







Découvert sur place : Etant donnés : 1° l’art, 2° le crime – La modernité comme scène du crime de Jean-Michel Rabaté
le monde à distance d'une lettre








Découvert sur place : Etant donnés : 1° l’art, 2° le crime – La modernité comme scène du crime de Jean-Michel Rabaté
on a été invités.
j’espère qu’on répondra oui. bien sûr, j’y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n’ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre.
je ne pense d’ailleurs pas qu’il y ait moyen d’en savoir plus.
d’en savoir plus sur ce qui veut et ce qui ne veut pas. sur tout l’en même temps.
« Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien à la conjonction lacanienne du Un et de la jouissance : Yad’lun, du Un de la jouissance qui ne laisse pas aller à la métamorphose, au déplacement, qui revient toujours à la même place, reste fixé en un point. »
— https://www.ecf-echoppe.com/produit/points-de-fixation/
point de fixation : je suis toute seule à la cour de récréation. Lire la suite >
« Sur une scène. Une scène de l’école – pas celle avec un grand E, la petite, celle des Dames (de Marie) ; non, la plus petite, celle des Filles (de la Sagesse). Je faisais des spectacles là quand j’étais petite, de la danse. J’ai beaucoup rêvé de cette scène, des coulisses, des loges… Mais dans le rêve, il s’agit de théâtre. Je suis la « principale » (comme en danse).
Je suis sur scène, je dois commencer, mais je ne me souviens de rien.
Je commence donc en trichant, en cherchant dans mon texte, un texte qui se trouve là sur le bord de la scène, à la frontière des coulisses, dans un livre épais et coloré, dont la reliure s’est relâchée et des femmes, pardon des feuilles (lapsus calami) se détachent. Je cherche mon texte, je ne le trouve pas vraiment. Je lance des phrases que je lis, sans les comprendre. Elles sont d’ailleurs incompréhensibles, mais ce n’est pas ce qui m’inquiète. Ce qui m’inquiète c’est que je pense que le public n’appréciera pas — ni les autres qui sont sur scène -, que je lise mon texte et que je le fasse mal, sans conviction. Sans retrouver ce que je pouvais faire auparavant. Lire la suite >
through the window train . the windows trains . the window rain .
Autour de Sans valeur de Gaëlle Obiégly que je lisais hier soir encore.
Le petit tas d’ordure comme motif de l’inavouable. L’ordure ramenée chez elle, le cœur battant malgré elle. Dont la matière, l’humus plaît à son chat. Qu’elle ne dépiaute, décortique pas tout de suite, qui existe d’abord comme un corps, un corps un, qu’elle observe, qu’elle nomme, même, « Lady », dont elle laisse venir à elle certains éléments, qui paraissent subitement en surgir, peut-être du fait des manipulations du chat. Ensuite, il est vu qu’il s’agit de papiers, de déchets de papiers, qu’il s’agit d’écrits, d’écriture. Il est vu par nous lecteurs. Mais ce pourrait aussi bien avoir été réalisés par la narratrice ou l’autrice, à ce stade-là. Tiens oui, il s’agit d’ordures, je suis amoureuse d’un tas d’ordures, mais il s’agit d’ordures particulières puisqu’il s’agit d’écrits. De choses à lire ou…. pas à lire. Enfin, il est lu ce que ces papiers recèlent d’odieux. Lire la suite >
Paris, nuit. De nouveau réveillée à 4 heures. Me suis levée pour écrire et comme d’hab au lieu de ça tout de suite captée par Instagram. Il est 4h 45.
Hier, coup de fil avec J. Il est bien, il va bien, il est content, être seul, vivre seul lui plaît. Il fait face. Dit-il et je le crois et j’en suis heureuse. À nous de respecter ça, d’apprendre à nous passer de lui, à ne plus nous occuper de lui. Ça fait un vide. À construire une nouvelle relation. À nous occuper de nous.
Je dis ça et ça fait 2 jours que je regarde une série. Industry. Saison 1, avant-hier et seulement la moitié de la saison 2 hier. Lire la suite >
Texte source : Atelier François Bon #été2023 #00 | le prologue ( 2 juin)
Je le publie ici au 2 juin pour qu’il apparaisse en premier, à la date où FB a donné cet atelier, mais la véritable date de publication sur le blog du Tiers Livre est celle 29 juillet 2023.
j’essaie de me souvenir d’un livre auquel je tiens beaucoup, et rien ne vient, rien ne revient, et cela me stupéfie. je ne me souviens ni du titre ni du nom de l’auteur, de l’autrice. du visage, je me souviens, de son très beau visage, ses cheveux noirs, lisses, tirés en arrière, sa bouche qui malgré le noir et blanc de la couverture paraissait fardée. je n’ose rien dire de plus de ce visage. je n’ose rien dire de plus, un petit quelque chose qui me retient, de ce visage dont je m’étais étonnée, à le découvrir, qu’il ne ressemblât pas davantage au mien. c’est dire. que nous fûmes même, l’une et l’autre, d’un « type » opposé. c’est la chose difficile à dire. l’une blonde, l’autre brune. c’était le deuxième livre que je lisais d’elle. mais quel avait été le premier. le souvenir est encore plus dégradé, voire absent, totalement. #blonde #brune Lire la suite >
j’ai deux chiens identiques, je les reçois. deux jeunes chiens noirs et maigres, au poil ras. ils courent dans tous les sens.
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j’ai un grand chien, plutôt grand et blanc, au poil long. je le promène, je fais des activités avec lui.
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à un moment, des laisses sont mises.
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je me souviens avec effroi des jeunes chiens noirs, oubliés, disparus. ils doivent être attachés quelque part. je les retrouve, debout, immobiles, côte à côte dans un carton que j’ouvre, ils sont liés, j’ôte leur laisse, leurs liens, qui sont des sortes de bandages sur les yeux, fermés, que je détache. ils gardent les yeux fermés, collés. c’est affreux en fait, ils sont dans un sale état. je suis très triste.
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le gros chien blanc est toujours là. ils sont trois chiens. je crois que j’ai le sentiment que je ne dois plus l’oublier. Lire la suite >
j’ai reçu un livre sur Philip Guston (Philip Guston — A Life Spent Painting) dont je suis certaine que je ne le lirai jamais. comme nous sommes dans cette drôle de période d’entre-deux fêtes où je me trouve un peu égarée (encore un peu plus égarée) par rapport à ce que j’ai ou aurais à faire, je le lis un peu. d’abord, je l’ai vécu agréablement, dans un souvenir plus ou moins inventé de semblables moments passés en famille, à traîner au coin du feu, tantôt à regarder de vieux films à la télévision, tantôt à bouquiner voire à jouer à des jeux de société, ou encore, abondamment couverts, nous échappant au dehors dans un froid qui se fait vivifiant au fur et à mesure de la promenade, récompensée au retour par un chocolat chaud… l’illusion n’a tenu qu’un jour ou deux. je me suis vite demandée ce que je faisais — et ce que je ferais mieux de faire—, ce que je faisais à me donner l’illusion que j’allais lire ou étudier ce livre, ce livre plutôt qu’un autre, rattrapée par le souvenir de ma constante insuffisance, de mon manque d’ancrage, de persistance. Lire la suite >