{"id":10211,"date":"2006-02-02T09:10:21","date_gmt":"2006-02-02T08:10:21","guid":{"rendered":"http:\/\/historyze.org\/tobeor\/?p=266"},"modified":"2015-01-26T13:18:56","modified_gmt":"2015-01-26T11:18:56","slug":"pas-tout-a-fait-nimporte-quoi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2006\/02\/pas-tout-a-fait-nimporte-quoi\/","title":{"rendered":"faire n&rsquo;importe quoi, jouir"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: center;\">mais que cela soit : conforme \u00e0 l&rsquo;impossible<br \/>\n\t<span style=\"font-size: 12px; font-style: italic; text-align: center;\">~ \u00e0 la crois\u00e9e du d\u00e9sir et de la jouissance ~<\/span><\/h3>\n<blockquote>\n<p><strong>Le discours capitaliste moderne<\/strong> n\u2019a rien \u00e0 voir avec ce que notre gauchisme sexuel d\u2019antan appelait la morale bourgeoise. <strong>Son imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique en mati\u00e8re d\u2019\u00e9thique est : Jouis!<\/strong><br \/>\n\t\tPhilippe De Georges, <em>Ethique et pulsion<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<blockquote>\n<p><strong>Fais n\u2019importe quoi. <\/strong>Point. Sans conditions<strong>.<\/strong> Fais absolument n\u2019importe quoi. [<a href=\"..\/..\/iota\/2010\/faire\/#footnote_0_6055\" id=\"identifier_0_6055\" title=\" Et le &amp;laquo;&amp;nbsp;fais n&amp;#8217;importe quoi&amp;nbsp;&amp;raquo; n&amp;#8217;est jamais inconditionn\u00e9 mais il faut qu&amp;#8217;il le soit. A l&amp;#8217;universalit\u00e9 de l&amp;#8217;\u00e9change, la loi de la r\u00e9alit\u00e9, il faut opposer, muette et incompr\u00e9hensible, la loi de la n\u00e9cessit\u00e9 qui est aussi n\u00e9cessit\u00e9 de la loi. L&amp;#8217;imp\u00e9ratif &amp;laquo;&amp;nbsp;fais n&amp;#8217;importe quoi&amp;nbsp;&amp;raquo; est un imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique.\">1<\/a>]<br \/>\n\t\tThierry de Duve, <em>Au nom de l\u2019art<\/em>,&nbsp; \u201cFais n\u2019importe quoi\u201d, p. 129<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique (capitaliste, selon Philippe De Georges) : <em><strong>Jouis !<\/strong><\/em><\/li>\n<li>Imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique (de l&rsquo;art moderne, selon Thierry de Duve, <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2010\/6347\/\" title=\"que le march\u00e9 de l\u2019art s\u2019emballe \u00e0 nouveau et qu\u2019il s\u2019enflamme, tout feu tout bois, pour un art sans foi ni loi\u2026\">et en r\u00e9ponse au capitalisme<\/a>) : <em><strong>Fais n\u2019importe quoi ! <\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Puis, pp. 133-134 :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Il y va, disais-je il y a un instant, de <strong>l\u2019universalit\u00e9 de la loi<\/strong>, de l\u2019universalit\u00e9 de l\u2019art, de l\u2019universalit\u00e9 de l\u2019imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique \u201cfais n\u2019importe quoi\u201d.<br \/>\n\t\t[\u2026]<br \/>\n\t\tIl est entendu \u00e9galement que l\u2019imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique kantien n\u2019\u00e9nonce aucun contenu de la loi, mais qu\u2019il prescrit la conformit\u00e9 de la maxime <strong>\u00e0 l\u2019universalit\u00e9 d\u2019une loi en g\u00e9n\u00e9ral<\/strong>. Comme le dit Jean-Luc Nancy : \u201cLa loi prescrit de l\u00e9gif\u00e9rer selon la forme de la loi, c\u2019est-\u00e0-dire selon la forme universelle. Mais \u2013 ajoute-t-il \u2013 l\u2019universalit\u00e9 n\u2019est pas donn\u00e9e\u201d (( Jean-Luc Nancy, <em>L\u2019imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique<\/em>, Flammarion, Paris, 1983, p. 24 )) . Si, comme je le soutiens, <strong>\u201cfais n\u2019importe quoi\u201d est bien un imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique<\/strong>, alors il faut aller plus loin et dire que <strong>l\u2019universel est impossible<\/strong>, ou que <strong>l\u2019impossible est aujourd\u2019hui la modalit\u00e9 de l\u2019universel<\/strong>. La phrase \u201cfais n\u2019importe quoi\u201d ne donne pas le contenu de la loi, seulement le contenu de la maxime. Et encore ce contenu est-il quelconque et ne devient-il d\u00e9termin\u00e9 que par l\u2019action qui met la maxime en pratique. Cela ne <strong>prescrit qu\u2019une forme conforme \u00e0 l\u2019universel dans les conditions radicales et finales de la finitude<\/strong>. Et cela signifie :<strong> conforme \u00e0 l\u2019impossible.<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>~<br \/>\n\tDes ann\u00e9es que je me&nbsp; coltine ce \u00ab\u00a0n&rsquo;importe quoi\u00a0\u00bb de Thierry de Duve, et que je ne m&rsquo;en d\u00e9patouille pas.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Fais n&rsquo;importe quoi\u00a0\u00bb, imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique, absolument sans condition, conforme \u00e0 l&rsquo;impossible.&nbsp;<\/p>\n<p>J&rsquo;ai naturellement pens\u00e9 le \u00ab\u00a0n&rsquo;importe quoi\u00a0\u00bb en le rapportant \u00e0 la pulsion. <a href=\"www.disparates.org\/iota\/2006\/pulsion-silence-et-nimporte-quoi-les-texte\/\">La pulsion freudienne, la pulsion lacanienne, celle sans queue ni t\u00eate, qui se saisit de<em> n&rsquo;importe quel objet<\/em>. <\/a>La pulsion \u00e0 laquelle Lacan rapporte l&rsquo;\u00e9thique de la psychanalyse. Une \u00e9thique conforme \u00e0 l&rsquo;impossible, au r\u00e9el.<\/p>\n<p>Longtemps, dans le d\u00e9sir de sauver le d\u00e9sir, je n&rsquo;ai pu m&#8217;emp\u00eacher <strong>de chercher \u00e0 formuler une condition \u00e0 ce \u00ab\u00a0fais n&rsquo;importe quoi\u00a0\u00bb,<\/strong>&nbsp; lui adjoignant : \u00ab\u00a0non pas sans connaissance de cause\u00a0\u00bb (cela s&rsquo;est impos\u00e9 \u00e0 moi, j&rsquo;ai cru que cela se trouvait dans le texte de Duve, j&rsquo;aurais aim\u00e9 que la cause fut sue et une et pleine et enti\u00e8re, que le d\u00e9sir s&rsquo;en sorte plus ou moins indemne).<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait n\u00e9anmoins ignorer la condition d&rsquo;inconditionnalit\u00e9 de l&rsquo;imp\u00e9ratif que souligne Thierry de Duve.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Il ne l&rsquo;est pas, inconditionn\u00e9, mais il faut qu&rsquo;il le soit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il <em>faut<\/em> qu&rsquo;il le soit. L\u00e0, se situerait l&rsquo;\u00e9thique de la pulsion. Cela reviendrait-il \u00e0 dire que la condition de <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2010\/ou-a-la-categorie-la-motion-imperative\/\">cet imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique, de cet imp\u00e9ratif \u00e9manant du langage, de ce que nous somme des \u00eatres de langage<\/a>, comporte bien une condition, laquelle de n&rsquo;appartenir pas au langage, mais d&rsquo;\u00eatre caus\u00e9e par lui, par sa rencontre d&rsquo;avec le corps de l&rsquo;homme, et ce qu&rsquo;elle lui f\u00eet, alors, \u00e0 ce corps, doit rester telle, extime au langage, seule \u00e0 lui apporter l&rsquo;universalit\u00e9 qu&rsquo;il requiert, un trou. (N&rsquo;y eut-il eu l&rsquo;homme et n&rsquo;e\u00fbt-il parl\u00e9, il n&rsquo;y eut eu de trou dans le langage, e\u00fbt-il \u00e9t\u00e9 partout plein.) (Il n&rsquo;y a que dans l&rsquo;hors-sens, l&rsquo;extime-sens qu&rsquo;un sens peut se fixer).<\/p>\n<p>Il <em>faut<\/em> qu&rsquo;il le soit. il faut qu&rsquo;il soit inconditionn\u00e9, le n&rsquo;importe quoi que tu feras, aussi pour parer au fantasme, le fantasme qui fige le sujet. Met des voiles sur le trou de l&rsquo;impossible. Le camoufle. Or le r\u00e9el en jeu dans le fantasme, non pas le r\u00e9el de la chose occult\u00e9e, mais du sc\u00e9nario oppos\u00e9 en parade \u00e0 l&rsquo;impossible, ce r\u00e9el n&rsquo;est pas plus r\u00e9ductible au signifiant, au langage, que ne l&rsquo;est celui qu&rsquo;il tente d&rsquo;occulter. Il y a toujours r\u00e9ponse du r\u00e9el au r\u00e9el.&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 que le sens s&rsquo;arr\u00eate. Si on l&rsquo;accepte. Dans la recherche de la cause. <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2007\/acte-certitude-angoisse\/\" title=\"du transfert de la certitude de l\u2019angoisse \u00e0 la certitude de l\u2019acte par Jacques-Alain Miller\">Parce que la qu\u00eate de la cause ultime est promise \u00e0 l&rsquo;infinitude (et \u00e0 ses jouissances) et \u00e0 l&rsquo;inhibition<\/a>. Un jour, il faut cesser de vouloir savoir. S&rsquo;en tenir \u00e0 l&rsquo;1-su.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai donc voulu croire que le privil\u00e8ge accord\u00e9 par Lacan \u00e0 la pulsion, tenait \u00e0 ce que la pulsion, une fois \u00ab\u00a0lib\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb des entraves du fantasme, pouvait se trouver de plus nombreuses voies et plus agr\u00e9ablement, vivement, emprunt\u00e9es. Que la connaissance de cause permettait permettrait de jouir consciemment l\u00e0 o\u00f9 auparavant \u00e7a jouissait malheureusement. J&rsquo;ai pens\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 traquer la r\u00e9p\u00e9tition, \u00e0 traquer ce qu&rsquo;elle traque, \u00e0 chercher son nom, \u00e0 lui donner un nom, \u00e0 r\u00e9aliser la part de responsabilit\u00e9 qu&rsquo;on prend \u00e0 son propre malheur, on irait vers cette volont\u00e9 qui se d\u00e9couvre au c\u0153ur m\u00eame de la r\u00e9p\u00e9tition, volont\u00e9-m\u00eame que pour ma part je b\u00e9nis, qu&rsquo;on apprend \u00e0 respecter, oui, \u00e0 laquelle on est bien oblig\u00e9 de rendre gr\u00e2ce.<\/p>\n<p>On ne va pas savoir. Mais on prendra quelques connaissances. On apprendra \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer les choix de l&rsquo;Un-su \u00e0 ceux de l&rsquo;id\u00e9al, et de loin.<\/p>\n<p>Et moi donc qui ne&nbsp; suis pas sans avoir de difficult\u00e9s avec le d\u00e9sir, qui ne suis pas sans p\u00e2tir de la r\u00e9p\u00e9tition, cette r\u00e9p\u00e9tition n&rsquo;\u00e9tant forc\u00e9ment pas sans \u00eatre marqu\u00e9e d&rsquo;un Un qui veuille se r\u00e9p\u00e9ter, dans mon d\u00e9sir d&rsquo;\u00e9claircir ce qu&rsquo;il en est pour moi du d\u00e9sir &#8211; aussi parce que \u00e7a a \u00e9t\u00e9 pendant bien longtemps l&rsquo;imp\u00e9ratif au c\u0153ur de l&rsquo;enseignement de Lacan et par quoi&nbsp; il s&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;abord impos\u00e9 \u00e0 moi : pas sans connaissance de cause de ton d\u00e9sir &#8211; , d&rsquo;\u00e9claircir donc ce qui ferait la mati\u00e8re du mien, si tant est que j&rsquo;en avais, je n&rsquo;ai pu m&#8217;emp\u00eacher de me rappeler, je n&rsquo;ai pu emp\u00eacher que me revienne constamment \u00e0 l&rsquo;esprit <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2006\/nimporte-quoi-a-condition\/\">ces termes de Lacan concernant la \u00ab\u00a0conditionnalit\u00e9 absolue du d\u00e9sir\u00a0\u00bb<\/a>. On voit alors ici, assez classiquement se confronter pulsion et d\u00e9sir, jouissance et d\u00e9sir. est-il vrai que la pulsion se saisisse de n&rsquo;importe quel objet? Elle se saisit certainement de n&rsquo;importe quel objet au regard de l&rsquo;id\u00e9al. Elle fait foutrement fi de l&rsquo;id\u00e9al. Et on finit par ne m\u00eame plus ce qu&rsquo;est l&rsquo;id\u00e9al.&nbsp; (C&rsquo;est le travail de l&rsquo;analyse \u00e7a aussi, \u00ab\u00a0travail\u00a0\u00bb, finir par pr\u00e9f\u00e9rer ses petites crottes aux perles de ses vieux id\u00e9aux. Ca passe par un jouir de \u00e7a, raconter d&rsquo;abord, puis jouir tout court, et enfin, dira-t-on. Ca permet d&rsquo;atteindre \u00e0 un certaine satisfaction. Et les statues de l&rsquo;id\u00e9al en viennent \u00e0 para\u00eetre moins belles.)<br \/>\n\t~<\/p>\n<p>La condition absolue du d\u00e9sir ( tandis que l&rsquo;inconditionnel de l&rsquo;amour, tandis que l&rsquo;inconditionnel de la pulsion)<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on y croit, \u00e0 cette <strong>condition absolue<\/strong>, si l&rsquo;on y croit en tant que cause (parce qu&rsquo;il y a quelque chose de \u00e7a qui passe dans les s\u00e9minaires de Lacan, qui passe et dont le parfum est enivrant), alors<\/p>\n<p>Et que cette condition absolue du d\u00e9sir se d\u00e9couvre disposer de cette qualit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre impossible<\/p>\n<p>Et en tant que telle pouvant tr\u00e8s bien pu s&rsquo;offrir comme condition du n&rsquo;importe quoi puisque conforme \u00e0 l&rsquo;impossible, particularit\u00e9 absolue, universellement extime, dont le manque au langage, au savoir, l&rsquo;in-su, su de l&rsquo;Un seulement, seul est universel.<\/p>\n<p>Enfin, quel est cet Un qu&rsquo;il y a, cet Un de la r\u00e9p\u00e9tition, cet Un souvenir du trauma originel, cet <strong>Un \u00e9gal (en quantit\u00e9) \u00e0 n&rsquo;importe quel autre U<\/strong>n, cet Un aujourd&rsquo;hui de partout flatt\u00e9, encourag\u00e9 \u00e0 \u00eatre consomm\u00e9, \u00e0 \u00eatre a-dict\u00e9 (une cigarette, donne-m&rsquo;en une, la derni\u00e8re, pour la route! le petit pot, de yaourt, prends-en 4, un chips? vas-y, le paquet n&rsquo;est pas fini), <strong>cet Un d&rsquo;aujourd&rsquo;hui d\u00e9color\u00e9<\/strong>, cet Un, qui est comme n&rsquo;importe quel autre Un, se diff\u00e9rencie pourtant du Un de l&rsquo;imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique de Duve (car c&rsquo;est bien ce qu&rsquo;est son n&rsquo;importe quoi), en ceci que si sa jouissance est universelle, elle n&rsquo;est plus que \u00e7a : jouissance qui se passe totalement du langage et de la parole <strong>et d\u00e9nie \u00e0 l&rsquo;homme sa n\u00e9cessit\u00e9, son sympt\u00f4me<\/strong> : il a un corps et il parle. Et qu&rsquo;\u00e0 cette condition se lie un imp\u00e9ratif, cat\u00e9gorique, que l&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re conforme \u00e0 l&rsquo;impossible, comme l&rsquo;est celui \u00e9nonc\u00e9 par Duve, car l&rsquo;impossible qu&rsquo;il vise de la rencontre du corps et du langage de l&rsquo;homme, est bien le seul qui vaille. Lui qui restitue \u00e0 l&rsquo;Un sa qualit\u00e9 de marque d&rsquo;un sujet (objectivement) unique. Et celui qui passe.<\/p>\n<p>Voil\u00e0,<\/p>\n<p>2 f\u00e9vrier 2006 &#8211; 27 juin 2013<\/p>\n<h6>Notes:<\/h6>\n<ol>\n<li id=\"footnote_0_6055\">Et le \u00ab&nbsp;fais n\u2019importe quoi&nbsp;\u00bb n\u2019est jamais inconditionn\u00e9 mais il<em> <\/em>faut qu\u2019il le soit. A l\u2019universalit\u00e9 de l\u2019\u00e9change, la loi de la r\u00e9alit\u00e9, il faut opposer, muette et incompr\u00e9hensible, la loi de la n\u00e9cessit\u00e9 qui est aussi n\u00e9cessit\u00e9 de la loi. L\u2019imp\u00e9ratif \u00ab&nbsp;fais n\u2019importe quoi&nbsp;\u00bb est un imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique. [<a href=\"..\/..\/iota\/2010\/faire\/#identifier_0_6055\">\u21a9<\/a>]<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>mais que cela soit : conforme \u00e0 l&rsquo;impossible ~ \u00e0 la crois\u00e9e du d\u00e9sir et de la jouissance ~ Le discours capitaliste moderne n\u2019a rien \u00e0 voir avec ce que notre gauchisme sexuel d\u2019antan appelait la morale bourgeoise. Son imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique en mati\u00e8re d\u2019\u00e9thique est : Jouis! Philippe De Georges, Ethique et pulsion Fais n\u2019importe quoi. Point. Sans conditions. Fais absolument n\u2019importe quoi. [1] Thierry de Duve, Au nom de l\u2019art,&nbsp; \u201cFais n\u2019importe quoi\u201d, p. 129 &nbsp; Imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique (capitaliste, selon Philippe De Georges) : Jouis ! Imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique (de l&rsquo;art moderne, selon Thierry de Duve, et en r\u00e9ponse au capitalisme) : Fais n\u2019importe quoi ! 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