{"id":18143,"date":"2017-09-13T11:12:25","date_gmt":"2017-09-13T09:12:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=18143"},"modified":"2022-05-05T12:20:04","modified_gmt":"2022-05-05T10:20:04","slug":"avant-letre-il-y-a-la-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2017\/09\/avant-letre-il-y-a-la-politique\/","title":{"rendered":"\u00ab AVANT L\u2019\u00caTRE, IL Y A LA POLITIQUE \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Par <span class=\"_1nb_ fwn fcg\" data-ft=\"{&quot;tn&quot;:&quot;C&quot;}\"><span class=\"fwb\" data-ft=\"{&quot;tn&quot;:&quot;;&quot;}\"><a id=\"js_lro\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/aladdin.sane.16?hc_ref=ARSEf5HYZyU5tuuj1fkaIftom2uQrRTw_JYoQvJXAEzOVPwaJQL2TH7pxbZcOmqtP0Q&amp;fref=nf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" data-hovercard=\"\/ajax\/hovercard\/user.php?id=100002908363585&amp;extragetparams=%7B%22hc_ref%22%3A%22ARSEf5HYZyU5tuuj1fkaIftom2uQrRTw_JYoQvJXAEzOVPwaJQL2TH7pxbZcOmqtP0Q%22%2C%22fref%22%3A%22nf%22%7D\" data-hovercard-prefer-more-content-show=\"1\" data-hovercard-referer=\"ARSEf5HYZyU5tuuj1fkaIftom2uQrRTw_JYoQvJXAEzOVPwaJQL2TH7pxbZcOmqtP0Q\" aria-controls=\"js_lrm\" aria-haspopup=\"true\" aria-describedby=\"js_lrn\">Micka\u00ebl Perre, sur Facebook<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il y a quelques mois paraissait le dernier livre de Laurent de Sutter : <em>L<\/em><span class=\"text_exposed_show\"><em>\u2019\u00e2ge de l\u2019anesth\u00e9sie \u2013 La mise sous contr\u00f4le des affects<\/em>. Grand livre, \u00e0 la fois puissant et original, nous donnant \u00e0 lire et \u00e0 penser autre chose que ce qu&rsquo;il a l\u2019air d\u2019aborder. Car contrairement \u00e0 ce que semble indiquer le sous-titre, ce livre n\u2019est pas qu\u2019un livre de \u00ab philosophie politique \u00bb (m\u00eame si l\u2019auteur revendique par ailleurs son appartenance \u00e0 une certaine lign\u00e9e ou \u00ab tradition \u00bb philosophique \u00e0 partir de laquelle se dessine toute une s\u00e9rie de positionnements pol\u00e9miques : Machiavel et La Bo\u00e9tie ; la \u00ab psychopolitique \u00bb de Byung Chul-han et la \u00ab\u00a0biopolitique \u00bb de Foucault ; Tarde et Freud\u2026). Il s\u2019agit avant tout d\u2019un trait\u00e9 d\u2019ontologie, et m\u00eame d\u2019\u00ab\u00a0anti-ontologie \u00bb. Dans un entretien r\u00e9cent, Laurent de Sutter revient sur cette mani\u00e8re singuli\u00e8re de proc\u00e9der par \u00ab d\u00e9cadrage \u00bb ou d\u00e9calage constants :<\/span><\/p>\n<div class=\"text_exposed_show\">\n<blockquote>\n<p>\u00ab chacun de mes livres s\u2019empare d\u2019un dossier tr\u00e8s pratique (la prostitution, la police, la pornographie, etc.) pour raconter autre chose ; chacun de mes livres se veut, d\u2019entr\u00e9e de jeu, une machine \u00e0 d\u00e9cadrage, un dispositif cr\u00e9ant les conditions d\u2019une vue parallaxe sur un probl\u00e8me qu\u2019\u00e0 trop aborder frontalement on ne parvient plus \u00e0 rien en penser. De m\u00eame que <em>Po\u00e9tique de la police<\/em> \u00e9tait une th\u00e9orie de l\u2019image, <em>Pornostars<\/em> une th\u00e9orie du d\u00e9sir ou <em>M\u00e9taphysique de la putain<\/em> une th\u00e9orie de la v\u00e9rit\u00e9, je consid\u00e8re <em>L\u2019\u00e2ge de l\u2019anesth\u00e9sie<\/em> comme une th\u00e9orie de l\u2019\u00eatre. \u00bb (entretien avec Fabien Ribery)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ce d\u00e9calage n\u2019induit aucun d\u00e9crochage, il n\u2019introduit aucune rupture ni aucune contradiction dans le discours de l\u2019auteur ; au contraire, il nous fait voir de nouveaux rapports et tisse de nouveaux liens entre les choses. Toutefois, le d\u00e9calage comme op\u00e9rateur de r\u00e9flexion ne poss\u00e8de une pertinence th\u00e9orique que s\u2019il nous fait voir autre chose, que s\u2019il nous fait sortir du cadre. Or c\u2019est bien l\u2019ambition de l\u2019ouvrage : nous faire sortir du cadre de la politique (et de la philosophie politique traditionnelle) pour voir comment celle-ci communique avec l\u2019ontologie. <strong>Il y a donc l\u2019\u00eatre et la politique<\/strong> : il n\u2019en va pas simplement de l\u2019\u00eatre de la politique (de sa d\u00e9finition ou de de son essence), mais plus pr\u00e9cis\u00e9ment, de la mani\u00e8re dont <strong>la politique exige pour fonctionner la constitution d\u2019une ontologie adapt\u00e9e aux op\u00e9rations polici\u00e8res de contr\u00f4le et de r\u00e9pression qu\u2019elle souhaite mettre en \u0153uvre<\/strong>. En ce sens, on peut lire <em>L\u2019\u00e2ge de l\u2019anesth\u00e9sie<\/em> \u00e0 la fois comme la mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve et le d\u00e9veloppement d\u2019une intuition formul\u00e9e par Deleuze et Guattari dans <em>Mille Plateaux<\/em> : \u00ab <strong>avant l\u2019\u00eatre, il y a la politique<\/strong> \u00bb (p.249). Cette ant\u00e9riorit\u00e9 de la politique sur l\u2019\u00eatre n\u2019est pas chronologique (car la politique et l\u2019\u00eatre se d\u00e9finissent en m\u00eame temps) mais logique : <strong>il faut que la politique dispose d\u2019une ontologie pour pouvoir prendre forme ; toute d\u00e9cision politique ne peut se d\u00e9ployer sans un horizon ontologique d\u00e9termin\u00e9 qu\u2019elle aura activement contribu\u00e9 \u00e0 tracer.<\/strong> Bref, on ne peut pas \u00e9laborer un dispositif de contr\u00f4le sans se donner une certaine image de l\u2019\u00eatre \u00e0 contr\u00f4ler. La politique est d\u00e8s lors ins\u00e9parable d\u2019une m\u00e9taphysique. La grande nouveaut\u00e9 du livre de Laurent de Sutter ne r\u00e9side pas seulement dans l\u2019analyse des m\u00e9canismes de domination que le \u00ab narcocapitalisme \u00bb met en \u0153uvre pour produire des sujets anesth\u00e9si\u00e9s, des corps d\u00e9saffect\u00e9s, riv\u00e9s \u00e0 leur propre fonctionnalit\u00e9 d\u00e9vitalis\u00e9e. Elle r\u00e9side aussi dans la mise en \u00e9vidence d\u2019une \u00ab police des \u00e9tants \u00bb ou d\u2019une m\u00e9taphysique polici\u00e8re (l\u2019auteur poursuit ainsi l\u2019entreprise philosophique commenc\u00e9e avec Po\u00e9tique de la police paru cette ann\u00e9e) : l<strong>\u2019\u00catre n\u2019est jamais neutre, il est policier par vocation ; il est une cat\u00e9gorie d\u2019ordre.<\/strong> En raison m\u00eame de l\u2019importance qu\u2019il accorde \u00e0 la m\u00e9taphysique saisie dans son lien constitutif \u00e0 la politique, <em>L\u2019\u00e2ge de l\u2019anesth\u00e9sie<\/em> nous semble plus proche de <em>L\u2019Anti-\u0152dipe<\/em> que de <em>Naissance de la clinique<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Quelle est donc la m\u00e9taphysique du \u00ab narcocapitalisme \u00bb contemporain ? Quelle est l\u2019ontologie de notre modernit\u00e9 pharmacologique ?<\/strong> \u00c0 grand renfort d\u2019exemples, Laurent de Sutter d\u00e9ploie sous nos yeux l\u2019ontologie impliqu\u00e9e dans la \u00ab psychopolitique \u00bb moderne (contr\u00f4le de la psyh\u00e9). Il montre alors que toutes les inventions narcotiques, ainsi que les applications politico-\u00ab\u00a0m\u00e9dicales \u00bb qu\u2019on a pu en tirer au cours de l\u2019histoire r\u00e9cente, peuvent \u00eatre r\u00e9f\u00e9r\u00e9es \u00e0 un probl\u00e8me ontologique sp\u00e9cifique. Chaque probl\u00e8me clinique et politique trouve ainsi sa formule ontologique. Par exemple, le probl\u00e8me clinique de l\u2019excitation \u00ab maniaco-d\u00e9pressive \u00bb est li\u00e9 au probl\u00e8me ontologique de la stabilit\u00e9 ou de la subsistance : si l\u2019excitation met l\u2019individu \u00ab hors de lui \u00bb (ce qu\u2019indique bien l\u2019\u00e9tymologie : ex-citare), comment maintenir l\u2019\u00eatre dans ses limites ? Comment mettre un terme \u00e0 \u00ab l\u2019errance de l\u2019\u00eatre \u00bb, \u00e0 cet \u00e9tat de \u00ab d\u00e9s\u00eatre \u00bb et de dispersion que constitue l\u2019excitation ? Comment donner une stabilit\u00e9 \u00e0 un \u00eatre qui tend \u00e0 se dissoudre dans les fluctuations intensives qui l\u2019agitent ? De la m\u00eame fa\u00e7on, la coca\u00efne est envisag\u00e9e en lien avec le probl\u00e8me du dualisme corps-esprit. L\u2019enjeu proprement m\u00e9taphysique de la coca\u00efne (con\u00e7u comme \u00ab carburant du cerveau \u00bb\u2026) est de savoir comment annuler la r\u00e9sistance que la mati\u00e8re oppose \u00e0 l\u2019esprit : comment optimiser l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019esprit ? Comment purifier la volont\u00e9 ? Ou en termes platoniciens : comment faire sortir l\u2019esprit de la \u00ab\u00a0prison du corps \u00bb ? Comme le montre Laurent de Sutter, la <strong>logique de la d\u00e9mat\u00e9rialisation<\/strong> qui sert de principe m\u00e9taphysique \u00e0 la prise de coca\u00efne constitue, par m\u00e9tonymie, le mod\u00e8le de l\u2019\u00e9conomie capitaliste, comme \u00e9conomie d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e (certaines de ces pages font \u00e9cho au manifeste publi\u00e9 l\u2019an dernier par <a class=\"profileLink\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/jeanclet.martin?fref=mentions\" data-hovercard=\"\/ajax\/hovercard\/user.php?id=1315182984&amp;extragetparams=%7B%22fref%22%3A%22mentions%22%7D\" data-hovercard-prefer-more-content-show=\"1\">Jean-Clet Martin<\/a> : Asservir par la dette, et qui d\u00e9nonce lui aussi, \u00e0 travers un autre appareillage conceptuel, la \u00ab mauvaise m\u00e9taphysique \u00bb de la politique et de l\u2019\u00e9conomie actuelles). En cherchant \u00e0 promouvoir au niveau \u00e9conomique le \u00ab d\u00e9ploiement libre des puissances permises par l\u2019oubli de tout ce qui pourrait les contraindre \u00bb (p.64), par l\u2019abstraction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la monnaie, purifi\u00e9e de tout r\u00e9f\u00e9rent ext\u00e9rieur ou mat\u00e9riel, le capitalisme est profond\u00e9ment coca\u00efnique. <strong>\u00ab Il n\u2019y a de capitalisme que de la coca\u00efne \u2013 de m\u00eame qu\u2019il n\u2019y a de coca\u00efne qu\u2019en tant que requ\u00e9rant un syst\u00e8me \u00e9conomique ad\u00e9quat \u00e0 sa volatilit\u00e9, \u00e0 son ill\u00e9galit\u00e9, \u00e0 son addictivit\u00e9 et \u00e0 son immat\u00e9rialit\u00e9 (\u2026) Tout capitalisme est, n\u00e9cessairement, un narcocapitalisme \u00bb<\/strong> (p.67).<br \/>Par cons\u00e9quent, si l\u2019\u00eatre est bien \u00ab l\u2019alli\u00e9 objectif de toute police \u00bb, s\u2019il est bien \u00ab la cat\u00e9gorie sur laquelle repose chaque entreprise visant \u00e0 \u00e9tablir un ordre au sein duquel les places peuvent \u00eatre assign\u00e9es de mani\u00e8re s\u00fbre \u00bb (p.136), la question urgente d\u2019une contre-politique ou d\u2019une \u00ab politique \u00bb de r\u00e9sistance est donc la suivante :<strong> comment sortir de cette ontologie polici\u00e8re ?<\/strong> Comment ouvrir de nouvelles possibilit\u00e9s d\u2019existence au-del\u00e0 des fronti\u00e8res que tracent pour nous, et malgr\u00e9 nous, les substances que nous assimilons ? Comment en finir avec cette \u00ab interpellation \u00bb pharmacologique des individus en \u00ab\u00a0sujets \u00bb anesth\u00e9si\u00e9s ? <strong>Et si la politique est dans son fonctionnement indissociable d\u2019un certain quadrillage ontologique, comment \u00e9laborer une politique sans \u00eatre, une politique sans ontologie ?<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9ponse de l\u2019auteur se d\u00e9veloppe en deux temps :<strong> il faut d\u00e9fendre la possibilit\u00e9 d\u2019une \u00ab anti-ontologie\u00bb, brouiller les cat\u00e9gories ontologiques les mieux \u00e9tablies et les plus fonctionnelles. En un mot : refuser d\u2019\u00ab \u00eatre \u00bb.<\/strong> Mais cette r\u00e9ponse serait trop abstraite si elle n\u2019\u00e9tait pas suivie de certaines propositions \u00e9thiques : contre ce programme politique d\u2019anesth\u00e9sie ou de d\u00e9sexcitation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, <strong>il faut r\u00e9exciter la vie, persister dans l\u2019intranquillit\u00e9, creuser l\u2019\u00e9cart qui emp\u00eache l\u2019individu de verrouiller son \u00eatre dans une subjectivit\u00e9 coh\u00e9rente et pr\u00e9visible.<\/strong> Car comme le montre Laurent de Sutter, <strong>l\u2019excitation est d\u2019abord l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un \u00e9cart ou d\u2019une non-co\u00efncidence avec soi, d\u2019un appel du dehors qui ventile les possibles<\/strong>. C\u2019est dans cette marge, dans cette f\u00ealure ouverte par l\u2019excitation, que la libert\u00e9 s\u2019actualise et que de nouveaux modes d\u2019existence peuvent prendre forme. Comment donc en finir avec cette injonction polici\u00e8re \u00e0 \u00ab \u00eatre \u00bb ? <strong>En s\u2019effor\u00e7ant toujours de n\u2019\u00eatre rien.<\/strong> T\u00e2che d\u2019une \u00ab politique de l\u2019excitation \u00bb comme seule politique valable. Politique du \u00ab d\u00e9passement de l\u2019\u00eatre \u00bb (p.144-145). Politique qui ne se situe plus \u00ab avant l\u2019\u00eatre \u00bb mais \u00ab apr\u00e8s l\u2019\u00eatre \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n\n\n<p>Voir aussi : <a href=\"https:\/\/unphilosophe.com\/2020\/01\/13\/entretien-avec-laurent-de-sutter-la-raison-nest-raison-que-parce-quelle-est-delire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/unphilosophe.com\/2020\/01\/13\/entretien-avec-laurent-de-sutter-la-raison-nest-raison-que-parce-quelle-est-delire\/ <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Micka\u00ebl Perre, sur Facebook Il y a quelques mois paraissait le dernier livre de Laurent de Sutter : L\u2019\u00e2ge de l\u2019anesth\u00e9sie \u2013 La mise sous contr\u00f4le des affects. Grand livre, \u00e0 la fois puissant et original, nous donnant \u00e0 lire et \u00e0 penser autre chose que ce qu&rsquo;il a l\u2019air d\u2019aborder. Car contrairement \u00e0&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2017\/09\/avant-letre-il-y-a-la-politique\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">\u00ab AVANT L\u2019\u00caTRE, IL Y A LA POLITIQUE \u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1063,41],"tags":[1874,1840,1143,563],"class_list":["post-18143","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-copiecolle","category-les-livres-ou-la-vie","tag-laurent-de-sutter","tag-ontologie","tag-politique","tag-rien","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18143"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18143\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}