{"id":19560,"date":"2022-12-29T07:54:20","date_gmt":"2022-12-29T06:54:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=19560"},"modified":"2025-01-10T12:14:28","modified_gmt":"2025-01-10T11:14:28","slug":"jeudi-29-decembre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2022\/12\/jeudi-29-decembre\/","title":{"rendered":"Jeudi 29 d\u00e9cembre"},"content":{"rendered":"<p><strong>7h58<\/strong>, hier soir 4 gouttes de cbd 20.<\/p>\n<p>L\u00e0 au lit, 20% batterie de mon t\u00e9l\u00e9phone, dans le noir. R\u00e9veil.<\/p>\n<p>Je ne sais pas comment, quand \u00e7a a commenc\u00e9, les id\u00e9es de suicide, tr\u00e8s jeune. Je ne sais pas ce qui les a provoqu\u00e9es. Il n&rsquo;y en n&rsquo;avait pas rue Tiberghien, je crois. C&rsquo;est rue Waelhem. Donc plus tard, mais quand ?\u00a0 Lors de la troisi\u00e8me ann\u00e9e d&rsquo;\u00e9tudes secondaires ? Quel \u00e2ge avais-je ? Tu vois, V, tu ne connais plus l&rsquo;\u00e2ge, ce qui ne t&rsquo;\u00e9tonne pas, te connaissant, mais il y a cette phrase amusante, en \u00e9change : Quel \u00e2ge avais-je ? Mes premiers souvenirs de pens\u00e9e au suicide remontent \u00e0 la table de cuisine de cette maison-l\u00e0. La table en bois dont j&rsquo;ai toujours la nostalgie. Je ne pensais pas alors, crois-je, d\u00e9j\u00e0, au suicide pour moi-m\u00eame, mais pour les autres. Je ne comprenais pas que les gens ne se suicident pas plus. Il \u00e9tait question des difficult\u00e9s que traversait je ne sais plus qui, tante N. peut-\u00eatre, qui vit toujours aujourd&rsquo;hui, ou de son fils, qui est mort, et je me disais : mais pourquoi est-ce qu&rsquo;il ne se tuent pas. Je n&rsquo;ai jamais compris que les gens fassent face aux difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une sorte de souvenir-\u00e9cran.<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions \u00e0 table et nous parlions des difficult\u00e9s des uns et des autres, j&rsquo;aimais \u00e7a, \u00e7a j&rsquo;aimais. Ma m\u00e8re certainement \u00e9tait dans la conversation. Des difficult\u00e9s psychologiques, c&rsquo;\u00e9tait mon truc. Ma m\u00e8re aussi probablement. L\u00e0, j&rsquo;ai le souvenir\u00a0 qu&rsquo;il \u00e9tait question de difficult\u00e9s psychologiques qui s&rsquo;accumulaient. Et alors cette pens\u00e9e : pourquoi ne se tuent-ils pas, plut\u00f4t.<\/p>\n<p>J&rsquo;aime \u00e9crire au chaud, dans le noir, mais j&rsquo;ai d\u00fb me lever, 8 % de batterie \u00e0 recharger au salon.<\/p>\n<p><strong>8h48.<\/strong> Il faut donner \u00e0 boire \u00e0 cette plante-l\u00e0. La pauvre.<\/p>\n<p>Hier, aussi,\u00a0 \u00e0 propos d&rsquo;une autre plante, sur le balcon, je me disais : la pauvre &#8211; peut-\u00eatre l&rsquo;ai-je dit tout haut &#8211; et j&rsquo;ai pens\u00e9 que dans la traque au sympt\u00f4me, il me faudrait l&rsquo;\u00e9crire, \u00e7a, aussi, cette fa\u00e7on que je pourrais avoir de souligner mon degr\u00e9 de l\u00e9talit\u00e9. Comment\u00a0 j&rsquo;aime \u00e0 le dire, force m&rsquo;est de l&rsquo;admettre, qu&rsquo;avec moi, <em>m\u00eame<\/em> les plantes meurent. J&rsquo;aime \u00e0 le dire, inconsciemment. J&rsquo;aime inconsciemment \u00e0 le dire. Non sans une certaine dose d&rsquo;agressivit\u00e9. Bizarrement tourn\u00e9e contre celui \u00e0 qui je le dis, qui d\u00e9j\u00e0 se d\u00e9fendrait, Mais non, tu n&rsquo;es pas si nocive que \u00e7a. Ils ne s&rsquo;en rendent pas toujours bien compte.<\/p>\n<p>Enfin, cette plante, \u00e0 qui j&rsquo;ai connu de meilleurs jours, devrait recevoir de l&rsquo;eau.<\/p>\n<p>Je me suis lev\u00e9e pour me faire un autre caf\u00e9 et fumer la cigarette achet\u00e9e hier.<\/p>\n<p>Je vais arr\u00eater d&rsquo;\u00e9crire maintenant, je crois.<\/p>\n<p>Hier soir, je lisais des articles sur les <strong>auto-reproches<\/strong> dans la m\u00e9lancolie.<\/p>\n<p>Dans le premier article, je lisais quelque chose qui avait trait au sentiment d&rsquo;incurabilit\u00e9, d&rsquo;irr\u00e9m\u00e9diable, dans la m\u00e9lancolie, quelque chose que Lacan avait not\u00e9, et qui raisonnait en moi. Il faudrait que je retrouve ce texte. Le voil\u00e0 : <a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-cliniques-mediterraneennes-2007-2-page-287.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le probl\u00e8me de la m\u00e9lancolie anxieuse<\/a><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La pens\u00e9e n\u00e9gative de Leopardi arrive \u00e0 un lieu o\u00f9 la seule certitude est l&rsquo;incertitude, o\u00f9 la m\u00e9lancolie peut \u00eatre totale : \u00e0 ce moment-l\u00e0, pleurer serait encore un signe d&rsquo;espoir, mais rire est le signe de l&rsquo;acceptation du d\u00e9sastre. Le rire peut \u00eatre ang\u00e9lique ou satanique : ang\u00e9lique lorsque c&rsquo;est le rire des oiseaux lorsqu&rsquo;ils se sentent heureux, comme l&rsquo;\u00e9crit Leopardi dans <em>\u00c9loge des oiseaux<\/em>, abandon \u00e0 la vie et \u00e0 l&rsquo;oubli de ceux qui n&rsquo;ont rien \u00e0 oublier. Satanique est le rire de l&rsquo;homme, abandonn\u00e9 des dieux, irr\u00e9m\u00e9diablement m\u00e9lancolique, et qui sait regarder au fond du gouffre de sa propre perte&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>11:48<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mais que sa voix s&rsquo;apaise ou gronde<br \/>\nElle est toujours riche et profonde<br \/>\nC&rsquo;est l\u00e0 son charme et son secret. <br \/>\nCette voix qui perle et qui filtre<br \/>\nDans mon fonds le plus t\u00e9n\u00e9breux\u00a0<br \/>\nMe remplit comme un vers nombreux <br \/>\net me r\u00e9jouit comme un philtre<\/p>\n<p>Elle endort les plus cruels maux<br \/>\nEt contient toutes les extases ;<br \/>\nPour dire les plus longues phrases, <br \/>\nElle n&rsquo;a pas besoin de mots.<\/p>\n<p>Non, il n&rsquo;est pas d&rsquo;archet qui morde <br \/>\nSur mon c\u0153ur, parfait instrument,<br \/>\nEt fasse plus royalement <br \/>\nChanter sa plus vibrante corde<\/p>\n<p>Que ta voix, chat myst\u00e9rieux, <br \/>\nChat s\u00e9raphique, chat \u00e9trange, <br \/>\nEn qui tout est, comme en un ange<br \/>\nAussi subtil qu&rsquo;harmonieux !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Et c&rsquo;est bien cette voix \u00ab\u00a0de l&rsquo;autre\u00a0\u00bb qui manque au m\u00e9lancolique, le hante et qui initie l&rsquo;acte po\u00e9tique.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>18:02<\/strong><\/p>\n<p>A 17h30 je me suis demand\u00e9e quelle pourrait \u00eatre une raison de sortir.<\/p>\n<p><strong>19:15<\/strong><\/p>\n<p>Cela fait des jours et des jours que je ne fais plus \u00e0 manger. J&rsquo;ai fait un peu de m\u00e9nage aujourd&rsquo;hui. Je suis comme une convalescente. Je suis toujours comme une convalescente. Et trait\u00e9e comme telle, ici.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce qui me fait dire \u00e7a.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce qui se passerait si F n&rsquo;\u00e9tait pas l\u00e0.<\/p>\n<p>Parfois je pense que simplement je ferais \u00e0 manger.<\/p>\n<p>Je lis Malcom Lowry sans rien y comprendre. Lunar caustic &#8211; Caustique lunaire.<\/p>\n<p>F fait de la manette (de jeu).<\/p>\n<p><strong>23:35<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_19561\" aria-describedby=\"caption-attachment-19561\" style=\"width: 768px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"19561\" data-permalink=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2022\/12\/jeudi-29-decembre\/iceland-ok-jpg\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/Yuichi-Yokoyama.jpg?fit=768%2C543&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"768,543\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;Yuichi Yokoyama. Edition Mati\\u00e8re&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Extrait de la Terre de glace (2018). 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YUICHI YOKOYAMA.\u00c9DITION MATI\u00c8RE<\/figcaption><\/figure>\n<p>Je ne suis pas sortie aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;ai lu aujourd&rsquo;hui, je crois, <a href=\"https:\/\/eduscol.education.fr\/odysseum\/les-poetes-du-spleen-valse-melancolique-et-langoureux-vertige-baudelaire-les-fleurs-du-mal\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">un article sur le son dans la po\u00e9sie de 3 po\u00e8tes (dont j&rsquo;ai oubli\u00e9 le nom et que je ne connais pas beaucoup) et la m\u00e9lancolie<\/a>. Un tr\u00e8s bel article (de lui qu&rsquo;est issu les extraits de po\u00e8mes plus haut). Il y \u00e9tait m\u00eame question des acouph\u00e8nes. L&rsquo;\u00e9criture des sons. \u00c7a m&rsquo;a fait penser \u00e0 un manga que je lisais hier, dont l&rsquo;auteur, Yuichi Yokoyama<b>, <\/b>prend un grand plaisir, lui aussi a \u00e9crire des sons, en japonais, il r\u00e9p\u00e8te ces sons parfois sur plusieurs pages. Cela l&rsquo;excite, dit-il.<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>\u00abJe m&rsquo;attache \u00e0 d\u00e9crire le temps qui passe avec des moyens visuels fig\u00e9s. Je rapporte le bruit du son avec l&rsquo;\u00e9criture, que je rends de mani\u00e8re tr\u00e8s visuelle avec les onomatop\u00e9es. Et je module l&rsquo;\u00e9volution des situations par la taille des cases et leur densit\u00e9. Ici, par exemple, les cases font la m\u00eame taille parce que je fais en sorte que le temps s&rsquo;\u00e9coule de mani\u00e8re constante. Entre cette case et cette case, il y a th\u00e9oriquement deux secondes qui passent. C&rsquo;est pour des raisons techniques que je m&rsquo;abstiens de faire du cin\u00e9ma ou du dessin anim\u00e9. D&rsquo;un, je ne saurais pas comment m&rsquo;y prendre. Deux, je n&rsquo;aime pas \u00eatre encombr\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abCe n&rsquo;est pas un commentaire en creux sur la soci\u00e9t\u00e9 actuelle qui serait hyperactive ou infernale. En remplissant des pages et des pages de bruit, je me rends compte que \u00e7a m&rsquo;excite. Ce livre sur lequel je travaille est carr\u00e9ment assourdissant. Il casse les oreilles. C&rsquo;est comme du punk rock : toujours le m\u00eame volume, la m\u00eame intensit\u00e9, il n&rsquo;y a aucun decrescendo.\u00bb<\/p>\n<p>&#8211; Yuichi Yokoyama interview\u00e9 par Oliver Lamm dans Lib\u00e9ration :<a href=\"https:\/\/www.liberation.fr\/images\/2018\/07\/09\/yuichi-yokoyama-le-bruit-et-l-auteur_1665275\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> https:\/\/www.liberation.fr\/images\/2018\/07\/09\/yuichi-yokoyama-le-bruit-et-l-auteur_1665275\/<\/a><br \/>\n<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>7h58, hier soir 4 gouttes de cbd 20. L\u00e0 au lit, 20% batterie de mon t\u00e9l\u00e9phone, dans le noir. R\u00e9veil. 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