samedi 12 mai 12:57 rêve de cette nuit. ma mère à la clinique. on découvre qu’elle est très malade. qu’elle a un cancer, je ne sais plus de quoi, des poumons peut-être, enfin, ça reste vague. on lui dit qu’elle doit se reposer. on lui dit qu’elle doit se faire aider. je suis là, on me fait comprendre que je dois l’aider, absolument. je vais de mon côté à un hôpital. je suis malade aussi. on me met des pansements. beaucoup. je vais voir ma mère, je lui dis que je suis très malade. moi aussi, très malade. je lui dis « mais tu sais, c’est vrai, je suis très malade. » elle n’a pas…
enfermée dans la chambre (venue aux faits)
le lendemain, dimanche, 14 :18, sur le lit. fenêtre ouverte, vent dans les arbres, ravie.
revenir sur ce que j’ai écrit hier, à propos des 2 rêves : c’est non, c’est non, c’est idiot, ça n’est pas ça, faut laisser tomber, ces interprétation bidons. x2, double, reflet, paire ma mère et moi, 2 maladies, 2 maladies mortelles, 2 mères, 2 frères, 2 amies, 2 amis, grand appartement, 2 blondes, jumelles, reflet, les contraires ancien/moderne, 1 brun/1blond les méchants, les gentils = l'explication du monde méchants/méchante, faire travailler/travailler les mères et leur maladies de mère, qui sont en réalité, 1 maladie de femme, 1 maladie mortelle. 1 maladie de jouissance – cancer / brûlée vive.
“La sensation”
— à la place de ma mère
La sensation. Souvenir m'en est revenu dimanche soir. J'avais passé le week-end à la retranscription du cours de Jacques-Alain Miller. J'étais un peu vidée. Contente, mais dans le doute, comme je peux l'être à chaque fois que j'ai passé "trop" de temps à quelque chose. Je voulais me remettre à la séance psy du lendemain, retourner, réinvestir ça, l'analyse. Comme je pensais aux derniers mots du dernier cours de Miller, sur la jouissance féminine, je me suis souvenue de la sensation que j’avais décrite à G (l’analyste rencontré au moment de mon arrivée à Paris). Il m'avait répondu : "C'est un très bel exemple, une très belle description de jouissance féminine, ce dont vous me parlez…
je vole sa perruque à une cancéreuse en traitement
Abominable rêve cette nuit. "vole" sa perruque à une cancéreuse en traitement. La mets. Veux me couper tous les cheveux. Mais ne veut pas qu'un coiffeur le fasse, car on s'apercevra que j'ai des cheveux sous ma perruque. Je crois que j'ai une sorte de faux crâne rasé greffé sur mes cheveux sur lequel est posé la perruque de la cancéreuse. A moins que ce faux crâne ne soit intégré à la perruque. Bref, je ne veux pas qu'on y tire de trop et qu'on s'aperçoive de la supercherie. Je veux cependant me couper les cheveux, et il me semble que j'envisage cela comme quelque chose de menaçant pour mes parents. Comme quelque chose…
l’annonce faite à MC – objet : des nouvelles de ying et de yang
— L'été à l'heure chinoise
15:12 Dear Marie, nous sommes à donn. je crains que ça ne soit un peu compliqué pour moi de venir te voir, comme nous en avions parlé, parce qu’en fait, tout simplement, je ne conduis pas (je suis malheureusement dépendante de mon copain pour ça (et d’ailleurs pour d’autres choses aussi). cela dit, tu es la bienvenue, quand tu veux. nous sommes encore là jusqu’à jeudi. après, hélas, c’est retour à la ville. (je suis au jardin, je me suis un peu démenée à couper des branches d' arbres; je fais une pause, sous les noisetiers, c’est bien.) tu sais, ça fait des mois que je dors mal. que je me réveille toutes les nuits vers…
la nature de mon corps
Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.
timidité – comment je suis devenue seule – qu’est-ce que tu fais dans la vie?
on a été invités. j'espère qu'on répondra oui. bien sûr, j'y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n'ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre. je ne pense d'ailleurs pas qu'il y ait moyen d'en savoir plus. d'en savoir plus sur ce qui veut et ce qui ne veut pas. sur tout l'en même temps. "Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien…
une force
il y a en moi une force qui me pousse à ne pas faire ce que je dois, et qui a dominé toute me vie, à ne pas faire ce que je dois et à me haïr. à me haïr et à me supprimer. (tentative d'articulation : je ne fais pas ce que je dois pour pouvoir me haïr) c'est la force la plus insidieuse qui soit, la plus dissimulée. je ne pense pas qu'elle s'exerce chez les autres de la même façon, ni qu'elle se soit exercée également en moi tout au long de ma vie. elle m'a cependant toujours rattrapée. je pense que je peux exprimer ceci à l'âge que j'ai, à 59…
samedi 28 janvier, 9h25 – trop de HHC
— l'inhibition due à un simili travail de deuil // ce qui tient à l'ombre, tient à l'ombre avec force
samedi 28 janvier 20239:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort) Dans le noir de la chambreÉtranges pensées cette nuit. Et sentiment de corps délocalisé. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j'ai décidé de m'éloigner de mes pensées en me concentrant sur corps. Mon corps n'était pas là où je m'attendais qu'il soit. Je l’attribue au HHC. Je voulais faire l'exercice de relaxation "lourd", lequel consiste à penser "lourd" et à envoyer cette pensée dans le corps, dans chacune de ses parties, une à une, en essayant de n'en oublier aucune, en le remontant par exemple, depuis les pieds jusqu'à la tête - orteils, pieds, mollets, genoux, cuisses, etc.…
#12 | oreillers de l’auteure
encore une autre nuit, encore le noir et la chaleur agréable des draps les fenêtres ouvertes malgré la mi-septembre des disputes dans la rue et qu'est-ce qui dans ce moment est extraordinaire tout en ne l'étant absolument pas qu'y a t il qu'elle voudrait retenir encore empêcher la nuit d'avancer de passer de s'en aller la vie de reprendre quelle vie le monde et son travail alors que dans sa tête rien qui ne trouve à s'élaborer rien elle le sait qui ne trouvera à s'écrire jusqu'à satisfaction à s'écrire jusqu'à avoir apporté satisfaction. l'auteure ne s'en sort pas. l'auteure s'est maintenant levée, elle est dans la pièce où il fait orange la nuit, elle tapote…
Ce qui fera cas
28 mars 24 8h45 Hier donc au matin, cette idée pour le livre d'A, l'idée d'ajouter un personnage qui soit le garant, un personnage inventé qui aurait un diplôme et pourrait dire les chose sans la charge de doute que je suis toujours obligée d'ajouter (ma façon de tout passer au conditionnel). Ce personnage dirait les choses sans précaution. Il aurait mes opinions mais pas ma prudence, pas mon caractère, ma façon de m'effacer. Ce serait un caractère fort. L'introduire de façon un peu drôle. Virginie F. ai-je pensé. Puis, j'ai repensé aux fracassemeurs et au livre de Gaëlle Obiégly. Je ne sais comment ça s'est mêlé. Mais je me demandais si au fond je…
on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions
on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d'où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd'hui Israël. ça ne s'apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l'ordre du trauma et à la façon dont ça s'est combiné en moi pour y répondre, pour s'organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m'absoudre, ce n'est pas moi, c'est la maladie, cette maladie honteuse qui m'a conduite à mener une vie d'inutile et d'exilée, dont le destin ne trouve à s'accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à donner un peu d'allure, à défaut…
ma pensée trop vagabonde
ma pensée trop vagabonde. écrire, n’a jamais d’autre but, n’a plus jamais d’autre but, que de tenter d’en fixer le cours. chaotique chemineuse clocharde cloche désordonnée errante flottante fugitive galvaudeuse heurtée mendiant trimardeuse pouilleuse rôdeuse sans-abri sans-logis sdf familière clodo gueuse truande misérable instable bohémienne pauvre nomade malandrine clochette bohème bande aventurière voyageuse ribeleuse libertine coureuse ambulante rétive traînière flâneuse flottante couche-dehors comète chiffonnière camp-volante buissonnière va-nu-pieds * pieds nus je pense parfois que marcher pieds nus est une des choses que je préfère au monde, et qu'il faudrait que je l'écrive. checked. même la nuit, quand je me lève, obligée par l'insomnie et que mes pieds je les pose au sol le plus silencieusement…
à Christine J – sur l’éparpillement encore
je suis éparpillée. j'en souffre. c'est peut-être mon souci principal. y a la guerre, le réchauffement climatique, l'IA, les ultra riches; le racisme, l'extrême droite, etc., mon souci c'est l'éparpillement... je ne tiens aucun choix, aucune décision, ne mène aucun projet jusqu'au bout. je parle ici de projets d'écriture. quelque soit mon enthousiasme, tout me tombe des mains, j'oublie. je passe à autre chose. je multiplie les notes et les blocs notes, les fichiers ouverts, les sites internet, les pseudos. je surfe. constante dans l'inconstance depuis si longtemps, je ne vois guère d'autre choix possible que de renoncer totalement à écrire. mais, non, je n'y parviens pas non plus. écrire reste le moyen le plus sûr…
mardi 12 mai 2026 – les lettres et les régimes d’été
05:40... Au boulot... les lettres Me suis encore laissée aller hier, à suivre inconsidérément des fils dans le blog et suis tombée sur un écrit de septembre deux-mille...... deux-mille quoi? douze? qui m'a ramenée à une lettre de cet été-là, de la mi-août, dont je dis qu'elle est le seul écrit de cet été, que je me me suis mise à relire, dont je me suis trouvée alors gênée par la façon dont elle était écrite, gênée peut-être en raison de ce qu'elle était restée sans réponse, qu'elle devait comporter en elle-même la racine de ce rejet, au point que j'ai tenté alors de la ré-écrire... pour finalement, je crois, par la dépublier, la passer…