{"id":9842,"date":"2013-01-04T17:04:21","date_gmt":"2013-01-04T16:04:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/?p=9842"},"modified":"2014-10-17T12:06:57","modified_gmt":"2014-10-17T10:06:57","slug":"la-certitude-du-reel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2013\/01\/la-certitude-du-reel\/","title":{"rendered":"la certitude du r\u00e9el oppos\u00e9e au doute du symbolique"},"content":{"rendered":"<div style=\"margin-left: 20%; margin-right: 10%; color: #000000;\">\n<p>J&rsquo;essaie donc de lire C\u00e9dric Lagandr\u00e9 (( <em>La plaine des Asphod\u00e8les<\/em>, je le lis tr\u00e8s mal, maintenant par bribes, au hasard)). Curieusement facile et difficile \u00e0 la fois. Ainsi, lorsqu&rsquo;il cite Descartes\u00a0 (p.\u00a0105),\u00a0\u00a0attribue-t-il au semblant la certitude (\u00ab\u00a0<em>le fait de cette semblance est quant \u00e0 lui une certitude in\u00e9branlable. La consistance du semblant est sans d\u00e9faut, sans qu&rsquo;il soit question d&rsquo;attendre la sanction de l&rsquo;existence divine<\/em>\u00ab\u00a0) quand je l&rsquo;aurais moi-m\u00eame, et sans nul doute, attach\u00e9e au r\u00e9el de la lumi\u00e8re, du son, de la chaleur.<\/p>\n<blockquote>\n<p><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab\u00a0&#8230; je vois la lumi\u00e8re, j&rsquo;ou\u00efs le bruit, je ressens la chaleur. <strong><em>Mais l&rsquo;on me dira<\/em> <\/strong>que ces apparences sont fausses et que je dors. Qu&rsquo;il en soit ainsi ; toutefois, \u00e0 tout le moins, il est tr\u00e8s certain qu&rsquo;il me semble que je\u00a0 vois, que j&rsquo;ou\u00efs, et que je m&rsquo;\u00e9chauffe.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Lumi\u00e8re, son, chaleur\u00a0\u00bb sont pour moi le lieu de l&rsquo; \u00ab\u00a0il y a\u00a0\u00bb, de la pierre de plus en plus pierre de Nietzsche ou de la montagne de Hegel. Le r\u00e9el est de leur c\u00f4t\u00e9, son \u00e9preuve une certitude. Le doute n&rsquo;appara\u00eet qu&rsquo;avec le symbolique, en l\u2019occurrence sous cette forme un peu dr\u00f4le du \u00ab\u00a0On me dira que&#8230;\u00a0\u00bb (ah! ce que l&rsquo;autre pourrait en dire&#8230;)<\/p>\n<p>Donc, de mon point de vue,\u00a0 \u00ab\u00a0<strong>Je vois la lumi\u00e8re, j&rsquo;ou\u00efs le bruit, je ressens la chaleur<\/strong>\u00ab\u00a0, ces \u00e9preuves physiques, situent le r\u00e9el du corps, du corps organe qui ressent le r\u00e9el de la lumi\u00e8re, du bruit, de la chaleur.<\/p>\n<p>Tandis qu&rsquo;avec le\u00a0 \u00ab\u00a0<strong>Mais l&rsquo;on me dira&#8230;<\/strong>\u00a0\u00bb commence le travail de sape du symbolique. Ici, on rentre dans le jeu du possible, de ce qui peut, <em>pourrait<\/em> \u00eatre dit. C&rsquo;est bien le verbe qui nous fait sujet, qui nous met au monde comme sujet, \u00e0 la condition que nous nous en remettions \u00e0 sa loi. Que nous acceptions de nous en faire la dupe. Et le sujet (du verbe) n&rsquo;est qu&rsquo;un semblant (une commodit\u00e9 pour faire monde) du r\u00e9el de l&rsquo;humain qu&rsquo;il repr\u00e9sente.<\/p>\n<p>Le symbolique, le semblant, sont le lieu du doute, du possible, oppos\u00e9 \u00e0 celui, silencieux, du r\u00e9el, qui ne discute pas, qui existe. C&rsquo;est le \u00ab\u00a0je pense\u00a0\u00bb qui entra\u00eene le doute du \u00ab\u00a0je suis\u00a0\u00bb. C&rsquo;est le \u00ab\u00a0je pense\u00a0\u00bb qui tire l&rsquo;existence \u00e0 l&rsquo;\u00eatre en la nommant, en la ratant &#8211; l&rsquo;amenant \u00e0 r\u00e9essayer, \u00e0 \u00e9puiser tant\u00f4t\u00a0 tous les possibles du dit.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;essaie donc de lire C\u00e9dric Lagandr\u00e9 (( La plaine des Asphod\u00e8les, je le lis tr\u00e8s mal, maintenant par bribes, au hasard)). Curieusement facile et difficile \u00e0 la fois. Ainsi, lorsqu&rsquo;il cite Descartes\u00a0 (p.\u00a0105),\u00a0\u00a0attribue-t-il au semblant la certitude (\u00ab\u00a0le fait de cette semblance est quant \u00e0 lui une certitude in\u00e9branlable. La consistance du semblant est sans&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/2013\/01\/la-certitude-du-reel\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">la certitude du r\u00e9el oppos\u00e9e au doute du symbolique<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1590,44],"tags":[975,974,976,2277,1315,562],"class_list":["post-9842","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philosophie","category-psychanalyse","tag-certitude","tag-descartes","tag-doute","tag-la-plaine-des-asphodeles","tag-reel","tag-symbolique","entry"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9842","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9842"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9842\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9842"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9842"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.disparates.org\/iota\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9842"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}