{"id":16588,"date":"2016-03-25T11:22:48","date_gmt":"2016-03-25T10:22:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=16588"},"modified":"2016-05-15T18:46:49","modified_gmt":"2016-05-15T16:46:49","slug":"comment-la-psychanalyse-pourrait-elle-secrire-dans-le-monde-chinois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2016\/03\/comment-la-psychanalyse-pourrait-elle-secrire-dans-le-monde-chinois\/","title":{"rendered":"Comment la psychanalyse pourrait-elle s&rsquo;\u00e9crire dans le monde chinois ? I"},"content":{"rendered":"<div style=\"width: 80%;\">\n<div style=\"font-family: Helvetica; margin-left: 15%;\">\n<p>Tr\u00e8s heureuse d&rsquo;avoir trouv\u00e9 sur le net, sur <a href=\"http:\/\/www.lacanchine.com\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.lacanchine.com\/<\/a>(une mine), cette th\u00e8se de Lu Ya-Chuan (( Th\u00e8se pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Paris VIII en 2010, dirig\u00e9e par G\u00e9rard Wajcman et co-dirig\u00e9e par G\u00e9rard Miller. )), intitul\u00e9e (curieusement) (( Je suis au fond d&rsquo;abord\u00a0 int\u00e9ress\u00e9e par la probl\u00e9matique inverse : Comment inscrire le ta\u00ef chi dans la psychanalyse. Mais aussi, comment, d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, le ta\u00ef chi se trouve-t-il inscrit dans la psychanalyse. En tout cas, c&rsquo;est, quant \u00e0 moi, bien plut\u00f4t le monde chinois que j&rsquo;aimerais importer dans la psychanalyse, s\u00fbre qu&rsquo;elle a beaucoup \u00e0 y gagner. )) \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/LuThese.pdf\" rel=\"\">Une autre voie pour les Chinois ou Comment la psychanalyse pourrait-elle s&rsquo;\u00e9crire dans le monde chinois ? \u8def\u4e9e\u5a1f<\/a>\u00ab\u00a0<\/p>\n<p>Je commence tout juste \u00e0 la lire. Je la trouve passionnante dans la mesure o\u00f9 je me trouve vraiment curieuse de d\u00e9couvrir dans les textes anciens, chinois ou japonais, la pr\u00e9sence de ce Chi que je d\u00e9couvre en ta\u00ef chi, ici appel\u00e9 Ki, le Souffle.<\/p>\n<p>Il me semble que ces textes n&rsquo;ont pas d\u00fb souvent\u00a0 \u00eatre convenablement traduits, puisque les occidentaux (si je ne me trompe) ignorent tout du chi. Comment en effet lire un mot d&rsquo;on on ignore tout du r\u00e9el, et pour lequel il n&rsquo;existe en cons\u00e9quence pas de mot dans sa propre langue. A la traduction, ce r\u00e9el ne peut, \u00e0 mon avis, qu&rsquo;en grande partie passer \u00e0 l&rsquo;as, \u00eatre mis \u00e0 la trappe.<\/p>\n<p>Je suis \u00e9galement heureuse de d\u00e9couvrir jusqu&rsquo;\u00e0 quel point le corps est central dans la pens\u00e9e chinoise. Aujourd&rsquo;hui, cela commence \u00e0 faire sens pour moi. A certains \u00e9gards, il me semble, et un peu rapidement dit, que la psychanalyse vous laisse en fin de parcours, seul(e) avec votre corps, sans avoir la moindre id\u00e9e finalement d&rsquo;un quoi faire (m\u00eame si Lacan dit avoir r\u00eaver qu&rsquo;elle puisse d\u00e9boucher sur une nouvelle \u00e9rotique) avec lui. Bien s\u00fbr, il s&rsquo;agit d&rsquo;une ouverture. Bien s\u00fbr, il ne s&rsquo;agit plus que de libert\u00e9 et d&rsquo;invention. Comme un nouvel amour.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lacanchine.com\/Lu_01.html\" target=\"_blank\">http:\/\/www.lacanchine.com\/Lu_01.html<\/a><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"font-family: Georgia, Times, 'Times New Roman', serif;\"><strong>Extraits <\/strong>:<\/p>\n<blockquote style=\"font-family: Georgia, Times, 'Times New Roman', serif; border: none; margin-left: 15%; font-style: normal; color: #555;\">\n<p><strong>Dans l\u2019antiquit\u00e9 chinoise, il n\u2019y a pas de mot pour dire \u00abcorps\u00bb,<\/strong> mais un grand nombre de mots pour le qualifier selon ses divers <strong>aspects<\/strong> et ses diverses <strong>fonctions<\/strong>.<\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<p>Dans la m\u00e9decine traditionnelle, <strong>le corps est un foyer d\u2019\u00e9nergie, un lieu d\u2019interaction avec son environnement naturel, lieu qui existe et se d\u00e9finit par rapport \u00e0 ce qui l\u2019entoure. Le corps n\u2019est donc qu\u2019un support d\u2019\u00e9changes. Il ne s\u2019enferme pas sur lui-m\u00eame, mais s\u2019ouvre au monde, est per\u00e7u comme un microcosme qui repr\u00e9sente le monde des ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e0 part enti\u00e8re. Cette vision du corps est propre au tao\u00efsme comme \u00e0 la m\u00e9decine. Les Chinois pensent que le corps n\u2019est jamais isol\u00e9 du cosmos.<\/strong><\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la pens\u00e9e chinoise renvoie aux troubles somatiques dans une dialectique interactive.<strong> C\u2019est dans les mouvements rituels du taiji que la pens\u00e9e s\u2019incarne et le corps se pense. Non-s\u00e9paration de l\u2019esprit et de la mati\u00e8re, le corps physique et le corps cosmique sont li\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre.<\/strong> La qu\u00eate tao\u00efste consiste en un travail sur l\u2019individu, son corps et son esprit, afin de s\u2019assimiler au rythme naturel de l\u2019univers. Lacan a \u00e9crit \u00e0 propos de l\u2019image du corps : <strong>\u00abNe cherchez pas le grand Autre ailleurs que dans le corps.\u00bb<\/strong> En nous r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 sa remarque, nous pouvons dire que, si le corps est indissociable de l\u2019Autre, la formulation de la psychanalyse va de pair avec la repr\u00e9sentation chinoise. <strong>Le corps chinois implique avant tout une pratique tangible pr\u00e9alable \u00e0 tout discours sur lui-m\u00eame.<\/strong> Citons le postulat des sages anciens : <strong>\u00ab Le Tao est dans mon corps. \u00bb<\/strong> La proposition lacanienne qui sous-entend la dialectique d\u2019int\u00e9riorit\u00e9-ext\u00e9riorit\u00e9 rejoint \u00e0 cet \u00e9gard la repr\u00e9sentation du corps chinois.<\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<p><strong>Tout au long de son histoire, la pens\u00e9e chinoise est celle du Souffle, du Qi \u6c23, \u00e9nergie vitale. Le corps est consid\u00e9r\u00e9 comme un foyer d\u2019\u00e9nergie, porteur du Souffle. <\/strong>Le Qi \u6c23 op\u00e8re au nom de la pulsion et, parce que l&rsquo;homme est dans un corps, sa sexualit\u00e9 passe par ce corps individuel dans sa recherche d\u2019\u00e9quilibre entre l&rsquo;esprit et le mat\u00e9riel. Nous verrons que pour la psychanalyse les diff\u00e9rentes pulsions se rassemblent en deux groupes qui fondamentalement s\u2019affrontent. Cette opposition engendre la dynamique qui supporte le sujet et l\u2019anime.<\/p>\n<p><!--more-->[&#8230;]<\/p>\n<p>Les pratiques respiratoires et les mouvements corporels pr\u00e9figurent les exercices du taijiquan \u592a\u6975\u62f39 : <strong>souffler et respirer, expirer et inspirer, rejeter l\u2019air us\u00e9 et en absorber du frais<\/strong>. Les tao\u00efstes qualifient cette exp\u00e9rience\u00a0 de \u00ab\u00a0 nutrition du principe vital \u00bb. Corps et esprit sont d\u2019ailleurs tellement m\u00eal\u00e9s de fa\u00e7on pragmatique qu\u2019ils s&rsquo;inscrivent dans la pratique sexuelle autant que dans la discipline de la calligraphie.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e du Souffle se trouve au fondement de la pens\u00e9e cosmologique chinoise. Sa r\u00e9flexion sur l\u2019origine, la gen\u00e8se du monde, ne se pose gu\u00e8re la question des \u00e9l\u00e9ments constitutifs de l\u2019univers, et encore moins celle de l\u2019existence d\u2019un Dieu cr\u00e9ateur : ce qu\u2019elle per\u00e7oit comme premier est la <strong>mutation<\/strong>, ressort du dynamisme universel qu\u2019est le Souffle, Qi \u6c23. <strong>La cosmogonie est li\u00e9e \u00e0 une mythologie et \u00e0 une pratique rituelle.<\/strong> Ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 nous interroger : <strong>comment la pens\u00e9e chinoise s&rsquo;est-elle pass\u00e9e de Dieu ?<\/strong><\/p>\n<p>Les Chinois ne se sont jamais pr\u00e9occup\u00e9s de son existence. Le fait religieux, bien \u00e9loign\u00e9 des cat\u00e9gories des religions europ\u00e9ennes, existe sans avoir de nom propre, parce qu\u2019il n\u2019a pas de structure eccl\u00e9siale ni d\u2019autorit\u00e9 dogmatique globale. Il se structure sur <strong>la communaut\u00e9 du rituel.<\/strong> Le statut de la pratique divinatoire dans la civilisation chinoise t\u00e9moigne de l\u2019importance du culte des anc\u00eatres, fond\u00e9 sur la pens\u00e9e confucianiste. Les rites et les sacrifices s&rsquo;allient avec les diverses puissances de la nature, telles la terre nourrici\u00e8re, les fleuves, les montagnes sacr\u00e9s et autres cultes naturalistes fond\u00e9s sur la pens\u00e9e tao\u00efste. La plupart des Chinois ont une religiosit\u00e9 quasi animiste qui respecte la nature et les autres. Tout ce qui existe a sa raison d\u2019\u00eatre. Puisque les Chinois ne con\u00e7oivent pas le p\u00e9ch\u00e9 originel, la question de la libert\u00e9 ne se pose pas. D\u2019ailleurs, trop fiers de leurs rites et de leur culture, ils n\u2019ont jamais cherch\u00e9 \u00e0 convertir personne.<\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<p><strong>Si pour les tao\u00efstes une parole trop prolifique affaiblit des souffles vitaux, pour les confucianistes, la parole humaine est li\u00e9e au souffle. Parler, c\u2019est comme pratiquer un instrument musical. C&rsquo;est par le souffle que l\u2019on peut jouer une vraie musique.<\/strong> Ici, on peut constater une diff\u00e9rence de position entre le tao\u00efsme et le confucianisme. <strong>Mencius<\/strong> (372-289 av. J.-C.) \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le successeur orthodoxe de Confucius. \u00c0 propos du statut de la parole, son discours est original. Son point de vue a particuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9 Lacan. Trois si\u00e8cles avant J.-C., Mencius a mis au premier plan ce que les Europ\u00e9ens appellent discours. Il aurait pu utiliser le terme lacanien de \u00ab parl\u00eatre \u00bb, lorsque l&rsquo;homme est le support du langage, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00eatre parlant. Mencius encourage l\u2019expression des sentiments et des d\u00e9sirs. Pour lui, la parole est un outil indispensable, elle peut \u00eatre un moyen d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la sagesse. La sagesse est de r\u00e9duire obstructions et blocages en lib\u00e9rant ses \u00ab voies \u00bb de communication des adh\u00e9rences et des fixations pour rendre la vie viable. Pour les confucianistes, la parole humaine reste li\u00e9e au souffle : c\u2019est en \u00e9tant habit\u00e9e par un souffle int\u00e8gre que la parole peut atteindre le vrai. <strong>La psychanalyse, lieu o\u00f9 l\u2019inconscient parle, serait-elle aussi un lieu o\u00f9 les deux modes de pens\u00e9e, l&rsquo;occidental et le chinois, pourraient se rencontrer ?<\/strong> Une des cultures les plus anciennes croiserait ainsi la plus moderne avanc\u00e9e de la pens\u00e9e occidentale sous la forme psychanalytique. <strong>Si Freud a apport\u00e9 au monde la peste, comment le sujet chinois pourrait- il emprunter cette effroyable parole pour \u00e9noncer son d\u00e9sir, dont les sages semblent tant se m\u00e9fier<\/strong>? Comment pourrait-on concilier l\u2019immanence avec cette d\u00e9fiance envers la parole, r\u00e9serve qui est le contraire de l\u2019acte psychanalytique ? Bien s\u00fbr, ce n&rsquo;est pas seulement le bavardage qui est vis\u00e9 par la m\u00e9fiance des Chinois. En ce cas, si cela se v\u00e9rifiait, ce doute tomberait aussi.[&#8230;]<\/p>\n<p>Les Chinois s\u2019identifient \u00e0 cette \u00e9criture qui repr\u00e9sente leur corps, identit\u00e9 symbolique du trait avec ce que le sujet se pense \u00eatre. Nous allons voir comment ce corps, support de jouissance et de langage, est le signifiant qui constitue son Id\u00e9al du moi. Le trait de pinceau produit la transmission du Qi \u6c23 . Le travail du signifiant n\u2019est rien d\u2019autre que la logique de l\u2019acte. C\u2019est une pratique sur l\u2019\u00e9nergie. Le Trait de pinceau entre l\u2019homme et l\u2019univers en fonde la valeur et l\u2019int\u00e9r\u00eat. Cette perception implique le corps dans son ensemble et se lit sur la feuille blanche o\u00f9 il est en train de s\u2019\u00e9crire. <strong>La calligraphie est comme une pure jouissance de la lettre. Il s\u2019agit de tracer le trait unique d\u2019un seul coup, sans repentir. Elle n\u00e9cessite une attitude corporelle de m\u00eame nature que dans la pratique du sexe. Dans l\u2019acte du pinceau qui est l\u2019os de notre propos, il s\u2019agit d\u2019une pens\u00e9e en acte dont les crit\u00e8res sont essentiellement tao\u00efstes. Elle fait \u0153uvre pr\u00e9cieuse et participe \u00e0 ce jouir utile que d\u00e9veloppe le tao\u00efsme, puisqu&rsquo;il s\u2019agit de s\u2019\u00e9panouir dans le mouvement de la vie.<\/strong> Les principes et les m\u00e9thodes de long\u00e9vit\u00e9 cherchent \u00e0 r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer l\u2019\u00e9nergie affaiblie en faisant circuler les souffles, Qi \u6c23, afin de satisfaire la pens\u00e9e de l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p>Lacan (( J. Lacan, <em>Encore<\/em>,8\/05\/1973.))\u00a0 fait mention de ces techniques du tao\u00efsme, et en particulier du fait de retenir l&rsquo;\u00e9mission du sperme. L\u2019\u00e9criture, \u00e0 partir du trait unaire, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la forme la plus subtile et la plus \u00e9labor\u00e9e de jouissance utile. Et il pr\u00e9cise :<\/p>\n<p style=\"margin-left: 30%; margin-right: 30%;\"><span style=\"font-family: book antiqua,palatino,serif;\">\u00ab [\u2026] C\u2019est bien en cela qu\u2019elle d\u00e9montre que la jouissance sexuelle n\u2019a pas d\u2019os, ce dont on se doutait par les m\u0153urs de l\u2019organe qui en donne, chez le m\u00e2le parlant, une figure comique. (( J. Lacan, \u00ab\u00a0Un Discours qui ne serait pas du semblant\u00a0\u00bb, 9\/06\/1971. )) \u00bb<\/span><\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<p>Le pinceau est comme le corps ; le rythme de Souffle lui fait tracer les traits. Sa pratique assidue, c\u2019est la jouissance retrouv\u00e9e. Dans cette culture, les arts ne sont pas compartiment\u00e9s. Art sacr\u00e9 qui s\u2019appuie sur le tao\u00efsme, la calligraphie permet de r\u00e9v\u00e9ler ce qui existe d\u00e9j\u00e0 en creux, mais invisible sur la feuille blanche. Le caract\u00e8re calligraphi\u00e9 dispose d\u2019une vie propre et ses traits montrent l\u2019\u00e9nergie mise en \u0153uvre par le praticien. La calligraphie est un processus de perfectionnement moral et culturel de soi-m\u00eame, le processus m\u00eame d\u2019\u00eatre serein. Elle est le fondement de l\u2019art chinois au sens moderne du terme. La m\u00e9taphore visuelle des id\u00e9ogrammes, la technique sur laquelle la calligraphie s\u2019appuie et les enjeux plastiques qui y sont li\u00e9s incarnent l\u2019ensemble des pr\u00e9ceptes m\u00e9taphysiques de sa culture. <strong>C\u2019est ainsi que l\u2019exercice de la respiration et le geste qui s\u2019impriment dans le corps r\u00e9v\u00e8lent dans le mouvement m\u00eame du Taichi une calligraphie implicite.<\/strong> Dans le domaine chinois, on conna\u00eet l\u2019\u00e9tendue de l\u2019emploi du couple Yin-Yang qui s\u2019applique \u00e0 tous les niveaux, depuis la cosmologie jusqu\u2019aux \u00eatres et aux choses. En calligraphie, le Yin-Yang est pris dans un sens tr\u00e8s pr\u00e9cis : entre le Ciel et la Terre se trouve le pinceau, pont qui les fait communiquer en interaction. [&#8230;] Aux yeux des Chinois, l\u2019\u00e9criture r\u00e9v\u00e8le le myst\u00e8re de l\u2019univers. Manifestation la plus \u00e9lev\u00e9e du g\u00e9nie cr\u00e9ateur de l\u2019homme, elle est somme des id\u00e9ologies de la vie. Art original tant par le maniement des traits que par la composition, sa pratique engage tout l\u2019homme, son \u00eatre physique comme son \u00eatre spirituel, sa part consciente aussi bien qu\u2019inconsciente. En la pratiquant, le calligraphe a l\u2019impression de s\u2019impliquer tout entier. C\u2019est un engagement \u00e0 la fois du corps, de l\u2019esprit et de la sensibilit\u00e9. Entre le souffle de l\u2019homme et celui de l\u2019univers, le trait, tout en r\u00e9v\u00e9lant les pulsions irr\u00e9sistibles de l\u2019homme, reste fid\u00e8le au R\u00e9el. Le voyage mental est une m\u00e9ditation profonde.<\/p>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tr\u00e8s heureuse d&rsquo;avoir trouv\u00e9 sur le net, sur http:\/\/www.lacanchine.com\/(une mine), cette th\u00e8se de Lu Ya-Chuan (( Th\u00e8se pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Paris VIII en 2010, dirig\u00e9e par G\u00e9rard Wajcman et co-dirig\u00e9e par G\u00e9rard Miller. )), intitul\u00e9e (curieusement) (( Je suis au fond d&rsquo;abord\u00a0 int\u00e9ress\u00e9e par la probl\u00e9matique inverse : Comment inscrire le ta\u00ef chi dans la psychanalyse.&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2016\/03\/comment-la-psychanalyse-pourrait-elle-secrire-dans-le-monde-chinois\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">Comment la psychanalyse pourrait-elle s&rsquo;\u00e9crire dans le monde chinois ? 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