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Je relis, c’est dense, emmêlé, je ne comprends d’ailleurs absolument pas le titre, que je modifie (c’était « 1_63-2_11-i (je me complique l’existence) »)
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jeudi 2 fé
— to do list

Jeudi 2.2, 7:33, 3 gouttes hier, 1 Ricoré, coin de canapé et les 4 rideaux tirés (ce qui est ce que je préfère).

Affaires

Sujets: Mais est-ce que tous se rapporteront à la mélancolie? Les recopier sur des bouts de papier, voir comment ils se regroupent, trient. Comparer avec la liste des Catégories, Mots-clés.
Sujets : S’il fallait n’en garder qu’un, gardons la mélancolie.

08:06 me refaire une Ricoré. J se lève.

L’addiction

L’addiction. J’y suis revenue avec le blog. Quand je commence, je ne peux pas m’arrêter. A chipoter, à bricoler. J’abricole et j’aime. Je fais et défais. Je monte et démonte. Comme disait ma grand-mère, Faire et défaire, c’est toujours travailler. Comment l’accepter, le tolérer, supporter sans honte  la jouissance que j’y trouve. Parce que je ne trouverai pas d’autre moyen de faire. Il s’agira toujours de choisir une addiction. Donc je dois me séparer de l’idée, je peux maintenant me séparer de l’idée que le blog, de par la jouissance où il m’entraîne, c’est le mal, je dois en avoir honte, je dois m’en haïr, je dois le réfréner. Non, je dois me dire je fais avec l’addiction. Au niveau des limites, déjà il y a la vie de famille. La contrainte du repas. Etc.

9:52 mal aux hanches. Ça se paie physiquement aussi, les heures à rien faire d’autre que tapoter.

Notes en bas de page

  • 1
    Sur lui que j’ai projeté l’objet qui dans l’enfance  a été aimé, puis haï, qui a alors été incorporé, ramenant la haine sur moi et trouvant, beaucoup plus tard, à se projeter sur F (me donnant à ressentir la violence de cette haine, jusqu’à ce que je découvre qu’elle ne s’adressait qu’à moi (le lapsus).)
  • 2
    L’ai-je écrite déjà ?

mercredi 1er février, 06h07
— night_

Véronique Laveu-Lahon

Véronique Lahon-Laruelle

Discussion vite devenue houleuse de Véronique Lahon-Laruelle hier avec son compagnon (de longue date) Edgar Lamer (qu’elle appelle Tume).

Elle lui dit Tu me heurtes.

(Le passage des mots en 3D. Et en couleurs.)

Mardi 31 janvier 2023

7:35 2 gouttes, assise coin de canapé, recroquevillée, pas de couverture, froid. Bu beaucoup d’eau (tiède + bicarbonate) parce que j’ai des problèmes de calculs et que ça fait mal en ce moment. Je dois boire plus. Alors, je vais essayer de boire au réveil, directement, beaucoup, comme ça….

La tristesse qui m’est tombée dessus hier matin, et qui m’a pesé toute la journée, lorsque voulant écrire à FB, voulant lui décrire mon projet, je me suis rendue compte que je ne parviendrais pas à l’y intéresser et que je n’arriverais pas à écrire quoi que ce soit de publiable, c’est-à-dire de lisible. Le caractère autiste de mon écriture m’a un fois de plus frappée. Et j’ai renoncé à ce mail. Ça m’a déprimée. Le caractère autiste de ce que je fais m’a une fois de plus sauté à la figure.

Alors, cette nuit, rêvé, rien d’analysable, il me semble.

Il y avait un nouveau bébé et F, qui devait rentrer, avait disparu, ne rentrait pas, ce dont j’étais contente. Je pensais que le bébé était de lui. Je n’ai pas l’impression que ce bébé était de moi. Et j’ai peut-être pensé que j’allais m’en occuper. Mais j’ai aussi pensé que Nicole et Martine allaient s’en occuper (!) Il fallait que le bébé aille au lit. Je crois que je pensais qu’il dormirait entre elles deux, or elles avaient des lits séparés. Martine a pris le bébé dans son lit, le serrait près d’elle, comme il le fallait. Mais Nicole restait dans son lit. Je leur disais qu’il faudrait peut-être qu’elles rapprochent les lits. Et, contre toute attente, Nicole répondait qu’elle ne voulait pas (!) Ça me choquait un peu.

Après, je rencontre JL. Il est avec une nouvelle amie. Je lui dis que F a disparu. A ce moment-là, je me dis que plutôt que de m’en réjouir, je devrais peut-être m’en inquiéter, ne fût-ce que par bonté d’âme.
Il est question d’un service que JL pourrait me rendre. Un service monnayé. Il accepte volontiers, me dit qu’il va le faire. Mais en même temps, je n’en n’ai pas envie.
Donc, je vais à l’endroit où son service serait nécessaire et comme je me penche sur elle, la saisis, « la chose », une sorte d’épaisse roue en bois, se détache toute seule du support dans laquelle elle était prise, et tombe en morceaux, par son centre, le long des rayons. J’ai de gros morceaux en mains, qui ont la forme de triangles de tartes. Ils sont un peu encombrants, me tombent des bras, je dois les rattraper. J’en suis très étonnée et contente, je vais montrer ça à JL, je n’ai pas besoin de lui.

Interprétation

Est-ce qu’il s’agit de l’aide que je m’apprêtais à demander à FB ? L’aide monnayée?

Et l’objet, l’énorme roue, qui se détache sans que j’aie besoin de lui ? Je voulais qu’il m’aide à extraire un objet à lire de cette masse du blog. La roue de mon nom? La roue du meunier ? Qui ressemble aussi à un gouvernail. Qui était collée à son support dans une sombre encoignure et que je détache. Qui tombe en morceaux. « Mon whisky en pièces détachées!! » (le capitaine Haddock dans On a marché sur la lune) (quel cours de Miller sur les pièces détachées?)

Et le bébé. Pourquoi n’est-il pas de moi? Il est de Frédéric. Est-ce parce que je dois le voir saisi dans l’entre-deux d’un autre couple? D’un couple de femmes, avec leurs lits jumeaux. En bois. Comme celui dans lequel je dormais adolescente ? Il y en avait deux. Il s’agissait d’une paire. Je dormais dans l’un des deux.  Je ne sais d’où provenaient ces lits. De ma grand-mère ? De mes grands-parents ? J’ai vu récemment sur une image un couple dormir dans des lits , j’ai trouvé ça bien. Il s’agissait d’un autre pays, je crois.

Étrange.

(Je vais me recoucher.)

J’allais hier suffisamment mal que pour n’avoir pas envie de voir la psy.

Nicole et Martine. Quelque chose de la relation imaginaire dans un couple, qui préside à son amour. Où l’on s’attendrait à ce que les 2 fonctionnent de même, et puis non Nicole ne veut pas, se distingue.  J’aurais voulu qu’on soit moins collés autour de J, moi aussi. Mais, c’est comme ça qu’on a fait.

Il y a des reproches qu’il ne m’est plus possible de faire à F. Cepedant… il y a des moments où c’est insupportable pour moi d’être en sa présence de façon incessante. Une souffrance. En particulier, quand il fait des jeux vidéos. Comment est-ce que je m’en suis sortie hier? Pas. Non, l’angoisse était forte. J’ai fini par dire Ecoutez, ça n’a pas l’air comme ça, mais je vais mal. Alors, j’ai eu de la chance, je suis sortie faire des courses et quand je suis rentrée, F n’était plus là, à son cours du lundi soir, et J disait qu’il sortait, donc j’ai eu quelques heures seule. Ça fait du bien.

9h16 Mince. J’ai perdu ce que j’ai écrit ici il y a une heure. Zut.

Retour à Séoul. On comprend que la situation est beaucoup plus grave encore pour la jeune fille que ce qu’il n’y paraît quand elle semble intéressée par la proposition du marchand d’armes. Et qu’il est question qu’elle sauve la Corée !
On ne sait pas s’il s’agit d’un jeu ni jusqu’où elle ira. On songe à Rimbaud. Je peux te faire exploser en un instant ! Répète-t-elle a son ami du moment. Et la voir couchée dans la rue, elle, seule, explosée, au petit matin… Les dernières images du film laissent à entendre qu’elle se sera enfin détachée de la Corée, de Séoul, qu’elle n’y retournera plus.

(On ne sait pas lors du deuxième repas avec le père s’il s’agit d’un jeu, si ils fabulent, probablement pas tout à fait.)

Voilà, je ne suis pas arrivée à réécrire complètement, dans la facilité de la première inspiration, mais tant pis.

9:55 Me lever, aller chez l’analyste. Ne pas oublier de sauver ceci.

Voir également :

  • Autour de la roue  : https://www.disparates.org/iota/tag/roue/
    Je crois qu’à ce mot-clé, ce hashtag, manque la roue du temps, la roue du rouage de la machine, celle sur laquelle est prise Charlie Chaplin dans Les temps modernes, il faut que je retrouve ça. J’ai commencé à écrire ici en me reprochant d’être « couchée sur le temps« , mais je n’arrive pas à faire autrement, je colle au temps, dans son instant, je ne parviens pas à m’en détacher, c’est pourquoi le blog me convient, sa structure, chronologique, et la conservation de sa mémoire, me structure, m’offre l’abri de sa machinerie.
    Dans le rêve de la coulisse, il est question de la pulsion, d’être prise dans la coulisse de la pulsion
    Dans celui des similis mystiques, c’est un rêve intéressant à relire aujourd’hui, il est question du suicide, de celui qui veut mon suicide, de sa fureur et de celle qui se sacrifie.
Publié le
Catégorisé comme RÊVESÉtiqueté

lundi 30 janvier

7:37 2 gouttes + HHC. Il fait froid. Canapé + couette. 3 rideaux tirés sur 4. N’ose pas tirer 4ème peur réveiller J.

En rentrant du cinéma hier, restée fâchée, peut-être injustement, probablement.

Lorsque la veille j’ai entendu F « dire que non » à ce que je disais, pour la 2ème ou 3ème fois dans la discussion de midi-là, j’ai pensé que c’était inacceptable. Il y a eu une rupture. Je suis entrée dans l’idée que je n’allais plus parler, que je devais trouver un moyen de ne pas manger avec eux le soir, trouver un endroit où m’en aller.
F et J ont dû tout de suite sentir que quelque chose n’allait pas, puisque je me suis levée et que j’ai commencé à débarrasser la table, silencieusement. Après, j’ai fait la vaisselle, bruyamment.
Après, j’ai rejoint la chambre, comme je ne supportais pas l’idée de passer l’après-midi au lit, j’ai cherché un film, je me suis habillée.
F s’était endormi dans le canapé, je suis sortie.
Descendant les escaliers, je leur ai écrit que je sortais me balader. Salut, je sors me balader.
J’ai acheté une cigarette, je l’ai fumée en marchant, il faisait froid. F a répondu qu’il dormait et qu’il allait faire une lessive.
J’ai continué à marcher. Plus tard, j’ai dit de ne pas m’attendre, que j’allais au cinéma. J a dit qu’il allait voir ses copains.
Plus tard, au café, où je devais attendre une heure avant le film, il y a eu cette discussion WhatsApp qui ne rimait à rien avec F.
Il y a eu le film, très beau.
Il y a eu l’intention de leur parler du film.
Je suis rentrée à pied.
Arrivée ici, j’ai salué J et je me suis sentie toujours aussi fâchée avec F.
Je me suis réfugiée dans la chambre.
J’avais envie de pleurer.
Je me suis couchée dans le noir.
J’attendais sans doute que F fasse quelque chose.
Je savais qu’il me dirait que moi aussi j’aurais pu faire quelque chose.
Justement non. Ce n’était plus possible.
Et puis, là, j’arrête de raconter parce que j’en peux plus.

Il a fallu manger. Et toute la table était silencieuse. Impossible de dire un mot.
J’ai. finalement posé une question à J sur son amie, celle qu’il avait vue.
Peut-être que si l’on m’avait interrogée sur le film, j’aurais répondu.
Etc.
Je voulais aller dans la chambre, pleurer, dormir.
J a demandé à regarder quelque chose, un film. Il devait le faire pour qu’on sorte de la situation.
On a fait ça. Assez silencieusement.
Ches est venu sur moi, quel ange, ça m’a soulagée.
J a vu ça. Ça l’a soulagé.

Après, il s’est couché, et j’ai… joué aux cartes sur mon ordinateur! Ce que je ne fais jamais. Ce que ma mère fait toujours, depuis qu’elle est vieille, vraiment vieille. Encore maintenant, avec l’alzheimer.

Quand F a éteint la lumière, je me suis adressée à lui, je lui ai dit qu’il ne… en substance qu’il ne devait pas croire qu’il pouvait s’en sortir avec ce qu’il avait écrit (lors de la conversation WhatsApp). Je ne sais plus ce que j’ai dit. Il a fini par s’excuser, d’avoir provoqué ce bouleversement. Je lui ai répondu que ça ne suffisait pas puisqu’il n’allait pas changer. Ou quelque chose comme ça. Il a fini par dire qu’il allait dormir. J’ai mis un peu plus de temps que lui.

Mal aux mains de tenir le téléphone. Jules levé.

Je crois que le tout a été provoqué par le fait que j’avais essayé d’écrire à FB, pour lui demander de l’aide pour le site (aide monnayée, il fait de l’accompagnement à la finalisation de manuscrit) et je me suis rendue compte, lui écrivant trop, et trop proche de la maladie, qu’il ne pourrait pas accepter de m’aider. Que j’avais trop d’envies, qui n’allaient pas dans tous les sens, mais qui toutes exigeaient de la persévérance, ce dont je manque par dessus tout. Soit, j’avance avec un nouveau projet, soit je tente de faire quelque chose avec ce qui a été fait, le blog. Dans les 2 cas, il y faut plan et détermination. Ce dont je suis incapable.

Cet enfermement de mon fait dans la maladie, cette condamnation à continuer de la même façon, m’a je crois profondément découragée. J’avais vaguement espéré jusque là pouvoir m’adresser à lui. C’est pour ça en fait que j’avais au départ rouvert le blog. Pour lui en parler. Parlé du projet de travailler sur les rêves, que j’ai d’ailleurs rapidement oubliée. L’ordinateur est un (ce jeu qu’on jouait dans les cafés, avec une bille qu’on lance et qui rebondit et qu’on doit empêcher de tomber dans un trou, un kicker ? Non ! Un flipper !)

19:03
Je ne vais pas bien.

Brouillon auto

Cher FB, 

Suite à votre dernier mail, j’ai rouvert mon blog, lequel était fermé depuis 2016, me demandant s’il ne serait pas possible que je bénéficie de votre accompagnement pour en faire quelque chose. Je ne pense pas pouvoir y arriver seule. Que cela fasse office de manuscrit à mener à la publication.

J’ai d’abord rouvert pensant vous proposer de travailler uniquement à la partie Rêves. Mais, j’ai été rattrapée par tous les aspects techniques (WordPress a considérablement changé en 10 ans). 

Je voudrais soit arriver à faire du blog un objet davantage lisible. Soit, arriver à en extraire, et travailler séparément en vue d’une publication papier, certaines parties, certains sujets. Ce pourrait être les rêves. Mais ce pourrait bien d’autres choses. Comme par exemple, ce à quoi je tiendrais beaucoup, mais qui n’est pas encore fait, parler, en m’appuyant sur les textes existants, de Freud, ou d’autres, en les relisant, en les commentant, de mon expérience de la mélancolie. J’ai beaucoup lu. J’ai été très aidée par ce que j’ai lu. Il me semble même que ça m’a permis de faire bouger les choses, là où ça aurait pu sembler impossible. Et je suis toujours en analyse. C’est donc ce dont je voudrais témoigner. Mon expérience de cette confrontation avec une volonté intérieure létale, et comment j’arrive à l’isoler, à la tenir à distance, à la faire co-exister avec d’autres forces. Je songe surtout à mon fils. Je n’arrive à faire exister de désir que par écrit, par l’écrit. Or mon écriture n’est pas littéraire. Je n’ai rien à voir avec la littérature. Ça n’est pas du mépris de ma part, au contraire, c’est que ma passion ne s’est pas ordonnée à ça, à la littérature. La seule chose qui soit arrivée à la fixer un tant soit peu, c’est la psychanalyse. 

Ce qui me tient aujourd’hui, c’est ce désir qui m’a prise de témoigner de la psychose. 

Enfin, je me rends bien compte que je ne vous demande rien de suffisamment précis. 

Il y a le passé. Ce blog, ces traces. Dont il n’y a peut-être rien à tirer, à ramener. Une expérience. 

Puis, il y a d’autres choses que je voudrais arriver à extraire du blog pour en faire un objet séparé :

  • Le ratage
  • Le nom, le nom propre, le trou pour moi du nom
  • L’histoire et la géographie vs mon a-temporalité, mon a-localisation
  • Le raz du réel, la métaphore éloignée

Etc. 

dimanche 29 janvier

7h45 Réveillée vers 7h, je crois. Assise dans la salle, 2 fenêtres aux rideaux tirés dont l’un que je dois réparer, Chester sur mes genoux ronronne.

Que dire ? Hier CBD 3 gouttes. Je passe trop de temps sur le blog, c’est l’impression que j’ai. Je n’arrive pas à m’en détacher. Ça avance, pourtant. Je veux dire que je devrais être contente. Mais, c’est le fait de ne pas sortir que je me reproche. De ne pas sortir et de ne voir personne….

Jules a eu ses portes ouvertes, hier. Il est de plus en plus décidé pour les Beaux Arts. Ce serait magnifique qu’il soit pris à Via Ferrata.

J’ai envie de retourner me coucher.

Je me suis inscrite à un cours de tai chi online, mais je n’y vais pas… C’est déjà le 3ème vendredi je crois.

Hier soir, Samuel Fuller, The Naked Kiss. Étonnant. Tout commence bien, tout finit bien, et pourtant entre-temps, quel malaise, quel gâchis. Première scène, magnifique. Mais l’arrivée en bus aussi. Étrange récit d’une rédemption dans un monde corrompu. Le tout est tiré à gros traits, avec sans doute des raccourcis. Mais très efficace et très beau. Quoiqu’un peu raté.

10:29
Retourne me coucher.
J’ai par hasard eu une visite hier, sur le site, et la personne a visité une page où il n’y avait qu’une image laquelle manquait. Je me suis aperçue qu’elle était censée venir d’un vieux blog dont j’avais oublié de terminer le déménagement au moment du changement d’hébergeur…
Trouvé le moyen de travailler sur les requêtes. Je pourrai faire une page qui affiche les derniers posts modifiés.
Je pourrai peut-être aussi afficher leur date de modif dans les posts même. Date création-date modification. Comme je faisais avant.
Je fais tout ça, et je suis gênée de faire tout ça, pour rien, au fond, personne. Pour moi seule.
C’est pour ça que je vais me coucher.

16h45
Suis arrivée à me fâcher. N’aime pas la façon dont F me parle. Cette façon qu’il a de dire non à tout ce que je dis. Suis partie. Marché jusqu’aux Halles. Me retrouve dans un bistrot à devoir attendre 40 minutes le début d’une séance de cinéma. Retour à Séoul. Qu’est-ce qui m’a fragilisée comme ça? Le blog. Le temps que j’y prends, j’y consacre, aux aspects techniques, la honte liée à ça, cette jouissance. A ce travail autiste.

samedi 28 janvier, 9h25

9:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort)

Dans le noir de la chambre

Étranges pensées cette nuit. Et sentiment de corps délocalisé. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j’ai décidé de m’éloigner de mes pensées en me concentrant sur le corps. J’ai découvert que mon corps n’était pas là où je m’attendais qu’il soit. Je l’attribue au HHC.

Je voulais faire l’exercice « lourd ». C’est un exercice qui consiste à penser « lourd », le mot seulement, la mot vide, et à envoyer cette pensée dans le corps, partie par partie, une à une, en essayant de n’en oublier aucune. De le remonter par exemple, depuis les pieds jusqu’à la tête –  les orteils, les pieds, les mollets, les genoux, les cuisses, etc.  Je me suis rendue que je devais « chercher » chacune des parties de corps visées. J’avais en fait voulu commencer par « fesses » et j’ai découvert une sensation très étrange (très ample, très écrasé, d’ores et déjà, étalé, bassine, bassin plutôt débordant). Ce que je faisais était probablement utile, mais je devais déjà me trouver dans un  état de relaxation passablement avancé. Je me suis alors concentrée sur les parties du corps qui touchaient le matelas,  mais quand j’ai voulu trouver le dessus du corps, je ne le trouvais pas, ça ne correspondais pas. Le dessus de la cuisse n’était pas en face de son dessous. Et c’est sans parler de l’intérieur. J’ai continué cependant. En me raccrochant au « tantien », au centre du corps, que je sentais précisément. J’ai essayé soit de retrouver sensation « normale », soit de me laisser aller dans la sensation anormale. Je me suis alors retrouvée avec des pensées assez raisonnables, il me semble.

Je pensais à la solitude, à ma solitude, et je me demandais ce que je pouvais faire. Sans trouver. Je me suis vue, perpétuellementassise dans mon fauteuil, dans mon canapé, mon coin de canapé, et n’en sortant pas. Je me suis demandée ce que je pouvais trouver pour en sortir.
J’ai eu des pensées inquiétantes quant à l’avenir et à la pension, et au fait sur je pourrais me retrouver seule et sans argent et à la rue.
En temps normal, je ne peux penser qu’au suicide comme recours.
J’essayais d’envisager autre chose.

Je pensais à ce qu’il m’est impossible de faire, tout ce qu’il m’est impossible de faire.
Je pensais à ce qu’il m’est impossible de faire parce que j’attendrais de ma mère qu’elle le fasse pour moi (le maintien nécessaire de cette dépendance) et l’angoisse qui me prend dès que je prends son rôle (d’elle qui m’aide). Et la peur de rater.
Cette relation de dépendance est désangoissante pour moi.
Sortir de ce rôle, de ce schéma, c’est l’angoisse.
Il arrive pourtant que j’y arrive.
Mais c’est peut-être plutôt quand F n’est pas là.
Comme lorsqu’il était à la clinique.
Je pensais à l’inhibition, à ce que j’avais lu hier sur la nature inconnue de ce qui mobilise tellement le mélancolique dans son « travail de deuil », travail qui évoque la façon que j’ai de me consacrer à ma maladie. Je me consacre à quelque chose, mais  à quoi ? Qui paraît vital. Or dès que je m’éloigne d’un certain effort, de construction peut-être, comme lors des voyages, alors l’angoisse me prend. La certitude est que je ne dois pas me lâcher, que je dois me maintenir dans un effort, dans l’analyse. Comme ce que  je fais maintenant, en écrivant le matin, ou ce que j’aurais fait si j’avais été artiste.

Être artiste m’aurait offert une identité, et cette identité est inacceptable.
Il s’agirait de trouver son identité à l’intérieur de cette identité manquante, absente, de trouver son identité dans cette quête là. Et dès que je sors de la quête, angoisse.

Mais quel rapport avec ma mère. Et l’identité trouvée dans ma dépendance à elle.
Cette identité la maintient à distance, nous met dans un rapport. Qui vaut mieux que l’absence de rapport, que l’identique, que le même.
Donc, le maintien de ce rapport, de cette dépendance, évoque encore le travail que je dois accomplir, celui décrit plus haut.

Maintenir cette dépendance, afin de n’être pas engloutie par l’identité à elle, l’être elle, qui serait un trou. Puisque la dépendance nous donne un rôle à elle et à moi.
Tout en cherchant à trouver une identité viable qui me permette de sortir de son sillage.

J’élucubre ça maintenant. Mais cette nuit, par rapport au fait que je ne pouvais pas être ma mère et donc faire ce qu’elle faisait, et par rapport au fait qu’elle avait toujours agi  dans le service à l’autre, dans le sacrifice, dans le  mépris de sa propre personne, je pensais que je pouvais sortir de là, peut-être, puisque telle est ma volonté, en poursuivant et consacrant mon travail de restitution de valeur et de dignité aux tâches à raz du réel auxquelles elle se consacrait. C’est-à-dire d’en consacrer la grandeur au contraire de ces tâches.

Et donc d’abandonner l’idée de dés-identification d’une mère, pour se maintenir uniquement à la hauteur du réel.

(Or, ce réel et ses exigences ne vous engloura-t-il tôt ou tard ?)

J’ai déjà écrit ça.
J’ai déjà trouvé cette solution.
L’idée, cette nuit, était de trouver à me dégager de l’angoisse où me plonge n’importe quel faire.
Je n’ai de solution que par ce que j’appelle le réel. De toutes façons. Je n’ai que le raz du réel.
C’est ma limite possible à moi. Ce serait.

Je ne suis pas, jamais, sortie d’une certaine famille. Je n’ai pas grandi. Je suis toujours ramenée en arrière.

Me lever, saluer Jules.

 

dimanche 22 janvier

Lit. Ah, il est 7 heures du mat, j’ouvre un œil et le téléphone, j’écris le fracassemeur du moment: Tu te hais, tu te hais, tu te hais… À quoi je rétorque : Mais pourquoi ? Pourquoi ? Si seulement tu m’expliquais ça. Évidemment, pas de réponse. 

Je me lève. Ricoré, salon noir. Dommage qu’il ne le soit pas davantage. La lumière orange qui filtre de la rue est de regrettable.  

Difficile passage chez le coiffeur hier, et retour à la maison. 

Tellement intimidée sur place. Les lumières si fortes. Le jeune coiffeur très charmant, gentil. Et l’horreur de me voir dans le grand miroir si éclairé. Je vois tout de suite que je n’aurais pas dû mettre de la couleur sur mes yeux. Dès qu’il s’éloigne un moment, le coiffeur, j’essaie d’en enlever. Quand, je parle, je vois mes dents, c’est effrayant. Tout ce qui est affreux dans ce visage. Il me sourit tout le temps. Après que je lui aie parlé de tout ce dont je pourrais vouloir tenter comme coiffure, il se taira. C’est moi qui ajouterai encore l’une ou l’autre bêtise. 

Beaucoup de lumière dans le salon, sommes entourés à gauche et à droite par 2 autres coiffeurs, chacun très animé, bavard, qui discutent avec leur clients de films, de séries. À gauche elle raconte les scènes, à droite il les mime, les rejoue, en anglais même, coiffant, face au miroir.  À un moment mon coiffeur se mêle à sa conversation de droite. À un moment, je me demande s’il ne  faudrait plus de miroirs à la maison, pour surveiller, maîtriser, cette image. Enfin je ne vois pas où, comment. 

7h33. Je n’ai pas la moindre envie de regarder raconter tout ça. 

Nous sourions doucement le coiffeur et moi. Je renonce à rien dire. A un moment, j’ai cherché le titre de la série que nous regardons hier. Rien, je ne m’en souvenais. Je ne sais même pas si c’est japonais ou coréen. Je sais que c’est trop violent, que je n’ai pas envie de regarder, mais que J insiste, il dit que c’est pas drôle quand je ne suis pas là. Ils ont envie de ragarder cette série. C’est la deuxième saison. Deuxième épisode de la deuxième saison. Tout de suite, j’ai dit non. Mais bon, ils ont insisté. Ca se passe dans une ville, immense et vide. Qui n’est plus qu’un immense terrain de jeu. À mort. Les jeux sont cruels. On ne sait d’où les joueurs sont observés. Quand ils perdent, quelque chose leur tombe dessus, du ciel, les transperce. Je me souviens de tout ça maintenant, mais hier, plus rien. Seulement j’aurais pu dire que ça faisait trop peur. Alice in Borderland. Voilà, ça me revient. Vérification sur Google : c’est japonais. Survival, science fiction, thriller, drame. Le héros (ils écrivent Arisu dans les sous titres, mais c’est Alice, à cause de le la prononciation des Japonais ) était un amateur de jeux vidéos. 

F a acheté des scones, j’aime beaucoup ça j’en mange un morceau. 

A un moment la coiffure était finie, les cheveux étaient coupés, ils étaient encore mouillés, nous étions ravis, nous montrions le coiffeur et moi-même des signes de ravissement. Je disais quel soulagement. Il disait ça donne un coup de peps.je disais quel soulagement, c’est réconfortant comforting, je me sens moins exposée, mais je ne pense pas qu’il ait tout entendu. Il me demande s’il coupe encore un peu devant et je pense quelque chose comme non, il dit qu’on va sécher d’abord, et qu’on verra, il sèche et c’est très bien, c’est très bien, j’en ai une sorte de vertige, mais il dit quand même : on coupe encore ? Et je dis, bon d’accord, allez y. Et il coupe, et pour moi, c’est pas bien, il me fait les cheveux hirsutes, mais il a toujours l’air aussi content, alors je ne dis rien. J’ai l’air ahuri de (…) dans un film italien de (…). Fellini. Et elle, je ne sais plus, un nez de clown, rouge. Des cheveux très blonds, blancs. Si ce n’est que moi, j’ai bientôt 60 ans. Bah. Je me lève. Je dis merci, il dit non c’est moi. Je paie, demande son nom, il est toujours gentil, dit À bientôt. 

Dehors, j’ai envie d’un cocktail d’un Spritz, je suis à Bastille, j’aurais peut-être dû, je songe à faire venir F mais il ne viendra pas. On pourrait passer la soirée dehors. Je me dis qu’il faut prendre le métro, que je pourrais lui demander de me rejoindre à Anvers, au square (…)… Je pense qu’il ne voudra pas. Ou que j’en parlerai en rentrant. Il fait noir, si je ne suis pas très habillée, je suis maquillée, coiffée, et même s3la chienne ne me plaisait pas, je dois être un peu bien, j’ai envie de vivre un moment dans cette illusion. je tourne vers moi la caméra du téléphone en descendant les escaliers du métro, non, c’est une horreur. Arrivée à Gare du Nord, non je ne vais pas à Anvers, au square (…), sur la rue (…) Je rentre. Et lumière de l’appart. F devant jeu. Déjà, le faire sortir de là. Il dit qu’il ne voit pas bien mes cheveux, je ne sais plus ce qu’il me dit, que c’est gonflé, c’est vrai qu’il y a beaucoup de volume, qu’il n’aime pas ça. Je dis que j’ai envie de sortir, F dit que lui non, mais. Je vais à plusieurs reprises me regarder dans le miroir de la salle de bain et directement j’essaie d’arranger. Il y a un produit dans les cheveux je les mouille. Je regarde s’il y a un film à voir dans le coin, mais rien qui puisse plaire à F. L’envie de sortir me quitte, je suis comme désespérée. F acheté à manger chez le traiteur de la rue (…) J’ai envie de me démaquiller, d’aller au lit. F me demande si je veux sortir, je dis non, non. Je me résigne à passer à table, à manger. Il a gentiment acheté à manger. Il essaie de me parler. Je dis que ça va très mal. Il dit Je vois ça. Il essaie de m’interroger. Je cherche à ne pas m’énerver. J’arrive à vaguement dire que je ne supporte pas quand j’ai envie de quelque chose de ne pas y arriver de renoncer. Ça m’attriste toujours horriblement. Je suis dans cette tristesse là. Je dois faire l’effort de ne pas retourner ma colère contre lui. Seulement contre moi. 

Dans les explications sur la mélancolie, il y a quelque chose de ça. A un moment dans l’enfance l’objet d’amour a déçu, et le sujet s’en est détaché, et a « retourné présence à l’intérieur de soi », la présence, la personne précédemment aimée, est placée à l’intérieur de soi (pas les bons mots), « introjectée », la libido est ramenée à soi, mais à la fois pour aimer et détester. (toujours pas les bons mots, c’est pas clair). Aussi, quand le mélancolique est fâché contre lui-même, n’est-ce pas contre lui-même, mais contre l’autre « qui a déçu ». F, est comme l’image à l’extérieur de cet autre qui a déçu. 

Cette déception, curieusement, je m’en souviens, ce moment dans l’enfance, mais pas de son objet. Je me souviens, marchant dans la rue avec mon frère lui avoir demandé Tu préfères papa ou maman ? et lui sidéré, me disant qu’il n’avait pas de préférence, et moi dans ma fureur en fait, ma déception, lui disant Oh non, moi je préfère (…) Mot qui manque. Longtemps, je me suis souvenue de cette scène, et de l’identité de la personne que je préférais, et donc de celle que je m’étais mise à haïr. Puis, j’ai oublié. Intellectuellement, j’ai tendance à croire qu’il s’agit de ma mère. Mais je n’en sais rien du tout, et surtout, je ne sais plus pourquoi. Ce qui a motivé ce retournement. Cette haine est vraiment refoulée et ça s’est retourné par contre complètement contre moi. 

C’est comme si F tenait lieu de cette personne haïe. 

S’il s’agit de ma mère, je sais aussi combien je l’aime.  

Retour à hier soir. 

En finir avec ce récit.  

Je ne suis pas arrivée à parler à F. Mais je suis parvenue à ne pas m’énerver. J’ai fin par accepter de voir un film. 

Un beau film. (…) 

Je cherche les éléments pour retrouver le titre et le sujet du film. 

Verboten, je crois. Mais pas de JosephLosey.  

Il a fait aussi White dog, mais beaucoup plus tard, en fin de carrière. Terrible film. 

Celui d’hier date des années 50. 

Il a énormément tourné et écrit.  

J’étais contente parce que F a dit qu’il fallait qu’on les voie. 

Je ne sais pas si j’interroge Google.  

Un cinéaste américain. Qui a tourné à Hollywood et vécu en France. Certains films ont été de très grands succès mais d’autres des scandales absolus. 

Il a tourné dans de nombreux films. Dont Pierrot le fou. Et dans ce film vu avant hier. Catherine et Catherine ? Non. De (…), un Français cette fois. Que je ne connais pas, dont il passe beaucoup de films sur Mubi en ce moment. 

F a dit qu’il allait noter tous les films vus cette année. Je me demande pourquoi. Je lui ai dit qu’il fallait qu’il fasse un résumé. Il m’a dit que ça non. Je le suis dit que moi je devrais le faire. Exercice de mémoire.  

Mais ça ferait beaucoup. 

Je vais essayer de retourner  dormir. 

8h46. 

 

10h1. Me suis pas rendormie, mais toujours au lit. Bon moment dans les bras de F. 

Samuel Fuller ! le nom du cinéaste. Je ne vois pas ce que je peux faire pour retenir ce nom.  

J’ai pensé que c’était comme mon nom, à une lettre près. 

Je referme les yeux. 

Coups de poing coup de poing coup de poing 

Décidément. 

Je pense que je dois noter tous les FrM en italiques.  

 

Samedi 21 janvier 2023

7h39 (hier soir 2 gouttes CBD + HHC à cause de la cigarette).

Donc, hier, après être rentrée du café et m’être calmée, j’ai repris le travail sur le blog et malheureusement j’ai cédé, j’ai changé le thème. Mais je vais revenir en arrière, au thème précédent.

Donc, je devrais redémarrer, ouvrir une nouvelle page, un nouveau blog. Laisser l’ancien, ne pas venir encore greffer du neuf dans ces vieux vêtements. Mais, c’est précisément ce que je n’arrive pas à faire. J’ai beau me casser la tête, je ne vois pas comment m’en sortir.

Finalement, parvenue à reprendre des places pour Le Louvre. Lundi.

Il fait froid, j’ai vraiment froid. Jules qui commence tôt à allumé une lampe  que je devrais éteindre. Une voiture passe dans la nuit. J’entends le tic tac du réveil. Je crois que je vais retourner me coucher. Mal au ventre, oreilles qui sifflent. Réfléchir à cette histoire de nouveau blog. Le commencer à la mélancolie, à HP. Ou à janvier de cette année. Mais qu’est-ce que je fais de ce sur quoi j’ai commencé à travailler ? De Titi. L’idée c’était de travailler dessus pour le dégager, pour le sortir du blog, l’extraire. Le coucher sur papier. Rien ne m’empêche de continuer à travailler l’ancien blog et d’écrire ce qu’il faut bien appeler mon journal sur le nouveau. Journal matinal.

Reprendre à décembre 2022, d’abord. Éventuellement remonter au début de la cure, des séances avec HP. 
Ou, tout récupérer. Et mettre tout en catégorie Brouillon ou Atelier

C’est samedi.

Terminé hier lecture d’Orlanda. JH est une analyste pour qui une femme n’est barrée de son désir que par sa mère, laquelle la réprime depuis l’enfance. Je ne suis pas sûre qu’elle conçoive une différence des sexes. Non, une petite fille devient une femme en  refoulant  sa part masculine, qui est la part la plus aventurière, courageuse, curieuse, audacieuse, joyeuse, légère, désirante, jouisseuse. C’est donc le travail de la mère, et de la mère seule, de réprimer ces tendances, et d’y parvenir. Orlanda, c’est l’histoire d’une femme, de 35 ans, dont la part masculine, refoulée au sortir de l’enfance, un jour en a assez, et se barre, dans le corps d’un jeune homme à l’air éteint, assis dans une brasserie face à la Gare du Nord à Paris.

 ll et elle donc rentrent ensemble à Bruxelles dans des wagons et des corps séparés. A bord, le jeune homme, nommé Orlanda en l’honneur et souvenir de l’Orlando de Virginia Woolf, qu’Aline, la part féminine, s’échine à lire sans l’aimer, Orlanda donc, baise avec un homme.

Orlanda s’installe à Bruxelles où il s’amuse follement multipliant les conquêtes. De son côté Aline continue son traintrain de vie. Comme elle travaille sur Orlando, elle  émet l’hypothèse, qu’elle n’a jamais été un petit garçon. C’était une fille, une petite fille avec toutes les qualités d’un garçon, jusqu’à l’avènement de la puberté. Là, elle perd tout ce qui fait son allant, son désir, sa joie de vivre et se transforme en femme. Elle n’est pas trans, parce qu’elle n’a jamais été garçon, en fait.

Et donc le livre est une ré-écriture d’Orlando, pas moins, dans le petit milieu bien pensant  bourgeois bien mis de Bruxelles.

To do : compléter avec extraits. 

Mal au ventre.

12:43 Pris RV coiffeur !! Aujourd’hui !!

Vendredi 20 janvier

10h59 Hier grève générale et manif retraite. Maintenant trop tard pour écrire. Tout à l’heure, musée du Louvre, expo Les Choses (derniers jours).

12h33 F dit qu’on dit trop « Du coup », Google confirme.

Entrer dans une pièce, dire « Du coup, on va où? »
Alors qu’a priori on ne se situe dans les conséquences de rien.
Et si justement il ne s’agissait pas, dans une sorte de souci de l »accord sur l’objet » que la parole tend à réaliser1« Vous avez bien compris que si nous avons situé à ces niveaux la parole dans sa fonction de reconnaissance, qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut dire que nous avons discerné par là même deux plans, dans lesquels s’exerce cet échange de la parole humaine, le plan de la reconnaissance de la parole en tant qu’elle lie entre les sujets ce pacte par où les sujets eux-mêmes sont transformés, sont établis comme sujets humains et communiquant, et l’ordre du communiqué qui peut se situer lui-même à toutes sortes de niveaux, depuis le niveau de l’appel de la discussion à proprement parler, de la connaissance, voire même de l’information, et qui en dernier terme tend à réaliser quelque chose qui est l’accord sur l’objet. Vous sentez que le terme d’accord y est encore, mais que l’important est de savoir dans quelle mesure est mis l’accent sur un objet, c’est-à-dire quelque chose qui est considéré comme extérieur à l’action de la parole, et que la parole en somme signifie, même, en dernier terme, exprime. » Lacan, Les écrits techniques, 1953-54, d’évoquer la cause toujours manquante à l’être parlant et qui nous est commune à tous.
L’évocation de cette solidarité là. Nous pauvres humains, frappés par le langage, dans ces conséquences là, l’évocation de cette cause, l’absente de toute les bouquets, fantôme, à notre malheur autant que nos bonheurs, et qui nous lie.

Un « du coup » pas loin du « donc » du sujet cartésien.

15h19 Misère. Je n’avais pas réservé pour le Louvre! !!!

Je pensais l’avoir fait et je ne l’ai pas fait. Sans doute aurai-je mené assez loin l’opération, parce que je m’en souviens, même du paiement, probablement l’aurai-je confirmé trop tard sur le téléphone, ou quelque chose comme ça.  Et la commande n’est pas passée. M’en rendant compte au moment de partir, là, ce matin, je me suis fort énervée sur moi-même … Et énervée sur F.  C’est typiquement le genre de situation insupportable, où il me semble que je me suis sabotée moi-même, que je me suis empêchée de faire ce que je voulais, je ne dis pas que tout cela soit conscient, d’ailleurs, c’est plutôt le contraire, mais la fureur, elle, ne l’est pas. Et j’en veux alors plus particulièrement à F. Je chercherais alors à lui faire porter le chapeau. Donc, bouleversée, je suis sortie puis une fois dehors, je ne savais pas quoi faire, ni où aller. Je suis allée, venue. Ai-je fait une course? Ca, c’est possible. Je cherchais le moyen de me calmer. Au retour, je me suis mise à travailler au blog, je pense. 

Et puis là, je viens de paniquer parce que je pensais que les Portes Ouvertes de Duperré, c’était aujourd’hui. Et j’ai alerté Jules en cours pour rien.  Je lui ai écrit paniquée, en lui disant de quitter le cours, alors que c’était la semaine prochaine !

Là, j’ai craqué pour de bon, je me suis laissée aller au craquage pour de bon, mauvaise mère par dessus le marché, le pire, et suis sortie, acheter des cigarettes.  Et là j’écris sur la terrasse du Bouquet du Nord et les terrasses ne sont plus chauffées à Paris.

Il faudrait maintenant prendre sur moi et prendre des places pour demain.

Je ne pense pas y arriver. Se punir soi même. Et punir F pour mieux me punir moi-même.

Et la cigarette : se punir encore. 

Punir F encore. 

Notes en bas de page

  • 1
    « Vous avez bien compris que si nous avons situé à ces niveaux la parole dans sa fonction de reconnaissance, qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut dire que nous avons discerné par là même deux plans, dans lesquels s’exerce cet échange de la parole humaine, le plan de la reconnaissance de la parole en tant qu’elle lie entre les sujets ce pacte par où les sujets eux-mêmes sont transformés, sont établis comme sujets humains et communiquant, et l’ordre du communiqué qui peut se situer lui-même à toutes sortes de niveaux, depuis le niveau de l’appel de la discussion à proprement parler, de la connaissance, voire même de l’information, et qui en dernier terme tend à réaliser quelque chose qui est l’accord sur l’objet. Vous sentez que le terme d’accord y est encore, mais que l’important est de savoir dans quelle mesure est mis l’accent sur un objet, c’est-à-dire quelque chose qui est considéré comme extérieur à l’action de la parole, et que la parole en somme signifie, même, en dernier terme, exprime. » Lacan, Les écrits techniques, 1953-54

Jeudi 19 janvier 23
— rêve YNG (et ma mère)

Huit heures cinq. C’est déjà un peu tard. Dormi vraiment longtemps. Hier 2 gouttes CBD + HHC ( Hexahydrocannabinol. Je préfère ne pas en prendre, je me suis laissée convaincre par la vendeuse, et j’ai acheté ce produit, cette huile de CBD additionnée de HHC, dont elle m’assurait qu’il était vraiment très bien, tout en me conseillant de n’en prendre pas plus d’une goutte. Dès la consultation de Google, j’ai regretté mon achat. J’en prends de temps en temps, quand il me semble que j’ai besoin de quelque chose de plus fort, et toujours avant de dormir. Il m’est arrivé d’en prendre plus, 3 ou 4 gouttes, et quand je me suis réveillée la nuit, j’avais des vertiges et je m’accrochais aux murs, donc, je me méfie.)

Rêvé YNG. Et ma mère. Tous les 2 vieux. J’ai beaucoup oublié. Lui, un peu délirant. Il se passe quelque chose de particulier, je ne sais plus quoi, avec lui. Il y a du monde qui s’occupe de lui, dont moi. Je veux m’en aller, il me retient. Je trouve le prétexte de l’âge de ma mère, de la vieillesse, il est temps qu’on parte, elle est fatiguée, il admet, puis me retient. 

Est-ce que j’écris à YNG ? 

Non. 

Les travaux du dressing sont terminés. Il faut tout remettre en place. Est-ce que j’en profite pour tout jeter. 

Hier, longtemps travaillé à la bibliothèque. Il y avait du monde, beaucoup de jeunes, d’étudiants. Ils étaient là avant que je n’arrive et encore là quand je suis partie. J’étais épuisée à la fin. Je ne pense pas être restée plus de trois heures. 

J’essaie de faire quelque chose, à la bibliothèque, mais je ne sais pas très bien quoi.  

Les « projets »

  1. Relire les Titi , les recopier sur papier ?
  2. Recopier dans blog notes de janvier
  3. Notes de décembre
  4. Recopier sur papier. Quoi? Dans le cahier. Les Titi. 
  5. Les problèmes techniques
  6. Mallarmé et MB

Les Titi (à mettre sur papier? A imprimer) :

1. Double cabine crochetant par l’Alaska – janvier 2012
2. Le rêve Sans famille – mars 2013
3. Rêve (sa mort, chocolats, AVC) (lettre à HP) – juillet 2018
4. Fr…éronique – Noël 21 (lettre à HP) – janvier 2021
4. La voix de ma tante (atelier Laura Va) – janvier 2023

Recherche sur les cadeaux ???? –> ça va mener au don… 

Publié le
Catégorisé comme RÊVES

Mercredi 18 janvier

Ce matin réveillée 8h30 par F qui s’est levé. Faisais rêve. Hier CBD 20 3gouttes. Mais excellente séance psy. Tout était clair dans ma tête et s’exprimait clairement. Faut dire que j’avais relu dans la salle d’attente ce que j’avais écrit ici au petit matin. Comme quoi, ça sert.  

Sinon, j’aurais tout oublié. Suis également retombée sur rêve récent que j’avais oublié. Où il était question de la mémoire qui s’effaçait de l’ordinateur, du portable, et de celui de ma mère. J’ai terminé là dessus, en lui disant que j’avais rêvé d’elle, enfin qu’il me semblait. Puisqu’une femme ensuite arrivait qui avait l’air de croire qu’elle pourrait réparer ça mais qui s’occupait de beaucoup de monde, donc je me demandais comment attirer son attention. Elle, la psy, s’est levée là dessus et comme je sortais m’ à dit Très bien. Je n’ai pu m’empêcher de la remercier. 

Je lui ai parlé des Fracassemeurs, et je lui ai dit que je réfléchissais beaucoup à ma relation avec F. Je lui ai parlé de ça. Mais j’ai pu aussi lui parler de mon envie d’arriver à « mettre sur papier ». 

Des ouvriers refont les murs dans les dressing qui avaient été abîmés par dégât des eaux il y a près d’un an maintenant. 

J’ai pu parler aussi de l’état dans lequel ça me mettait, le travail de webmaster. 

9h40 

Miroir dans le noir du couloir, grise. Suis de gris vêtue. Trois petites tâches blanches sur la poitrine, mon Dieu qu’est-ce que c’est, se rapprocher, y porter la main, oh, de petites peluches, les enlever si facilement, y en a t il d’autres, regarder. Il faut se regarder un peu dans le miroir. Alluméela lumière. Pas trop. Tirer sur le pantalon, il faudrait une ceinture, rabattre le pull, sourire. 

13h12 

Dans la chambre, sur le lit. Comment maintenant se mettre au travail. Travaux bruyants dans toute la maison. Chester réfugié sous la couette. 

Aller à la bibliothèque ?  

Pour faire quoi ? 

Finir le transfert des notes de janvier sur le site ? 

mardi 17 janvier 23 – 5h
— Balle dans la tête.

« Balle dans la tête. » Je suis dans le noir, dans la chambre. Je prends mon téléphone pour le noter. Ça fait un moment que ça dure, j’interromps, je décide  de noter ça : « Balle dans la tête ». Le petit bout de phrase qui se répète dans ma tête, avec l’infime sursaut physique qui l’accompagne à chaque fois, d’en recevoir l’impact. Une parmi tant et tant d’autres variations, toutes dues à  l’extraordinaire imagination de l’inconscient. Petites phrases qui se répètent dans ma tête, avec parfois le choc d’un impact imaginaire. D’où le nom de Fracassemeur. Les premières fois, ça a été d’une violence incroyable. Des coups de poing, dans la figure,  la mâchoire. Des balles dans la tête de tailles variables, la trouant variablement. Des explosions plus ou moins grosses. A répétition. Ça s’arrête. Ça reprend dans une nouvelle variation. Ils se sont assagis, avec le temps. La sensation de coup,   d’impact physique à souvent disparu ou s’est atténuée. Ne restaient que les mots. C’est pour ça que je n’aimais plus le nom de Fracassemeurs.  Je pourrais dire les FM. Ou les FrM…. Seigneur c’est comme les initiales de F. Il a longtemps signé comme ça. Alala. 

Il est 5 h. Je me suis levée pour écrire ça. Pour arrêter les FrM…. 

J’ai fumé, hier. C’est pour ça. Il y a toute cette tension du boulot pour F. La difficulté, c’est d’en sortir, la difficulté, c’est l’état de tension physique où ça me met. Tension extrême. 

Il faut que j’en parle à la psy tout à l’heure. 

Mais je veux aussi parler du « projet » de « mise sur papier », de l’envie. Faire venir dans le monde physique. Sortir de la virtualité de l’internet, de l’ordinateur. 

Hier, j’ai publié plusieurs notes récemment écrites dans One Note sur le blog.  

Puisqu’apparement il n’y a que ces petites notes que j’arrive à faire. 

5h54 Dire que j’ai encore envie de fumer 

La tension du boulot sur le site de F.  

Je ne trouve pas les mots pour en parler. 

Redire les mots, le mot, unique, d’addiction. 

Mais, j’ai déjà écrit sur ce travail. Qui n’est pas exactement un travail de programmation, puisque je ne travaille plus qu’avec WordPress et des plugins. J’ai un peu de répugnance à en parler. « Faire tourner la machine. » Être dans l’interface du site, dans le moteur. Passer d’une chose à l’autre. Là, j’ai fait toutes les redirections de la partie en français sur l’anglais, de chacune des pages, puisqu’il a voulu supprimer le français (j’ai pu automatiser une partie (RegEx), mais il y avait toute une série de fichiers dont le nom en français était différent et donc il fallait faire une redirections simple, une à une) . A-t-il eu raison, a-t-il eu tort, de supprimer la perte française ? (Je me suis lancée, comme à mon habitude, là dedans, à corps perdu…) Et je travaille au SEO. Là aussi, méticulosité. Ingéniosité. Comment faire en sorte de vendre son travail quand il est si peu commercial, voire réfractaire. Mais, il y a moyen d’améliorer les pages… Je suis forte à ça. Ça me passionne malgré moi.  

Je pourrais me plaindre de ce qu’il ne m’écoute pas, F. Mais comment moi-même je ne l’écoute pas! Comment j’ignore ce qu’il fait! Pourquoi suis-je comme ça ? Avec lui ? Il fait des choses bien. Et… Est-ce parce que c’est bien ? Suis-je aussi (mots qui disparaissent, qui s’évanouissent, qui partent en fumée à l’instant où) avec lui qu’avec moi ? Est-ce que c’est ça ? Comment puis-je lui montrer si peu de reconnaissance (phrase boiteuse)? C’est toujours cette idée : suis-je aussi (salope) avec lui qu’avec moi. Et comment le supporte-t-il ?

Je ne témoigne d’ailleurs pas plus de reconnaissance au travail de mon frère, que j’aime pourtant tellement. 

Comment est-ce possible? 

Je fais le site pour F, oui. Mais, c’est parce que ça me plaît, trop d’ailleurs. 

Hier, pour arrêter de travailler au site et essayer d’avancer dans quelque chose qui aurait du sens, je suis sortie, allée à la bibliothèque, avec 2 vieux carnets et l’ordinateur portable. C’était fermé ! En rentrant, reporté donc série de notes sur le site. C’était d’ailleurs ce que j’avais « décidé » de faire au matin. Après, vaisselle et chansons. F était parti à son cours. Et des tas de chansons de mon enfance remontées. Ah oui, à la boulangerie avais entendu… Qui, mais qui… J’ai mis du temps hier aussi à retrouver. C’était quoi ? Il ne me restait que l’air. C’était pas Dave. Une chanson que j’entendais a la radio. Qui m’avait fait… Joe Dassin ! À toi… Quand je les retrouvée, hier ! Quel bonheur…  Je devais avoir dans les 13 ans. Comment ces chansons à la radio venaient à la rencontre d’un désir  encore inarticulé,  intime, accompagnait sa naissance. 

Il faut que je retourne dormir !  

Lundi 16 janvier

7h20

Hier 2 gouttes et demi CBD 20 % Full SpectrumJe veux repasser à 2 .

Je me sens mieux. Plus centrée. Je l’attribue au fait que je suis arrivée à écrire plusieurs jours de suite. 

J’écris maintenant dans One Note, et plus dans Evernote. Dans One note sur téléphone. 

Je commençais à avoir trop de problèmes avec Evernote.  

Je regrette que tout ne soit plus rassemblé en un seul endroit. Tout, les moindres notes. Tout ce qui s’écrit. 

Mais, je devrais m’en réjouir.  

En effet,  cela m’oblige à séparer les notes de journal du reste. Des notes de courses. Ou des notes techniques. Ou des copies d’articles… Pour moi,…, tout ça est de même valeur. 

C’est ce avec quoi je me suis battue pour les blogs. J’y mettais tout, et je pensais que l’utilisation de catégories et de mots clés me permettrait d’extraire à un moment donné telle ou telle partie, et je n’y suis simplement pas arrivée. Idem, l’idée d’un livre, le livre serait extrait de ce tout du blog. Évidemment, en soi, le blog constitue déjà une forme d’extraction. Fait déjà office de « canalisation » non de « localisation de la jouissance » dont j’ai appris la notion samedi : 

Si la jouissance n’est pas localisée, il faut trouver des moyens de le faire. Il y a alors les modalités d’extraction « sauvage » de l’objet, par exemple dans la mutilation, dans le passage à l’acte. Ou les tentatives de créer un objet extrait, de localiser la jouissance : cela va des enfants qui se « branchent » sur des objets ou des machines, aux douleurs bizarres inexpliquées, les pps, les addictions, qui peuvent être – à voir au cas par cas – des modes de localisation. Ou bien sûr, l’usage ou la fabrication d’objets : l’objet lui-même (cahiers, tableaux, vêtement…) ou le fait de le fabriquer (coudre, peindre ou même chanter) peuvent servir à extraire l’objet.  

Pourquoi est-ce que j’écris dans One Note et pas dans un fichier Word. Parce que j’aime écrire sur téléphone. Parce que j’aime écrire dans le noir. Parce qu’un fichier Word trop long deviendrait impossible à utiliser sur téléphone. Parce que l’appli WordPress pour téléphone ne marche malheureusement pas. Sinon, je le ferais là, directement dans le blog et sur téléphone. 

Je pourrais la retester . « Connexion impossible. Nous avons reçu une erreur 403 lors de notre tentative d’accès au point de terminaison xml-rpc du site. l’application en a besoin pour communiquer avec le site. Contactez votre hébergeur pour résoudre ce problème. « 

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