{"id":6853,"date":"2011-04-22T20:15:51","date_gmt":"2011-04-22T18:15:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=6853"},"modified":"2024-10-25T11:38:27","modified_gmt":"2024-10-25T09:38:27","slug":"la-bonne-en-saigne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2011\/04\/la-bonne-en-saigne\/","title":{"rendered":"la bonne en saigne"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"6871\" data-permalink=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2011\/04\/la-bonne-en-saigne\/pict3161\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?fit=2592%2C1944&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"2592,1944\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;4.1&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Konica Digital Camera KD-500Z&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1122733644&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;17.4&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.016666666666667&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"Donn juillet 2005\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?fit=418%2C313&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?fit=940%2C705&amp;ssl=1\" class=\"alignnone size-large wp-image-6871\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?resize=750%2C562&#038;ssl=1\" alt=\"Donn juillet 2005\" width=\"750\" height=\"562\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?resize=150%2C112&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?resize=418%2C313&amp;ssl=1 418w, https:\/\/i0.wp.com\/www.disparates.org\/iota\/wp-content\/uploads\/PICT3161.jpg?w=1880&amp;ssl=1 1880w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a>\u00a0<\/p>\n<p><b><i>vendredi <br \/>\n<\/i><\/b><\/p>\n<p>Jour anniversaire de la naissance de mon p\u00e8re. Ne m&rsquo;en rends compte que maintenant, comme v\u00e9rifie la date pour la noter. Suis au jardin. Pr\u00e8s de la piscine, avec le chat. Revenons du cimeti\u00e8re, l&rsquo;enfant et moi, o\u00f9 avons cherch\u00e9 la tombe de son oncle, du fr\u00e8re de son p\u00e8re, sans la trouver.<\/p>\n<p>Chaud, beau.\u00a0 L&rsquo;homme est \u00e0 Paris pour mes papiers, si gentiment parti \u00e0 Paris pour s&rsquo;occuper de mes papiers. L&rsquo;enfant est \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, permission de jouer \u00e0 la Wii pendant une demi-heure, devais trouver moment pour \u00e9crire (\u00a0pas s\u00fbre que l&rsquo;homme appr\u00e9cierait que l&rsquo;enfant soit laiss\u00e9 seul dans la maison).<\/p>\n<p>Cette nuit r\u00eave dont me souviens \u00e0 peine, o\u00f9 il \u00e9tait question de mon premier psychanalyste et de l&rsquo;\u00c9cole de psychanalyse.\u00a0 Comme s&rsquo;il fallait tout de m\u00eame retourner \u00e0 \u00e7a, ce premier transfert, cette premi\u00e8re analyse. Et dans la foul\u00e9e, dans le lever, comme malgr\u00e9 moi, une d\u00e9cision qui se prend, un d\u00e9collement qui s&rsquo;op\u00e8re. De par le r\u00eave, un d\u00e9tachement de ces personnes qui comptaient tellement pour moi. Elles tombent, retombent doucement. S&rsquo;\u00e9vanouissent. Dans la chaleur, la douceur de Donn.<\/p>\n<p>Du r\u00eave, quelques souvenirs.<\/p>\n<p><i>\u00c9tait-ce une f\u00eate, organis\u00e9e par moi ? Je suis dans la salle de jeu de la rue Tiberghien (maison de l&rsquo;enfance).<\/i><\/p>\n<p><i>Quelqu&rsquo;un meurt.<\/i><\/p>\n<p><em>On ne sait pas qui. D&rsquo;apr\u00e8s ma r\u00e9action, je dois croire un moment qu&rsquo;il s&rsquo;agit de YNG.<\/em> <i>\u00ab\u00a0Tout de m\u00eame,\u00a0 dis-je au grand psychanalyste, c&rsquo;est le grand Dispariteur !\u00a0 Un homme qui&#8230; \u00a0\u00bb Ceci,\u00a0 cela&#8230; je ne sais plus de quels prodiges je le vante, mais je termine par ce mot : \u00ab\u00a0Fou\u00a0\u00bb.\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0Ah bon! s&rsquo;il est fou, alors l\u00e0&#8230; &#8211; Mais vous savez, il a bien connu Duras,\u00a0 je r\u00e9torque. &#8211; Ah! Alors, il n&rsquo;\u00e9tait pas fou\u00a0\u00bb,\u00a0 en d\u00e9duit-il p\u00e9remptoire.<\/i><\/p>\n<p><i>F\u00eate. Circulation dans les \u00e9tages.<\/i><\/p>\n<p><i>Je \u00ab\u00a0tombe\u00a0\u00bb sur la bouche du grand psychanalyste. Voudrais m&rsquo;excuser, mais il m&#8217;embrasse. Ne sais pas si c&rsquo;est agr\u00e9able.\u00a0 Un peu l&rsquo;impression d&#8217;embrasser un cadavre.<\/i><\/p>\n<p><i>Quelque part, le cadavre de Lacan.<\/i><\/p>\n<p><i>Le grand psychanalyste va partir.<\/i><\/p>\n<p><i>Dans l&rsquo;entreb\u00e2illement d&rsquo;une porte, il se modifie physiquement. Devient massif, ressemble \u00e0 Dominique Strauss-Kahn ( DSK )!<\/i><\/p>\n<p><i>Se met \u00e0 saigner abondamment du nez, ou de la bouche, du nez plut\u00f4t, \u00e0 flots, assez horrible. Doit s&rsquo;allonger. Il faut que je trouve o\u00f9 l&rsquo;allonger. Puis, faudrait \u00e9galement que nous sortions, mais ne veux pas sortir avec seule serviette de bain autour de corps. Le grand psychanalyste pense que je vais pouvoir rapidement (ha ha ha) me trouver un v\u00eatement (beau, tr\u00e8s beau) et m&rsquo;habiller. Suis donc inqui\u00e8te (non, je n&rsquo;ai jamais \u00e9t\u00e9 rapide pour m&rsquo;habiller). Dois porter le grand psychanalyste, trouver un endroit o\u00f9 l&rsquo;allonger. Et puis trouver de quoi m&rsquo;habiller. Les gens pensent, disent que je n&rsquo;ai <\/i><em>qu&rsquo;\u00e0<\/em> (y a qu&rsquo;\u00e0) <i> &#8211;<\/i><i> l&rsquo;amener dans ma chambre (ancienne chambre d&rsquo;enfant sous les combles), j&rsquo;y trouverai \u00e0 m&rsquo;habiller, je pourrai l&rsquo;allonger, et on pourra faire le genre de choses qu&rsquo;\u00e9ventuellement deux personnes de sexe oppos\u00e9s font dans un lit.<\/i><\/p>\n<p><i>Cadavre vivant de Lacan, quelque part, vertical.<\/i><\/p>\n<p><i>On finit par arriver \u00e0 sortir. Sommes dans la rue. Ne sais pas comment me suis habill\u00e9e.<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><i>*<\/i><\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00a0\u00bb [&#8230;] deux dimensions qui ne sont raccord\u00e9es que par un hiatus. Une dimension o\u00f9 le sujet, comme dit Lacan, dans son avant-dernier \u00e9crit, <i>Joyce le Sympt\u00f4me<\/i>, o\u00f9 le sujet vit de l\u2019\u00eatre, et il \u00e9quivoque avec \u00ab vide l\u2019\u00eatre \u00bb : il vit de l\u2019\u00eatre et en m\u00eame temps il le vide, il est promis au vidage, et nous l\u2019accompagnons dans ce vidage. Mais il y a une autre dimension.<\/p>\n<p>Celle o\u00f9 il a un corps.<\/p>\n<p>Et, il faut en passer par la diff\u00e9rence de l\u2019\u00eatre et de l\u2019existence pour donner sa valeur \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019\u00eatre et de l\u2019avoir. L\u2019avoir, l\u2019avoir un corps est du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019existence. C\u2019est un avoir qui ne se marque qu\u2019\u00e0 partir du vide du sujet. Et c\u2019est pourquoi, quand il a au fond abandonn\u00e9 le terme de sujet, de sujet de la parole essentiellement, Lacan a forg\u00e9 celui de parl\u00eatre. Il a d\u00e9gag\u00e9 ici la racine de ce qu\u2019il appelait le sujet comme manque-\u00e0-\u00eatre : marquer par le terme de parl\u00eatre que ce sujet n\u2019a d\u2019\u00eatre que ce qui tient \u00e0 la parole \u2013 mais qu\u2019il ne peut se poser comme tel, au moins est-ce ce qu\u2019il a impliqu\u00e9 , qu\u2019\u00e0 partir du corps, de son \u00ab A UN CORPS \u00bb.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qu\u2019il fait de ce corps qu\u2019il a? Ce corps est essentiellement marqu\u00e9 par le sympt\u00f4me. Et c\u2019est en cela que le sympt\u00f4me peut \u00eatre d\u00e9fini comme un \u00e9v\u00e9nement de corps, \u00e7a suppose que ce corps est marqu\u00e9 par le signifiant. Par le signifiant, c\u2019est-\u00e0-dire quoi? Par la parole en tant qu\u2019elle s\u2019est inscrite, en tant qu\u2019elle peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e par une lettre. Et c\u2019est cette inscription qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre qualifi\u00e9e de l\u2019inconscient freudien. Et tout ceci, je vous le ferais remarquer, proc\u00e8de pr\u00e9cis\u00e9ment de la jaculation <i>Y a d&rsquo;l\u2019Un<\/i>.<\/p>\n<p><i>Y a de l\u2019Un<\/i>, veut dire <i>: il y a du sympt\u00f4me<\/i>.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du d\u00e9s\u00eatre, il reste l\u2019\u00e9v\u00e9nement de corps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/05\/jam-3-mai-2011\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jacques-Alain Miller, cours du 3 mai 2011 (L&rsquo;Un)<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p><b><i>\u00c9l\u00e9ments pour une interpr\u00e9tation<\/i><\/b><\/p>\n<p>Bien. Noter d&rsquo;abord qu\u2019il y a trois lettres, m\u00eame si on ne sait qu&rsquo;en faire. 3 lettres, diff\u00e9rentes \u00e0 chaque fois, 3 acronymes ou sigles\u00a0: \u00a0les trois lettres de DSK, celles du grand dispariteur, YNG, celles enfin du diminutif du grand psychanalyste. Je garde donc dans un coin de ma t\u00eate : 3 lettres.<\/p>\n<p>Ensuite, \u00ab\u00a0DSK\u00a0\u00bb. Pourquoi faut-il que le grand psychanalyste se transforme en DSK\u00a0? Avant toute chose, je pr\u00e9cise qu&rsquo;au moment du r\u00eave \u00ab\u00a0l&rsquo;affaire DSK\u00a0\u00bb\u00a0n&rsquo;a pas \u00e9clat\u00e9. Il n&rsquo;est encore que Directeur G\u00e9n\u00e9ral du FMI.<\/p>\n<p>Je songe qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir de la d\u00e9esse K\u00a0: la DS K, la \u00ab\u00a0Madame K\u00a0\u00bb de la Dora de Freud, celle \u00e0 cause de qui elle gifle Monsieur K quand il lui dit, pensant la rassurer, que son \u00e9pouse, Mme K, n&rsquo;est rien pour lui. Alors qu\u2019elle, Dora, c&rsquo;est elle, qu&rsquo;elle aime,\u00a0 Madame K. Et si elle peut accepter quelques avances de Monsieur K, il ne s&rsquo;agira pas qu&rsquo;elle le laisse la diffamer, qu&rsquo;il la dise \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb. Le grand psychanalyste est-il ma d\u00e9esse K? Ou la psychanalyse est-elle ma d\u00e9esse K\u00a0?<\/p>\n<p>Dans DSK, j&rsquo;entends \u00ab\u00a0ESK\u00a0\u00bb. J&rsquo;entends ESK, parce que depuis longtemps cet ESK me poursuit. Comment le dire ? Cet ESK, je l\u2019entends quelquefois r\u00e9sonner, toquer et retoquer doucement dans ma t\u00eate, sans que j\u2019aie encore pu d\u00e9terminer \u00e0 quel moment cela arrive, pour finir par se coupler \u00e0 \u00ab\u00a0li\u00e9\u00a0\u00bb et faire \u00ab\u00a0ESC \u00e0 lier\u00a0\u00bb.\u00a0 Est-ce K li\u00e9? Est-ce li\u00e9 \u00e0 Mme K\u00a0? Est-ce cas li\u00e9? Est-ce li\u00e9 au cas, au cas analytique\u00a0? Est-ce li\u00e9 au \u00ab\u00a0fou \u00e0 lier\u00a0\u00bb\u00a0? Je ne le sais pas et ne le saurai peut-\u00eatre jamais.\u00a0 Je note ici qu\u2019il m\u2019arrive \u00e9galement d\u2019avoir le vertige dans les escaliers, \u00e0 quoi \u00e9galement, je repense \u00e0 chaque fois que \u00ab\u00a0ESK\u00a0\u00bb vient r\u00e9sonner dans ma t\u00eate. Et puis, <i>last but not least,<\/i> il y a aussi l\u2019escabeau de mon seigneur Lacan, celui du saint homme Joyce :<\/p>\n<p><i>Ce que fait le f\u2026toir dit \u00e9pist\u00e9mique quand il se met \u00e0 bousculer le monde, c\u2019est de faire passer l\u2019\u00eatre avant l\u2019avoir, alors que le vrai, c\u2019est que LOM a, au principe. Pourquoi ? \u00e7a se sent, et une fois senti, \u00e7a se d\u00e9montre.<\/i><\/p>\n<p><i>Il a (m\u00eame son corps) du fait qu\u2019il appartient en m\u00eame temps \u00e0 trois\u2026 appelons \u00e7a, ordres. En t\u00e9moigne le fait qu\u2019il jaspine pour s\u2019affairer de la sph\u00e8re dont se faire un escabeau.<\/i><\/p>\n<p><i>Je dis \u00e7a pour m\u2019en faire un, et justement d\u2019y faire d\u00e9choir la sph\u00e8re, jusqu\u2019ici ind\u00e9tr\u00f4nable dans son supr\u00eame d\u2019escabeau. Ce pourquoi je d\u00e9montre que l\u2019S.K.beau est premier parce qu\u2019il pr\u00e9side \u00e0 la production de sph\u00e8re. L\u2019S.K.beau c\u2019est ce que conditionne chez l\u2019homme le fait qu\u2019il vit de l\u2019\u00eatre (= qu\u2019il vide l\u2019\u00eatre) autant qu\u2019il a \u2013 son corps : il ne l\u2019a d\u2019ailleurs qu\u2019\u00e0 partir de l\u00e0.<\/i><\/p>\n<p>Lire Lacan, avoir lu Lacan. Par endroits n&rsquo;y rien comprendre, n\u2019y avoir rien compris. Pourtant retenir, n\u2019oublier pas, ce qui m&rsquo;est arriv\u00e9 avec cet \u00ab\u00a0S.K.beau\u00a0\u00bb. L\u2019avoir lu quinze ans plus t\u00f4t et c&rsquo;est rest\u00e9. Mon \u00ab\u00a0esc \u00e0 lier\u00a0\u00bb lui est ant\u00e9rieur.\u00a0 Il vient d&rsquo;avant, d&rsquo;une sorte de nuit des temps. Mais bien s\u00fbr, il se peut que ce soit lui qui ait capt\u00e9, retenu l&rsquo;S.K.beau de Lacan, par association d&rsquo;\u00e9nigmes consonantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Et qui meurt? Est-ce le grand dispariteur, est-ce le grand psychanalyste, est-ce le grand Lacan? Qui meurt et quel mort aimai-je? Aimai-je encore aujourd&rsquo;hui? J&rsquo;aimais que Lacan f\u00fbt mort. Je l&rsquo;ai aim\u00e9 plus que tout. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que je puisse aimer le grand psychanalyste vivant. Et d\u2019une fa\u00e7on plus globale, je ne suis pas sans avoir aim\u00e9 des psychanalystes.<\/p>\n<p>Mon dernier, en amour, le grand, dans le r\u00eave donc, se met \u00e0 saigner du nez, \u00e0 flot. Il est vrai qu&rsquo;il est un grand enseignant. Que je ne le connais qu&rsquo;au travers de son enseignement. Depuis, c&rsquo;est moi qui saigne du nez. Pas du tout \u00e0 flots, maigrement, mais quotidiennement, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;an\u00e9mie, tout de m\u00eame, finalement. Ce d\u00e9sir, d&rsquo;enseigner.<\/p>\n<p>Mais l\u00e0, c&rsquo;est lui qui saigne. Il est DSK, il saigne, je dois le porter. Nous devons nous coucher. Dans ma chambre d&rsquo;enfante, de jeunette tout l\u00e0 haut. Il me dit de m&rsquo;habiller, car je ne porte qu&rsquo;une seule serviette autour du corps, ne se doutant pas des plus grandes difficult\u00e9s auxquelles il me confronte. Car je n&rsquo;ai jamais su, comment m&rsquo;habiller.<\/p>\n<p>Alors qui est-il ce grand psychanalyste\u00a0qui ressemble \u00e0 DSK et qui se met \u00e0 saigner ? Est-il ma madame K\u00a0? Ma madone \u00e0 moi\u00a0? Ma \u00ab\u00a0La femme\u00a0\u00bb qui n\u2019existe pas\u00a0? Ma psychanalyse\u00a0? Il est celui auquel mon transfert s\u2019est fix\u00e9. Est-il mon Rom\u00e9o, mon Don Juan, mon homme \u00e0 femmes\u00a0?<\/p>\n<p>Je peux toujours continuer \u00e0 poser la question. C\u2019est tout \u00e7a qui s\u2019est \u00e9vapor\u00e9 avec le r\u00eave. Cela que le r\u00eave a souffl\u00e9, magiquement. Me r\u00e9veillai avec l\u2019impression de m\u2019\u00eatre tromp\u00e9e. Comment le r\u00eave l\u2019a fait, je ne le sais pas. Ce n\u2019est m\u00eame pas l\u2019\u00e9laboration autour du r\u00eave qui l\u2019a fait, c\u2019est bien le r\u00eave lui-m\u00eame. Je me suis r\u00e9veill\u00e9e diff\u00e9rente, et j\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 me souvenir du r\u00eave\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>.\u00a0 <b>avec une seule serviette autour du corps<\/b> : alix, sdb, enfance<\/p>\n<p>. <b>comment m\u2019habiller<\/b> \u2026 \u00ab\u00a0N\u2019en restant pas moins que LOM (\u00e9crit L.O.M.) ait son corps, \u00e0 rev\u00eatir entre autres soins.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>Le premier enseignement repose sur le manque-\u00e0-\u00eatre et sur le d\u00e9sir d\u2019\u00eatre, et prescrit un certain r\u00e9gime de l\u2019interpr\u00e9tation, disons <b>l\u2019interpr\u00e9tation de reconnaissance.<\/b> C\u2019est l\u2019interpr\u00e9tation qui reconna\u00eet le d\u00e9sir sous-entendu (\u2026) et il faut dire que chaque fois qu\u2019on <b>s\u2019emploie \u00e0 interpr\u00e9ter un r\u00eave, en effet on pratique l\u2019interpr\u00e9tation de reconnaissance. <\/b><\/i><\/p>\n<p><i>Mais il y a <b>un autre r\u00e9gime de l\u2019interpr\u00e9tation qui porte non sur le d\u00e9sir mais sur la cause du d\u00e9sir,<\/b> et \u00e7a, c\u2019est une interpr\u00e9tation qui <b>traite le d\u00e9sir comme une d\u00e9fense.<\/b> Qui traite <b>le manque-\u00e0-\u00eatre comme une d\u00e9fense contre ce qui existe.<\/b><\/i><\/p>\n<p><b><i>Et ce qui existe,<\/i><\/b><i> au contraire du d\u00e9sir qui est manque-\u00e0-\u00eatre, ce qui existe, c\u2019est ce que Freud a abord\u00e9 par les pulsions et \u00e0 quoi Lacan a donn\u00e9 le nom de <b>jouissance<\/b>.<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 vendredi Jour anniversaire de la naissance de mon p\u00e8re. Ne m&rsquo;en rends compte que maintenant, comme v\u00e9rifie la date pour la noter. Suis au jardin. Pr\u00e8s de la piscine, avec le chat. Revenons du cimeti\u00e8re, l&rsquo;enfant et moi, o\u00f9 avons cherch\u00e9 la tombe de son oncle, du fr\u00e8re de son p\u00e8re, sans la trouver.&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2011\/04\/la-bonne-en-saigne\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">la bonne en saigne<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[28],"tags":[721,723,705,720,745,716,735,713,2417],"class_list":["post-6853","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-reves","tag-donn","tag-empechement","tag-esc","tag-inversion","tag-k","tag-retranchement","tag-tiberghien","tag-transfert","tag-yng","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6853","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6853"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6853\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6853"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6853"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6853"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}