{"id":11390,"date":"2013-06-01T15:40:30","date_gmt":"2013-06-01T13:40:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=11390"},"modified":"2023-01-18T16:53:32","modified_gmt":"2023-01-18T15:53:32","slug":"lettres-de-jouissance-de-simon-hantai-autoportrait-dune-exposition-en-jardiniere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2013\/06\/lettres-de-jouissance-de-simon-hantai-autoportrait-dune-exposition-en-jardiniere\/","title":{"rendered":"lettres de jouissance de simon hanta\u00ef (autoportrait d&rsquo;une exposition en jardini\u00e8re)"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_11406\" aria-describedby=\"caption-attachment-11406\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"11406\" data-permalink=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?attachment_id=11406\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?fit=1300%2C975&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1300,975\" data-comments-opened=\"0\" data-image-title=\"Simon Hantai-Ecriture rose-1958-1959-4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?fit=900%2C675&amp;ssl=1\" class=\"size-large wp-image-11406\" title=\"Simon Hanta\u00ef, Ecriture rose\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?resize=750%2C562&#038;ssl=1\" alt=\"Simon Hantai-Ecriture rose-1958-1959-4\" width=\"750\" height=\"562\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?resize=150%2C112&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?resize=418%2C313&amp;ssl=1 418w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-4.jpg?w=1300&amp;ssl=1 1300w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-11406\" class=\"wp-caption-text\">Simon Hanta\u00ef, Peinture \/ \u00c9criture rose<\/figcaption><\/figure>\n<div style=\"margin-top: 50px;\">\n<div style=\"float: left; width: 35%; color: #666666; font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; margin-right: 7%; line-height: 125%;\">\n<p>\u00ab\u00a0Poperinge. La maison de mes grands parents, du c\u00f4t\u00e9 de ma m\u00e8re. Nous allons loger l\u00e0 un moment. Mes cousins \u2013 Jo, Dirk et Roos \u2013 sont l\u00e0. Je ne sais pas pourquoi nous sommes l\u00e0. Nous sommes r\u00e9fugi\u00e9s un moment l\u00e0. Le lieu \u00e9tait inhabit\u00e9. Nous travaillons \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du jardin, \u00e0 un coin du chemin qui courait tout autour. Je veux replanter une fleur re\u00e7ue en cadeau. Je ne sais pas du tout de quel c\u00f4t\u00e9 de l\u2019angle du chemin la mettre. Je la mets d\u2019abord contre le mur du fond, \u00e0 un endroit o\u00f9 elle recevra le soleil toute l\u2019apr\u00e8s-midi, sur un petit promontoire o\u00f9 elle se niche parfaitement, telle la Vierge Marie dans sa grotte \u00e0 Lourdes; mais ensuite, j\u2019h\u00e9site \u00e0 la mettre du c\u00f4t\u00e9 plus ombrag\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 le chemin refile vers la maison. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019oncle Robbe appara\u00eet, probablement sortant de l\u2019un des petits ateliers qui longent le chemin sombre. Il m\u2019explique que si je la mets c\u00f4t\u00e9 ombre, je pourrai lui faire longer tout le chemin, jusqu\u2019\u00e0 la faire rentrer dans le maison. Que \u00e7a mettra des taches de couleurs. Je rentre \u00e0 la maison pour expliquer cela aux autres. Et ensemble nous d\u00e9cidons de planter la plante \u00e0 l\u2019ombre, et nous nous apercevons que nous pouvons d\u00e9j\u00e0 l\u2019\u00e9tirer jusqu\u2019\u00e0 la maison. Oncle Robbe est tr\u00e8s heureux. Moi aussi. Il se met \u00e0 travailler beaucoup, dans le jardin. Il dit qu\u2019avant aussi, avant que les lieux ne fussent abandonn\u00e9s, une telle plante remontait depuis le fond du jardin jusqu\u2019\u00e0 la maison. C\u2019est une sorte de lierre rampant, florif\u00e8re. Nous sommes tous contents. J\u2019ai de plus en plus envie de rester l\u00e0, de ne plus quitter cet endroit. Mais la plante est massacr\u00e9e, coup\u00e9e en morceaux. Nous ne savons pas par qui. Oncle Robbe dit que la mairie pourrait faire n\u2019importe quoi pour que pour que la maison ne soit pas r\u00e9investie, habit\u00e9e. Alors, nous nous mettons \u00e0 un certain endroit du jardin, toujours \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, tout pr\u00e8s de l\u00e0 o\u00f9 nous \u00e9tions auparavant, pour appeler ceux qui ont fait \u00e7a. Nous crions. Dans cette encoignure, le terrain est en creux. A quatre pattes, je grimpe en haut de la cuvette (comme une dune). De l\u00e0, je les aper\u00e7ois qui s\u2019approchent, tapis au sol, ce sont des petits gitans. L\u2019un d\u2019entre-eux arrive juste au dessus de ma t\u00eate. Il ne me voit pas, je le devine. Apr\u00e8s, s\u2019il y a des explications avec eux, je ne sais plus quelles elles sont. Mais ensuite, tout est d\u00e9truit dans le jardin, par d\u2019\u00e9normes coups de cisaille. Nous ne voyons pas qui commet cela, c\u2019est tr\u00e8s rapide. \u00c0 un moment, j\u2019ai en main une sorte de liane, un faisceau de lianes que nous essayons de sauver (comme des c\u00e2bles), mais elles se coupent alors que je les tiens dans mes bras. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on pourrait croire que c\u2019est moi qui l\u2019ait fait. Or ce n\u2019est pas moi. Je me r\u00e9veille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Ce r\u00eave, comme l&rsquo;illustration de la red\u00e9couverte de quelque chose, d&rsquo;un lieu de l&rsquo;inconscient oubli\u00e9 puis r\u00e9investi avec bonheur, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que certains \u00ab\u00a0agents\u00a0\u00bb (\u00a0la mairie, les petits gitans) interviennent pour l&#8217;emp\u00eacher (\u00a0\u00e0 un certain endroit, on pourra croire que c&rsquo;est moi qui suis cet agent).<\/p>\n<p>Et ce r\u00eave, comme une illustration de la r\u00e9trospective de Simon Hanta\u00ef vue hier au centre Pompidou. Dans un film que j&rsquo;y voyais (( On peut voir sur les lieux de l&rsquo;exposition deux films (superbes) r\u00e9alis\u00e9s par Jean-Michel Meurice, <em>Simon Hanta\u00ef, Des formes et des couleurs,<\/em> 1974 et <em>Simon Hanta\u00ef ou les silences r\u00e9tiniens, Grand portrait<\/em>, 1976 dont sont tir\u00e9s les photos qui illustrent ce texte. )) , Simon Hanta\u00ef explique qu&rsquo;il avait fini par se rendre compte que ce dont il s&rsquo;\u00e9tait agi dans son travail, \u00e7a avait \u00e9t\u00e9\u00a0 de <strong>retrouver <\/strong>les couleurs de son enfance, les somptueuses couleurs vues en Hongrie. Il explique que son bonheur, son d\u00e9lice, c&rsquo;est \u00e7a. Retrouver l&rsquo;\u00e9blouissement de \u00e7a. Ces jours de f\u00eate au village, o\u00f9 les fa\u00e7ades \u00e9taient repeintes, o\u00f9 chacun s&rsquo;occupait de nettoyer le pas de sa porte, d&rsquo;en enlever toute poussi\u00e8re,\u00a0 de le recouvrir de sable et d&rsquo;y tracer des motifs au creux desquels \u00e9taient pos\u00e9s des p\u00e9tales de fleur.\u00a0 Les rues de village \u00e9taient alors magnifiques. Dans le film, on le voit d\u00e9placer dans son jardin ses \u00e9normes toiles, les alignant jusqu&rsquo;\u00e0 former une longue all\u00e9e qu&rsquo;il contemple alors.\u00a0 Dans le chemin trac\u00e9, sa petite fille s&rsquo;approche de lui un bouquet rouge \u00e0 la main qu&rsquo;elle lui offre, qu&rsquo;il d\u00e9pose, petite tache, sur l&rsquo;une des toiles.\u00a0 Plus tard dans son parcours,\u00a0 il se retirera volontairement du monde l&rsquo;art et n&rsquo;exposera plus que rarement. Il ne cr\u00e9e plus qu&rsquo;au d\u00e9part de ses propres toiles, des toiles qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 faites, qu&rsquo;il reprend, d\u00e9coupe, et nomme ces nouvelles \u0153uvres \u00ab\u00a0Les laiss\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Comme on le sait, (&#8230;) Simon Hanta\u00ef s\u2019est mis en retrait \u00e0 partir de 1982. <strong>Sentant venir un temps o\u00f9 l\u2019art serait l\u2019objet d\u2019une commercialisation sp\u00e9culative outranci\u00e8re<\/strong>, o\u00f9 les faits culturels deviendraient l\u2019enjeu d\u2019objectifs politiciens, alors que l\u2019art moderne, longtemps rest\u00e9 dans les marges, prendrait d\u00e9sormais une place strat\u00e9gique contraire aux objectifs initiaux des artistes, Hanta\u00ef aborde cette nouvelle phase par une <strong>position critique radicale, celle de l\u2019absence.<\/strong> Prenant \u00e0 contre-pied et tr\u00e8s volontairement l\u2019exasp\u00e9ration m\u00e9diatique et mercantile de ces nouvelles ann\u00e9es folles, Hanta\u00ef reste chez lui, ne produit plus, refuse l\u2019exposition et la diffusion de ses \u0153uvres puisque l\u2019art est devenu objet de consommation courante. Il travaille autrement, intellectuellement. Bien s\u00fbr, d\u2019aucuns, d\u2019abord incr\u00e9dules, croiront voir l\u00e0 le reflet d\u2019un doute momentan\u00e9 (ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois qu\u2019Hanta\u00ef interrompt temporairement sa production), ou encore le sentiment d\u2019un \u00e9chec, d\u2019un aboutissement peut-\u00eatre, qui pourra bient\u00f4t d\u00e9boucher sur une phase nouvelle. Une impression qui ira, d\u2019une certaine fa\u00e7on, dans le sens de l\u2019artiste, lequel partage avec certains \u00e9crivains ou philosophes cette sorte de n\u00e9cessit\u00e9 du doute, le choix d\u2019une \u201c\u00e9criture du d\u00e9sastre\u201d (Blanchot) ; mais n\u00e9gligera une d\u00e9termination que rien ne viendra affaiblir. Alors arriv\u00e9, en ce d\u00e9but des ann\u00e9es 80, \u00e0 un moment d\u2019assez profonde reconnaissance de ses recherches, Hanta\u00ef s\u2019obstine malgr\u00e9 toutes sortes de sollicitations dans cette absence revendiqu\u00e9e, <strong>cette \u201cgr\u00e8ve\u201d de la peinture qui laisse cependant une large place \u00e0 la pens\u00e9e en acte.<\/strong> Car absence n\u2019est pas silence, ou plus exactement mutisme. Dans cette phase de seize ann\u00e9es, Simon Hanta\u00ef lit des textes philosophiques, revisite son travail ant\u00e9rieur sous diff\u00e9rentes formes : d\u00e9coupes avec les <em>Laiss\u00e9es<\/em> ; distorsions photographiques (autres <em>Laiss\u00e9es<\/em> trait\u00e9es cette fois en s\u00e9rigraphie) ; pliages domestiques \u00e0 partir des torchons de la maison ; lectures, \u00e9critures, classements, tris, destructions, enfouissements&#8230; La relation \u00e0 la peinture, \u00e0 sa peinture, reste une activit\u00e9 continue au cours de cette longue p\u00e9riode o\u00f9 on ne le voit plus, o\u00f9 il n\u2019expose plus. Celui qui parlait d\u00e9j\u00e0 de travailler \u201cles bras coup\u00e9s et les yeux ferm\u00e9s\u201d, poursuit son chemin en d\u00e9pit des mutilations volontaires qui en ont conditionn\u00e9 jusque-l\u00e0 la nature profonde. [&#8230;]<\/p><\/blockquote>\n<p>Alfred Pacquement, Directeur du Centre Georges Pompidou, Flux et reflux, fragments (pour Simon Hanta\u00ef), Westf\u00e4lisches Landesmuseum f\u00fcr Kunst und Kulturgeschichte, M\u00fcnster, 8.5-8.8.1999. Trouv\u00e9 l\u00e0 : <a href=\"http:\/\/pedagogie.ac-toulouse.fr\/daac\/dossierspdf\/hantai.pdf\">http:\/\/pedagogie.ac-toulouse.fr\/daac\/dossierspdf\/hantai.pdf<\/a>.<\/p>\n<div class=\"tiled-gallery type-rectangular tiled-gallery-unresized\" data-original-width=\"900\" data-carousel-extra='{&quot;blog_id&quot;:1,&quot;permalink&quot;:&quot;https:\\\/\\\/www.disparates.org\\\/iota\\\/2013\\\/06\\\/lettres-de-jouissance-de-simon-hantai-autoportrait-dune-exposition-en-jardiniere\\\/&quot;,&quot;likes_blog_id&quot;:17100966}' itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\" > <div class=\"gallery-row\" style=\"width: 900px; height: 451px;\" data-original-width=\"900\" data-original-height=\"451\" > <div class=\"gallery-group images-1\" style=\"width: 600px; height: 451px;\" data-original-width=\"600\" data-original-height=\"451\" > <div class=\"tiled-gallery-item tiled-gallery-item-large\" itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\"> <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2013\/06\/lettres-de-jouissance-de-simon-hantai-autoportrait-dune-exposition-en-jardiniere\/20130606_135225\/\" border=\"0\" itemprop=\"url\"> <meta itemprop=\"width\" content=\"596\"> <meta itemprop=\"height\" content=\"447\"> <img decoding=\"async\" class=\"\" data-attachment-id=\"11812\" data-orig-file=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg\" data-orig-size=\"2048,1536\" data-comments-opened=\"\" data-image-title=\"20130606_135225\" data-image-description=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?fit=418%2C313&#038;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?fit=900%2C675&#038;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?w=596&#038;h=447&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?resize=150%2C112&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?resize=418%2C313&amp;ssl=1 418w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?resize=1272%2C954&amp;ssl=1 1272w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_135225.jpg?w=1800&amp;ssl=1 1800w\" width=\"596\" height=\"447\" loading=\"lazy\" data-original-width=\"596\" data-original-height=\"447\" itemprop=\"http:\/\/schema.org\/image\" title=\"20130606_135225\" alt=\"20130606_135225\" style=\"width: 596px; 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height: 221px;\" \/> <\/a> <\/div> <\/div> <!-- close group --> <\/div> <!-- close row --> <\/div>\n<p>C&rsquo;est curieux, n&rsquo;est-ce pas, <strong>comme mon r\u00eave rejoint tout cela, reprend tout cela. <\/strong>Je veux dire que je retrouve dans ces toiles coup\u00e9es, d\u00e9coup\u00e9es, le jardin d\u00e9coup\u00e9 de mon r\u00eave (\u00a0pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es). Et comment, je me suis r\u00e9appropri\u00e9, le temps d&rsquo;une nuit,\u00a0 le trajet de cet artiste. Des retrouvailles avec les couleurs de l&rsquo;enfance hongroise aux <em>Laiss\u00e9es<\/em>, ces toiles (non pas des nouvelles donc, il ne produira plus rien de neuf, mais des anciennes, qu&rsquo;il reprend) qu&rsquo;il d\u00e9coupe au ciseau. Comme je retrouve moi-m\u00eame le jardin oubli\u00e9 de ma grand-m\u00e8re, jardin qui se retrouve d\u00e9coup\u00e9, et peut-\u00eatre d\u00e9coup\u00e9 par moi. Le plus \u00e9nigmatique encore pour moi, ce sont ces d\u00e9coupes. J&rsquo;attribue leur fait d&rsquo;abord \u00e0 la \u00ab\u00a0mairie\u00a0\u00bb puis \u00e0 de \u00ab\u00a0petits gitans\u00a0\u00bb. Mettons que je mette la \u00ab\u00a0<strong>mairie<\/strong>\u00a0\u00bb du c\u00f4t\u00e9 de la m\u00e8re. La m\u00e8re et sa jouissance sont inter-dites. La retrouvaille m\u00eame du jardin est interdite. C&rsquo;est le jardin, paradis, interdit. Je le retrouve, je voudrais y rester. <em>Eden<\/em>.\u00a0 Dans ma vie, depuis quelques ann\u00e9es, certaines jouissances (simples) trouvent un plus-de-prestige \u00e0 mes yeux et sont par moi reconnues comme telles, de fa\u00e7on rep\u00e9rable, au point que je puisse vouloir les rechercher, consciemment. Que je puisse chercher \u00e0 en \u00e9laborer, formuler le d\u00e9sir. C&rsquo;est me semble-t-il le travail auquel nous a invit\u00e9 Jacques-Alain Miller ces derni\u00e8res ann\u00e9es, celui de toute analyse : rendre consciente une jouissance inconsciente, et au travers de cette d\u00e9couverte en formuler le d\u00e9sir. Pour ce qui est des \u00ab\u00a0<strong>petits gitans<\/strong>\u00ab\u00a0, je ne vois vraiment pas quoi dire. Je pourrais parler de ce que je r\u00eavais, petite, d&rsquo;\u00eatre enlev\u00e9e par des gitans, et d&rsquo;alors partir avec sur les routes. Mais pourquoi seraient-ils ceux qui viennent d\u00e9couper le jardin. Mais surtout, dans les d\u00e9coupes ne retrouve-t-on pas mon go\u00fbt pour les recoupements, ceux-l\u00e0 m\u00eames auxquels je m&rsquo;exerce ici, dans ce blog\u00a0? Mon go\u00fbt pour l&rsquo;inconscient et ses recoupements en d\u00e9pit du bon sens\u00a0?<\/p>\n<p style=\"font-size: 36px; font-weight: lighter; text-align: center;\">\u00ab\u00a0La toile est un ciseau pour moi\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Est-ce que c&rsquo;est curieux que cela se passe \u00e0 Poperinge, dont je ne r\u00eave pas souvent mais qui r\u00e9appara\u00eet cette fois dans une grande clart\u00e9, pr\u00e9cision\u00a0? Poperinge est la ville de ma m\u00e8re. Oncle Robbe est son fr\u00e8re de ma m\u00e8re. Blond et grand dans le r\u00eave, je dirais qu&rsquo;il ressemble plut\u00f4t \u00e0 Guy du ch\u00e2teau d&rsquo;Assenois qu&rsquo;\u00e0 lui-m\u00eame. Mais tous les deux ont un caract\u00e8re semblable, sont taiseux, taciturnes. Tous les deux, on les croisait autrefois au jardin ou au bois, au travail. Qu&rsquo;\u00e9voque le coin du jardin o\u00f9 je m&rsquo;arr\u00eate et replante la fleur ? Je ne sais pas. J&rsquo;y suis prise d&rsquo;un doute qui me ressemble.<strong> \u00c0 l&rsquo;ombre ou \u00e0 la lumi\u00e8re?<\/strong> Et qui m&#8217;emp\u00eache tr\u00e8s souvent de passer \u00e0 l&rsquo;action, brise les plus purs de mes \u00e9lans. Ce doute est lev\u00e9 par l&rsquo;intervention d&rsquo;oncle Robbe. Si je la plante \u00e0 l&rsquo;ombre, \u00e0 l&rsquo;endroit de la reprise du chemin vers la maison, je pourrai la faire grimper, remonter jusqu&rsquo;\u00e0 la maison et elle pars\u00e8mera le chemin de touches de couleurs (le bouquet de sa fille \u00e0 Simon Hanta\u00ef, sur les toiles). C&rsquo;est l\u00e0 que je reconnais la reconstitution de Simon Hanta\u00ef, avec ses tabulas qui retracent les rues du village de son enfance. Au soleil, ajoute oncle Guy\/Robbe\/Hanta\u00ef, la fleur sera bien, mais elle risque de br\u00fbler si la temp\u00e9rature atteint 30 degr\u00e9s (<a href=\"http:\/\/www.sudouest.fr\/2013\/05\/31\/pendant-que-la-france-grelotte-il-fait-pres-de-30-degres-dans-le-cercle-polaire-1070591-706.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">il faisait hier 30 degr\u00e9s dans le cercle polaire!<\/a> avais-je entendu \u00e0 la radio) et je songe qu&rsquo;en effet si nous devons partir, la plante, qui aurait besoin d&rsquo;\u00eatre arros\u00e9e (\u00a0Robbe parle d&rsquo;un arrosage plusieurs fois par jour) cr\u00e8verait. Tandis qu&rsquo;elle pourrait survivre, voire m\u00eame s&rsquo;\u00e9panouir, si elle prenait le c\u00f4t\u00e9 du chemin \u00e0 l&rsquo;ombre. <strong>Un chemin d&rsquo;ombre donc, plut\u00f4t qu&rsquo;une exposition en pleine lumi\u00e8re. Et la fleur pourrait survivre sans soins, s&rsquo;il nous fallait quitter l&rsquo;endroit, ce dont j&rsquo;ai de moins en moins envie<\/strong> Dans le r\u00eave, je m&rsquo;identifie donc \u00e0 Simon Hanta\u00ef, au jardinier taciturne. J&rsquo;ai hier \u00e9t\u00e9 voir cette exposition \u00e0 cause <a title=\"&quot;Peinture, Ecriture rose&quot;, t\u00e9moigne de la transfiguration de Peinture en Ecriture, d'Ecriture en Peinture\" href=\"http:\/\/www.idixa.net\/Pixa\/pagixa-0810270951.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d&rsquo;un article lu \u00e0 propos d&rsquo;une toile de lui dont le titre comporte le mot \u00ab\u00a0rose\u00a0\u00bb, comme le pr\u00e9nom de ma cousine, \u00ab\u00a0Roos\u00a0\u00bb, pr\u00e9sente dans le r\u00eave<\/a>, titr\u00e9e <em>Peinture \/ \u00c9criture rose<\/em>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une toile qu&rsquo;il a mis je crois un an \u00e0 faire, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il pensait arr\u00eater de peindre. Il a alors \u00e9crit et r\u00e9\u00e9crit des textes qui lui \u00e9taient chers, jour apr\u00e8s jour sur une immense toile, en superposant les textes, les \u00e9critures jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elles deviennent illisibles et en utilisant des encres de diff\u00e9rentes couleurs dont les superpositions ont cr\u00e9\u00e9 cette couleur rose qui ressort majoritairement de la toile sans y avoir \u00e9t\u00e9 pourtant utilis\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_11405\" aria-describedby=\"caption-attachment-11405\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption alignone\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"11405\" data-permalink=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?attachment_id=11405\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?fit=1300%2C975&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1300,975\" data-comments-opened=\"0\" data-image-title=\"Simon Hantai-Ecriture rose-1958-1959-2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?fit=900%2C675&amp;ssl=1\" class=\"size-large wp-image-11405\" title=\"Simon Hantai-Ecriture rose-1958-1959 (d\u00e9tail)\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?resize=750%2C562&#038;ssl=1\" alt=\"Simon Hantai-Ecriture rose-1958-1959\" width=\"750\" height=\"562\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?resize=150%2C112&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?resize=418%2C313&amp;ssl=1 418w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/34-Simon-Hantai-Ecriture-rose-1958-1959-2.jpg?w=1300&amp;ssl=1 1300w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-11405\" class=\"wp-caption-text\">Simon Hanta\u00ef, Peinture \/ \u00c9criture rose, 1958-1959 (d\u00e9tail)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Je n&rsquo;arrive pas bien \u00e0 me poser la question de la forme de ce que j&rsquo;\u00e9cris, de la forme \u00e0 donner, et je suis parfois tent\u00e9e de lui chercher une forme de ce c\u00f4t\u00e9 l\u00e0, d&rsquo;une \u00e9criture manuscrite o\u00f9 la composante visuelle ne compterait pas pour rien. Je me souviens maintenant qu&rsquo;une des premi\u00e8res choses qui m&rsquo;ait tent\u00e9e <a title=\"[La peinture d'aujourd'hui est une \u00e9criture, o\u00f9 le nom hante l'acte de la main]\" href=\"http:\/\/www.idixa.net\/Pixa\/pagixa-0810261157.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e0 la lecture de ces articles qui concernaient Hanta\u00ef et Derrida<\/a>, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;envie de trouver un moyen qui me permettrait d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 la main un texte qui serait alors \u00e0 la fois montr\u00e9 et camoufl\u00e9, un texte qui prendrait une place physique dans le monde (\u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 d&rsquo;un texte \u00e9crit sur ordinateur), que je pourrais n\u00e9anmoins \u00e9crire (d&rsquo;une fa\u00e7on discr\u00e8te &#8211; tant il est toujours important pour moi d&rsquo;agir secr\u00e8tement). Il \u00e9tait \u00e9galement <a title=\"Dans la soupe originelle se m\u00e9langent les graphies, les pliures, les \u00e9critures, les voix d'avant la parole, les mots qui disparaissent avec leur sens et leur sonorit\u00e9\" href=\"http:\/\/www.idixa.net\/Pixa\/pagixa-0810250852.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">question d&rsquo;un livre d&rsquo;Hanta\u00ef, \u00e9crit avec Jean-Luc Nancy et Jacques Derrida, o\u00f9 le texte d&rsquo;une correspondance (de Nancy et d&rsquo;Hanta\u00ef) est repris, recopi\u00e9 par Hanta\u00ef jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;illisibilit\u00e9<\/a>. Et cela s&rsquo;est encore m\u00eal\u00e9 pour moi \u00e0 la lecture d&rsquo;un autre texte,<a title=\"Jacques Derrida r\u00e9pond \u00e0 une double intimation : 1. Il faut cr\u00e9er\/\u00e9crire; 2. Il faut effacer\" href=\"http:\/\/www.idixa.net\/Pixa\/pagixa-0810290736.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> de Derrida je pense cette fois, sur les plis et les n\u0153uds d&rsquo;Hanta\u00ef<\/a>. J&rsquo;essayais d&rsquo;imaginer comment je pourrais moi-m\u00eame plier une toile ou autre support, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il devienne suffisamment petit (n\u00e9cessit\u00e9 donc de la discr\u00e9tion du support de sorte que je puisse travailler dans l&rsquo;ombre) et qu&rsquo;une fois ouvert, redepli\u00e9, il permette de lire sans que le texte soit directement ou compl\u00e8tement lisible, conservant ou reconstituant une part d&rsquo;ombre. Voil\u00e0 donc ce qui m&rsquo;avait donn\u00e9 fortement envie de voir cette exposition. Ce besoin de faire exister un texte mat\u00e9riellement et pas seulement dans la m\u00e9moire d&rsquo;un ordinateur. Et de chercher \u00e0 le faire exister visuellement.<\/p>\n<h3>Le sacrifice du sens<\/h3>\n<p>Mais, ce qui m&rsquo;a frapp\u00e9e \u00e9galement \u00e0 la vision des films, c&rsquo;est jusqu&rsquo;\u00e0 quel point Hanta\u00ef <strong>renon\u00e7ait au sens<\/strong>. Ce qui rapproche son travail de celui de Rothko. Si ce n&rsquo;est qu&rsquo;il me semble qu&rsquo;il y s&rsquo;agit moins d&rsquo;une affaire de contemplation que d&rsquo;\u00e9blouissement comme il le dit. D&rsquo;\u00e9blouissement et de joie. Et pour \u00e7a, en effet, <strong>il faut pouvoir renoncer au sens<\/strong>. Cela m&rsquo;a paru ce qui \u00e9tait le moins \u00e0 ma port\u00e9e. Le plus gros sacrifice. Je ne me suis pas demand\u00e9e alors ce qui avait pour lui rendu ce sacrifice possible. Est-ce que je me le demande maintenant? Ce serait le d\u00e9gout du monde et du march\u00e9 de l&rsquo;art qui l&rsquo;aurait conduit \u00e0 se retirer, \u00e0 cesser de peindre. Cesser d&rsquo;ajouter une toile de plus, un produit de plus. Comme si production de sens et production capitaliste participait de la m\u00eame chose. En tout cas, ce qui fait jointure entre son Hongrie, le tablier de sa m\u00e8re et ma campagne, mon jardin ( de <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2011\/6853\/\">Donnery <\/a>ou de Poperinge), c&rsquo;est ce dont lui a une conscience suffisamment forte que pour pouvoir \/devoir\/ savoir renoncer au sens. Une jouissance certaine.<\/p>\n<p>Une jouissance li\u00e9e \u00e0 \u00ab\u00a0l&rsquo;avoir un corps\u00a0\u00bb. Pas sans cette mat\u00e9rialit\u00e9-l\u00e0,\u00a0 d&rsquo;un quotidien corps \u00e0 corps avec ses toiles qui deviendront immenses, qu&rsquo;il ne se lasse pas de manipuler, plier, tordre, repasser, nouer, d\u00e9plier, tendre, d\u00e9placer, accrocher, d\u00e9crocher, regarder &#8211; et dans cette id\u00e9e, qu&rsquo;il s&rsquo;agit-l\u00e0 d&rsquo;un travail, d&rsquo;un travail tr\u00e8s simple, que tout le monde pourrait faire, un travail pas loin de celui de l&rsquo;usine, un travail proche de celui de la pr\u00e9paration des f\u00eates du village, travail d&rsquo;anonymes qui \u0153uvrent pour une communaut\u00e9, travail dont il nous dit : \u00ab\u00a0Je le fais pour vous\u00a0\u00bb. Une mat\u00e9rialit\u00e9 qui ne va pas non plus sans celle de\u00a0 la lumi\u00e8re et du vent (ces questions de m\u00e9t\u00e9o, les 30 degr\u00e9s), qui ram\u00e8ne la couleur \u00e0 la nature. Ces choses que l&rsquo;on \u00e9prouve physiquement. Et l&rsquo;illisibilit\u00e9 que lui ram\u00e8ne au texte, ose, risque, c&rsquo;est encore la part de jouissance ramen\u00e9e au visible que comporte tout texte dans le corps de ses lettres.<\/p>\n<\/div>\n<figure id=\"attachment_11678\" aria-describedby=\"caption-attachment-11678\" style=\"width: 696px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"11678\" data-permalink=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2013\/06\/lettres-de-jouissance-de-simon-hantai-autoportrait-dune-exposition-en-jardiniere\/20130606_134246\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?fit=2048%2C1536&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"2048,1536\" data-comments-opened=\"0\" data-image-title=\"Simon Hanta\u00ef au travail\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?fit=900%2C675&amp;ssl=1\" class=\"size-large wp-image-11678\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"Simon Hanta\u00ef au travail\" width=\"696\" height=\"522\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?resize=150%2C112&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?resize=418%2C313&amp;ssl=1 418w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?resize=1272%2C954&amp;ssl=1 1272w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/20130606_134246.jpg?w=1800&amp;ssl=1 1800w\" sizes=\"(max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-11678\" class=\"wp-caption-text\">Simon Hanta\u00ef au travail<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Poperinge. La maison de mes grands parents, du c\u00f4t\u00e9 de ma m\u00e8re. Nous allons loger l\u00e0 un moment. Mes cousins \u2013 Jo, Dirk et Roos \u2013 sont l\u00e0. Je ne sais pas pourquoi nous sommes l\u00e0. Nous sommes r\u00e9fugi\u00e9s un moment l\u00e0. Le lieu \u00e9tait inhabit\u00e9. Nous travaillons \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du jardin, \u00e0 un coin&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2013\/06\/lettres-de-jouissance-de-simon-hantai-autoportrait-dune-exposition-en-jardiniere\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">lettres de jouissance de simon hanta\u00ef (autoportrait d&rsquo;une exposition en jardini\u00e8re)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":12260,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_eb_attr":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_fdfeed_enabled":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[545,28],"tags":[1466,1373,721,1372,1366,921,643,1367,1652,1690,1026],"class_list":["post-11390","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-art","category-reves","tag-audio","tag-couleur","tag-donn","tag-hongrie","tag-jacques-derrida","tag-jouissance","tag-mere","tag-poperinge","tag-retrouver","tag-simon-hantai","tag-travail","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/sa-fille-offrant-un-bouquet-a-hantai1.jpg?fit=1140%2C395&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11390","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11390"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11390\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11390"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11390"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11390"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}