{"id":14894,"date":"2014-12-16T13:13:33","date_gmt":"2014-12-16T11:13:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=14894"},"modified":"2015-01-04T13:52:43","modified_gmt":"2015-01-04T11:52:43","slug":"ce-qui-de-la-rencontre-secrit-de-pierre-naveau-par-solenne-albert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2014\/12\/ce-qui-de-la-rencontre-secrit-de-pierre-naveau-par-solenne-albert\/","title":{"rendered":"\u00ab Le probl\u00e8me qui se pose alors est celui qui est li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;articulation entre l&rsquo;horreur de la jouissance sexuelle et l&rsquo;horreur de savoir.\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"decentre\">\n<h2>Ce qui de la rencontre s&rsquo;\u00e9crit\u00a0 de Pierre Naveau par Solenne Albert*<\/h2>\n<p>\u00ab En psychanalyse, il n&rsquo;y a pas de solution imm\u00e9diate, mais seulement la longue et patiente recherche des raisons. \u00bb1 Il me semble que cette parole de Lacan r\u00e9sonne avec ce que traite avec une grande justesse le livre de Pierre Naveau2, \u00e0 savoir l&rsquo;amour, la rencontre amoureuse, le d\u00e9sir, la jouissance. Qu&rsquo;est-ce qui donne \u00e0 une rencontre son caract\u00e8re d\u00e9terminant ? Qu&rsquo;est-ce qui s\u00e9pare une femme d&rsquo;un homme ? Quelle dissym\u00e9trie se rencontre, au c\u0153ur de ce qui rate ou de ce qui se noue ? Dans la pr\u00e9face \u00e0 ce livre, \u00c9ric Laurent indique qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas, dans ce qui s\u00e9pare, d&rsquo;une diff\u00e9rence anatomique, mais <strong>\u00abd&rsquo;une s\u00e9paration des modes de jouissance. Et c&rsquo;est de la non-rencontre de ces deux modes dont se plaignent hommes et femmes dans l&rsquo;exp\u00e9rience analytique \u00bb<\/strong>. Cette disjonction marque une impossibilit\u00e9, que Lacan a resserr\u00e9e ainsi : Il n&rsquo;y a pas de rapport sexuel. \u00abL&rsquo;envers de cette impossibilit\u00e9, de cet \u00ab\u00a0il n&rsquo;y a pas\u00a0\u00bb, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a des relations contingentes, non n\u00e9cessaires entre les hommes et les femmes. \u00bb3<\/p>\n<p>C&rsquo;est la recherche des secrets de ces rencontres qui palpite dans ce livre, \u00absecrets qui reposent sur le r\u00e9el de l&rsquo;inconscient \u00bb4. Il y a une logique \u00e0 cela, et c&rsquo;est la poursuite de cette logique, \u00e0 travers les modifications conceptuelles de Lacan, au fil de son enseignement, que suit pr\u00e9cis\u00e9ment P. Naveau. Du concept de r\u00e9p\u00e9tition, encadr\u00e9 par ceux de <em>tuch\u00e9<\/em> et d\u2019<em>automaton<\/em>, dans le <em>S\u00e9minaire XI<\/em>, \u00e0 celui de jouissance dans le <em>S\u00e9minaire XX<\/em>, le point vif concerne<strong> \u00abl&rsquo;articulation entre le savoir et la rencontre\u00bb<\/strong>5. <strong>\u00abTout amour se supporte d&rsquo;un certain rapport entre deux savoirs inconscients.\u00bb<\/strong>6 Lors de la rencontre, quelque chose d&rsquo;\u00abimpr\u00e9visible et d&rsquo;inattendu \u00bb se produit, qui peut prendre les accents du traumatisme car on ne sait pas ce qui se passe.<strong> \u00ab L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de la rencontre met en jeu le rapport \u00e0 la langue que l&rsquo;on parle et le mode de dire qui est singulier \u00e0 chacun. \u00bb<\/strong>7 Tout \u00e0 coup, c&rsquo;est une mani\u00e8re in\u00e9dite de parler qui se d\u00e9couvre. Car, pour qu&rsquo;une rencontre ait lieu, \u00ab il y a quelque chose \u00e0 dire \u00bb. \u00ab N&rsquo;est-il pas arriv\u00e9 \u00e0 Lacan de soutenir qu<strong>&lsquo;il n&rsquo;y a d&rsquo;\u00e9v\u00e9nement que d&rsquo;un dire<\/strong>? Ce qui se dit devient en effet d\u00e9cisif. Il suffit d&rsquo;un mot pour que le d\u00e9sir s&rsquo;avoue. \u00bb Cette confrontation au dire est aussi une confrontation au d\u00e9sir de l&rsquo;Autre. \u00ab La clinique montre que la rencontre \u00e9branle la position de l&rsquo;\u00eatre, \u00ab d\u00e9range la d\u00e9fense \u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi ce qui est central, au c\u0153ur de la relation analytique. L&rsquo;analyste devient partenaire, adresse de lalangue, en un mot, mais pour devenir de l&rsquo;analysant. Et \u00ab la condition pour que tienne le &lsquo;n\u0153ud&rsquo; de la rencontre avec l&rsquo;autre, c&rsquo;est de vouloir en savoir quelque chose.\u00bb8 Au d\u00e9but de ce livre,<strong> nous d\u00e9couvrons les impasses que peut rencontrer une femme, lorsqu&rsquo;elle est hyst\u00e9rique, dans la rencontre d&rsquo;un partenaire : refus de la castration de l&rsquo;Autre, id\u00e9alisation du p\u00e8re, rejet de sa jouissance, jouissance de son propre manque, querelle du phallus.<\/strong> \u00ab Le <em>Neid<\/em> est le signe d&rsquo;un refus, le refus pr\u00e9cis\u00e9ment de ce point de n\u00e9gativit\u00e9 auquel elle est confront\u00e9e dans son rapport \u00e0 l&rsquo;Autre. \u00bb9 \u00ab Dans son s\u00e9minaire sur Hamlet, Lacan met l&rsquo;accent sur le fait que ce dont il est question, au moment o\u00f9 la fille quitte son p\u00e8re, c&rsquo;est d&rsquo;un deuil \u2013 le deuil du phallus.\u00bb<strong> Il ne lui donne rien, alors qu&rsquo;il l&rsquo;aime.<\/strong> <strong>\u00ab D&rsquo;o\u00f9 la cons\u00e9quence qu&rsquo;elle en tire : l&rsquo;on aime et pourtant l&rsquo;on se quitte.\u00bb<\/strong>10 Et le choix qu&rsquo;elle fait: position virile, refus de sa propre f\u00e9minit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 travers des cas cliniques et de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la litt\u00e9rature, ce sont autant <strong>de difficult\u00e9s d&rsquo;aimer et de refus d&rsquo;\u00eatre d\u00e9sir\u00e9e<\/strong> qui sont articul\u00e9s aux sympt\u00f4mes : anorexie, boulimie, angoisse, etc. Pour C\u00e9lia, par exemple, \u00ab la crise de boulimie est une fa\u00e7on brutale de se mettre un b\u00e2illon sur la bouche. [&#8230;] Manger trop, c&rsquo;est une mani\u00e8re d&rsquo;\u00e9teindre le feu qui br\u00fble dans son corps, une mani\u00e8re d&rsquo;\u00e9touffer ce d\u00e9sordre int\u00e9rieur qu&rsquo;est l&rsquo;excitation \u00bb11.<\/p>\n<p>Dans sa lecture du cas de Dora, P. Naveau souligne que ce qui objecte \u00e0 la rencontre, pour Dora, concerne<strong> \u00abl&rsquo;horreur de la jouissance sexuelle \u00bb<\/strong>. <strong>Ce dont elle jouit, c&rsquo;est de la bo\u00eete vide<\/strong>12. <strong>Il y a une jouissance de la privation,<\/strong> typiquement f\u00e9minine, qui fait obstacle \u00e0 la rencontre. Ce qui s&rsquo;en d\u00e9duit est une <strong>passion pour le sexe f\u00e9minin<\/strong>. Le v\u00e9ritable objet de Dora, c&rsquo;est<strong> l&rsquo;Autre femme<\/strong>, en tant qu&rsquo;elle incarne un savoir sur la f\u00e9minit\u00e9. L&rsquo;amour s&rsquo;adresse donc au savoir. Et le transfert est orient\u00e9 vers la femme. <strong>La femme, ce n&rsquo;est pas elle,<\/strong> ainsi elle n&rsquo;a pas \u00e0 \u00eatre elle-m\u00eame en position d&rsquo;objet du d\u00e9sir de l&rsquo;Autre, ni de s&rsquo;interroger sur ce qu&rsquo;elle croit savoir.<\/p>\n<p><strong>\u00ab Le probl\u00e8me qui se pose alors est celui qui est li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;articulation entre l&rsquo;horreur de la jouissance sexuelle et l&rsquo;horreur de savoir.\u00bb<\/strong>13 La question qui caract\u00e9rise le lien entre la sexualit\u00e9 et le savoir est une fa\u00e7on <strong>\u00ab de poser le probl\u00e8me du rapport entre le signifiant et la jouissance \u00bb<\/strong>14. \u00ab Le signifiant br\u00fble du r\u00e9el de la jouissance. \u00bb. Cette jouissance, la femme l&rsquo;\u00e9prouve mais elle n&rsquo;en sait rien. \u00ab L&rsquo;important est donc ceci : elle sait et elle ne sait pas \u2013 c&rsquo;est un dit contradictoire. \u00bb15<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 homme, la difficult\u00e9 prend la forme d&rsquo;une <strong>difficult\u00e9 \u00e0 se d\u00e9cider<\/strong>. Il suppose l&rsquo;Autre savoir ce qu&rsquo;il veut. Il est, lui, prisonnier de sa question, qui est celle \u00ab du risque de la castration qu&rsquo;il ose ou non affronter \u00bb16. \u00ab Que me veut-elle ? \u00bb est la question angoissante qu&rsquo;il rencontre. Pour parer \u00e0 cette angoisse, il r\u00e9pond par un\u00a0sc\u00e9nario fantasmatique. C&rsquo;est pourquoi d\u00e8s l&rsquo;instant o\u00f9 elle devient la cause de son d\u00e9sir, il fait de la femme \u00ab la prisonni\u00e8re de son fantasme\u00bb. \u00c0 la question \u00ab Que veut une femme ?\u00bb, il r\u00e9pond \u00ab elle veut jouir de moi, elle veut ma castration\u00bb. \u00ab Pour l&rsquo;homme, fait remarquer Lacan, la r\u00e9alisation du d\u00e9sir n&rsquo;est atteinte qu&rsquo;au prix de la castration. Il en d\u00e9duit que, d\u00e8s lors que la femme veut jouir de l&rsquo;homme, c&rsquo;est \u00e0 son \u00eatre qu&rsquo;elle en veut.\u00bb17 En fait<strong>, \u00ab l&rsquo;angoisse de l&rsquo;homme est li\u00e9e \u00e0 la possibilit\u00e9 de ne pas pouvoir\u00bb<\/strong>18. De ce point de vue, donc, l&rsquo;homme est angoiss\u00e9, alors que la femme est plus libre.<\/p>\n<p><strong>\u00ab Le v\u00e9ritable partenaire de l&rsquo;homme est ainsi la castration, tandis que celui de la femme est ce qui constitue, chez l&rsquo;Autre, le d\u00e9sir. \u00bb<\/strong>19 C&rsquo;est pourquoi, ce qu&rsquo;une femme aime en un homme, ce peut bien \u00eatre son courage,<strong> le courage qu&rsquo;il montre \u00e0 affronter la singularit\u00e9 de sa jouissance f\u00e9minine.<\/strong><\/p>\n<p>Ce livre enseigne aussi que, dans tous les cas, la rencontre suppose de consentir \u00e0 en passer par la parole \u2013 et donc par la castration, la sienne d&rsquo;abord, ainsi que celle de l&rsquo;Autre. \u00ab La rencontre avec le partenaire est, du m\u00eame coup, la rencontre avec ses sympt\u00f4mes, c&rsquo;est-\u00e0-dire ses difficult\u00e9s \u00e0 dire, et ses affects, ses embarras, ses angoisses, ses joies et ses tristesses. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Est-ce alors que le dire particulier rencontre le corps ?<\/strong> \u00ab Les \u00e9v\u00e9nements de corps sont des \u00e9v\u00e9nements de discours\u00bb. \u00c0 cet \u00e9gard, Jacques-Alain Miller met l&rsquo;accent sur \u00ab l&rsquo;incidence de la langue sur le corps de l&rsquo;\u00eatre parlan \u00bb20. C&rsquo;est pourquoi Lacan parle du <strong>traumatisme de la langue<\/strong>. Un mot peut alors avoir l&rsquo;effet d&rsquo;une gifle. Et plus on aime, plus la parole de l&rsquo;Autre vaut de l&rsquo;or, et plus elle peut donc aussi blesser. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de corps se produit \u00abrelativement \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 quelque chose se dit ou ne se dit pas.\u00bb C&rsquo;est \u00e0 cet instant que se produit une rupture dans le savoir.<\/p>\n<p>\u00ab S&rsquo;agissant de l&rsquo;amour, Lacan insiste donc l\u00e0-dessus, la question la plus importante a trait au savoir. \u00bb <strong>Une rencontre qui compte est une rencontre qui produit l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un savoir nouveau, articul\u00e9e \u00e0 un dire.<\/strong><\/p>\n<p>En lisant ce livre, on d\u00e9couvre aussi beaucoup de choses sur la jalousie f\u00e9minine, sur l&rsquo;\u00e9thique de la rencontre, sur l&rsquo;obsessionnel et la dette, sur la coupure du sexe, sur le ravage&#8230; Pr\u00e9cipitez-vous !<\/p>\n<\/div>\n<p>* Publi\u00e9 dans LQ 444,<a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/2014\/12\/lacan-quotidien-n-444-chroniques-inactualite-brulante-de-nathalie-georges-lambrichs-et-menfin-dyves-depelsenaire-solenne-albert\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/2014\/12\/lacan-quotidien-n-444-chroniques-inactualite-brulante-de-nathalie-georges-lambrichs-et-menfin-dyves-depelsenaire-solenne-albert\/<\/a><\/p>\n<p>1 \u00ab 1974. Jacques Lacan. Entretien au magazine Panorama \u00bb, La Cause du D\u00e9sir n\u00b088, ECF- Navarin, novembre 2014, p. 166.<br \/> 2 Naveau P., Ce qui de la rencontre s&rsquo;\u00e9crit. \u00c9tudes lacaniennes, Paris, \u00c9d. Mich\u00e8le, 2014.<br \/> 3 Ibid., \u00ab Pr\u00e9face \u00bb d&rsquo;\u00c9ric Laurent, p.12.<br \/> 4 Ibid., \u00ab Pr\u00e9face \u00bb d&rsquo;\u00c9ric Laurent, p.13.<br \/> 5 Ibid., p.16.<br \/> 6 Mot de Lacan, p.131 du S\u00e9minaire XX, cit\u00e9 par P. Naveau, p.17.<br \/> 7 p.16. 8 p.19. 9 p. 32. 10 p.34.<br \/> 11 p.60.<br \/> 12 Cf. Lacan J., Le S\u00e9minaire, livre XVII, L\u2019envers de la psychanalyse, p.109 : \u00ab c\u2019est la bo\u00eete, l\u2018enveloppe du pr\u00e9cieux organe, voil\u00e0 ce dont elle jouit \u00bb ]<br \/> 13 p. 69.<br \/> 14 p.72.<br \/> 15 p.97.<br \/> 16 p.114.<br \/> 17 p.145.<br \/> 18 p.146.<br \/> 19 p.146<br \/> 20 p.159<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce qui de la rencontre s&rsquo;\u00e9crit\u00a0 de Pierre Naveau par Solenne Albert* \u00ab En psychanalyse, il n&rsquo;y a pas de solution imm\u00e9diate, mais seulement la longue et patiente recherche des raisons. \u00bb1 Il me semble que cette parole de Lacan r\u00e9sonne avec ce que traite avec une grande justesse le livre de Pierre Naveau2, \u00e0&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2014\/12\/ce-qui-de-la-rencontre-secrit-de-pierre-naveau-par-solenne-albert\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">\u00ab Le probl\u00e8me qui se pose alors est celui qui est li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;articulation entre l&rsquo;horreur de la jouissance sexuelle et l&rsquo;horreur de savoir.\u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":15028,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[44],"tags":[],"class_list":["post-14894","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-psychanalyse","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/jacques-muller-1996-Couple.jpg?fit=1000%2C846&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14894","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14894"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14894\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15028"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14894"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14894"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14894"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}