Rêve - Je m'aperçois que je n'ai pas de boîte aux lettres. c'est tout ce dont je me souviens. Je crois qu'un autre nom est mis sur ma boîte aux lettres. Mon nom est sur une plaque, caché derrière les boîtes aux lettres. Je ne sais pas du tout si c'est ça. Il y a encore autre chose. ça paraît sans issue. Ajout du 18 janvier 2021 l'objet petit a derrière l'image narcissique i(a) dans la mélancolie Lacan a très peu parlé de la mélancolie. A la fin du Séminaire X, il reprend la distinction de Freud entre deuil et mélancolie. Il avance que si on ne différencie pas l'objet a et i(a), c'est-à-dire de…
vendredi 9 février 2018
interlude 2 : s’en sortir en sautant par la fenêtre
Dans un panier de voyage en osier que j'ouvre, découvre chatte, petite chatte réduite, complètement réduite, devenue toute petite, les entrailles à l'air, ouvertes, sans plus de membres, semble-t-il, c'est une vraie torture. C'est une mère, elle a ses petits, trois, très petits, des fœtus pratiquement, alignés. C'est un énorme chat, qui est aussi dans le panier, qui lui a fait ça, c'est un monstre, il occupe tout l'espace du panier. il fait peur. Je referme le panier. D'autres animaux subissent un sort analogue. Je pense qu'on ne peut laisser cette petite chatte dans cet état. Je crois qu'il est question qu'elle pourrait s'en sortir en sautant par la fenêtre. Je ne sais pas quoi…
Fr…éronique
Chère Hélène Parker, Je vous demande de ne plus attendre de moi que j’écrive. De me laisser libre de ça. Je n'arrive pas à le formuler, mais autant cela m'a surprise, cela m'a fait plaisir, cela a été important que vous appréciez ce que j’écrivais, autant, ça ne peut pas devenir impératif (je veux dire que j'ai alors pensé que vous attendriez que j'écrive, que vous seriez déçue si je ne le faisais pas). Je n'osais pas vous le dire, car j'ai aimé votre appréciation. Vous êtes devenue celle qui a aimé ce que j'écrivais. Ce qui me lie à vous d'une façon très spéciale, car vous avez pu reconnaître quelque chose qui ne l'espérait…
à Hélène Parker – vouloir l’aveu
#lenomoublié #cequineveutpaselaissersaisir #CBD #lapeaudemamère #letravail #cequineveutpasselaissersaisir #quelnommanque #aveu #mélancolie #crimnomendossé #crimesansnom #faute #lafauteobjet #natureducrime #cequineveutpasselaissersaisir #travail #empêchée #fâchéesur #promenade #écriture #écritureintransitive #retour #chambre #lecture #cequ'ilyadeplustristeaumonde #solitude
Éric Laurent, « Mélancolie, douleur d’exister, lâcheté morale », Ornicar? 47
(p. 8) Le sujet et sa cause dans la mélancolie Cliquer pour lire (p.9) (...) "Voici donc liés le moi primordial comme essentiellement aliéné et le sacrifice primitif comme essentiellement suicidaire." 13 D'une phrase, (...) Lacan donne sa forme au sacrifice primitif dans le fort/da et les jeux d'occultation, qui sont les premiers jeux de l'enfant : "Nous pouvons les concevoir comme exprimant les premières vibrations de cette onde stationnaire de renoncements qui va scander l'histoire du développement psychique".14 (...) Le sacrifice primitif est sacrifice du sujet, c'est le rapport à l'Autre qui est paranoïaque. A cet égard, le suicide mélancolique est le pendant du meurtre immotivé sur le versant paranoïde ; c'est le point…
« tout entier pris dans le sacrifice, sans aucun recours »
L'action du sujet dans le fort/da est exemplaire. En nommant le vide créé par l'absence de la mère à l'aide de l'alternance présence/absence de la bobine, le sujet la détruit comme objet, mais il constitue cette action même comme objet en la répétant. Le sujet "élève son désir à une puissance seconde (...) Le symbole se manifeste d'abord comme meurtre de la Chose, et cette mort constitue dans le sujet l'éternisation de son désir."15 Le fort/da n'est plus seulement scansion, mais véritable fondement de l'édifice subjectif du désir. La mélancolie, sacrifice suicide, s’identifie à cette mort du sujet qui se nomme dans le même temps où il s’éternise. Par là, le sujet se fait pur…
orage et tachypsychie
l'orage est passé, le jour se lève. quelle beauté cet orage, quel appaisement. immensité. tout du long, j'aurais pu écrire, je ne l'ai pas fait. j'ai laissé l'orage à l'orage. il ne se représentera plus jamais. à moins qu'il n'ait ouvert une nouvelle ère, d'orages. difficultés. hier relu ces passages dans Emmanuel Carrère qui m'avaient mis la puce à l'oreille. bien sûr j'aurais dû écrire pendant l'orage. je n'ai plus que les dernières gouttes, et tout du long qu'il s'abattait, splendide, je pensais à ce moment où il s'arrêterait. au centre de ma maladie, c'est bien plutôt le temps. un gros problème avec le temps. celui qui passe. à Emmanuel Carrère, quand on lui dit…
emmanuel carrère, suite
réveil. au lit, noir de la chambre, je ne sais pas encore qu'il est tard déjà, bon sommeil, cauchemar, chaleur, souvenirs des lectures de la veille.j'entends : tuuuue.... toi - un très long tue, qui pourrait presque valoir pour tu es ou tue, finalement arrive toi. je pense à tout ça, ces formules entendues depuis si longtemps, qui reviennent régulièrement. que je ne retiens plus que comme le signal de quelque chose qui ne va pas, qui seraient celui d'une "mélancolie enclenchée". il faudrait que je raconte quand ça a commencé, ces cruelles pensées, mais pas maintenant. que j'ai un moment appelés les fracassemeurs, quand les injonctions étaient beaucoup plus violentes, puissantes, et alors pleines…
la nature de mon corps
Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.
jeudi 8 juillet, 11h54 :: dégoût (le monde réduit à un diagnostic)
nuits d'insomnies se succèdent. c'est l'écriture sur le blog qui devient trop difficile. qui provoque en moi du dégoût. dégoût de la situation, de cette maladie, de ce que je décris. dégoût et crainte aussi.sur le blog, j'ai ajouté une page qui liste tous les billets du mois de juin dans l'ordre chronologique. je voulais voir comment ça se lisait (je projette de faire ça pour tous les mois)1. cette relecture de textes écrits pour la plupart dans l'urgence, la nuit, s'est avérée pénible. je ne cesse de trouver à corriger, à ré-écrire, à supprimer. éventuellement je m'aperçois que je me suis répétée, que deux jours à la suite j'ai redit la même chose, avec…
mar. 27 juillet :: rêve -affublée d’un double
À ce que j'écrivais ce matin, je voudrais rapidement ajouter que je m'étais d'abord réveillée fort prise dans un rêve où j'ai aussi longtemps que possible continuer d'errer, que j'aimais alors qu'il s'agissait d'un cauchemar, dont je ne me souviens d'aucun terme, si ce n'est, peut-être, celui exagéré des silhouettes de ce sculpteur dont le nom me revient : Giacometti. J'étais dans le rêve affublée d'un double, crois-je. Un double masculin dont l'allure évoquait l'un de ses longs marcheurs au corps de terre adoigtement rapprochée (je le dis comme ça me vient). Ce double avait une fonction déterminée liée à ce qu'il ne soit pas sans sens qu'il soit, lui, de sexe masculin. Cette fonction…
timidité – comment je suis devenue seule – qu’est-ce que tu fais dans la vie?
on a été invités. j'espère qu'on répondra oui. bien sûr, j'y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n'ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre. je ne pense d'ailleurs pas qu'il y ait moyen d'en savoir plus. d'en savoir plus sur ce qui veut et ce qui ne veut pas. sur tout l'en même temps. "Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien…
BXL, ven. 3 sept – ne vois-tu pas que je brûle
Jeudi 2, suite du rêve raconté plus tôt, dans le train vers Bruxelles, 10h30 Dans la même chambre : de ma cousine S. Ai-je pensé à elle récemment? Peut-être hier. Pourquoi? Lui parler du psoriasis de mon frère. Toutes ces maladies auto-immunes qui se multiplient dans la famille. Elle-même gravement atteinte. Côté de mon père, donc, plutôt. Pourquoi ne l'ai-je pas appelée, ma cousine, manque de temps, toujours. Un coup de fil : briser dans l'habitude, dans le train-train. Sylvie, dans l'enfance, dite "garçon manqué" et moi très petite fille (et comment j'y tenais à mes tresses, à mes jupes). Nous ne somme pas dans le même lit, F et moi, pas à la même…
Mélancolie et psychose ordinaire, Sophie Marret-Maleval
En 1998, Jacques-Alain Miller introduisait le terme de « psychose ordinaire » pour évoquer les formes non déclenchées ou tempérées de la psychose, sur lesquelles la clinique contemporaine, dans le sillage du dernier enseignement de Lacan, a conduit à mettre l’accent. En effet la psychose est de structure pour Lacan, conséquence de la forclusion du Nom-du-Père dont les effets peuvent se repérer dans un temps d’avant le déclenchement. Dans un récent article, J.-A. Miller précise : « la psychose ordinaire n’a pas de définition rigide » [1] ; il la définit ainsi : peut-être que «la psychose ordinaire est une psychose qui n’est pas manifeste jusqu’à son déclenchement » [2] La psychose ordinaire s’oppose à l’extraordinaire des formes déclenchées. Lacan réduit, dans son dernier enseignement,…
jeudi 16 sept. – rêve :: 2 + 1 chiens
...rêve du jeudi 16 j'ai deux chiens identiques, je les reçois. deux jeunes chiens noirs et maigres, au poil ras. ils courent dans tous les sens. .j'ai un grand chien, plutôt grand et blanc, au poil long. je le promène, je fais des activités avec lui..à un moment, des laisses sont mises..je me souviens avec effroi des jeunes chiens noirs, oubliés, disparus. ils doivent être attachés quelque part. je les retrouve, debout, immobiles, côte à côte dans un carton que j'ouvre, ils sont liés, j'ôte leur laisse, leurs liens, qui sont des sortes de bandages sur les yeux, fermés, que je détache. ils gardent les yeux fermés, collés. c'est affreux en fait, ils sont dans…