Les choses
qui (vous) sont dites sur
le corps
et qui vous
marquent
Les choses
qui
, dans l'enfance, (vous) sont dites sur
le corps
et qui vous
marquent — restes
indélébiles
et qui sont souvent stupides
le monde à distance d'une lettre
Les choses
qui (vous) sont dites sur
le corps
et qui vous
marquent
Les choses
qui
, dans l'enfance, (vous) sont dites sur
le corps
et qui vous
marquent — restes
indélébiles
et qui sont souvent stupides
6h42
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il a encore fallu que je commente :
« tellement juste. peut-être ce qui m’affecte aussi d’ailleurs, et ça semble fatal. souvent je me dis, il faut que je note ce que je fais, que je tienne un journal (mais tu le fais, toi) de ce que je fais.
il y aurait d’un côté la jouissance, et ce que tu recherches dans le travail : ne plus te poser de questions, n’y être que pour le bonheur, le plaisir d’y être, dans l’instant, sa certitude, tu me corriges si c’est mal dit, et ça vaut même quand on travaille dans la langue.
et de l’autre, dès le sortir du travail, l’épreuve de l’Autre, le regard sur soi, la reprise par le jugement, la mesure, le langage. la valeur. le sentiment de ratage : c’est pas ça. « y a quelque chose qui cloche là dedans, j’y retourne immédiatement. » ou : l’envie de tout abandonner.
d’un côté, l’instant, la jouissance (autiste), le plein, de l’autre le désir, le manque, l’épreuve du temps, de l’Autre. les deux fonctionnent dialectiquement, liés et se rejetant.
ou encore, plus simplement : être tellement dans ce que l’on fait que dès qu’on en sort, on l’oublie. c’est mon cas.
mais nul doute: tu le fais, tu l’as fait. il y en a d’ailleurs la preuve matérielle. et c’est formidable. » [...] Lire la suite >
en cours d’écriture
J’abandonne (provisoirement). Je projette de tenter une édition papier qui travaillerait avec les incises, qui ont débordé ce texte de toutes parts et dont je ne sais que faire, toutes parlent du moment dont je voulais parler. Donc, je vois une mise en page à la façon des manuscrits du Moyen-Age. Il faudrait aussi que je travaille à un enregistrement vocal.
06h43. mai 2026. ça faisait longtemps que je n’écrivais plus au matin. l’idée était d’écrire ce qui s’est passé hier, ce que je fais depuis quelques jours maintenant, ce que je fais dans le blog1. [...] Lire la suite >
9h10
ça y est, 9h10, cette fois, c’est du sérieux, le jour est là.
je recopie ici un extrait de la lettre du dimanche de François Bon — celle qui vient juste d’arriver — à qui je ne sais plus si j’avais écrit pour lui demander s’il voulait m’aider, contre rétribution, à faire quelque chose du blog. je n’ai pas retrouvé sa réponse ni d’ailleurs le mail d’envoi. je l’avais pourtant publié sur le site dans la rubrique Correspondance / Envoyé. il s’agit peut-être d’une erreur. je ne trouve plus de trace de ce mail nulle part, sinon sur le blog. pour le moment, je pensais demander cette aide à quelqu’un d’autre. mais, enfin, peut-être avais-je cru à l’époque le lui avoir demandé et ne l’avoir pas fait. ça ne serait pas tout à fait étonnant. [...] Lire la suite >
Une semaine après, j’ouvre l’oeil à 6 heures, et je pense au texte écrit dimanche dernier, il y a une semaine donc et auquel j’ai travaillé hier encore, celui du dimanche 3 mai, presque à la même heure, juste un peu plus tard.
Je l’ai considérablement gonflé jeudi, je crois, à Donn. Sommes rentrés vendredi. Gonflé à partir du court instant où je range la vaisselle, où j’avais rangé quelque couverts ce matin-là. A cet instant revenu où j’ai « cherché ma respiration » (et cet endroit-même si mal écrit et qui donc m’appelle, m’appelle),… S’ensuit une réflexion sur le geste, une emballée, réflexion qui enchaîne lourdement les pensées eues, eues comme seules potentialités, les ramène des limbes où elle flottaient si légères, si distantes. M’enrobant, m’accompagnant doucement. Texte que j’ai encore relire. [...] Lire la suite >
05:50 : Hier, je relis ces Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte
Je tombe là-dessus:
Certains de ce qu’elle appelle les « signifiants essentiels de la mélancolie » me sont très familiers, comme par exemple le tout et le rien, le tout ou rien, dont j’ai beaucoup fait état ici. Le destin est de moi une figure moins approchée (si ce n’est peut-être au travers de la lecture du livre d’Imre Kertész, Etre sans destin1, qui m’a tellement frappée), l’avant/l’après n’est pas non plus repéré par moi — cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas —, même si c’est quelque chose que probablement j’espère, j’attends, je convoque, je tente de concevoir, qu’il y ait quelque chose un jour qui puisse faire rupture dans le fleuve morne des jours, de la perpétuelle présence, et qui s’est rarement présenté (…). un événement qui historicise. L’apparent caché, il me semble que je vis tout le temps avec. Si nous parlons de la même chose, elle et moi, Marie-Claude Lambotte et moi-même, l’apparent caché (de l’inconscient) est bien l’objet de ma visée, de mon désir, se trouve derrière toutes les petites réalité de la vie et lui donne tout son prix. Son seul prix. L’insaisissable qui me lie à la vie. (Cela dit, l’ « apparent caché », je ne comprends pas cette nomination, cette appellation et je dois retrouver le livre.) La réalité comme une surface plate : en effet. Où toutes les choses se valent : en effet, depuis le début de l’écriture du blog, j’essaie de trouver ce qui fera qu’une chose vaudra plus qu’une autre. Il y a eu toute cette recherche sur l’indifférence de la pulsion. Il y a ce que mon écriture même révèle, trahit, toute chose est par moi soupçonnée comme susceptible de receler un trésor, cela qui est induit par la psychanalyse, par la supposition de l’inconscient. L’écriture n’est qu’un outil au service du dévoilement de ce trésor. D’où mon trop grand respect pour ce que j’ai écrit, mon incapacité à jeter, à juger de ce que je fais, une confiance trop absolue à ce qui se révèle malgré soit : si cela a été écrit, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose à débusquer derrière. Que toutes les choses se valent, pour moi, c’est ça. [...] Lire la suite >
05:40… Au boulot…
Me suis encore laissée aller hier, à suivre inconsidérément des fils dans le blog et suis tombée sur un écrit de septembre deux-mille…… deux-mille quoi? douze? qui m’a ramenée à une lettre de cet été-là, de la mi-août, dont je dis qu’elle est le seul écrit de cet été, que je me me suis mise à relire, dont je me suis trouvée alors gênée par la façon dont elle était écrite, gênée peut-être en raison de ce qu’elle était restée sans réponse, qu’elle devait comporter en elle-même la racine de ce rejet, au point que j’ai tenté alors de la ré-écrire… pour finalement, je crois, par la dépublier, la passer en privé. [...] Lire la suite >
j’ai perdu mes identifiants sur ce site : https://pasenmonnom4.wordpress.com
j’ai beaucoup de sites dispersés un peu partout, et de nombreux pseudos. celui-ci était créé d’abord pour redémarrer un blog, relancer une pratique d’écriture publiée, sans le poids de celui-ci, de ce blog-ci, je me suis alors embarquée dans les traductions de Hanan Habashi, qui n’a jamais répondu à ma sollicitation, l’accord demandé à cette traduction, qu’elle n’a peut-être pas reçue, mais, je me suis dit qu’elle avait sans doute fort à faire, et que je devais renoncer. ce fut d’un grand intérêt pour moi. [...] Lire la suite >
j’ai cherché , j’ai retrouvé et encore retrouvé autre chose , dont j’ai fait une petite plaquette, brochu re leaflet zine chapbook – le premie r de m a vie enti ère pas peu fi ère , mais si non peu fi ère, voilà – ça fait longtemps que j’en rêvais … maintenant, peaufiner , illustrer , du papier et … envoyer …
le hasard veut que sur la dernière photo on distingue l’urgence et la patience de Jean-Philippe Toussaint — alors que ce texte est né d’une proposition de François Bon, une de ses propositions du mardi. il proposait de partir du jour ou du moment où l’on aurait décidé d’écrire. Toussaint s’en souvient très précisément. il y eut un moment. et force m’a été de reconnaître qu’il n’y eut jamais chez moi de pareille décision. mais je ne pus jamais totalement m’empêcher d’écrire. [...] Lire la suite >
https://www.instagram.com/p/DYSGAF8gsZ3/?img_index=1
At four o’ clock in the morning, the telephone began to ring patiently. The sound slipped into a dream and waited. On-the eighth ring, the dreamer woke, and for a moment, there was only darkness and the soft ticking of a clock. Then the awareness came-the strange hour, the waiting sound, the sense that something, somewhere, had already gone wrong. The receiver was lifted. A voice spoke. It was careful. Too careful. « There’s been an accident. »
Miles away, beyond the sleeping houses and the empty city, stood a factory. It was a place of ordinary industry: metal breathing steam, machines turning with tireless certainty, people in bright helmets moving through tasks they knew by heart. Pipes ran through it like veins through a great mechanical body. Valves blinked small red lights. Gauges watched with unblinking eyes. And in the hour before dawn, one of those veins gave a shudder. There was a sound-a long, quiet rupture. Gas, pale and ghostlike, slipped into the air. [...] Lire la suite >