire les excitations et d’anesthésier les corps. Depuis l’utilisation par Kraepelin de l’hydrate de choral pour calmer les maniaco-dépressifs, en passant par la cocaïne, l’invention de l’anesthésie et la pilule contraceptive. Tout ça a servi à l’être, à ce que l’humain soit réduit à l’être (au langage), séparé de son corps. Parce que l’être est toujours policé, contrôlable.

Cela rejoint la dénonciation par Lacan du sujet de
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