{"id":80,"date":"2005-07-03T14:53:45","date_gmt":"2005-07-03T12:53:45","guid":{"rendered":"http:\/\/historyze.org\/to-be-or\/?p=21"},"modified":"2005-07-03T14:53:45","modified_gmt":"2005-07-03T12:53:45","slug":"hors-la-loi-lamour-et-cyberculture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2005\/07\/hors-la-loi-lamour-et-cyberculture\/","title":{"rendered":"hors-la-loi, l&rsquo;amour et &#8230; cyberculture"},"content":{"rendered":"<table width=\"550\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"font-size: 11px; font-family: Verdana,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;\">enfin, vu qu&rsquo;on a eu la bont&eacute; de me <a target=\"blank\" href=\"http:\/\/arachne.over-blog.com\/article-512926-6.html\">r&eacute;pondre<\/a>, malgr&eacute; la honte <i>donc<\/i>, j&rsquo;ai continu&eacute;&nbsp;:  <\/p>\n<blockquote><p>bien le bonjour, <\/p>\n<p>            si je suis intervenue, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a quelques jours,&nbsp;j&rsquo;ai commenc&eacute; de lire un livre sur internet. chaque fois que je voulais avancer, il fallait que je clique sur une fl&egrave;che qui allait vers la droite. si d&rsquo;aventure, j&rsquo;avais voulu revenir en arri&egrave;re, je pouvais cliquer sur une fl&egrave;che qui allait vers la gauche. c&rsquo;est l&agrave; que je me suis rendu compte que le livre me manquait, que sa &laquo;&nbsp;totalit&eacute;&nbsp;&raquo; me manquait &#8211; qu&rsquo;il me manquait <b>le &laquo;&nbsp;un&nbsp;&raquo; du livre<\/b>. que j&rsquo;aurais eu envie de pouvoir lire quelques mots des derni&egrave;res pages, quelques bribes au milieu, d&eacute;cider de le reprendre depuis le d&eacute;but. m&rsquo;installer pour &ccedil;a dans un canap&eacute; ou sur mon lit. ma frustration s&rsquo;est plus moins vaguement formul&eacute;e en ces termes&nbsp;: internet me force &agrave; avancer de proche en proche, dans un processus m&eacute;tonymique, sans que je puisse v&eacute;ritablement savoir quelque chose de la totalit&eacute; de l&rsquo;objet que j&rsquo;investis (<b>d&eacute;localisation<\/b>, etc.) &#8211; et j&rsquo;ai arr&ecirc;t&eacute; ma lecture. je suis pass&eacute;e &agrave; autre chose. donc, effectivement, &agrave; ce niveau-l&agrave;, la &laquo;&nbsp;totalisation&nbsp;&raquo; manque, fait d&eacute;faut. &laquo;&nbsp;totalisation&nbsp;&raquo; qui s&rsquo;est peut-&ecirc;tre vue remplac&eacute;e par ce qu&rsquo;on d&eacute;signe sous le terme de &laquo;&nbsp;<b>globalisation<\/b>&nbsp;&raquo;.&nbsp;qui est un terme tr&egrave;s flou, qui semble devoir pouvoir &laquo;&nbsp;tout&nbsp;&raquo; englober. l&agrave; on retrouve le &laquo;&nbsp;tout&nbsp;&raquo; et c&rsquo;est un &laquo;&nbsp;tout&nbsp;&raquo; illimit&eacute;. &agrave; mon avis le plus totalitaire qui soit. le livre qui me manquait, c&rsquo;est celui auquel sa chair aurait donn&eacute; une forme d&rsquo;ind&eacute;pendance par rapport &agrave; ce tout-flou. l&agrave; o&ugrave; il y a le corps, &nbsp; y a d&rsquo;l&rsquo;un&nbsp;&raquo; (comme disait l&rsquo;autre). et la m&eacute;taphore, c&rsquo;est ce dont elle s&rsquo;occupe. qu&rsquo;on ne veuille plus de l&rsquo;identit&eacute;, c&rsquo;est une chose, il n&rsquo;emp&ecirc;che, que <b>&laquo;&nbsp;lom&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est c&rsquo;est celui &laquo;&nbsp;cahun un corps et nan-na Kun&nbsp;&raquo;<\/b>.<\/p>\n<p>            donc, voil&agrave;, c&rsquo;est ce que je voulais d&eacute;noncer dans ce que j&rsquo;appelle processus de m&eacute;tonymisation, qui peut lui aussi croire &agrave; un &laquo;&nbsp;tout&raquo; dire possible, un &laquo;&nbsp;<b>tout dire<\/b>&nbsp;&raquo; qui se perd dans une <b>infinitisation<\/b>. infinitisation qui rappelle &eacute;ventuellement l&rsquo;espace, que d&eacute;couvre lacan dans encore, de la <b>jouissance f&eacute;minine<\/b> &#8211; l&rsquo;espace, infinit&eacute;simal, de la tortue, qui n&rsquo;atteindra jamais la fin de la course. espace de la jouissance f&eacute;minine qui, lui aussi, se localise ailleurs que dans le corps, se &laquo;&nbsp;d&eacute;localise&nbsp;&raquo;. bon, tr&egrave;s bien. sans que je sois s&ucirc;re que cet rapprochement tienne le coup d&rsquo;une analyse plus pouss&eacute;e, j&rsquo;ajoute quand m&ecirc;me que cette jouissance peut &ecirc;tre <b>ravageante<\/b>. c&rsquo;est pour &ccedil;a que je me suis souvenue de je ne sais plus quel livre de duras o&ugrave; la femme demande &agrave; l&rsquo;homme qu&rsquo;il lui dise, crie son nom, &laquo;&nbsp;Aurelia Steiner&nbsp;&raquo;. est-ce que c&rsquo;est &ccedil;a , c&rsquo;est bien elle, &laquo;&nbsp;Aurelia Steiner&nbsp;&raquo; ? de nom, aussi, au d&eacute;part, on n&rsquo;en n&rsquo;a qu&rsquo;un. ce nom, non plus, on ne l&rsquo;assume plus. et je suis bien plac&eacute;e pour en parler. <\/p>\n<p>            par ailleurs, en tout cas, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on dit : au plus &ccedil;a va, au plus les gens &eacute;crivent, au moins ils lisent. de plus en plus attach&eacute;s &agrave; leur sympt&ocirc;me, ils ont per&ccedil;u la <b>valeur de v&eacute;rit&eacute; de la fiction de leur fantasme<\/b> et ne veulent plus cesser de le d&eacute;baller. c&rsquo;est la faute aux analystes. on leur a dit &nbsp;&laquo; causez, causez, dites n&rsquo;importe quoi, il en sortira toujours quelque chose&hellip; &raquo; et les voil&agrave; pris dans une jouissance dont ils ne peuvent plus sortir, les voil&agrave; a-parol&eacute;s. que &ccedil;a soit sur les ondes ou derri&egrave;re un &eacute;cran. prisonniers d&rsquo;une <b>v&eacute;rit&eacute;<\/b> qu&rsquo;ils font <b>sourde reine<\/b>, qui les d&eacute;passe, qu&rsquo;ils ne sauraient avoir de cesse de ramener &agrave; la &laquo;&nbsp;normalit&eacute;&raquo;. je dis &laquo;&nbsp;ils&nbsp;&raquo;, je dis &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;, je dis &laquo;&nbsp;les gens&raquo;, c&rsquo;est des trucs &agrave; quoi je crois, et dans ce &laquo;&nbsp;ils&raquo;, dans ce &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;, dans &laquo;&nbsp;ces gens&nbsp;&raquo;, je m&rsquo;y inclus. <\/p>\n<p>            l&agrave;, il faudrait que je conclue, que je fasse vite, parce que j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; suffisamment longue. je m&rsquo;&eacute;tale. je n&rsquo;ai, pour ma part, sur internet, fait aucune rencontre, si ce n&rsquo;est celle de l&rsquo;homme pour qui j&rsquo;ai quitt&eacute; mon pays ma ville (relocalisation) et dont je tiens l&rsquo;enfant qu&rsquo;il m&rsquo;a donn&eacute; sur les genoux au moment o&ugrave; je vous &eacute;cris. <\/p>\n<p>            quant &agrave; ces&nbsp;commentaires auxquels nous nous livrons pour le moment, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;ils me permettent de mettre certaines id&eacute;es au clair. cela arrive donc quelquefois. je vous remercie pour cela. je n&rsquo;en suis n&eacute;anmoins pas coutumi&egrave;re, des commentaires, et pour ce que j&rsquo;en observe, je constate&nbsp;que souvent, ils servent &agrave; mettre des petits mondes d&rsquo;accord, &agrave; constituer de petites communaut&eacute;s, de petites tribus qui vivent entre eux, qui s&rsquo;entretiennent, cultivent leurs liens, soignent leur audience, surveillent leur audimat, perdent tout sens critique, pensent en terme de hits. qui&nbsp;se rapprochent d&rsquo;aller vers le tous pareils, le prochain, le m&ecirc;me, la norme.<\/p>\n<p>            alors que le sympt&ocirc;me, comme l&rsquo;amour, est hors-la-loi. <\/p>\n<p>            si vous m&rsquo;avez lue jusqu&rsquo;ici, je vous en remercie. je n&rsquo;aime pas beaucoup le ton que j&rsquo;adopte. qui vaut peut-&ecirc;tre mieux que de ne rien dire. et dont je ne crois pas qu&rsquo;il soit le mien. en tout cas, internet permet &ccedil;a, de sans lancer sans trop r&eacute;fl&eacute;chir. moi non plus, je ne crois vous avoir r&eacute;pondu. et je m&rsquo;en excuse. <\/p><\/blockquote>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>enfin, vu qu&rsquo;on a eu la bont&eacute; 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