{"id":549,"date":"2021-06-06T10:53:31","date_gmt":"2021-06-06T09:53:31","guid":{"rendered":"https:\/\/leseditionsdesjours.wordpress.com\/?p=549"},"modified":"2021-06-06T10:53:31","modified_gmt":"2021-06-06T09:53:31","slug":"emmanuel-carrere-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2021\/06\/emmanuel-carrere-suite\/","title":{"rendered":"emmanuel carr\u00e8re, suite"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"line-height:1.6;\">r\u00e9veil. au lit, noir de la chambre, je ne sais pas encore qu&rsquo;il est tard d\u00e9j\u00e0, bon sommeil, cauchemar, chaleur, souvenirs des lectures de la veille.<br>j&rsquo;entends : <em>tuuuue&#8230;. toi <\/em> &#8211; un tr\u00e8s long <em>tue<\/em>, qui pourrait presque valoir pour <em>tu es <\/em>ou <em>tue<\/em>, finalement arrive <em>toi. <\/em><br>je pense \u00e0 tout \u00e7a, ces formules entendues depuis si longtemps, qui reviennent r\u00e9guli\u00e8rement. que je ne retiens plus que comme le signal de quelque chose qui ne va pas, qui seraient celui d&rsquo;une \u00ab\u00a0m\u00e9lancolie enclench\u00e9e\u00a0\u00bb. il faudrait que je raconte quand \u00e7a a commenc\u00e9, ces cruelles pens\u00e9es, mais pas maintenant. que j&rsquo;ai un moment appel\u00e9s les <em>fracassemeurs<\/em>, quand les injonctions \u00e9taient beaucoup plus violentes, puissantes, et alors pleines d&rsquo;intentions l\u00e0 o\u00f9 aujourd&rsquo;hui elles interviennent vides de sens. <br>au milieu de ces r\u00e9flexions, j&rsquo;entends, distinctement : <em>je vais me tuer<\/em>. j&rsquo;en suis \u00e9tonn\u00e9e. c&rsquo;est ma voix, oui.<br>je pense \u00e0 la fa\u00e7on dont le tai chi m&rsquo;a aid\u00e9e \u00e0 faire face. \u00e0 lancer \u00e0 mon tour des injonctions contraire : <em>vis<\/em>, <em>vie<\/em>. <br>\u00e0 nouveau, j&rsquo;entends : <em>je vais me tuer<\/em>. distinctement. \u00e0 nouveau j&rsquo;en suis surprise. ces trois mots ensemble, cette voix, la d\u00e9cision qui la poss\u00e8de. je pense \u00e0 diverses choses. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">je me l\u00e8ve pour \u00e9crire tout autre chose que ce que j&rsquo;\u00e9cris l\u00e0, que j&rsquo;\u00e9cris parce que c&rsquo;est rare que j&rsquo;aie des souvenirs exacts des formules. d&rsquo;habitude je sais qu&rsquo;il y en a, qu&rsquo;il y en a eu, mais tout de suite j&rsquo;oublie les mots utilis\u00e9s. qui me paraissent \u00e0 chaque fois diff\u00e9rents, qui me surprennent \u00e0 tous les coups, et qui sont toujours les m\u00eames, interchangeables, possiblement indiff\u00e9rents. au d\u00e9part, cruels.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">que voulais-je \u00e9crire, rapidement.? <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">j&rsquo;ai repens\u00e9 hier \u00e0 <strong>Emmanuel Carr\u00e8re<\/strong>, \u00e0 cette derni\u00e8re relecture relat\u00e9e ici. et la conviction, accompagn\u00e9e m\u00eame de d\u00e9go\u00fbt, s&rsquo;est renforc\u00e9e que je ne conna\u00eetrais pas de crise aussi grave que celle qu&rsquo;il a connue. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">j&rsquo;ai eu depuis la r\u00e9v\u00e9lation de <em><strong>Yoga<\/strong><\/em>, le temps de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 tout \u00e7a, de l&rsquo;interroger, de l&rsquo;assimiler. je suis ce que je suis depuis tr\u00e8s longtemps. si je suis bipolaire, c&rsquo;est depuis tr\u00e8s longtemps. cela fait tr\u00e8s longtemps que la calme envie de mourir me poss\u00e8de. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">ma vie s&rsquo;est pass\u00e9e sur une note plut\u00f4t basse (sombre, sourde et paradoxalement constante : constante dans l&rsquo;inconstance, les hauts et les bas tant succ\u00e9d\u00e9s qu&rsquo;ils se sont finalement confondus) et plut\u00f4t sur le versant de la d\u00e9pression. d\u00e9pression qui s&rsquo;est tr\u00e8s vite contingent\u00e9e, contenue entre les 4 murs du bureau d&rsquo;1 analyste et par mes lectures sur la psychanalyse. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">c&rsquo;est l\u00e0 que j&rsquo;ai install\u00e9 mes d\u00e9fenses. <strong>je me suis construite comme cas.<\/strong> ma passion de la psychanalyse \u00e9tait grande. et m&rsquo;a apport\u00e9 suffisamment de douceurs, de bonheurs, jouissance, plaisirs, pour que j&rsquo;en devienne ce que je suis devenue. <strong>une bipolaire tranquille.<\/strong> douceurs bonheurs jouissance, etc, toutes li\u00e9es \u00e0 la pens\u00e9e, la <strong>pens\u00e9e \u00e0<\/strong> ce que j&rsquo;allais dire, \u00e0 ce que j&rsquo;avais dit. toutes li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;<em>analyse<\/em> (au d\u00e9corticage, au d\u00e9tricotage, au retricotage), aux d\u00e9lices de l&rsquo;analyse. c&rsquo;est un terrain de circonscription. \u00e7a vous pr\u00e9serve de l&rsquo;infini. \u00e7a vous fixe. (peut-\u00eatre parfois trop fixement et s&rsquo;aper\u00e7oit-on qu&rsquo;on tourne en rond, ch\u00e8vre autour de son piquet, mais, de nouveau, tourner en rond fait circonscription, le piquet fait arr\u00eat, l&rsquo;aire d\u00e9limit\u00e9e par la corde fait aire de jeux, de jouissance, fait lieu d&rsquo;appartenance, fait habitat, fait tour de propri\u00e9taire. je ne suis pas s\u00fbre que ce que je dis parle en faveur de la psychanalyse, mais \u00e0 tout le moins, cette parole qui trouve son point de but\u00e9e, \u00e7a n&rsquo;est pas la <strong>tachypsychie<\/strong>. )<\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\"><a href=\"https:\/\/disparates.org\/iota\/2021\/06\/06\/dsm-industrie-pharmaceutique-et-bipolarite\/\">la bipolarit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e par big pharma. ils ont fait le m\u00e9dicament pour la maladie qu&rsquo;ils ont alors faite inscrire dans le DSM. c&rsquo;est dire que ca ratisse aussi large que possible. j&rsquo;\u00e9cris ceci, sans en \u00eatre s\u00fbre, j&rsquo;irai le v\u00e9rifier dans le livre o\u00f9 je l&rsquo;ai lu, je le rapporterai ici.<\/a> <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">ce que j&rsquo;ai lu sur la <strong>bipolarit\u00e9<\/strong> d\u00e9crit des sympt\u00f4mes. ce que j&rsquo;ai lu, de psychanalyse, sur la psychose ordinaire, la maniaco-d\u00e9pression, la m\u00e9lancolie, d\u00e9crit <strong>des structures, des arcanes, des mondes\/modes de fonctionnement<\/strong>. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">pour ce qui est des <strong>crises maniaques<\/strong>, elles aussi ont \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t soft. j&rsquo;en sortais tout juste d&rsquo;une. de ce qui r\u00e9trospectivement s&rsquo;\u00e9clairait \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e telle. juste avant encore, il y eut ce grand amour. si je remonte plus haut dans ma vie, dans l&rsquo;ensemble, d\u00e8s que j&rsquo;ai entrepris quelque chose, d\u00e8s que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 dans le sens d&rsquo;un accomplissement, \u00e7a s&rsquo;est pris dans le tapis de la manie. l&rsquo;\u00e9chec qui s&rsquo;en est toujours suivi, m&rsquo;a valu ces mois, ces ann\u00e9es dans les tonalit\u00e9s de la d\u00e9pression. petit \u00e0 petit, \u00e0 force de me cogner \u00e0 l&rsquo;angoisse qui n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que s&rsquo;amplifiant, mes vell\u00e9it\u00e9s d&rsquo;accomplissement se sont r\u00e9duites, je suis all\u00e9e vers cette vie qui est la mienne aujourd&rsquo;hui dans les limites, les marges \u00e9troites, du faire et du non-faire. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">et puis, le diagnostic de <strong>bipolarit\u00e9<\/strong> ou de <strong>maniaco-d\u00e9pression<\/strong>, ou celui que j&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, que je me suis moi-m\u00eame d\u00e9cern\u00e9, de <strong>m\u00e9lancolique<\/strong>, me sauvait du sacro-saint d\u00e9sir lacanien. j&rsquo;\u00e9chappais \u00e0 l&rsquo;obligation de \u00ab\u00a0d\u00e9busquer mon d\u00e9sir\u00a0\u00bb,  je n&rsquo;avais plus \u00e0 m&rsquo;accuser de \u00ab\u00a0l\u00e2chet\u00e9 morale\u00a0\u00bb ou d&rsquo;avoir \u00ab\u00a0c\u00e9d\u00e9 sur mon d\u00e9sir\u00a0\u00bb selon la formule consacr\u00e9e. non. \u00e7a n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 ma port\u00e9e, point. je ne suis toujours pas s\u00fbre de pouvoir parler comme \u00e7a, mais, il y avait depuis quelques temps d\u00e9j\u00e0 en moi, une forme de suspicion face \u00e0 cette antienne du d\u00e9sir obligatoire, moi qui n&rsquo;arrivait \u00e0 tenir la rampe d&rsquo;aucun.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">j&rsquo;ai longtemps \u00e9t\u00e9 arrim\u00e9e \u00e0 la psychanalyse. apr\u00e8s l&rsquo;analyse principale, qui a dur\u00e9 18 ans, il y a eu plusieurs crises, plusieurs reprises. plusieurs changements d&rsquo;analyste. jusqu&rsquo;\u00e0 ce que je m&rsquo;\u00e9loigne compl\u00e8tement de la psychanalyse  et me  tourne vers le tai chi. ce n&rsquo;est que r\u00e9cemment, \u00e0 cause du livre d&rsquo;<strong>Emmanuel Carr\u00e8re<\/strong>, que j&rsquo;ai recommenc\u00e9 \u00e0 lire de la psychanalyse. alors qu&rsquo;entre-temps, j&rsquo;avais d&rsquo;ailleurs repris une analyse, \u00e0 cause d&rsquo;une rencontre amoureuse, le grand amour mentionn\u00e9 plus haut. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">la logorrh\u00e9e, ce trouble de la parole li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;excitation maniaque, s&rsquo;est toujours chez moi contenue \u00e0 la pens\u00e9e, que j&rsquo;essayais alors de canaliser par l&rsquo;\u00e9criture. ma parole ne s&rsquo;y est jamais prise, au contraire. ma parole est d&rsquo;ailleurs de moins en moins perm\u00e9able \u00e0 ma pens\u00e9e. d\u00e8s qu&rsquo;elle veut en passer le seuil, ma pens\u00e9e, par ma bouche, le seuil de la parole, elle me br\u00fble, me rend malade, m&rsquo;asphyxie, me fige.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">\u00e7a doit \u00eatre la jouissance qui ne passe pas. de la pens\u00e9e, la jouissance, c&rsquo;est quand m\u00eame un truc d&rsquo;abord autiste, la jouissance. \u00e7a n&rsquo;est pas fait pour \u00eatre sem\u00e9 \u00e0 tous vents. il y a de l&rsquo;impartageable. par l&rsquo;\u00e9crit, \u00e7a passe mieux, voire trop. comme un miroir grossissant. l&rsquo;\u00e9crit grossit et d\u00e8s lors contraint. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">non, c&rsquo;est de la pens\u00e9e que je suis malade. m\u00eame s&rsquo;il m&rsquo;appara\u00eet \u00e0 l&rsquo;instant qu&rsquo;elle aurait pu primitivement chercher \u00e0 me gu\u00e9rir de ce qui m&rsquo;a toujours, en fait, fondamentalement, absolument manqu\u00e9 :  la parole justement. du coup, d\u00e8s lors qu&rsquo;elle cherche \u00e0 prendre voix, c&rsquo;est le vide qu&rsquo;elle con\u00e7oit. <\/p>\n\n\n\n<p>il ne lui manque que la parole.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">je suis devenue malade de la pens\u00e9e, ce que j&rsquo;ai longtemps consid\u00e9r\u00e9 sous les auspices de la n\u00e9vrose obsessionnelle. au moins, m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;est agi d&rsquo;une <strong>erreur de diagnostic<\/strong>, cette aire de folie, ce gouffre de jeux, trouvait \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9, d\u00e9limit\u00e9 et sa jouissance point\u00e9e<strong>.<\/strong> (il s&rsquo;est toujours agi de faire monde habitable de l&rsquo;immonde, c&rsquo;est-\u00e0-dire de ce qui n&rsquo;appartient \u00e0 aucun monde <em>connu<\/em>. et le diagnostic, la volont\u00e9 de diagnostic, m&rsquo;a permis de vivre dans les livres, a fait identification, plut\u00f4t que nulle part. quelle que soit d&rsquo;ailleurs l&rsquo;erreur, le r\u00e9el au c\u0153ur de la psychanalyse est ce qui m&rsquo;y a riv\u00e9e. le r\u00e9el, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;au-del\u00e0 du bien et du mal. (qu&rsquo;il s&rsquo;agit de rejoindre, dont il s&rsquo;agit de faire monde (parall\u00e8le) habitable. et sinon : avec lequel composer.) <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">Je connais \u00e9galement le sympt\u00f4me oppos\u00e9 \u00e0 la <strong>tachypsychie<\/strong>, la <strong>bradypsychie<\/strong>, un ralentissement qui va vers le vide. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">mes lectures r\u00e9centes de Millot m&rsquo;encourage \u00e0 tenter de m&rsquo;y laisser aller, au moment o\u00f9 \u00e7a m&rsquo;arrive. lorsque je suis perdue, plut\u00f4t que de chercher \u00e0 boire ou fumer ou \u00e0 m&rsquo;\u00e9craser dans les r\u00e9seaux sociaux, m&rsquo;isoler, me coucher, observer, accepter. j&rsquo;y ai \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e hier, et c&rsquo;\u00e9tait \u00e9trange. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">le point important dans ces lectures, c&rsquo;est la fa\u00e7on dans ces \u00e9tats mystiques, et qui sont les \u00e9tats qui interrogent Millot, pointent tendent vers un \u00e9tat de non-jugement, un \u00e9tat o\u00f9 il n&rsquo;y a plus ni de bien ni de mal. et un \u00e9tat d&rsquo;acceptation. il faut penser le bien ou le mal pour vouloir que les choses soient autres de ce qu&rsquo;elles sont. comme le disait N, devenir identique \u00e0 son destin. o\u00f9 je peux donc \u00e9chapper \u00e0 ma constante auto-surveillance, \u00e0 ma constante d\u00e9valuation. d\u00e8s lors que j&rsquo;ai trouv\u00e9 le moyen de m&rsquo;\u00e9loigner de mes pens\u00e9es par le tai chi, et le bonheur que j&rsquo;y trouvais, j&rsquo;ai retrouv\u00e9 du prix \u00e0 mes yeux. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\">oh, seigneur, comment cela sonne niais quand je le dis. je rechercherai l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces textes.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\"> time for a cup of coffee. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\"><strong>tachypsychie<\/strong>, <strong>bradypsychie<\/strong>, il y a moyen d&rsquo;en tirer quelque chose. l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ces concepts que je ne connaissais pas jusque l\u00e0, c&rsquo;est qu&rsquo;ils d\u00e9limitent autrement cela qui vous environne. vous donne le temps l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;observer de nouvelles aires de la r\u00e9alit\u00e9, aires qui ne sont pas nouvelles mais qu&rsquo;il est nouveau d&rsquo;observer de cette fa\u00e7on l\u00e0. dans cette r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;un trop de vitesse ou d&rsquo;un trop de lenteur. d&rsquo;un trop de vie, de violence, d&rsquo;un effacement, d&rsquo; un vidage. ce qui manque \u00e0 la <strong>tachypsychie<\/strong>, c&rsquo;est le point d&rsquo;arr\u00eat, le point de sens (l&rsquo;effet r\u00e9troactif du point de capiton). la psychanalyse contient une pens\u00e9e au non-sens. cet horizon du non-sens qui fait la trame de chaque instant peut agir  pour moi comme point d&rsquo;arr\u00eat. <strong>tachypsychie<\/strong>. lenteur et gouffre, \u00e9tranget\u00e9. embarras. vide qui souvent se d\u00e9robe (presqu&rsquo;autant que le sol sous vos pas). <\/p>\n\n\n\n<p style=\"line-height:1.6;\"><br><strong>cauchemar<\/strong> ? un enfant, des parents. un enfant, un b\u00e9b\u00e9, un p\u00e8re, une m\u00e8re. Le p\u00e8re la m\u00e8re poursuivis, terroristes. le p\u00e8re enfui. gr\u00e2ce, je crois \u00e0 un policier ou une polici\u00e8re. la m\u00e8re rest\u00e9e avec b\u00e9b\u00e9. polici\u00e8re lui permet \u00e9galement de s&rsquo;enfuir. risque son poste car on d\u00e9couvrira que c&rsquo;est elle qui a facilit\u00e9 cette fuite. le b\u00e9b\u00e9 reste l\u00e0 (avec la polici\u00e8re qui a sacrifi\u00e9 sa carri\u00e8re). les parents ont des pouvoirs de super-h\u00e9ros.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>r\u00e9veil. au lit, noir de la chambre, je ne sais pas encore qu&rsquo;il est tard d\u00e9j\u00e0, bon sommeil, cauchemar, chaleur, souvenirs des lectures de la veille.j&rsquo;entends : tuuuue&#8230;. toi &#8211; un tr\u00e8s long tue, qui pourrait presque valoir pour tu es ou tue, finalement arrive toi. je pense \u00e0 tout \u00e7a, ces formules entendues depuis&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2021\/06\/emmanuel-carrere-suite\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">emmanuel carr\u00e8re, suite<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1964,28],"tags":[2146,2149,809,2204,1953,1659,2230,2231,2247],"class_list":["post-549","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-helene-parker","category-reves","tag-bipolarite","tag-bradypsychie","tag-fracassemeur","tag-maniaco-depression","tag-melancolie","tag-psychanalyse","tag-psychiatrie","tag-psychose-ordianire","tag-tachypsychie","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/549","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=549"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/549\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=549"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=549"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=549"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}