Chère Hélène Parker, Je vous demande de ne plus attendre de moi que j’écrive. De me laisser libre de ça. Je n'arrive pas à le formuler, mais autant cela m'a surprise, cela m'a fait plaisir, cela a été important que vous appréciez ce que j’écrivais, autant, ça ne peut pas devenir impératif (je veux dire que j'ai alors pensé que vous attendriez que j'écrive, que vous seriez déçue si je ne le faisais pas). Je n'osais pas vous le dire, car j'ai aimé votre appréciation. Vous êtes devenue celle qui a aimé ce que j'écrivais. Ce qui me lie à vous d'une façon très spéciale, car vous avez pu reconnaître quelque chose qui ne l'espérait…
Fr…éronique
timidité – comment je suis devenue seule – qu’est-ce que tu fais dans la vie?
on a été invités. j'espère qu'on répondra oui. bien sûr, j'y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n'ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre. je ne pense d'ailleurs pas qu'il y ait moyen d'en savoir plus. d'en savoir plus sur ce qui veut et ce qui ne veut pas. sur tout l'en même temps. "Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien…
jeudi 16 sept. – rêve :: 2 + 1 chiens
...rêve du jeudi 16 j'ai deux chiens identiques, je les reçois. deux jeunes chiens noirs et maigres, au poil ras. ils courent dans tous les sens. .j'ai un grand chien, plutôt grand et blanc, au poil long. je le promène, je fais des activités avec lui..à un moment, des laisses sont mises..je me souviens avec effroi des jeunes chiens noirs, oubliés, disparus. ils doivent être attachés quelque part. je les retrouve, debout, immobiles, côte à côte dans un carton que j'ouvre, ils sont liés, j'ôte leur laisse, leurs liens, qui sont des sortes de bandages sur les yeux, fermés, que je détache. ils gardent les yeux fermés, collés. c'est affreux en fait, ils sont dans…
une force
il y a en moi une force qui me pousse à ne pas faire ce que je dois, et qui a dominé toute me vie, à ne pas faire ce que je dois et à me haïr. à me haïr et à me supprimer. (tentative d'articulation : je ne fais pas ce que je dois pour pouvoir me haïr) c'est la force la plus insidieuse qui soit, la plus dissimulée. je ne pense pas qu'elle s'exerce chez les autres de la même façon, ni qu'elle se soit exercée également en moi tout au long de ma vie. elle m'a cependant toujours rattrapée. je pense que je peux exprimer ceci à l'âge que j'ai, à 59…
dimanche 22 janvier
Lit. Ah, il est 7 heures du mat, j'ouvre un œil et le téléphone, j'écris le fracassemeur du moment: Tu te hais, tu te hais, tu te hais... À quoi je rétorque : Mais pourquoi ? Pourquoi ? Si seulement tu m'expliquais ça. Évidemment, pas de réponse. Je me lève. Ricoré, salon noir. Dommage qu'il ne le soit pas davantage. La lumière orange qui filtre de la rue est regrettable. Difficile passage chez le coiffeur hier, et retour à la maison. Tellement intimidée sur place. Les lumières si fortes. Le jeune coiffeur très charmant, gentil. Et l'horreur de me voir dans le grand miroir si éclairé. Je vois tout de suite que je n'aurais pas…
Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte
Marie-Claude Lambotte, Le discours mélancolique. De la phénoménologie à la métapsychologie. Érès, « Psychanalyse - Poche », 2012. Extraits relevés en cours de lecture les numéros pages sont indiqués entre parenthèse ... "modes de résolution" du symptôme mélancolique et, avec eux, le nécessaire recours au registre de l'esthétique. (p. 8) un certain type de discours dépressif que nous avons qualifié de "mélancolique" eu égard à son formalisme dépourvu d'affect et de fantaisie, à sa logique toute formelle et à l'impossibilité manifeste de cerner à son propos un quelconque récit. (Cette impossibilité d'un récit, de quoi parle-t-elle? N'est-ce à quoi je me coltine? N'y a-t-il de récit de la mélancolie? Serait-elle sans récit ? Mais à quoi m'obstinai-je ? Mon secret…
dimanche 20 avril 25, 06:28 // de la tachypsychie
alors, c'est Pâques // une phrase avec point au bout, une phrase sans. // Je dois lutter pour ne pas refaire le thème de iota et le passer en FSE (full site editing) // je m'étais levée pour boire une Ricoré et retourner me coucher. et retourner me coucher et profiter du lit et dormir et ne plus penser. // parfois, ne pas dormir et penser est agréable parfois, comme ce matin, pas très. la façon dont mes idées sautent d'un sujet à l'autre, plus ou moins indifféremment, n'est pas très agréable. j'ai appelé ça d'un terme psychiatrique l'autre jour, j'ai oublié lequel. dans le texte moments. il y a des variations, des variabilité dans…