{"id":411,"date":"2006-05-07T11:55:19","date_gmt":"2006-05-07T10:55:19","guid":{"rendered":"http:\/\/historyze.org\/disparates\/?p=411"},"modified":"2022-10-05T17:43:12","modified_gmt":"2022-10-05T15:43:12","slug":"1-faux-blog-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2006\/05\/1-faux-blog-2\/","title":{"rendered":"Ev\u00e9nement Lacan (2) &#8211; l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement l\u00e0-camp"},"content":{"rendered":"<p>Je reviens aux r\u00eaves de <a href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2006\/1-faux-blog\/\">L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement Lacan<\/a>.<\/p>\n<p>Je veux noter maintenant tout ce qui me vient \u00e0 l&rsquo;esprit \u00e0 propos de ces r\u00eaves.<\/p>\n<p>Dans le premier r\u00eave, il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un \u00ab\u00a0\u00c9v\u00e9nement Lacan\u00a0\u00bb, d&rsquo;une r\u00e9union, d&rsquo;une conf\u00e9rence, d&rsquo;une table ronde autour de \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement Lacan.\u00a0\u00bb Dans le second r\u00eave, il s&rsquo;agit d&rsquo;un enfant \u00e9bouillant\u00e9.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord, je ne peux m&#8217;emp\u00eacher de penser que\u00a0 l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un enfant, auquel le premier r\u00eave se r\u00e9f\u00e8re \u00e9galement, avec le b\u00e9b\u00e9 de 4 mois dans l&rsquo;assembl\u00e9e,\u00a0 constitue un \u00e9v\u00e9nement autrement plus \u00e9v\u00e9nementiel que n&rsquo;importe quel \u00ab\u00a0Ev\u00e9nement Lacan\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>A la naissance de Jules, j&rsquo;avais dit \u00e7a, que la naissance, le moment de la naissance, quand il est sorti de moi, avait constitu\u00e9 le plus gros \u00e9v\u00e9nement que mon corps ait connu. Le plus important \u00e9v\u00e9nement de corps.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s, je m&rsquo;\u00e9tais trouv\u00e9e emb\u00eat\u00e9e d&rsquo;avoir dit \u00e7a, repensant \u00e0 la d\u00e9finition du sympt\u00f4me par Lacan comme \u00ab\u00a0d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement de corps\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans le r\u00eave de \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement Lacan\u00a0\u00bb, il y a les \u00e9l\u00e9ments blancs. Les chemises blanches des analystes aux premiers rangs et les grandes portes blanches. On peut y voir d&rsquo;une part <strong>les chemises de l&rsquo;identification, les chemises du signifiant ;\u00a0 d&rsquo;autre part, <\/strong>la porte, est par excellence \u00ab\u00a0repr\u00e9sentante\u00a0\u00bb du signifiant, d&rsquo;un dedans et d&rsquo;un dehors, d&rsquo;une ouverture et d&rsquo;une fermeture, d&rsquo;une entr\u00e9e, d&rsquo;une sortie, elle cl\u00f4t une entit\u00e9, la d\u00e9termine. Avec les chemises blanches, je vois aussi les chemises de l&rsquo;identification de masse aussi (ex: les chemises brunes), les chemises de guerre.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;<strong>\u00e9v\u00e9nement naissance\u00a0<\/strong> &#8211; on se trouve dans quelque chose \u00e0 quoi ne convient, auquel n&rsquo;accoler aucune chemise blanche aucun uniforme, ni uniforme ni porte &#8211; c&rsquo;est <strong>hors identification<\/strong>, hors signifiant (sauf qu&rsquo;il doit certainement \u00eatre l\u00e0 pour soutenir, sinon, \u00e7a serait insupportable).<\/p>\n<p>l&rsquo;<strong>\u00e9v\u00e9nement naissance<\/strong>, si c&rsquo;est une entr\u00e9e, si c&rsquo;est un av\u00e8nement, c&rsquo;est l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;avant la chemise, \u00e7a vous arrive, c&rsquo;est sans comparaison, et \u00e7a arrive au corps, au corps d&rsquo;abord.<\/p>\n<p>Quand les chemises et les portes sont <strong>blanches du sang blanc, du semblant<\/strong>.<\/p>\n<h2>\u00a0<\/h2>\n<p>Dans le r\u00eave de Jules \u00e9bouillant\u00e9, il est question d&rsquo;un fagot. De Jules en fagot, pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;eau bouillante :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0<strong>Jules est plong\u00e9, vivant, dans une casserole d&rsquo;un liquide bouillant<\/strong>. Comme c&rsquo;est trop atroce, \u00ab\u00a0\u00e7a\u00a0\u00bb essaye de faire croire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de Jules, mais d&rsquo;un l\u00e9gume. Or, le l\u00e9gume crie. S&rsquo;agit-il d&rsquo;un <strong>fagot de haricots?<\/strong> \u00ab\u00a0<\/p>\n<p>La derni\u00e8re fois que j&rsquo;ai r\u00eav\u00e9 d&rsquo;un \u00ab\u00a0fagot\u00a0\u00bb, c&rsquo;\u00e9tait il y a longtemps.<strong> M<\/strong>on p\u00e8re \u00e9tait toujours vivant, je le lui avais racont\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait au moment des dits <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Affaire_des_charniers_de_Timi%C8%99oara\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>\u00e9v\u00e9nements de Timisoara<\/strong><\/a>, en 1989, des charniers qui auraient \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts \u00e0 Timisoara.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Timisoara lib\u00e9r\u00e9 d\u00e9couvre un charnier. Des milliers de corps nus tout juste exhum\u00e9s, terreux et mutil\u00e9s, prix insupportable de son insurrection.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Plus tard, on d\u00e9couvrira\u00a0 que \u00e7a avait \u00e9t\u00e9 des inventions de journalistes. Sur le moment m\u00eame, j&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement impressionn\u00e9e.<\/p>\n<p>Avec \u00e7a, \u00ab\u00a0<strong>Timisiora\u00a0\u00bb,<\/strong> on tient l&rsquo;un des \u00ab\u00a0souvenirs latents\u00a0\u00bb du r\u00eave. En effet, vendredi, M est pass\u00e9e ici, \u00e0 Paris, a log\u00e9 chez nous. M est roumaine, nous a parl\u00e9 de la <strong>Roumanie<\/strong>. \u00c7a, s&rsquo;\u00e9tait donc <strong>avant-hier<\/strong>.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/delta\/wp-content\/uploads\/patate.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-5696 alignleft\" style=\"margin-left: 15px; margin-right: 15px;\" title=\"patate\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/delta\/wp-content\/uploads\/patate-121x150.jpg?resize=121%2C150&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"121\" height=\"150\" \/><\/a>Ensuite, <strong>hier<\/strong>, allong\u00e9e, fatigu\u00e9e, je lis le magazine <strong><em>PATATE.<\/em><\/strong> Dont la couverture rose, avec son enfant qui porte un uniforme des camps dits de la mort, m&rsquo;impressionne, me poursuit en pens\u00e9e-image, me revient en pens\u00e9e-image, tout au long de ma lecture.<\/p>\n<p>Vers la fin du magazine, il y a deux trois pages qui m&rsquo;enthousiasment, des photos des murs couverts d&rsquo;images de l&rsquo;appartement de Pascal Doury.\u00a0 Je ne pense pas grand chose : \u00ab\u00a0<strong>Papier <em>peint<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0. Papier peint, l&rsquo;image de la couverture, les couleurs, et puis ce sentiment d&rsquo;un <em>possible<\/em>.<\/p>\n<p>Dans le magazine, il y a aussi, tellement \u00e9trange, poignant, le journal tenu d&rsquo;un vieil homme de ce qu&rsquo;il a mang\u00e9 ou pas, ses argents, toilettes, par une\/les aide(s)-soignante(s), et sa\/ses enfant(s).<\/p>\n<p>Bon, je repars sur le \u00ab\u00a0<strong>fagot<\/strong>\u00ab\u00a0, le fagot de haricots.\u00a0 Je ne me souviens plus exactement du r\u00eave autrefois fait au moment des \u00e9v\u00e9nements de Timisoara.<\/p>\n<p>Je lance une recherche sur mon ordinateur pour retrouver le texte du r\u00eave. Mais je ne suis pas s\u00fbre que le terme \u00e9tait bien \u00ab\u00a0fagot\u00a0\u00bb.\u00a0 Je repars \u00e0 partir de \u00ab\u00a0fascisme\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Fascisme\u00a0\u00bb, le terme, \u00e7a vient de o\u00f9, encore?<\/p>\n<p>Pour\u00a0 <strong>\u00ab\u00a0fascisme\u00a0\u00bb, <\/strong>je trouve :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><strong>Emprunt\u00e9 de l&rsquo;italien fascismo, de m\u00eame sens, d\u00e9riv\u00e9 de fascio, \u00ab faisceau \u00bb, du latin fascis, \u00abfagot, faisceau \u00bb.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>et puis aussi:<\/p>\n<figure id=\"attachment_5697\" aria-describedby=\"caption-attachment-5697\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/delta\/wp-content\/uploads\/mysg1.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5697 size-medium\" style=\"margin: 15px;\" title=\"pomp\u00e9i villa des myst\u00e8res initiation dionysios\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/delta\/wp-content\/uploads\/mysg1-400x290.jpg?resize=320%2C232&#038;ssl=1\" width=\"320\" height=\"232\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-5697\" class=\"wp-caption-text\">pomp\u00e9i, villa des myst\u00e8res, l&rsquo;initiation au culte de Dionysos<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><span style=\"font-size: 12px;\">Le mot <strong>fascisme<\/strong> vient des groupes appel\u00e9s <strong><em>fasci<\/em><\/strong> (faisceaux) qui eux m\u00eames d\u00e9signaient les<strong> faisceaux des licteurs dans l&rsquo;ancienne Rome. Ces insignes \u00e9taient form\u00e9s de baguettes autour d&rsquo;une hache.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>et encore:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><span style=\"font-size: 12px;\">\u00ab Fascisme \u00bb vient de l\u2019italien fascio \u00ab faisceau de licteurs romains \u00bb. Les licteurs romains dans l\u2019Antiquit\u00e9 \u00e9taient des officiers publics qui marchaient devant les grands magistrats en portant une hache plac\u00e9e dans un <strong>faisceau de verges<\/strong>\u2026<\/span><\/p>\n<p>enfin :<\/p>\n<div style=\"padding-left: 30px;\" data-canvas-width=\"801.1166666666667\"><span style=\"font-size: 12px;\">\u00ab\u00a0Le fascisme dans son sens et sa racine se rapproche de la <strong>fascination<\/strong>. Le \u00ab<strong>fascies<\/strong>\u00bb, le faisceau, \u00e9tait le symbole de la r\u00e9publique romaine. <strong>Paquet de verges de bouleaux nou\u00e9es ensemble il symbolise bien cet effet de rassemblement sans faille de la masse que le totalitarisme recherche.<\/strong> Plus d\u2019espace entre le moi et l\u2019autre. Dans une totale ali\u00e9nation \u00e0 l\u2019autre, le poids de l\u2019inconscient et de son inh\u00e9rente culpabilit\u00e9 s\u2019all\u00e8ge. Dans un lien inalt\u00e9rable \u00e0 l\u2019Autre, celui qui pourrait infailliblement dicter ce qu\u2019il faut d\u00e9sirer, le fasciste \u00e9vite le doute, la faille, le manque dans l\u2019Autre. Le fascisme comme projet politique pr\u00e9tend r\u00e9pondre \u00e0 la diffcile question de la s\u00e9paration des sexes, de leur r\u00f4le.\u00a0\u00bb ( source : http:\/\/www.association-freudienne.be\/pdf\/bulletins\/27-BF25-26.06.DE_BROUWER.pdf )<br \/>\n<\/span><\/div>\n<div data-canvas-width=\"801.1166666666667\">\u00a0<\/div>\n<p>A me laisser d\u00e9river du fagot de haricots au faisceau de verges et au fascisme, je retombe curieusement sur ce qui se d\u00e9non\u00e7ait d&rsquo;effet identificatoire, et de fascination, avec les chemises blanches du premier r\u00eave.<\/p>\n<p>Que dit le deuxi\u00e8me r\u00eave? Quelque chose de l&rsquo;effroi \u00e0 li\u00e9 \u00e0 la naissance, sans que j&rsquo;arrive \u00e0 en dire beaucoup plus. Li\u00e9 \u00e0 la naissance, \u00e0 la mise en fagot.<\/p>\n<p>Voici le r\u00eave, \u00ab\u00a0<strong>le r\u00eave du sang N<\/strong>\u00ab\u00a0, et un extrait des notes sur <strong>ce r\u00eave de 1989<\/strong> o\u00f9 il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 question de \u00ab\u00a0fagot\u00a0\u00bb :<\/p>\n<blockquote style=\"font-size: 12px;\">\n<p>On m&rsquo;injecte du<strong> sang N<\/strong>. On me vide de mon sang et on me transfuse du sang N. Quand je suis pleine de sang N, je suis toute de N, je vais sur la terrasse, c&rsquo;est la nuit, tout est N. Je suis aussi N que la nuit, puisque je suis aussi N que la nuit, je passe la balustrade, je vais me coucher dans le N. Mais je tombe. Je suis morte.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ma mort, on d\u00e9couvre un scandale, un scandale comme la d\u00e9couverte d&rsquo;un charnier. Je vois, l&rsquo;on d\u00e9couvre, dessus les <strong>armoires<\/strong> dont je m&rsquo;amusais \u00e0 sauter quand j&rsquo;\u00e9tais petite, des <strong>fagots<\/strong>, des liasses li\u00e9es de <strong>chambres \u00e0 air<\/strong> vides, mortes &#8211; <em><strong>ce sont des restes de N<\/strong>.<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n<p>Pendant tout le r\u00eave, je sais que le N est l\u00e0 pour Noir. C&rsquo;est du <strong>sang Noir<\/strong> qu&rsquo;on m&rsquo;injecte; et les fagots de chambres \u00e0 air, ce sont des restes de noirs, tu\u00e9s, g\u00e9nocid\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Le sang noir oppos\u00e9 au sang blanc.<\/strong> Je le sais. Quelques jours auparavant, cette conversation. \u00ab\u00a0Black and White\u00a0\u00bb lui avais-je dit, \u00e0 quoi il avait doucement souri. Et la veille, la nuit, <strong>Blanchot<\/strong>, <em>L&rsquo;ami qui ne m&rsquo;accompagnait pas<\/em>, endormie poss\u00e9d\u00e9e par cet \u00ab\u00a0ami qui ne m&rsquo;accompagnait pas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Le sang noir oppos\u00e9 au semblant<\/strong>, je le sais. Il s&#8217;emplit le corps du chiffre de la jouissance, je meurs, si je le laisse, si je me laisse inonder, alors, je meurs, sang N dans le sang N. Il faut choisir. Il faut accepter le sang blanc. Ne pas mourir N.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Est-ce qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de l&rsquo;effroi face au sang blanc. Le sang blanc des chemises blanches, des portes blanches avec leur cadre dor\u00e9, imaginaire, par o\u00f9 cependant la sortie peut se prendre. Et le sang noir : sacrifi\u00e9.<\/p>\n<p>Comment le dire, sinon que vivre, rentrer dans la vie, c&rsquo;est un peu rentrer dans le camp de la mort. Que na\u00eetre c&rsquo;est d&rsquo;abord cet \u00e9v\u00e9nement extraordinaire qui vous arrive au corps et ensuite, c&rsquo;est cette prise dans le faisceau des identifications.<\/p>\n<p>Durant ses derniers mois, mon p\u00e8re, entre deux comas, entre la vie et la mort, pensait que nous \u00e9tions juifs, que nous \u00e9tions tous juifs dans la famille.<\/p>\n<p>Ces r\u00eaves me ram\u00e8nent \u00e0 \u00e7a, \u00e0 ce\u00a0 \u00ab\u00a0tous juifs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le paradoxe. Ce qui essaie de se penser dans ce \u00ab\u00a0tous juifs\u00a0\u00bb, c\u2019est \u00e0 la fois la <em>lachose<\/em>, le reste, le d\u00e9chet, cela qui ne rentre pas dans l\u2019ordre du signifiant, le r\u00e9el. Ce \u00e0 quoi les nazis ont essay\u00e9 de ramener les juifs. Les bouter hors du signifiant. Qu\u2019ils n\u2019aient jamais exist\u00e9. Mais, enfin, cette chose, ce reste, lequel d\u2019entre-nous n\u2019en n&rsquo;est ? Et que dans l\u2019inconscient ce qui du corps p\u00e2tit du signifiant s\u2019y identifie, \u00e0 ces victimes-l\u00e0, des camps de concentration ? Que le drame du \u00ab\u00a0parl\u00eatre\u00a0\u00bb\u00a0 trouve son conte l\u00e0 ? Et que l&rsquo;on retrouve dans le faisceau du fascisme, le fagot des haricots, la concentration des camps.<\/p>\n<p>l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement naissance, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement l\u00e0-camp.<\/p>\n<p><em>suffit<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je reviens aux r\u00eaves de L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement Lacan. Je veux noter maintenant tout ce qui me vient \u00e0 l&rsquo;esprit \u00e0 propos de ces r\u00eaves. 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