31 mai 2006

ne pas se coucher sur le temps

ne pas se coucher sur le temps,
ne pas faire 1 avec lui,
qu’il puisse y a voir un avant un après
le passé le futur
de la perspective, du relief,
et puis des sauts, aussi, des sauts dans le temps

[perspective, le moment de son invention, dans l’histoire de l’art, à la renaissance, ce moment, pour daniel arasse, de l’introduction du sujet dans la peinture, en son point de fuite / il faut du tiers pour faire l’histoire, un décollement de soi, un décollement du corps, un point à l’infini, un mensonge / le désir regarde devant, regarde derrière (habite avant, habite après) – or ça, or ça, et comment faire pour qu’il ne se confonde pas avec l’idéal / le lieu de l’énonciation, le lieu du sujet de l’énonciation, en ses instants mêmes qui sont de jouissance, ] desserrer l’étau de nos bras de nos jambes du corps de l’instant, faire avec la peur et la chute / pieux vœux, bavardages /
l’histoire, qui n’est pas le temps, tient compte du fait qu’il passe, de ce réel-là. qu’il passe, c’est-à-dire jusqu’à sa dissolution finale, disparition.
tout du long de ceci je ne pense qu’aux blogs, à ce blog du jour qui vient se coucher sur celui de la veille, l’envoie à tout jamais aux oubliettes, dont il n’est probablement jamais ressorti. c’est qu’il me semble y être dans une parole, une parole silencieuse, qui ne cesse pas, si je ne m’en trouve plus angoissée, je n’ai pas trouvé encore comment faire pour y couper. j’aimerais qu’un objet s’en extraie que je puisse tenir en main et dont je puisse apprécier chacune des dimensions coutures. je voudrais sortir de la linéarité de ce récit aveugle. c’est ça, pour moi, « ne pas se coucher sur le temps », ce serait sortir de cette dimension pauvre de la linéarité. ce serait sauver qq chose.

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