{"id":6829,"date":"2011-04-15T16:31:04","date_gmt":"2011-04-15T15:31:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=6829"},"modified":"2016-07-03T09:26:37","modified_gmt":"2016-07-03T07:26:37","slug":"place-bossuet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2011\/04\/place-bossuet\/","title":{"rendered":"Beau, su, est &#8211; Le sympt\u00f4me du p\u00e8re"},"content":{"rendered":"<div style=\"font-family: Georgia; margin-left: 10%; margin-right: 10%; font-size: 1em;\">\n<p><strong>vendredi 14 ou 15 avril 2011<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00eave :<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Je travaille pour quelques jours \u00e0 E. (( E = soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 travaillais autrefois, \u00e0 Bruxelles, dont j&rsquo;ai d\u00e9missionn\u00e9 pour venir vivre \u00e0 Paris, avec l&rsquo;homme que j&rsquo;avais rencontr\u00e9, F.))\u00a0 Il y fait sombre. Je m&rsquo;y sens seule et parano, avec l&rsquo;impression de travailler mal que je connais si bien.\u00a0<\/p>\n<p>En fin de journ\u00e9e, j&rsquo;erre dans mon ancien quartier, sur la place o\u00f9 j&rsquo;habitais, qui ne lui ressemble pas.\u00a0 J&rsquo;ai rendez-vous avec D*, mon analyste d&rsquo;alors.\u00a0 J&rsquo;attends l&rsquo;heure du rendez-vous dans un caf\u00e9 en face de chez lui, qui en fait en face de chez moi, le caf\u00e9 se trouvant lui \u00e0 l&#8217;emplacement&#8230; de son cabinet \u00e0 lui&#8230; son cabinet se trouvant \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 j&rsquo;habitais. Nous habitions l&rsquo;un en face l&rsquo;autre.\u00a0 Il vient me chercher, m&rsquo;a vue depuis sa fen\u00eatre, me dit de venir tout de suite, sans attendre, qu&rsquo;il a du temps. Traversons la place, nous rendons \u00e0 son cabinet.<\/p>\n<p>Montons des <span style=\"color: #8b0000;\"><strong>ESC<\/strong><\/span>aliers de marbre, cabinet \u00e0 gauche.<\/p>\n<p>D* me fait entrer, me fait asseoir, s&rsquo;assoit lui-m\u00eame, mais pas \u00e0 son bureau. Me pr\u00e9sente \u00e0 une jeune femme. Il y a quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Me dit :\u00a0 &lsquo;<strong>Allez-y, racontez \u00e0 cette personne comment [&#8230; <\/strong><em>souvenir manque<\/em><strong>]\u00a0<\/strong>\u00a0 Je dis que ce n&rsquo;est pas \u00e7a, que \u00e7a ne s&rsquo;est pas pass\u00e9 comme il le dit et je me mets \u00e0 raconter.<\/p>\n<p><strong>Ce que je raconte, <\/strong>\u00e0 propos de mon de mon analyse et de mon lien \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole, l&rsquo;\u00c9cole de la Cause freudienne,<strong> me r\u00e9veille<\/strong> au milieu de la nuit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Du r\u00eave, le lieu, la place, les escaliers de marbre me ram\u00e8nent d&rsquo;abord \u00e0 une petite place de mon enfance,<strong> la place Bossuet<\/strong>. Il y avait l\u00e0 un magasin\u00a0 de je ne sais quoi o\u00f9 nous n&rsquo;avions pas \u00e0 aller souvent, presque jamais. Des escaliers de marbre \u00e0 grimper et, une fois la porte pouss\u00e9e, sur la gauche, nous nous trouvions dans un sombre magasin, aux volets tir\u00e9s, face \u00e0 un comptoir dont les parois sur\u00e9lev\u00e9es jusqu&rsquo;au plafond ne laissaient qu&rsquo;un restreint encadrement \u00e0 la figure de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre vendeur\u00a0 y paraissant dissimul\u00e9 prot\u00e9g\u00e9 camoufl\u00e9 par un amoncellement, un bric \u00e0 brac, une <strong>barricade\u00a0 d&rsquo;objets h\u00e9t\u00e9roclites<\/strong>.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;\u00e9cole de Jules se trouve rue Bossuet. A l&rsquo;\u00e9cole, des Dames,\u00a0 j&rsquo;avais \u00e9tudi\u00e9 des extraits des <strong>Sermons sur la mort<\/strong>.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<strong>Beau su est<\/strong>\u00ab\u00a0. J&rsquo;entends : \u00ab\u00a0Le beau, su, est.\u00a0\u00bb\u00a0 J&rsquo;y entends une ontologie\u00a0 du beau. Cette ontonlogie au c\u0153ur du <a href=\"https:\/\/disparates.org\/lun\/\" target=\"_blank\">cours de Jacques-Alain Miller<\/a> de cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Je repense alors \u00e0 ce moment o\u00f9 LG (mon analyste actuel) m&rsquo;avait dit qu&rsquo;il trouvait <strong>beau<\/strong> ce que mon p\u00e8re faisait, sa peinture. Je me souviens avoir pens\u00e9 que ce moment avait \u00e9t\u00e9 crucial. Parce que&#8230;\u00a0 si l\u2019\u0153uvre de mon p\u00e8re \u00e9tait belle, si elle \u00e9tait reconnue comme telle,\u00a0 je n&rsquo;avais plus alors \u00e0 l&rsquo;incarner moi-m\u00eame, je n&rsquo;avais plus \u00e0 \u00eatre d\u00e9sir\u00e9e en tant que l&rsquo;\u0153uvre de mon p\u00e8re&#8230; et\u00a0 cette \u0153uvre pouvait se d\u00e9tacher de moi. Me permettant de la d\u00e9sirer \u00e0 mon tour.\u00a0<\/p>\n<p>J&rsquo;ai song\u00e9 alors \u00e0 <strong>l\u2019\u0153uvre en tant que sympt\u00f4me, comme sympt\u00f4me de mon p\u00e8re<\/strong>. Comme si j&rsquo;avais eu \u00e0 incarner ce sympt\u00f4me-l\u00e0. Et comme si tout d&rsquo;un coup, je pouvais me mettre \u00e0 <strong>avoir mon propre sympt\u00f4me<\/strong>.<\/p>\n<p>C&rsquo;est quelque chose que j&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 ressenti, \u00e9crivant\u00a0 \u00e0 propos d&rsquo;autres r\u00eaves, le sentiment de d\u00e9couvrir le sympt\u00f4me de mon p\u00e8re. Et qui s&rsquo;\u00e9tait raviv\u00e9 la veille, lisant Miller parler <strong>du p\u00e8re comme sympt\u00f4me<\/strong> et de la n\u00e9cessit\u00e9 de ce sympt\u00f4me :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Eh bien, dans cette symptomatisation g\u00e9n\u00e9rale des cat\u00e9gories analytiques, Lacan esquisse que le p\u00e8re, <strong>l\u2019essentiel de sa fonction, c\u2019est d\u2019\u00eatre un sympt\u00f4me<\/strong>. C\u2019est le sens de ce d\u00e9veloppement que Lacan a pu faire sur l\u2019exception que doit repr\u00e9senter le p\u00e8re. Il parle pour lui de caract\u00e8re d\u2019exception, parce qu\u2019il veut lui donner le caract\u00e8re d\u2019ex-centr\u00e9, que le p\u00e8re a le caract\u00e8re d\u2019ex-sistence, de subsistance \u00ab\u00a0hors de\u00a0\u00bb. Et donc, il lui faut donc \u00e0 ce moment-l\u00e0 caract\u00e9riser le p\u00e8re non pas par l\u2019universel, mais au contraire <strong>par la particularit\u00e9 de son sympt\u00f4me<\/strong>. Et c\u2019est en ce sens que Lacan a pu dire le p\u00e8re est un pervers. \u00c7a veut dire un p\u00e8re, le p\u00e8re freudien m\u00eame, <strong>n\u2019est pas le p\u00e8re de l\u2019universel<\/strong>, il est au contraire au niveau de la particularit\u00e9 du sympt\u00f4me. Il y a qu\u2019il est <strong>essentiel qu\u2019il ne soit pas Dieu<\/strong>, pr\u00e9cis\u00e9ment. Freud avait montr\u00e9 la racine de l\u2019illusion religieuse dans la fonction du p\u00e8re et Lacan au contraire marque que le mirage divin est \u00e0 proprement parler mortif\u00e8re ou psychotisant quand il est support\u00e9 par le p\u00e8re. Il faut que le p\u00e8re soit pervers au sens o\u00f9 il doit \u00eatre <strong>marqu\u00e9 par la particularit\u00e9 d\u2019un sympt\u00f4me<\/strong>. <br \/> Jacques-Alain Miller, <strong><em>L&rsquo;\u00eatre et l&rsquo;un<\/em><\/strong>, \u00ab\u00a0X. Itin\u00e9raire et it\u00e9ration de Lacan \/\/ imaginaire \u2192 symbolique \u2192 r\u00e9el\u00a0\u00bb, <a href=\"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/04\/cours-jam-6-avril-itineraire-iteration-lacan\/\" target=\"_blank\">cours du 6 avril 2011.<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<h3 style=\"font-variant: small-caps;\"><span style=\"color: #000000;\">(erreur sur le sympt\u00f4me)<\/span><\/h3>\n<p>seig<br \/> neur<br \/> il y aura eu<br \/> e<br \/> rreur<br \/> sur-le-sympt\u00f4me<\/p>\n<p>BLIND BLIND BLIND<br \/> ha ha<\/p>\n<p>ha<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">love<\/p>\n<h3 style=\"font-variant: small-caps;\"><span style=\"color: #000000;\">(sans \u0153uvre pas sans art)<\/span><\/h3>\n<p>Ces r\u00e9flexions m&rsquo;ont amen\u00e9e \u00e0 une autre chose que LG m&rsquo;avait dite, au t\u00e9l\u00e9phone, quand je lui avais dit que que si j&rsquo;avais pu \u00e0 un moment donn\u00e9 penser \u00e0 moi comme \u00e0 une <strong>artiste sans \u0153uvre,<\/strong> au fond, j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 ce moment-l\u00e0 comme une<strong> analyste sans analysant<\/strong>. A quoi il m&rsquo;avait r\u00e9pondu que c&rsquo;\u00e9tait un rapprochement tr\u00e8s int\u00e9ressant (dont nous reparlerions (ce qui n&rsquo;est s&rsquo;est pas \u00e0 proprement parler fait)) &#8211; mais que <strong>si j&rsquo;\u00e9tais sans \u0153uvre, je n&rsquo;\u00e9tais pas sans art<\/strong>.<\/p>\n<p>Avant que de lui parler, j&rsquo;avais tenter d&rsquo;interroger le rapprochement entre le travail d&rsquo;un analyste et celui d&rsquo;un artiste, entre\u00a0 une \u0153uvre et un analysant, et je n&rsquo;y \u00e9tais absolument pas parvenue. Cette r\u00e9flexion me donnait l&rsquo;impression de me trouver face \u00e0 un probl\u00e8me de logique apor\u00e9tique, quelque chose d&rsquo;au-dessus de mes forces, de mon entendement, faisant paniquer mon esprit, le freezant, me laissant juste le sentiment d&rsquo;\u00eatre un peu idiote, d\u00e9ficiente, et n&rsquo;ayant d&rsquo;autre recours que l&rsquo;espoir d&rsquo;un \u00e9clair, d&rsquo;une illumination. De cette aporie, LG par son compliment, m&rsquo;a au fond d\u00e9livr\u00e9e comme il me disait que je n&rsquo;\u00e9tais \u00ab\u00a0pas sans art\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Mais il y a un autre r\u00e9gime de l\u2019interpr\u00e9tation qui porte non sur le d\u00e9sir mais sur la cause du d\u00e9sir, et \u00e7a, c\u2019est une interpr\u00e9tation qui traite le d\u00e9sir comme une d\u00e9fense. Qui traite le manque-\u00e0-\u00eatre comme une d\u00e9fense contre ce qui existe.<br \/> Et ce qui existe, au contraire du d\u00e9sir qui est manque-\u00e0-\u00eatre, ce qui existe, c\u2019est ce que Freud a abord\u00e9 par les pulsions et \u00e0 quoi Lacan a donn\u00e9 le nom de jouissance.\u00a0\u00bb<br \/> <a href=\"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/05\/jacques-alain-miller-cours-du-11-mai\/\" target=\"_blank\">https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/05\/jacques-alain-miller-cours-du-11-mai\/<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait alors \u00e0 un moment o\u00f9 il me semblait d\u00e9couvrir mon go\u00fbt du \u00ab\u00a0sans\u00a0\u00bb, mon go\u00fbt pour le \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb\u00a0 (\u00e0 moi tendrement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au cours de vacances en Suisse, o\u00f9 il y avait eu <a title=\"(bruit et fureur)\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2010\/bruit-et-fureur\/\">le r\u00eave des trois rondelles apr\u00e8s le d\u00e9lice de la salade<\/a>, les b\u00e9n\u00e9fices cependant de cette \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e9lation\u00a0\u00bb s&rsquo;\u00e9tant vu exploser, partir en terribles \u00e9clats, quand au retour de Suisse, j&rsquo;avais trouv\u00e9 ma m\u00e8re ici).<\/p>\n<p><strong>Beau<\/strong>, <strong>su<\/strong>, <strong>est<\/strong>. Qui situe le beau uniquement du c\u00f4t\u00e9 du savoir et de l&rsquo;\u00eatre. Ce que cette ontologisation d\u00e9nonce.\u00a0 Le beau\u00a0 consid\u00e9r\u00e9 dans sa mati\u00e8re signifiante, id\u00e9ale et identificatoire. Sympt\u00f4me de mon p\u00e8re qu&rsquo;il me faut incarner. Sermon plaqu\u00e9 sur la mort.\u00a0<\/p>\n<p>S&rsquo;esquisse dans ces r\u00e9flexions le passage d&rsquo;un \u00eatre \u00e0 un avoir, <em>via<\/em> l&rsquo;acquisition d&rsquo;un certain savoir-faire. Le commun d\u00e9nominateur \u00e0 ces 4 termes, analyste, artiste, \u0153uvre, analysant, c&rsquo;est le sympt\u00f4me. L&rsquo;\u00eatre, l&rsquo;\u00eatre signifiant, identificatoire, ne se supporte que d&rsquo;avoir rien, or la pratique de l&rsquo;analyse n&rsquo;est sans tirer vers\u00a0 ce nouvel avoir : un sympt\u00f4me qui f\u00fbt le sien. Artiste sans \u0153uvre, analyste sans analysant : pas sans art. Au moins \u00e7a\u00a0: <em>il y a<\/em>, de la jouissance, de l&rsquo;art. De la mani\u00e8re. Du savoir-faire, un sympt\u00f4me.<\/p>\n<h3 style=\"font-variant: small-caps;\"><span style=\"color: #000000;\">(Commission)<\/span><\/h3>\n<p>Je me rendors,\u00a0 le r\u00eave reprend.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis maintenant seule avec D*. Il voudrait que je reste, il a encore des rendez-vous. Mais je dois rentrer d\u00eener, dormir chez mes parents, je travaille le lendemain. D* a l&rsquo;air de penser, de trouver, de tenir, \u00e0 ce que nous passions la nuit ensemble. Je me dis que si je fais \u00e7a, <strong>je n&rsquo;aurai jamais le courage de retourner travailler \u00e0 E* le lendemain, <\/strong>que d\u00e9j\u00e0, j&rsquo;en perds le courage. Je veux partir.<\/p>\n<p>D* me dit qu&rsquo;il a invit\u00e9 <strong>le Conseil ou la Commission<\/strong> (de la passe) de l&rsquo;\u00c9cole. Que d&rsquo;autres gens viendront \u00e9galement qui ne sont pas de l\u2019\u00c9cole.<\/p>\n<p>Ils arrivent.<\/p>\n<p>Il y a quelqu&rsquo;un que je connais parmi eux. Une jeune femme dont j&rsquo;ai oubli\u00e9 le pr\u00e9nom, le curieux pr\u00e9nom, dont l&rsquo;une des lettres devait soit \u00eatre prononc\u00e9 soit ne pas l&rsquo;\u00eatre (un \u00ab\u00a0s\u00a0\u00bb, je crois), d&rsquo;une fa\u00e7on inverse \u00e0 la coutumi\u00e8re, avec qui j&rsquo;ai travaill\u00e9 \u00e0 la <strong>Commission <\/strong>europ\u00e9enne. Dans le r\u00eave, elle habite maintenant dans mon quartier. Nous nous entendions bien. Elle \u00e9tait de grade B (moi, C). Tr\u00e8s gentille. Portait cependant un parfum que je d\u00e9testais (<em>Opium<\/em>, d&rsquo;YSL (!)). Vive, mari\u00e9e, de province, fran\u00e7aise, elle \u00e9crivait, r\u00e9digeait, extr\u00eamement bien &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elle faisait un travail que je me sentirais bien incapable de faire, o\u00f9 l&rsquo;art de l&rsquo;expos\u00e9 et du r\u00e9sum\u00e9 ne tenaient pas la moindre place. De m\u00eame que le sens de la formule et la connaissance des formulations<em> ad hoc<\/em>. ) Elle parle des millions qu&rsquo;elle gagne aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>J&rsquo;\u00e9tais arriv\u00e9 chez D* avec deux livres ou classeurs. Sur la <strong>tranche <\/strong>de l&rsquo;un d&rsquo;eux il \u00e9tait \u00e9crit soit \u00ab\u00a0<strong>Conseil<\/strong>\u00ab\u00a0, soit \u00ab\u00a0<strong>Commission<\/strong>\u00ab\u00a0. Il n&rsquo;y s&rsquo;agissait pas d&rsquo;un organe de l&rsquo;\u00c9cole, mais j&rsquo;avais crains qu&rsquo;on ne le croie, et qu&rsquo;on ne croie que je m&rsquo;y connaisse, quand je n&rsquo;y connais rien. Ce qui m&#8217;embarrasse.<\/p>\n<p>D* pose une question que chacun note, moi \u00e9galement. Il s&rsquo;agit d&rsquo;art. Mais je n&rsquo;ai pas envie de r\u00e9pondre \u00e0 cette question. Je me l\u00e8ve pour m&rsquo;en aller. D* me rejoint, sur le pallier, me retient. Me dit qu&rsquo;il n&rsquo;en a pas pour longtemps. Me serre dans ses bras, nous nous serrons, c&rsquo;est bon. Nous nous embrassons. Je me demande si \u00e7a peut \u00eatre agr\u00e9able alors que je ne le d\u00e9sire, ne l&rsquo;aime plus. Je constate que oui, c&rsquo;est tr\u00e8s agr\u00e9able. Je retourne \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur avec lui. <strong>Les gens de l&rsquo;\u00c9cole sont partis, <\/strong>il en ont eu assez d&rsquo;attendre. Il restent quelques personne. Je me rends compte que D* donne en fait<strong> un cours d&rsquo;histoire de l&rsquo;art.<\/strong> Tous les gens s&rsquo;en vont.<\/p>\n<p>Nous sortons D* et moi, errons sur la place, en nous embrassant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>vendredi 14 ou 15 avril 2011 Le r\u00eave : \u00ab\u00a0Je travaille pour quelques jours \u00e0 E. (( E = soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 travaillais autrefois, \u00e0 Bruxelles, dont j&rsquo;ai d\u00e9missionn\u00e9 pour venir vivre \u00e0 Paris, avec l&rsquo;homme que j&rsquo;avais rencontr\u00e9, F.))\u00a0 Il y fait sombre. Je m&rsquo;y sens seule et parano, avec l&rsquo;impression de travailler mal que&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2011\/04\/place-bossuet\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">Beau, su, est &#8211; Le sympt\u00f4me du p\u00e8re<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[701],"tags":[719,551,718,711,703,702,714,705,761,1235,704,717,709,524,707,708,716,706,1757,1756,713,1026],"class_list":["post-6829","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bossuet","tag-artisteanalyste","tag-beau","tag-bossuet-2","tag-commission","tag-d","tag-e","tag-ecole","tag-esc","tag-escalier","tag-ex-a","tag-lg","tag-mauvais-travail","tag-oeuvre","tag-passe","tag-pere","tag-pere-version","tag-retranchement","tag-symptome","tag-symptome-dun-symptome","tag-symptome-du-pere","tag-transfert","tag-travail","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6829"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6829\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}