Je me lève je n'arrive pas à dormir. ça ne va pas du tout. trop d'inquiétude à propos de Jules. Je lis le livre de Gaëlle Obiégly, je lui écris sur Instagram: "Merci pour ce livre, totalement inconnu. Qui ne l'est plus complètement et qui le reste, qui encourage à aller vers ce qui en soi, de soi, est totalement inconnu. Inconnu, chéri, avec quoi jusque là on se croyait seul.e. Merci pour ce courage, peut-être. Cette sagesse, cette simplicité, cette voix. Merci aussi pour le soldat inconnu, auquel je m'efforcerai de penser cette nuit. Merci pour cette voix. Heureuse aussi que ce livre soit apprécié, aimé. Alors qu'il est si particulier." C'était écrire très…
Totalement inconnu
Ce qui fera cas
28 mars 24 8h45 Hier donc au matin, cette idée pour le livre d'A, l'idée d'ajouter un personnage qui soit le garant, un personnage inventé qui aurait un diplôme et pourrait dire les chose sans la charge de doute que je suis toujours obligée d'ajouter (ma façon de tout passer au conditionnel). Ce personnage dirait les choses sans précaution. Il aurait mes opinions mais pas ma prudence, pas mon caractère, ma façon de m'effacer. Ce serait un caractère fort. L'introduire de façon un peu drôle. Virginie F. ai-je pensé. Puis, j'ai repensé aux fracassemeurs et au livre de Gaëlle Obiégly. Je ne sais comment ça s'est mêlé. Mais je me demandais si au fond je…
« Je ne sais que ce que je sais et ça m’a toujours suffi. »
De toute façon, les films, les livres, les rêves, on les oublie, leur matière s'incorpore à l'inconscient. On les oublie à mon avis, parce que ce n'est pas vécu physiquement, ce n'est pas la réalité. Je dis ça mais il en va quasiment de même pour tous mes repas. Il ne m'en reste à peu près rien sinon la qualité de ma chair. Il nous faut pour garder les œuvres dans notre musée interne faire des ponts, les relier à la réalité par des détails. Parce que les détails, qui semblent pourtant sans valeur, c'est chaud comme les faits. Gaëlle Obiégly, Totalement inconnu
Obiégly, sur son journal dans Sans valeur
6.4.24, 11:55 (publié sur Instagram) Je continue à lire Gaëlle Obiégly. Ici, ce qu'elle dit à propos de son journal dans Sans valeur. Il faut que je retrouve aussi ce qu'elle en dit dans Totalement inconnu. Je lis et relis et ça ne cesse de m'émouvoir. "Le journal est une forme d'écriture désœuvrée. On n'y cherche pas la représentation. C'est la vie même qui s'y déverse.Encore plus que dans les lettres, parce que les lettres qu'on écrit peuvent subir l'influence de leurs destinataires. (...) Tenir une main courante prend du temps, mais cela permet aussi d'en conserver l'esprit; l'esprit du temps. C'est important de déposer les réflexions et les faits, parce que sinon tout s'évapore.…
le petit tas d’ordure comme motif de l’inavouable
— Autour de Sans valeur de Gaëlle Obiégly que je lisais hier soir encore.
Autour de Sans valeur de Gaëlle Obiégly que je lisais hier soir encore. Le petit tas d'ordure comme motif de l'inavouable. L'ordure ramenée chez elle, le cœur battant malgré elle. Dont la matière, l'humus plaît à son chat. Qu'elle ne dépiaute, décortique pas tout de suite, qui existe d’abord comme un corps, un corps un, qu’elle observe, qu’elle nomme, même, « Lady », dont elle laisse venir à elle certains éléments, qui paraissent subitement en surgir, peut-être du fait des manipulations du chat. Ensuite, il est vu qu'il s'agit de papiers, de déchets de papiers, qu’il s’agit d'écrits, d'écriture. Il est vu par nous lecteurs. Mais ce pourrait aussi bien avoir été réalisés par la narratrice…
Obiégly, les carnets // pas-à-lire
ce qui me paraît important avec ces carnets, ce qu'elle en dit Obiégly, c'est l'idée qu'il y ait des choses écrites qui ne soient pas destinées à être lues. que l'on se prenne la peine de les écrire sans qu'on ne cherche à leur trouver de lecteurs. c'est une part du sujet du livre, Sans valeur. ça restitue pour moi une valeur à ça. c'est parce qu'elle écrit des choses qui ne sont pas destinées à être lues, parce qu'il y a un endroit où ça existe, que son écriture a cette liberté. ça ne veut pas dire que ça ne la travaille pas, ça ne l'interroge pas. faut-il jeter, faut-il archiver. Faut il que…
Obiégly, Sans valeur, Hommage
fin du livre, toujours un peu un deuil. "Je rends hommage à Tiphaine Samoyault, James Churton Knowles, Pierre Weiss." Gaëlle Obiégly, Sans valeur
Sans valeur
ce que m'apprend ce livre, c'est la nécessité d'avoir une réserve, la nécessité, la possibilité, le moyen. le bénéfice ici à en tirer, je le vois maintenant. je me suis empêchée d'écrire parce que je voulais m'empêcher d'écrire ce qui ne pouvait être lu. j'étais dans une obligation de tout dire, essentiellement motivée par ce qui ne peut l'être, par ce qui doit être caché. je trouve ici la raison, la motivation d'écrire pour soi, d'avoir ses carnets secrets. grâce à cet aveu, cette façon de soulever un coin du tapis, d'entrouvrir le placard, et de dire, ailleurs il y a autre chose, ailleurs il y a pire, cette seule évocation sauve de tous les…
les lieux et je ne sais pas ce qui est publié sur ce site
Je ne sais plus ce que j'ai fait hier. De nouveau prise dans la fièvre d'écriture/corrections/résolution de problèmes techniques. Ecrit des choses qui sur le moment m'ont parues importantes. J'ai commencé à parler de Bruxelles et curieusement en moi cela a résonné comme si c'était encore, déjà, aussi une façon de parler de la Palestine. Et du passé. De quelque chose qui est profondément moi. Moi et ma famille. A cause des quartiers où nous avons vécu. Comme de commencer à parler de quelque chose que je n'ai pas beaucoup dit, il me semble. Pas dit, pas écrit. Autour de mes derniers séjours dans cette ville, liés à ma mère, à mes frères. Ce nouvel…
mon analyste n’aime pas l’idée que je travaille au blog
fatiguée fatiguée. beaucoup marché aujourd'hui, pense pas avoir rien publié. ah mais si, ce matin, avant d'aller chez l'analyste, un texte incroyable pour moi où il est question des fracassemeurs et de ce qui "fera cas", je ne sais pas comment je suis tombée là-dessus, un texte datant du mois de mars 24 et de la lecture de Gaëlle Obiégly qui m'avait tellement impressionnée et qui a probablement modifié quelque chose de mon rapport à la maladie et à l'écriture. retrouver ça m'a amenée à vouloir ramener sur le site toutes les notes Obiégly, il y en a pas mal. j'ai commencé à les travailler. mais comme elles se mêlent à des événements dont je…
mettre obiégl de côté
je crois que je dois mettre Obiégly de côté. mes notes Obiégly. l'imprimer, si possible la relire, la mettre dans un classeur et passer à autre chose. revenir plus tard. tout ce que j'en dis est trop pris dans des événements dont je ne veux pas parler, qui concernent des proches. j'allais assez mal à ce moment-là, je le constate à me relire. ce que je peux dire et penser en de tels moments... je peux difficilement les publier tel quel. les angoisses que je peux avoir... même si je trouve bien d'être parvenue à en écrire quelque chose. mais le publier... tombée dans instagram sur cette image que j'ai aimée.
ven., 18 oct. 24 _ le cahier noir et la colle du réel
journal de classe qu'ai-je fait hier sur le site? bien sûr, je ne m'en suis pas tenue à ce que j'ai dit, j'ai pas imprimé #Obiégly et j'ai travaillé dessus, tout publié en privé. me suis trouvée effectivement confrontée à des choses dont ne veux pas parler là, ai dû faire des coupes, ce qui n'est pas mon fort. songé, de loin, à son cahier noir, à Obiégly. il faut que je trouve le moyen de supporter d'être seule avec mon cahier noir, m'y résoudre. qu'il y ait le cahier noir, secret, et puis l'autre, publié. je ne serais possédée par aucune autre volonté que celle de publier un cahier noir. comment consentir à camoufler.…