Brux, 9h42, 22 oct.

Publié le Catégorisé comme brouillonne de vie Étiqueté , ,

c’est mon anniv. sommes à Brux,  rentrons aujourd’hui, arrivés lundi. repartons toutal’ avec Jules dans nos bagages. il reste à Paris, nous partons au Japon, où nous ne restons que 10 jours, ma faute. nous n’étions pas partis cette année, or, à F, ça lui est nécessaire, il aime les voyages lointains, les grands hôtels ; c’est lié à son enfance,  les voyages autour du monde avec ses parents, son frère. F n’est plus le même en voyage. curieusement, il est déprimé depuis que les billets ont été pris. je l’ai interrogé, nous étions debouts à la machine à café. il dit qu’il craint d’être déçu et que lui resterait-il, alors si. oui, il aime le Japon, tant et tant (qu’il en étudie la langue tous les jours depuis des années). je suis contente de lui faire plaisir. cela éloigne l’angoisse, cette fois. je pense que les 10 jours seront vite passés. je regrette d’avoir posé cette limite, d’autant que F nous a arrangé des jours en bord de mer et même un jour en forêt, ce qui me fait  plus envie que Tokyo. pourquoi cette réticence par rapport à Tokyo. nous y avons toujours beaucoup marché, tellement. que Tokyo me paraît beaucoup plus grand que Paris. pris tant de photos. (je me souviens grâce aux photos prises. non que je retourne les voir souvent. mais de les avoir vues, ce qui me rappelle  le moment de la prise et ce que je cherchais, ce que je voyais.)   nous avis pris beaucoup photos ensemble, F et moi. souvent les mêmes enchantements. à quoi tiennent-ils. photos que nous n’avons pas  montrées. enfin, peu. sur insta, à peine. rythme binaire de ma pensée. les musées, les expos, je m’en sens tellement loin pour le moment.  besoin d’écrire sur l’art. sur la distance à l’art, l’artifice. retourner à la lecture récente  du dernier Gaëlle O, ces choses précises qu’elle dit de son rapport à l’art, de la valeur pour elle de l’art. tandis que je suis dans une attitude constante de n’être liée, tenue à rien. je dis « attitude » en intégrant la forme d’un reproche qui pourrait m’être fait, alors que ce détachement est réel. ce qui me lie est un effort. ça l’est peut-être toujours. même chose par rapport à la littérature, par rapport à l’écriture. « je n’ai jamais rencontré personne d’aussi libre que vous. » je dois m’arrêter. on doit partir. je dois faire la valise. j’ai si bien dormi cette nuit.

écrit le 22, publié le 23.

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