{"id":17486,"date":"2016-09-26T19:17:34","date_gmt":"2016-09-26T17:17:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=17486"},"modified":"2017-11-08T10:02:43","modified_gmt":"2017-11-08T09:02:43","slug":"silvia-federici-caliban-et-la-sorciere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2016\/09\/silvia-federici-caliban-et-la-sorciere\/","title":{"rendered":"Silvia Federici, Caliban et la sorci\u00e8re"},"content":{"rendered":"<div class=\"sub-header-article accur8-desktop accur8-tablet\">\n<div class=\"col-left fractal-desktop fractal-10-desktop collapse-7-desktop fractal-tablet fractal-6-tablet collapse-4-tablet\">\n<h1 class=\"title\">Caliban et la sorci\u00e8re : femmes, corps et accumulation primitive<\/h1>\n<div><strong>L\u2019histoire, telle qu\u2019elle est enseign\u00e9e, apprend rarement qu\u2019au Moyen \u00c2ge les femmes exer\u00e7aient les m\u00eames m\u00e9tiers que les hommes&#8230; Une histoire de pouvoir ?\u00a0<\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<ul class=\"info\">\n<li>8 avr. 2016<\/li>\n<li>Par <a class=\"subscriber\" href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/helene-duffau\" rel=\"author\">helene duffau<\/a><\/li>\n<li>Blog : <a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/helene-duffau\/blog\">Le blog d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne Duffau<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<div>Au Moyen \u00c2ge, les femmes \u00e9taient artisanes, elles avaient leur place dans les corporations. Paysannes, elles produisaient dans les communs une agriculture vivri\u00e8re. Elles \u00e9taient gu\u00e9risseuses, accouchaient les parturientes et faisaient aussi \u00ab\u00a0passer\u00a0\u00bb les grossesses non d\u00e9sir\u00e9es. <strong>Elles disposaient d\u2019un savoir ancestral transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. L\u2019histoire omet aussi de rappeler que les paysan-nes d\u2019alors vivaient en lien avec la Nature, instance sup\u00e9rieure \u00e0 laquelle ils devaient respect et bienveillance.<\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>La chasse aux sorci\u00e8res qui d\u00e9bute alors et pers\u00e9cute les femmes durant deux si\u00e8cles est histori\u00e9e comme une p\u00e9riode de superstition collective n\u00e9e dans l\u2019\u00c9glise qui, jetant son d\u00e9volu sur les femmes, br\u00fble les impies. Pas si simple.<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"accur8-desktop accur8-tablet accurWidth-desktop accurWidth-tablet\">\n<div class=\" col-left fractal-desktop fractal-10-desktop collapse-7-desktop fractal-tablet fractal-6-tablet collapse-4-tablet \">\n<div class=\"content-article\">\n<h2><b>Analyser et comprendre l\u2019histoire capitaliste<\/b><\/h2>\n<p>L\u2019historienne et f\u00e9ministe Silvia Federici enqu\u00eate longuement dans une vaste documentation tr\u00e8s peu \u00e9tudi\u00e9e, avant de poser un tout autre postulat. Elle veut tracer les racines de l\u2019exploitation des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste et le moment o\u00f9 leur subordination aux hommes est instaur\u00e9e. Comprendre ce \u00e0 quoi nous nous confrontons pour trouver des strat\u00e9gies de lutte et faire en sorte que l\u2019histoire de l\u2019oppression des femmes arr\u00eate de se r\u00e9p\u00e9ter.<\/p>\n<p>\u00c0 la th\u00e9orie marxiste qui affirme l\u2019<strong>accumulation primitive<\/strong> en tant que pr\u00e9curseure du capitalisme, Silvia Federici pose ladite accumulation comme caract\u00e9ristique fondamentale d\u2019un syst\u00e8me n\u00e9cessitant un apport permanent de capital expropri\u00e9. C\u2019est \u00e0 l\u2019aune de cette hypoth\u00e8se qu\u2019elle remonte l\u2019histoire, interpel\u00e9e par la diff\u00e9rence de statut des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9 f\u00e9odale du Moyen \u00c2ge et celui qui leur est impos\u00e9 dans les si\u00e8cles qui s\u2019ensuivent.<\/p>\n<h2><b>Au Moyen \u00c2ge, un peuple en lutte<\/b><\/h2>\n<p><strong>Les 13<sup>e<\/sup> et 14<sup>e<\/sup> si\u00e8cles<\/strong> sont pour l\u2019historienne des temps de d\u00e9couverte politique forts. Les fabliaux rapportent des portraits de femmes combattives, exprimant leurs d\u00e9sirs, \u00e0 mille lieues de l\u2019iconographie suivante de femmes faibles, discr\u00e8tes et soumises \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 paternelle puis maritale.<\/p>\n<p>Au Moyen \u00c2ge se d\u00e9veloppe le principe d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 mon\u00e9taire tourn\u00e9e vers le commerce et l\u2019exportation de denr\u00e9es. <strong>Dans une soci\u00e9t\u00e9 rurale, agricole, dont les terres sont cultiv\u00e9es par la communaut\u00e9 \u2014 femmes et hommes dans les communs \u2014 le peuple est en lien et en lutte\u00a0: refus de la taxation, de la mise \u00e0 disposition des denr\u00e9es\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00c0 la fin du 14<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la peste noire<\/strong> a mis \u00e0 mal le pays qui conna\u00eet de s\u00e9v\u00e8res p\u00e9riodes de famine. Le poids des travaux forc\u00e9s par les seigneurs diminue, les paysans reprennent du pouvoir. Cette p\u00e9riode correspond aux <strong>d\u00e9buts de l\u2019h\u00e9r\u00e9sie sociale, fabriqu\u00e9e pour contrer les oppositions et assouvir le peuple revendicateur. Vaudois, Cathares\u2026,<\/strong> celles et ceux qui critiquent le pouvoir religieux et monarchique, qui aspirent \u00e0 une vie diff\u00e9rente, autrement que par l\u2019accumulation des richesses, qui refusent de se reproduire pour contrer le besoin d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre exploit\u00e9e au profit des puissants, celles et ceux-l\u00e0 paieront le prix fort pour leur opposition, les femmes en particulier. Le pouvoir d\u00e9nonce ces sectes, \u00e9voque des personnes envo\u00fbt\u00e9es, des sorci\u00e8res responsables\u00a0: une p\u00e9riode d\u2019\u00e9radication peut commencer.<\/p>\n<h2><b>Deux si\u00e8cles d\u2019oppression f\u00e9minine<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"color: #993300;\"><strong>La chasse aux sorci\u00e8res durera deux si\u00e8cles.<\/strong> <\/span>Des milliers de femmes sont accus\u00e9es d\u2019infanticide, de sexualit\u00e9 avec le diable ou de sexualit\u00e9 libre, elles sont sorci\u00e8res, jettent des sortil\u00e8ges\u2026 Ces femmes sont tortur\u00e9es \u2014 on transperce leur corps de grandes aiguilles pour y trouver la marque du diable, elles sont encag\u00e9es et longuement immerg\u00e9es dans les rivi\u00e8res \u2014 puis brul\u00e9es vives en place publique\u2026 Avant d\u2019expier, elles doivent d\u00e9noncer une sorci\u00e8re de leur connaissance \u00e0 laquelle le m\u00eame sort sera r\u00e9serv\u00e9.<\/p>\n<p>Des r\u00e9sistances isol\u00e9es \u2014 un mari, un fr\u00e8re, un p\u00e8re \u2014 et le cas d\u2019\u00e9cole de tout un village basque, <a class=\"external\" href=\"http:\/\/www.mindshadow.fr\/histoire-vraie-zugarramurdi\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Zugarramurdi.<\/a><\/p>\n<p><strong>Pour Silvia Federici, cette p\u00e9riode marque le moment o\u00f9 la classe dominante se procure, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, les moyens de d\u00e9velopper sa richesse et de r\u00e9primer les luttes. Les savoirs ancestraux doivent \u00eatres d\u00e9nigr\u00e9s : <span style=\"color: #993300;\">l\u2019\u00c9tat officialise une connaissance qui se th\u00e9orise, s\u2019\u00e9tudie, s\u2019\u00e9crit. <\/span>Les femmes qui soignaient doivent \u00eatre r\u00e9prim\u00e9es au profit des pratiques des m\u00e9decins et de la science officielle qui se d\u00e9ploient. Les croyances impies en les signes de la nature doivent \u00eatre m\u00e9pris\u00e9es, rendues dangereuses : <span style=\"color: #993300;\">la croyance culpabilisante et asservissante de la religion prend le pas sur l\u2019animisme et les croyances naturalistes.<\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong>En parall\u00e8le de ces chasses, les vagabond-es, les mendiant-es et les insoumis-es sont malmen\u00e9-es. Le peuple doit \u00eatre convaincu que le travail salari\u00e9 est le seul moyen de subsistance qui vaille. Le r\u00e9gime communautaire, la solidarit\u00e9 et la charit\u00e9 du village sont an\u00e9anties. L&rsquo;esclavagisme de d\u00e9ploie.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La correspondance entre la p\u00e9riode d\u2019accusation de sorcellerie et de changement social ne fait aucun doute pour la chercheuse.<\/strong><\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-33-pcent\"><b> <img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" class=\"preview\" title=\"caliban\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2016\/04\/08\/caliban.jpg?w=900&#038;ssl=1\" alt=\"caliban\" \/>\u00a0<\/b><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><b>L\u2019\u00c9tat avilit pour mieux contr\u00f4ler<\/b><\/h2>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">Le capitalisme d\u00e9bute au 16<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/span> Dans sa volont\u00e9 de contr\u00f4le, l\u2019\u00c9tat chasse les paysans vers les ateliers, les fabriques puis les usines, et s\u2019arroge les terres.<\/strong> <strong>Il met la main sur le corps des femmes r\u00e9put\u00e9 \u00ab\u00a0dangereux\u00a0\u00bb, inconnu, indomptable, par des ann\u00e9es de pers\u00e9cution. Porteur de la main-d\u2019\u0153uvre n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019accroissement du travail donc du capital, la maternit\u00e9 est mise au service de la collectivit\u00e9. <span style=\"color: #993300;\">\u00ab\u00a0Par amour\u00a0\u00bb<\/span>, une femme se d\u00e9voue pour mari et prog\u00e9niture, ce qui est beaucoup plus rentable que de reconna\u00eetre l\u2019exigence et les risques de l\u2019enfantement, de l\u2019\u00e9ducation, et de les r\u00e9tribuer \u00e0 leur juste valeur.<\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">La litt\u00e9rature des Lumi\u00e8res<\/span> pose la femme comme ontologiquement mauvaise, sans raison, men\u00e9e par ses pulsions. Il s\u2019agit de la tenir hors du contrat social pour mieux la subordonner aux hommes, \u00e0 leur autorit\u00e9 comme \u00e0 leur violence, et \u00e0 travers eux, soumettre la femme \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat.<\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">La relation patriarcale est indispensable au capitalisme<\/span> : elle assure le contr\u00f4le des femmes, donc des naissances, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre renouvel\u00e9e. Saper les femmes et leur travail maternel, c\u2019est renoncer \u00e0 valoriser ledit travail. C\u2019est aussi s\u2019arroger, d\u2019autorit\u00e9, le corps des femmes.<\/strong><\/p>\n<h2><b>Imposer de nouvelles normes<\/b><\/h2>\n<p>Syst\u00e9matiquement d\u00e9ploy\u00e9e \u00e0 travers le monde, de l\u2019Occident aux colonies, cette r\u00e9pression est venue des classes dominantes. Les interventions violentes et longuement r\u00e9p\u00e9t\u00e9es dans la vie sociale ont eu pour cons\u00e9quence d\u2019imposer de nouvelles normes de discipline sociale.<\/p>\n<p><strong>Au 17e si\u00e8cle, en Occident, la classe dominante a suffisamment renforc\u00e9 son pouvoir pour pouvoir rel\u00e2cher la bride\u00a0: la chasse aux sorci\u00e8res peut s\u2019amoindrir.<\/strong><\/p>\n<p>Les femmes en ont \u00e9t\u00e9 les douloureuses victimes qui peinent, aujourd\u2019hui encore, \u00e0 prendre leur place dans la soci\u00e9t\u00e9. Et les \u00c9tats ont, depuis, acquis des outils de division sociale d\u2019une redoutable efficacit\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li><i>Caliban et la sorci\u00e8re. Femmes, corps et accumulation primitive <\/i><i>est publi\u00e9 aux \u00e9ditions <a class=\"external\" href=\"https:\/\/entremonde.net\/caliban-et-la-sorciere\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Entremonde<\/a><\/i>.<\/li>\n<li>Publi\u00e9 le <a class=\"external\" title=\"8 h 00 min\" href=\"http:\/\/www.heleneduffau.fr\/caliban-et-la-sorciere-femmes-corps-et-accumulation-primitive\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">8 avril 2016<\/a> par <a class=\"external\" title=\"Afficher tous les articles par H\u00e9l\u00e8ne Duffau\" href=\"http:\/\/www.heleneduffau.fr\/author\/helene\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">H\u00e9l\u00e8ne Duffau<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/helene-duffau\/blog\/080416\/caliban-et-la-sorciere-femmes-corps-et-accumulation-primitive\">https:\/\/blogs.mediapart.fr\/helene-duffau\/blog\/080416\/caliban-et-la-sorciere-femmes-corps-et-accumulation-primitive<\/a><\/p>\n<ul>\n<li><i>Caliban et la sorci\u00e8re. Femmes, corps et accumulation primitive <\/i><i>est publi\u00e9 aux \u00e9ditions <a href=\"https:\/\/entremonde.net\/caliban-et-la-sorciere\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Entremonde<\/a><\/i>.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Caliban et la sorci\u00e8re : femmes, corps et accumulation primitive L\u2019histoire, telle qu\u2019elle est enseign\u00e9e, apprend rarement qu\u2019au Moyen \u00c2ge les femmes exer\u00e7aient les m\u00eames m\u00e9tiers que les hommes&#8230; Une histoire de pouvoir ?\u00a0 \u00a0 8 avr. 2016 Par helene duffau Blog : Le blog d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne Duffau Au Moyen \u00c2ge, les femmes \u00e9taient artisanes, elles&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2016\/09\/silvia-federici-caliban-et-la-sorciere\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">Silvia Federici, Caliban et la sorci\u00e8re<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1063],"tags":[1851,1793,614,854,1852,1808,1853,1570],"class_list":["post-17486","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-copiecolle","tag-accumulation-primitive","tag-biotechnologie","tag-capitalisme","tag-histoire","tag-maternite","tag-silvia-federici","tag-sorcieres","tag-stromboli","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17486","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17486"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17486\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17486"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17486"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17486"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}