{"id":20694,"date":"2023-01-28T11:13:51","date_gmt":"2023-01-28T10:13:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=20694"},"modified":"2025-04-12T15:01:26","modified_gmt":"2025-04-12T13:01:26","slug":"samedi-28-janvier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2023\/01\/samedi-28-janvier\/","title":{"rendered":"Samedi 28 janvier 23"},"content":{"rendered":"\r\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>samedi 28 janvier 2023<\/strong><\/span><br \/>\r\n9:25 Hier, <strong>3 gouttes + hhc<\/strong> (trop fort)<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><span style=\"background-color: #000000; color: #ffffff;\">Dans le noir de la chambre<\/span><br \/>\r\n\u00c9tranges pens\u00e9es cette nuit. Et sentiment de corps d\u00e9localis\u00e9. Je ne m&rsquo;en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de m&rsquo;\u00e9loigner de mes pens\u00e9es en me concentrant sur corps. Mon corps n&rsquo;\u00e9tait pas l\u00e0 o\u00f9 je m&rsquo;attendais qu&rsquo;il soit. Je voulais faire l&rsquo;exercice de relaxation \u00ab\u00a0lourd\u00a0\u00bb, lequel consiste \u00e0 penser \u00ab\u00a0lourd\u00a0\u00bb et \u00e0 envoyer cette pens\u00e9e dans le corps, dans chacune de ses parties, une \u00e0 une, en essayant de n&rsquo;en oublier aucune, en le remontant par exemple, depuis les pieds jusqu&rsquo;\u00e0 la t\u00eate &#8211;\u00a0 orteils, pieds, mollets, genoux, cuisses, etc. Et l\u00e0, je me suis rendue compte qu&rsquo;il me fallait <em>chercher<\/em> chacune de ces parties. D\u00e9j\u00e0, ayant commenc\u00e9 par \u00ab\u00a0fesses\u00a0\u00bb, la sensation s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e tr\u00e8s \u00e9trange. Ample, creuse, \u00e9tendue, profonde, comme emplie d&rsquo;un liquide fonc\u00e9. L&rsquo;exercice que je tentais de faire \u00e9tait probablement utile,\u00a0 par rapport aux pens\u00e9es, mais cela ressemblait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un \u00e9tat de relaxation avanc\u00e9. Je me suis alors\u00a0 concentr\u00e9e sur les parties du corps qui touchaient le matelas. Mais, lorsque j&rsquo;ai voulu trouver le dessus du corps, les parties du dessus,\u00a0 je ne le trouvais pas, \u00e7a ne correspondait pas. Le dessus de la cuisse n&rsquo;\u00e9tait pas en face du dessous. Et c&rsquo;est sans parler de ce en quoi aurait pu consister l&rsquo;int\u00e9rieur. J&rsquo;ai continu\u00e9 cependant. En me raccrochant au tantien, le centre du corps, que je sentais pr\u00e9cis\u00e9ment. J&rsquo;essayais soit de retrouver sensation \u00ab\u00a0normale\u00a0\u00bb, soit de me laisser aller dans la sensation anormale.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Je suis alors <span style=\"font-size: 14pt; background-color: #ff99cc;\">all\u00e9e vers des pens\u00e9es assez raisonnables, il me semble.<\/span><br \/>\r\nJe pensais \u00e0 la <strong>solitude<\/strong>, et je me demandais ce que je pouvais y faire. Sans trouver.<br \/>\r\nJe me demandais comment sortir de mon <strong>fauteuil<\/strong> (du coin de canap\u00e9 o\u00f9 je passe mes journ\u00e9es).<br \/>\r\nJ&rsquo;avais eu des pens\u00e9es inqui\u00e9tantes quant <strong>\u00e0 l&rsquo;avenir et \u00e0 la pension<\/strong>, puisque c&rsquo;est d&rsquo;actualit\u00e9 en ce moment, et au fait que je pourrais me retrouver seule et sans argent et \u00e0 la rue. (En temps normal, je ne peux penser qu&rsquo;au suicide comme recours, au suicide <em>in due time<\/em>.)<br \/>\r\nJe pensais \u00e0 ce qu&rsquo;il m&rsquo;est <strong>impossible de faire, tout ce qu&rsquo;il m&rsquo;est impossible de faire.<\/strong><br \/>\r\nJe pensais \u00e0 ce qu&rsquo;il m&rsquo;est impossible de faire parce que <strong>j&rsquo;attendrais de ma m\u00e8re<\/strong> qu&rsquo;elle le fasse pour moi (le maintien n\u00e9cessaire de cette d\u00e9pendance) et l&rsquo;angoisse qui me prend d\u00e8s que je prends son r\u00f4le. Et la peur de rater.<br \/>\r\n<strong>Cette relation de d\u00e9pendance est (au fond) d\u00e9sangoissante pour moi.<\/strong><br \/>\r\nSortir de ce r\u00f4le, de ce sch\u00e9ma, c&rsquo;est l&rsquo;angoisse absolue.<br \/>\r\nIl arrive pourtant que j&rsquo;y arrive.<br \/>\r\nMais c&rsquo;est peut-\u00eatre plut\u00f4t quand F n&rsquo;est pas l\u00e0.<br \/>\r\nComme lorsqu&rsquo;il \u00e9tait \u00e0 la clinique.<\/p>\r\n\r\n\r\n<h4 class=\"wp-block-heading\">l&rsquo;inhibition due \u00e0 un simili travail de deuil<\/h4>\r\n\r\n\r\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-text-align-right is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\r\n<p>Dans le deuil, nous trouvions que l\u2019inhibition et l\u2019absence d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9taient compl\u00e8tement expliqu\u00e9es par le travail du deuil qui absorbe le moi. <strong>La perte inconnue qui se produit dans la m\u00e9lancolie aura pour cons\u00e9quence un travail int\u00e9rieur semblable, et sera, de ce fait, responsable de l\u2019inhibition de la m\u00e9lancolie.<\/strong> La seule diff\u00e9rence, c\u2019est que l\u2019inhibition du m\u00e9lancolique nous fait l\u2019impression d\u2019une \u00e9nigme, parce que <strong>nous ne pouvons pas voir ce qui absorbe si compl\u00e8tement les malades<\/strong>.<\/p>\r\n<cite><em>Sigmund Freud,<\/em> Deuil et m\u00e9lancolie<\/cite><\/blockquote>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Je pensais \u00e0 l&rsquo;inhibition, \u00e0 ce que j&rsquo;avais lu hier dans Freud sur la nature inconnue de ce qui mobilise tellement le m\u00e9lancolique dans son \u00ab\u00a0travail de deuil\u00a0\u00bb<\/strong>, travail qui \u00e9voque la fa\u00e7on que j&rsquo;ai de me consacrer \u00e0 ma maladie, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on. <span style=\"font-size: 18pt;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Je me consacre \u00e0 quelque chose, mais \u00e0 quoi ? Qui para\u00eet vital. Et d\u00e8s que je m&rsquo;\u00e9loigne de cet effort, de construction peut-\u00eatre,<\/strong> comme lors des vacances, des voyages, l&rsquo;angoisse me prend (m&rsquo;avale).<\/span> La certitude est que je ne dois pas me rel\u00e2cher, que je dois me maintenir dans un effort, d&rsquo;analyse, et ce que je fais en ce moment en \u00e9crivant le matin, ou plus r\u00e9cemment dans le blog, ce que j&rsquo;aurais fait si j&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 artiste, \u00e9voque ce travail de deuil. <\/span><strong>\u00catre artiste m&rsquo;aurait offert une identit\u00e9<\/strong>, et cette identit\u00e9 est inacceptable (apparemment, inacceptable, quelque chose en moi n&rsquo;en veut pas, contre quoi je sans recours).<br \/>\r\nIl s&rsquo;agirait de <strong>trouver son identit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cette identit\u00e9 manquante, absente,<\/strong> de trouver son identit\u00e9 dans cet effort-l\u00e0. Et d\u00e8s que je sors de cette qu\u00eate, angoisse. De trouver son identit\u00e9 dans cette qu\u00eate : ce que je fais, mais pour moi seule, une identit\u00e9 sans reconnaissance, secr\u00e8te. Une identit\u00e9 aussi de malade, de cas (K), dont j&rsquo;esp\u00e8re trouver un jour (pendant longtemps j&rsquo;ai esp\u00e9r\u00e9) la description du fonctionnement dans un livre.\u00a0<\/p>\r\n<p>En quoi consiste cette identit\u00e9 absente : en l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;accoler mon nom \u00e0 tout le reste de moi, de ma personne (corps, voix, etc.) et \u00e0 tout cet effort, d&rsquo;assumer en mon nom, cet effort, ce travail, qui est travail de soute, de souterrain, je suis souterraine. Qui est travail de soute et doit le rester. Je suis rate. Travailleuse de l&rsquo;ombre, rate. Rat au f\u00e9minin. L&rsquo;affamera. La femme rat. <span style=\"color: #339966; font-size: 18pt;\"><strong>C&rsquo;est en cet effort que consiste mon identit\u00e9.<\/strong> <\/span>My true identity.\u00a0<\/p>\r\n<p>(<strong>Imaginaire<\/strong>.<br \/>\r\nJe suis, comme m\u00e9lancolique, cens\u00e9e \u00eatre en manque de consistance\/d&rsquo;identit\u00e9 imaginaire. Mais je ne comprends pas ce que \u00e7a veut dire, enfin je comprends que chez moi quelque chose tente de faire tenir ensemble le r\u00e9el et le symbolique, sans la possibilit\u00e9 du recours \u00e0 l&rsquo;imaginaire (qui offrirait la structure, la structure en 3D). (L&rsquo;imaginaire &#8211; L&rsquo;image &#8211; Le corps &#8211; L&rsquo;habit.) Ce blog, de par son \u00e9paisseur, sa monstruosit\u00e9 m\u00eame, m&rsquo;offre un semblant de structure imaginaire, avec ses couloirs, ses d\u00e9tours, sa toute \u00e9criture, sa partout \u00e9criture, mais illisible, sinon pour moi seule).\u00a0 L&rsquo;identit\u00e9 manquante, ce que j&rsquo;ai\u00a0 \u00e0 forger pour y pallier, c&rsquo;est de ce c\u00f4t\u00e9 l\u00e0 que \u00e7a se trouve. Autre exemple : le tai chi m&rsquo;a fourni un moment corps imaginaire par sa fa\u00e7on d&rsquo;aller toucher directement le corps, d&rsquo;y tracer par la sensation des circuits symboliques (circuits remontant \u00e0 des temps imm\u00e9moriaux) et de le recr\u00e9er \u00ab\u00a0litt\u00e9ralement\u00a0\u00bb, de le recr\u00e9er en 3D, et en ne le limitant pas au sac de la peau, en incluant, \u00e0 l&rsquo;envi, la possibilit\u00e9 de l&rsquo;infini, et de lui pr\u00eater une conscience, aussi, une conscience-\u00e0-soi, et de le donner comme source de bonheur, de plaisir.)<\/p>\r\n\r\n\r\n<p><strong>Mais quel rapport avec ma m\u00e8re?<\/strong> Et l&rsquo;identit\u00e9 trouv\u00e9e dans ma d\u00e9pendance \u00e0 elle?<br \/>\r\nCette identit\u00e9 la maintient \u00e0 distance, nous met dans un rapport. Qui vaut mieux que l&rsquo;absence de rapport, que l&rsquo;identit\u00e9, l&rsquo;identique, le m\u00eame.<br \/>\r\nDonc, il y aurait le travail de maintenir cette d\u00e9pendance, afin de n&rsquo;\u00eatre pas engloutie par l&rsquo;identit\u00e9 \u00e0 elle, l&rsquo;\u00eatre elle, qui serait un trou. Puisque la d\u00e9pendance nous donne un r\u00f4le \u00e0 elle et \u00e0 moi.<br \/>\r\nTout en cherchant \u00e0 trouver une identit\u00e9 viable qui me permette de sortir de son sillage.<\/p>\r\n<p>Or ma\u00a0 m\u00e8re prit en charge tout ce qui concerne <strong>le n\u00e9cessaire, le besoin, le r\u00e9el en de\u00e7\u00e0 de sa sublimation ou de son id\u00e9al<\/strong>. C&rsquo;est <del>une<\/del> <del>tentation<\/del> une tentative de le dire. Elle a d\u00e9di\u00e9 le sublime \u00e0 mon p\u00e8re et a pris en charge tout son de\u00e7\u00e0. D&rsquo;o\u00f9 ma tentation de restituer ou d&rsquo;apporter <strong>\u00e0 cet en-de\u00e7\u00e0 sa lettre sublimatoire<\/strong>, sa place du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;id\u00e9al. De sorte que je puisse \u00e0 mon tour l&rsquo;assumer, tout en me distinguant d&rsquo;elle. (Non pas y chercher l&rsquo;indigne (mais l&rsquo;insigne)). <strong>Ce que je fais, je veux faire, l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, l&rsquo;histoire tout court, l&rsquo;a pourtant fait, d\u00e9j\u00e0, avant moi.<\/strong> Mais il semble bien, que ce soit toujours \u00e0 refaire. <del>Qu&rsquo;il y aura toujours de l&rsquo;un peu plus sublime pour faire de l&rsquo;ombre \u00e0 ce qui ne vit que de cette ombre faite.<\/del> Et dans cet effort, j&rsquo;y perds beaucoup. Dans ce combat avec moi-m\u00eame. Car <span style=\"background-color: #ccffff;\"><strong>ce qui tient, \u00e0 l&rsquo;ombre, tient \u00e0 l&rsquo;ombre, avec force.<\/strong> <\/span>Et je pense que c&rsquo;est cette force-l\u00e0 qui me pr\u00e9cipite dans l&rsquo;oubli des \u00e9v\u00e9nements aussi bien que des mots. <strong><span style=\"background-color: #ccffff;\">C&rsquo;est une force anti-id\u00e9al.<\/span> <\/strong>Une forte force. Or, l\u00e0 m\u00eame, en cet instant-m\u00eame, elle ne s&rsquo;\u00e9nerve pas, elle me laisse l&rsquo;\u00e9crire. Jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, elle se laisse passer \u00e0 la m\u00e9taphore. Tout va bien tant que je ne parle que pour moi. (Quel rapprochement possible avec la f\u00e9minit\u00e9 et le f\u00e9minisme (et le Japon, et la Chine, et les arts martiaux)? )\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>J&rsquo;\u00e9lucubre \u00e7a maintenant. Et cette nuit, par rapport au fait que je ne pouvais pas \u00eatre ma m\u00e8re et donc <strong>faire ce qu&rsquo;elle faisait<\/strong>, et par rapport au fait que ce qu&rsquo;elle avait fait dans une sorte de sentiment <strong>de service \u00e0 l&rsquo;autre, de sacrifice, et dans un m\u00e9pris int\u00e9gral de sa propre personne,<\/strong> il y avait l&rsquo;id\u00e9e que je pouvais en sortir, peut-\u00eatre, puisque telle se dessine ma volont\u00e9, <strong>en poursuivant et consacrant ce travail de restitution de valeur et de dignit\u00e9 aux t\u00e2ches \u00e0 raz du r\u00e9el auxquelles elle se consacrait<\/strong>. C&rsquo;est-\u00e0-dire de consacrer la grandeur de ces t\u00e2ches. Et donc abandonner l&rsquo;id\u00e9e de d\u00e9sidentification d&rsquo;une m\u00e8re, pour se maintenir uniquement \u00e0 la hauteur du r\u00e9el. Je vois bien qu&rsquo;il faudrait pouvoir pr\u00e9ciser davantage, mais pas pour le moment. <span style=\"background-color: #ff99cc; font-size: 14pt;\">Choisir le raz du r\u00e9el, s&rsquo;y tenir, c&rsquo;est n&rsquo;avoir pas d&rsquo;autre choix, c&rsquo;est choisir d&rsquo;attribuer une valeur \u00e0 ce r\u00e9el.\u00a0<\/span><\/p>\r\n<p>Faut-il qu&rsquo;il y ait (encore) de la grandeur ? Qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus la jouissance de l&rsquo;indigne (au moins, \u00e0 tout le moins). Et puis, pouvoir survivre (\u00e0 tout le moins).<\/p>\r\n<p>Et ce <span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>sacrifice de ma m\u00e8re<\/strong><\/span>, curieusement, paradoxalement, me d\u00e9goute \u00e0 un point, m&rsquo;angoisse \u00e0 un point, que j&rsquo;en suis d\u00e9finitivement pr\u00e9serv\u00e9e &#8211; me semble-t-il. <span style=\"font-size: 14pt;\"><em>N&rsquo;\u00eatre pas elle.<\/em> <\/span>Malgr\u00e9 que je sois poursuivie par la culpabilit\u00e9 de ne pas le faire, ce sacrifice. Et malgr\u00e9 qu&rsquo;il trouve d&rsquo;autres guises, ce sacrifice, pour se faufiler, s&rsquo;incarner dans ma vie. (Ainsi, il m&rsquo;est de plus en plus difficile d&rsquo;imposer un choix \u00e0 moi, comme par exemple choisir un film, mais c&rsquo;est, me semble-t-il, je l&rsquo;esp\u00e8re, superficiel, et c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai tellement besoin d&rsquo;\u00eatre seule.) Par ailleurs, je sais, je sens bien, <strong>que tout cela pourrait trouver encore \u00e0 s&rsquo;inscrire dans une histoire f\u00e9ministe<\/strong>. Or, il me semble que pour le coup j&rsquo;y sacrifierais quelque chose de ce que je tente d&rsquo;\u00e9crire ici. (Pour moi ce qui s&rsquo;impose, de se conformer \u00e0 un r\u00f4le, \u00e0 un r\u00f4le dans la soumission, dans l&rsquo;effacement, ne tient pas, ne peut tenir uniquement au patriarcat, \u00e0 moins que je ne m\u00e9connaisse compl\u00e8tement la nature de ce patriarcat. Pour ce qui est de ma m\u00e8re : elle a \u00e9t\u00e9 angoiss\u00e9e, mais elle a \u00e9t\u00e9 heureuse, vraiment, elle n&rsquo;a jamais cess\u00e9 de nous aimer, elle nous a toujours aim\u00e9s, nous, ses enfants, son mari.) (et ce qui en moi tient \u00e0 l&rsquo;ombre, dont j&rsquo;ai parl\u00e9 plus haut, n&rsquo;est pas un r\u00f4le acquis, n&rsquo;est pas l&rsquo;assimilation de la place des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9, c&rsquo;est autre chose, cela j&rsquo;en suis convaincue.)<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit \u00e7a.<br \/>\r\nL&rsquo;id\u00e9e, cette nuit, \u00e9tait de trouver \u00e0 me d\u00e9gager de <strong>l&rsquo;angoisse o\u00f9 me plonge n&rsquo;importe quel faire<\/strong>. et la reconnaissance qui pourrait s&rsquo;ensuivre. (reconnaissance o\u00f9 ce qui ne supporterait aucune reconnaissance sauf \u00e0 \u00eatre reconnu comme m\u00e9connaissable ou inf\u00e2me ne s&rsquo;y retrouverait pas et combat fortement.)<br \/>\r\nJe n&rsquo;ai de solution que par ce que j&rsquo;appelle le r\u00e9el. De toutes fa\u00e7ons. Je n&rsquo;ai que le raz du r\u00e9el. C&rsquo;est-\u00e0-dire chercher \u00e0 faire le m\u00e9nage dans la nudit\u00e9 du geste, dans l&rsquo;oubli du pass\u00e9, et dans une volont\u00e9 de consacrer ce qui simplement va vous permettre de continuer \u00e0 vivre, assumer votre subsistance.\u00a0<br \/>\r\nC&rsquo;est ma limite possible \u00e0 moi. Ce serait.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Je ne suis pas, jamais, sortie d&rsquo;une certaine famille. Je n&rsquo;ai pas grandi. Je suis toujours ramen\u00e9e en arri\u00e8re.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Me lever, saluer Jules.<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>samedi 28 janvier 2023 9:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort) Dans le noir de la chambre \u00c9tranges pens\u00e9es cette nuit. Et sentiment de corps d\u00e9localis\u00e9. Je ne m&rsquo;en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de m&rsquo;\u00e9loigner de mes pens\u00e9es en me concentrant sur corps. 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