l'orage est passé, le jour se lève. quelle beauté cet orage, quel appaisement. immensité. tout du long, j'aurais pu écrire, je ne l'ai pas fait. j'ai laissé l'orage à l'orage. il ne se représentera plus jamais. à moins qu'il n'ait ouvert une nouvelle ère, d'orages. difficultés. hier relu ces passages dans Emmanuel Carrère qui m'avaient mis la puce à l'oreille. bien sûr j'aurais dû écrire pendant l'orage. je n'ai plus que les dernières gouttes, et tout du long qu'il s'abattait, splendide, je pensais à ce moment où il s'arrêterait. au centre de ma maladie, c'est bien plutôt le temps. un gros problème avec le temps. celui qui passe. à Emmanuel Carrère, quand on lui dit…
orage et tachypsychie
Yoga, d’Emmanuel Carrère (extraits)
"Tachypsychie C'est un mot que je ne connais pas, "tachypsychie". Je l'ai entendu pour la première fois dans la bouche du premier psychiatre auquel j'ai eu affaire - homme doux et humain, à qui je pense avec gratitude. La tachypsychie, c'est comme la tachychardie, mais pour l'activité mentale. Les pensées sont erratiques, sans suite, stridentes. Elles s'agitent en tous sens, trop vite. Elles tourbillonnent et blessent. Ce sont des vritti, mais des vritti surmultupliés, une tempête de vritti, des vritti sous cocaïne. Cela décrit bien mon état. Moi qui me croyais en si bonne voie pour les domestiquer et atteindre l'état de quiétude et d'émerveillement, je suis la proie de vritti déchaînés. Je leur suis…
lundi 7 juin :: je quitte la piscine-millot
lundi 7 juin matinvoilà, c'est fait je me détache, j'oublie, déjà, CM. combien j'ai tenu à elle, le temps de la lire. et là je le sens, je m'éloigne, de plus en plus de son bord.je tenais tant, à la piscine-millot. s'agripper au bord de la piscine. bientôt reprise par.ai-je tout noté, l'important?qu'ai-je dit?heureusement que je sais nager. 16:15dans la rue. je ne m'en sortais plus. je suis sortie, je fume une cigarette payée 80 centimes d'euro. je ne sais pas du tout quoi faire. il fait beau. tout est étonnant,j'aurais presqu'oublié qu'il y avait des masques. je fais le tour de la place immense.plus que quelques rues à parcourir pour rentrer chez moi. je n'ai…
4 octobre 2020 – réalité vérité réel
Ecrit en commentaire à un texte sur Facebook très remonté contre Emmanuel Carrère, l'accusant entre autres de proposer aux grands déprimés de se faire faire une cure de bonne conscience auprès de réfugiés sur une île grecque, tout en travestissant la réalité des faits alors qu'il se targue de toujours vouloir dire la vérité, ce dont il fait même le cœur de son livre et de son écriture. Certains écrivent, d'autres pas. Certains s'y autorisent, d'autres pas. Certains y sont obligés, d'autres pas. À toutes sortes d'égards, écrire est maladie, écrire fait partie de la maladie, écrire est sa guérison. Peut-on enlever l'écriture à Emmanuel Carrère ? Qui le peut ? Ces "révélations" de l'ex-épouse…