{"id":1281,"date":"2021-09-03T11:01:20","date_gmt":"2021-09-03T10:01:20","guid":{"rendered":"https:\/\/leseditionsdesjours.wordpress.com\/?p=1281"},"modified":"2024-12-10T17:41:49","modified_gmt":"2024-12-10T16:41:49","slug":"ven-3-sept-ne-vois-tu-pas-que-je-brule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2021\/09\/ven-3-sept-ne-vois-tu-pas-que-je-brule\/","title":{"rendered":"BXL, ven. 3 sept &#8211; ne vois-tu pas que je br\u00fble"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Jeudi 2, <a title=\"Paris, jeudi 2 septembre \u2013 F devient fou\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2021\/09\/paris-jeudi-2-septembre\/\">suite du r\u00eave racont\u00e9 plus t\u00f4t<\/a>, dans le train vers Bruxelles, 10h30<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Dans la m\u00eame chambre<\/strong> : de ma cousine S. Ai-je pens\u00e9 \u00e0 elle r\u00e9cemment? Peut-\u00eatre hier. Pourquoi? Lui parler du <strong>psoriasis<\/strong> de mon fr\u00e8re. Toutes ces <strong>maladies<\/strong> auto-immunes qui se multiplient dans la famille. Elle-m\u00eame gravement atteinte. <strong>C\u00f4t\u00e9 de mon p\u00e8re<\/strong>, donc, plut\u00f4t. Pourquoi ne l&rsquo;ai-je pas appel\u00e9e, ma cousine, manque de temps, toujours. Un coup de fil : briser dans l&rsquo;habitude, dans le train-train.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Sylvie<\/strong>, dans l&rsquo;enfance, dite \u00ab\u00a0gar\u00e7on manqu\u00e9\u00a0\u00bb et moi tr\u00e8s petite fille (et comment j&rsquo;y tenais \u00e0 mes tresses, \u00e0 mes jupes).<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Nous ne somme pas dans le m\u00eame lit,<\/strong> F et moi, pas \u00e0 la m\u00eame place. <br \/>\r\nComme ma cousine et moi-m\u00eame dans sa chambre autrefois. <br \/>\r\nOr, \u00e0 la r\u00e9flexion, il me semble \u00eatre plut\u00f4t \u00e0 sa place, de ma cousine, dans le fond de la chambre, et E. \u00e0 la mienne, pr\u00e8s de la porte, dans une encoignure o\u00f9 un placard. <br \/>\r\nLe lit de Sylvie, la place o\u00f9 je suis, se trouvait tout au fond de la chambre, qui \u00e9tait tr\u00e8s en longueur, dans une partie que je ne connaissais pas, qui m&rsquo;\u00e9tait inconnue, et ma timidit\u00e9 m&rsquo;aurait bien emp\u00each\u00e9e d&rsquo;y aller voir. Je suis donc \u00e0 une place inconnue de moi.<br \/>\r\nCette place m&rsquo;\u00e9voque \u00e9galement, de fa\u00e7on lointaine, une place d&rsquo;un lit de Jules dans une chambre d&rsquo;h\u00f4tel \u00e0 Tokyo, un lit au bord d&rsquo;une fen\u00eatre d&rsquo;un tr\u00e8s haut \u00e9tage. <br \/>\r\n<br \/>\r\nS&rsquo;agissant des deux places, de F et de moi, un lit est \u00ab\u00a0rajout\u00e9\u00a0\u00bb (dans la chambre de ma cousine, il s&rsquo;agit d&rsquo;un lit d&rsquo;ami situ\u00e9, me semble-t-il, dans un placard; dans la chambre d&rsquo;h\u00f4tel, c&rsquo;est un lit pour enfant, rajout\u00e9 \u00e0 la suite) mais les \u00ab\u00a0r\u00f4les\u00a0\u00bb sont invers\u00e9s ou plut\u00f4t m\u00e9lang\u00e9s.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Chambre cousine<\/strong> : <br \/>\r\n<strong>Moi<\/strong> : lit de ma cousine (\u00ab\u00a0gar\u00e7on manqu\u00e9\u00a0\u00bb) dans la partie de la pi\u00e8ce que je ne connais pas et lit Anton au bord du vide;<br \/>\r\n<strong>Fr\u00e9d\u00e9ric<\/strong> : mon lit d&rsquo;invit\u00e9e, placard, pr\u00e8s de la porte.<br \/>\r\n&#8230;. \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/disparates.org\/iota\/2021\/09\/07\/limmixtion-des-sujets-une-difficulte-theorique\/\">Immixtion des sujets<\/a>\u00a0\u00bb dans le r\u00eave&#8230;. dans la r\u00e9alit\u00e9&#8230;<\/p>\r\n\r\n\r\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1413\" data-permalink=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/img_20210908_1152503791691546586300562\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/img_20210908_1152503791691546586300562-scaled.jpg?fit=1920%2C2560&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1920,2560\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"img_20210908_1152503791691546586300562.jpg\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/img_20210908_1152503791691546586300562-scaled.jpg?fit=353%2C470&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/img_20210908_1152503791691546586300562-scaled.jpg?fit=768%2C1024&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-1413\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/img_20210908_1152503791691546586300562.jpg?w=940&#038;ssl=1\" alt=\"\" \/><\/figure>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Couloir \u00e9clair\u00e9 chez Rose<\/strong>. Pourquoi ce d\u00e9tail, pourquoi le souvenir de ce couloir et de la porte des toilettes, juste en face. <br \/>\r\nToutes les portes du vaste appartement sont bicolores, rose et beige, leurs moulures ovales, en \u00ab\u00a0oeil de boeuf\u00a0\u00bb, les boutons de porte dor\u00e9s, ronds, avec la serrure incluse dans celle des toilettes.<br \/>\r\nPr\u00e9sence\/absence de ma tante, de la soeur de mon p\u00e8re, de la soeur de mon oncle.<br \/>\r\nRose, est aussi le nom de la femme (prostitu\u00e9e) pour qui mon oncle a tu\u00e9 deux personnes.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Cigarette<\/strong>. Chez ma m\u00e8re, je vais avoir envie de fumer. Toujours chez elle je fume. De la cigarette, il me semble avoir d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici. Fumer me donne des boutons, j&rsquo;y pensais encore hier, et ravive mes inflammations de la bouche. Tout cela souvent coupl\u00e9 alors \u00e0 des r\u00e9veils intempestifs dans la nuit et des \u00ab\u00a0mauvaises pens\u00e9es\u00a0\u00bb (les pens\u00e9es cruelles, m\u00e9chantes, les injures, les invitations \u00e0 mourir = les \u00ab\u00a0fracassemeurs\u00a0\u00bb). Souvent je pense que c&rsquo;est la cigarette qui tuera ma m\u00e8re.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>L&rsquo;agressivit\u00e9. <\/strong>Fr\u00e9d\u00e9ric, lui, ne l&rsquo;est jamais, agressif. Il le devient donc. Contre toute attente et en m\u00eame temps, \u00e7a ne m&rsquo;\u00e9tonne pas. Dans le r\u00eave et au r\u00e9veil, je pense \u00ab\u00a0d\u00e9clenchement\u00a0\u00bb, je pense \u00ab\u00a0psychose ordinaire\u00a0\u00bb. Je me suis interrog\u00e9e hier encore sur ma \u00ab\u00a0folie\u00a0\u00bb. Je relis en ce moment l&rsquo;article de <a title=\"M\u00e9lancolie et psychose ordinaire, Sophie Marret-Maleval\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2021\/09\/melancolie-et-psychose-ordinaire-sophie-marret-maleval\/\">Sophie Marret sur la m\u00e9lancolie<\/a>. Cette agressivit\u00e9 est celle de mon oncle, celui susmentionn\u00e9, est la mienne quand je vais mal, celle qui justement, ces derniers mois s&rsquo;est fortement att\u00e9nu\u00e9e, voire a disparu, est devenu remarquablement contr\u00f4lable. Cela s&rsquo;est pass\u00e9 avec l&rsquo;analyste, avec H\u00e9l\u00e8ne Parker, et, je le crois, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;huile de CBD. L&rsquo;agressivit\u00e9, les sautes d&rsquo;humeur, c&rsquo;est ce qui m&rsquo;interroge. Les dits \u00ab\u00a0troubles de l&rsquo;humeur\u00a0\u00bb. Je voudrais apprendre \u00e0 \u00e9crire quand \u00e7a arrive. C&rsquo;est difficile. Il y faut une part d&rsquo;humilit\u00e9 et de renoncement. Humilit\u00e9 face \u00e0 la grossi\u00e8ret\u00e9 de ce qui arrive. D\u00e8s que c&rsquo;est d\u00e9crit, analys\u00e9, cela devient grotesque, on en aurait honte. Comment contrebalancer cela. Parce que l&rsquo;angoisse est r\u00e9elle et la prise instantan\u00e9e dans ce ciment involontaire. Et renoncement, probablement \u00e0 la part de jouissance, \u00e0 une part de la jouissance incluse dans ce sympt\u00f4me. Puis, il y a la r\u00e9sistance, dont je ne sais rien. La r\u00e9sistance du sympt\u00f4me, qui tient \u00e0 sa propre peau, qui est d&rsquo;une malignit\u00e9 extr\u00eame, qui refuse de se laisser \u00e9vincer. Actuellement ma tactique, c&rsquo;est le silence. Je r\u00e9agis subitement trop fort \u00e0 quelque chose, \u00e7a monte, \u00e7a surprend. Je me tais. On se tait. Je ne me laisse plus leurrer (par ce qui ferait la phrase du fantasme \u00e9veill\u00e9, lequel reste \u00e0 \u00e9crire, \u00e0 tout hasard, je risque, parce que cela r\u00e9siste \u00e0 \u00eatre retenu : je ne suis pas entendue). Mais l&rsquo;angoisse, massive, la prise, est l\u00e0. Il m&rsquo;est alors, par exemple, arriv\u00e9 de me dire que j&rsquo;allais faire une heure de m\u00e9nage. Puis une deuxi\u00e8me, puis une troisi\u00e8me, etc. Dans le blanc, l&rsquo;absence de sentiment, la patience, une forme d&rsquo;indiff\u00e9rence travaill\u00e9e pour elle-m\u00eame. Et puis tout d&rsquo;un coup, je peux de nouveau m&rsquo;adresser \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric, \u00e7a repart. Car c&rsquo;est toujours d&rsquo;une agressivit\u00e9 qui se manifeste vis-\u00e0-vis de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit, une d\u00e9chirure dans l&rsquo;angoisse.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Vous n&rsquo;\u00eates plus l\u00e0, vous, l&rsquo;analyste, il devient fou<\/strong> : Ai-je peur pour moi? Il arrive que je m&rsquo;interroge, en particulier hier. Tellement de choses sont \u00ab\u00a0tomb\u00e9es\u00a0\u00bb pendant les vacances. Le tai chi, l&rsquo;analyste. Tomb\u00e9es comme des \u00e9cailles. Je suis seule avec une forme de vide, qui n&rsquo;est pas forc\u00e9ment tr\u00e8s net, je n&rsquo;ai plus, me semble-t-il, d&rsquo;appui ext\u00e9rieur, de structure soutenante. Ou, il y en a une et je ne l&rsquo;aper\u00e7ois pas. Ou, je n&rsquo;en n&rsquo;ai plus besoin. Je sais le vide et l&rsquo;inanit\u00e9 et je vis. Il y a Fr\u00e9d\u00e9ric et il y a la structure de la famille, celle-la m\u00eame que j&rsquo;avais du mal \u00e0 supporter. Cet \u00e9t\u00e9 \u00e0 Donn, il a fallu faire beaucoup de m\u00e9nage, je l&rsquo;ai fait. Parfois avec plaisir, me demandant si je l&rsquo;\u00e9crirais, ce plaisir, parfois dans une forme d&rsquo;indiff\u00e9rence, parfois combattant l&rsquo;angoisse, mais jamais f\u00e2ch\u00e9e. Revenue \u00e0 Paris, j&rsquo;ai repris ces activit\u00e9s m\u00e9nag\u00e8res. Je me suis dit : alors c&rsquo;est \u00e7a, les choses ont boug\u00e9 de fa\u00e7on telle que simplement maintenant je peux supporter de m&rsquo;adonner \u00e0 cette activit\u00e9 sans rage, sans d\u00e9sespoir. Les choses ont boug\u00e9 de fa\u00e7on telle, qu&rsquo;il ne reste plus que \u00e7a. Apr\u00e8s l&rsquo;identification d&rsquo;une \u00ab\u00a0m\u00e9lancolie m\u00e9nag\u00e8re\u00a0\u00bb, c&rsquo;est fait, je m&rsquo;y suis faite et supporte et c&rsquo;est bon? (j&rsquo;ai trouv\u00e9 le moyen de supporter d&rsquo;\u00eatre dans la peau de ma m\u00e8re ?) <br \/>\r\nJe suis arriv\u00e9e \u00e0 parler un peu, autour de \u00e7a. Ma fa\u00e7on d&rsquo;avancer de proche en proche, \u00ab\u00a0dans la m\u00e9tonymie\u00a0\u00bb, incapable d&rsquo;envisager la globalit\u00e9 d&rsquo;un travail&#8230;. Avec le risque de l&rsquo;infinitisation&#8230; Revoir la th\u00e9orie d&rsquo;Achille et la tortue. La n\u00e9cessit\u00e9 qu&rsquo;il y a que je montre, parle de ce que j&rsquo;ai fait, que nous parlions chacun de ce que nous faisons, que je ne fasse pas les choses seule dans mon coin, sans reconnaissance, que nous n&rsquo;avancions pas dans le sacrifice, au contraire que nous cherchions la reconnaissance. <br \/>\r\nBon, on arrive \u00e0 Bruxelles.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Bruxelles, vendredi 3 septembre<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n<p>&#8211; Dans le salon de ma m\u00e8re, apr\u00e8s nuit largement sans sommeil et r\u00e9veil me disant : Je me d\u00e9teste, je me d\u00e9teste, je me d\u00e9teste&#8230;. C&rsquo;est une nouvelle variation, moins cruelle, de mes \u00ab\u00a0fracassemeurs\u00a0\u00bb. Je l&rsquo;attribue aux cigarettes fum\u00e9es hier, de m\u00eame que l&rsquo;insomnie. &#8211;<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>La lumi\u00e8re dans le couloir<\/strong>. Pr\u00e9sence, je le redis, de ma tante Rose. Elle, complice de mon oncle, du fr\u00e8re de mon p\u00e8re, de sa folie (parano), aveugl\u00e9e par son amour. Elle et ma grand-m\u00e8re. Fascin\u00e9es par ce personnage brillant, cet acteur de cin\u00e9ma. Mon grand-p\u00e8re qui dit \u00e0 mon p\u00e8re : \u00ab\u00a0Plut\u00f4t que tes petits dessins, fais plut\u00f4t comme ton fr\u00e8re, regarde comme il s&rsquo;en sort bien.\u00a0\u00bb Ignorant que l&rsquo;argent ramen\u00e9 par mon oncle \u00e0 la maison est l&rsquo;argent de casses, de braquages. C&rsquo;est maigre, ce que je dis l\u00e0&#8230;<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>\u00ab\u00a0P\u00e8re ne vois-tu pas que je br\u00fble?\u00a0\u00bb<\/strong> \u00ab\u00a0Siehst du nicht dass ich verbrenne?\u00a0\u00bb Le path\u00e9tique de cette phrase. J&rsquo;ai beaucoup travaill\u00e9 ce texte de Freud, je ne m&rsquo;en souviens plus du tout. Qui br\u00fble? Quelle \u00e9ternelle br\u00fblure ? Quel p\u00e8re \u00e0 jamais d\u00e9plor\u00e9 ? J&rsquo;y suis le p\u00e8re endormi, que ne r\u00e9veille pas l&rsquo;incendie dans la pi\u00e8ce \u00e0 c\u00f4t\u00e9. L&rsquo;Un-sans-dit. La cigarette.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Le bandage pitoyable sur la bouche, la l\u00e8pre.<\/strong> Mon pauvre enfant. Une l\u00e8pre caus\u00e9e par la col\u00e8re, et si mon souvenir est bon, une <strong>volont\u00e9 mauvaise<\/strong>, une volont\u00e9 tueuse, dans cette col\u00e8re.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Une fois que le mal est connu, l&rsquo;enfant peut \u00eatre gu\u00e9ri. <\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Qu&rsquo;est-ce que je sais de ma <strong>col\u00e8re<\/strong>? Revenir sur le <strong>sacrifice<\/strong>. Relire ce que j&rsquo;ai pu \u00e9crire sur le \u00ab\u00a0<strong>P\u00e8re ne vois-tu pas&#8230;<\/strong>\u00ab\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Dans 10 jours (le 13 septembre), l&rsquo;anniversaire du double meurtre de mon oncle.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Bon, c&rsquo;est pas tout \u00e7a, j&rsquo;ai du travail.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Edit, dans le train de retour \u00e0 Paris, samedi 4 sept.<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>la l\u00e8pre, la covid.<\/strong> <em>Benedetta<\/em>, vu et non aim\u00e9. le bandeau sur la bouche, qui \u00e9voque ce que j&rsquo;ai pu dire d\u00e9j\u00e0 auparavant de la maladie de la parole et de la parole emp\u00each\u00e9e, dans le <a href=\"https:\/\/disparates.org\/iota\/2021\/07\/18\/sans-titre-reve\/\">cauchemar du 18 juillet<\/a>, publi\u00e9 ici dont j&rsquo;\u00e9crivais :<br \/>\r\n\u00a0\u00bb \u00e9voque peut-\u00eatre quelque chose de\u00a0<strong>l\u2019insupportable de la parole, parfois pour moi,\u00a0<\/strong>quand je vais mal, en risque de tourner \u00e0 l\u2019agression (j\u2019aboie) ou d\u2019\u00eatre ressentie comme agressive (tu me tues), tandis que je l\u2019aime quand elle raconte des histoires, qu\u2019elle m\u2019humanise. une parole, est ce qui doit toujours m\u2019\u00eatre donn\u00e9. mais dites seulement un parole et je serai\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\r\nHypoth\u00e8se : La parole est la maladie. <strong><br \/>\r\n<\/strong><\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeudi 2, suite du r\u00eave racont\u00e9 plus t\u00f4t, dans le train vers Bruxelles, 10h30 Dans la m\u00eame chambre : de ma cousine S. Ai-je pens\u00e9 \u00e0 elle r\u00e9cemment? Peut-\u00eatre hier. Pourquoi? Lui parler du psoriasis de mon fr\u00e8re. Toutes ces maladies auto-immunes qui se multiplient dans la famille. Elle-m\u00eame gravement atteinte. C\u00f4t\u00e9 de mon p\u00e8re,&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2021\/09\/ven-3-sept-ne-vois-tu-pas-que-je-brule\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">BXL, ven. 3 sept &#8211; ne vois-tu pas que je br\u00fble<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1,28],"tags":[2137,2156,808,1574,2166,1915,809,1959,2184,2186,1953,1001,2254,2255],"class_list":["post-1281","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","category-reves","tag-agresssivite","tag-cbd","tag-cigarette","tag-colere","tag-dun-cas-de-melancolie-menagere","tag-fachee-sur","tag-fracassemeur","tag-helene-parker","tag-identification-au-pere","tag-immixtion-des-sujets","tag-melancolie","tag-menage","tag-trouble-de-lhumeur","tag-troubles-de-lhumeur","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1281","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1281"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1281\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24973,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1281\/revisions\/24973"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1281"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1281"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1281"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}